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Alzir Hella (Traducteur)Olivier Bournac (Traducteur)
ISBN : 2253147966
Éditeur : Le Livre de Poche (2000)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Joseph Fouché (1759-1820) est l'une des figures les plus énigmatiques de son temps. Élevé chez les Oratoriens, il fut un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il massacra les royalistes de Lyon. Ayant voté la mort de Louis XVI, il fut ministre de Louis XVIII. Napoléon, qui en fit son ministre de la Police, le chassa et le rappela : il le craignait et avait besoin de lui. La postérité n'a longtemps vu en Fouché que l'opportuniste cynique, capable de toutes les inf... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
petitours
petitours18 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
Nietzsche disait de Stendhal qu'il était le dernier des grands psychologues français. Eût il vécu quelques années de plus qu'il aurait certainement affirmé la même chose de Zweig. La biographie de Zweig est une descente dans les tréfonds d'une âme étrange qu'il ausculte avec une acuité exceptionnelle. Je serais bien en peine de juger la qualité du travail de recherche historique, mais le personnage de Fouché ici décrit dans ses turpitudes, de sa grandeur politique à sa fourbe morale personnelle en fait un anti-héros monstrueux et fascinant à la fois. Du travail d'orfèvre
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Marple
Marple02 mars 2013
  • Livres 5.00/5
J'ai tendance à 'oublier' ce qui fait la différence entre un roman sympa (mais pas vraiment marquant) et un grand livre (qui sera lu et apprécié par des générations). Et là, après Fouché, je m'en souviens !
Fouché est un grand livre. Et, surtout, Zweig est un grand écrivain.
Ses phrases sont ciselées, son propos est limpide et ses expressions sont toujours justes, au point qu'on se prend à relire certains passages ne serait-ce que pour la musique des mots. J'ai relevé quelques citations, mais il y a de petites perles de style presque à chaque page. Il paraît d'ailleurs que c'est encore mieux en VO allemande, j'essaierai peut-être un jour...
Cette écriture fluide et belle sert un contenu tout à fait intéressant : l'étude du caractère de l'intrigant et opportuniste Joseph Fouché, et de son parcours de ruse et de trahisons dans les coulisses de la Révolution et de l'Empire. La petite histoire, celle des alliances et des changements de camps au gré du vent, croise la grande, et contribue à la faire. En ce sens, ce livre est instructif. Et l'instruction est fort plaisante grâce à l'analyse psychologique très fine de ce héros méconnu, brillant et travailleur, mais irrémédiablement amoral. Bref, un livre passionnant.
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Sarindar
Sarindar24 août 2014
  • Livres 3.00/5
Pour peu sympathique que soit le régicide Fouché, Zweig essaye au fil des pages du livre qu'il lui a consacré, de nous donner les ressorts de sa psychologie. J'apprécie peu qu'on nous le présente généralement comme l'un des hommes qui nous débarrassa de Robespierre pour la bonne cause : ce dernier demandait au citoyen Fouché des comptes sur son attitude lors des massacres perpétrés à Lyon et ailleurs avec Collot d'Herbois ; les Tallien et d'autres massacreurs du même genre furent sommés par Robespierre de s'expliquer sur ces "boucheries" ; se sentant menacés, ces assassins convainquirent les députés du Marais à la Convention que Robespierre les menaçait (Fouché fit circuler dans l'assemblée de fausses listes de suspects sur lesquelles leurs noms figuraient) et ils trouvèrent par là le moyen de renverser et éliminer Robespierre, en se faisant passer pour des agneaux alors qu'ils n'étaient que des loups. La vérité est que Robespierre inquiétait un peu les "possédants" parce qu'il voulait faire approuver à terme une loi sur le prix maximum des denrées, ce qui eût profité au peuple ; la majorité des "représentants de la nation" possédaient des biens - des industries, des commerces, des rentes : ils se sentaient menacés par l'action de Robespierre qui était regardé de travers parce qu'il avait de la considération pour le peuple et émettait des réserves sur le sacro-saint principe du "droit de propriété imprescriptible et sacré" qui avait remplacé Dieu et tenait la place principale dans la très bourgeoise Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Zweig a préféré éluder cette question, et c'est dommage, car l'attitude des hommes qui renversèrent Robespierre et le présentèrent comme un monstre assoiffé de sang trouve là sa source : les possédants inquiets de voir trop de révolutionnaires favorables à la cause du peuple envoyèrent ces hommes de la France d'en bas se faire tuer sur les
champs de bataille dans les guerres révolutionnaires puis napoléoniennes. Belle méthode pour se débarrasser de ces gens du commun qui auraient dû être les bénéficiaires de la Révolution et qui ne le furent jamais.
En taisant tout cela, Zweig a manqué quelque chose ; reste qu'il a malgré tout montré dans son portrait de Fouché, devenu l'un des fossoyeurs de la Révolution après en avoir été l'un des apôtres les plus fervents et l'un des serviteurs les plus zélés, que l'homme était un bel opportuniste, qui savait surfer sur la vague, élégamment ou pas, et qui s'en tirait à merveille. Il pratiqua de même avec Napoléon, fut le ministre de sa police et un chercheur de bons limiers et d'espions, tenant des fiches et dossiers pleins de riches informations, qui furent utiles à l'Empereur tant que Fouché vit de l'intérêt à le servir, et qui retourna tout son système, sa puissance d'action et son influence contre lui quand il perdit de son crédit auprès de Napoléon. Il le lâcha résolument quand il sentit le vent de l'Histoire souffler contre "l'Ogre corse".
Fouché forma alors une belle paire avec Talleyrand, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Napoléon. "Le vice appuyé sur le bras du crime", comme l'a noté Chateaubriand dans le livre XXIII, chapitre 20, des Mémoires d'Outre-Tombe.
Fouché n'a rien gagné à ce petit jeu après 1815, et Louis XVIII ne lui a pas donné ce qu'il espérait recevoir en récompense de l'abdication de Napoléon, obtenue en grande partie par le duc d'Otrante.
Stefan Zweig brille dans ces pages qui nous montrent cet homme au sommet de son talent puis au creux de la vague. La fin sans gloire de celui qui aida à éliminer Louis XVI, Robespierre et Napoléon nous est magnifiquement décrite. Elles valent autant que celles qui nous montrent les réactions de Fouché au moment de l'arrestation et de l'exécution du duc d'Enghien et celles qui suivirent l'attentat de la rue Saint-Nicaise : rares moments où Fouché eut vraiment raison.
Les routes les plus sinueuses n'empêchent donc pas quelquefois certains hommes d'avoir des pensées droites.
Zweig se met dans la peau du personnage et son portrait psychologique du personnage est une réussite.
François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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dourvach
dourvach25 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Le joli petit monde des "biographies" de Stefan Zweig est l'avatar de "La Comédie humaine" De Balzac : on y dépeint l'humanité ordinaire... et quasi-immuable, ici au fil des siècles.
Certes, récits vus par le prisme d'un destin (tragique, pour l'essentiel) tout particulier... Courbe existentielle de quelques figures "historiques" saillantes et révélatrices d'une Epoque, ni plus ni moins "barbare" ou cruelle qu'une autre : Joseph Fouché, Marie-Antoinette, Marie Stuart, Honoré [de] Balzac, Sigmund Freud, Magellan...
Ce petit "livre de poche" (282 pages) non seulement ne dépare pas la série des biographies... mais l'éclaire en nous passionnant pour un personnage antipathique et, osons le dire, touchant puisqu'il mérite notre compassion -- grâce à l'éclairage empathique que pose sur lui notre nouvelliste viennois "compassionnel" favori...
Répétons-le encore ici : l'autrichien Stefan Zweig est un CONTEUR et -- comme nous le dirions aujourd'hui -- un "bosseur fou", un perfectionniste (dans ses recherches biographiques puis dans le cisèlement de ses phrases et sa pensée, toujours brillantes) [Cf. son "Balzac" : dix années de son énergie vitale consacrée à cet autre grand homme des lettres... ], obsessionnel du "petit détail vrai" (ce qui nous ramène à la matière des romans de Simenon, "bosseur fou", lui aussi d'une prolixité extraordinaire dans une qualité également constante et extraordinaire...)...
La saloperie de "Jo Fouché" ne nous est pas masquée ; cependant, nous sommes "avec lui" , nous soufflons et respirons d'aise quand le "mitrailleur de Lyon" vient à bout -- sournoisement, certes, mais par habile tactique -- de la saloperie rigide et autocratique de Maximilien de Robespierre !
Nous sommes presque navrés de sa fin misérable, fruit du désaveu royal -- final, sournois mais logique -- vis-à-vis d'un "régicide" parmi d'autres...
Epoustouflés par cet art de survivre, de passer "à travers les gouttes" (ou plutôt des flots de sang de l'invention du Docteur Guillotin...)
Car il nous émeut, ce salopard de Fouché ! Il est comme nous : humain... Il tenait, au fond, juste à "sauver sa peau" et accessoirement : "faire son trou" et "avoir sa part du Gâteau" en ces temps plus que changeants et troublés...
Et tout cela, Stefan Zweig nous le fait RESSENTIR sans jamais rien surligner ! Et le respect constant de la vérité humaine de tous ces personnages croisés... Si loin des vulgarités ("flatte-goût-du-jour") d'un Jean Teulé prostituant son écriture dans l'imbécile "Heloïse, ouille !" (!!!)
Bref, DE LA LITTERATURE, pas de la pâtée industrielle à Gros-Blaireaux : une expérience humaine relatée en 1929, et qui restera dans nos consciences de lecteurs pour longtemps.
C'est que... Stefan Zweig était un ARTISTE, lui ! ;-)
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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gill
gill20 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Fouché fut, sûrement, l'un des hommes les plus puissants de son époque mais aussi, certainement, l'un des plus, unanimement, détestés.
Les grandes figures de la Révolution et de l'Empire, Napoléon, Robespierre, Carnot, Barras, Talleyrand, ne rendent, jamais, honneur à sa personnalité, se montrant à son égard d'une dureté implacable.
Il gardera pour la la postérité, aidé en cela par Michelet, Lamartine et Louis Blanc, l'image d'un policier efficace, mais surtout d'un homme politique fuyant, d'un traître avéré , avec pour seule constance que celle de son intérêt.
S'appuyant, sur la volumineuse biographie de Fouché écrite par Louis Madelin, en 1901 et récompensée par L Académie Française, Stefan Zweig nous offre, avec ce livre magnifique, une biographie éclairante du personnage.
Écrivain pacifiste proche de Romain Rolland, romancier prolifique et talentueux, dramaturge surdoué et homme de conviction engagé, Stefan Zweig réalise, ici, une complexe étude psychologique qui, hors d'une morale partisane, replace le personnage face à lui-même et dans le contexte d'une époque primordiale, troublée et orageuse.
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Citations & extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit10 septembre 2016
La Convention, apôtre de l'humanité, se déshonore devant le monde entier par un décret d'une folie qui n'a comme exemples que ceux des califes et de Barberousse détruisant Milan tel un vandale. Le 12 octobre (1793), le président de la Convention déroule cette feuille atroce qui renferme tout simplement la proposition de détruire la deuxième ville de France. Ce décret très peu connu dit littéralement :
"Art 1er .-Il sera nommé par la Convention nationale, sur la Présentation du Comité du Salut Public, une commission extraordinaire, composée de cinq membres, pour faire punir militairement, et sans délai, les contre-révolutionnaires de Lyon.
Art II.- Tous les habitants de Lyon seront désarmés. Leurs armes seront distribués sur le champ aux défenseurs de la République.
Une partie sera remise aux patriotes de Lyon qui ont été opprimés par les riches et les contre-révolutionnaires.
Art Iii.- la ville de Lyon sera détruite ; tout ce qui fut habitė par les riches sera démoli ; il ne restera que la maison du pauvre, les habitations des patriotes égorgés ou proscrits, les édifices spécialement affectés à l'industrie, et les monuments consacrés à l'humanité et à l'instruction publique.
Art IV.-Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la République. La réunion des maisons conservées portera désormais le nom de "Ville-Affranchie"
Art V.- Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes de cette ville , avec cette inscription : "Lyon fit la guerre à la liberté. Lyon n'est plus'.
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Florence94Florence9414 août 2012
Tel est, encore une fois, le secret suprême de la puissance de Joseph Fouché : tout en voulant l'autorité, et même l'autorité la plus haute, il se contente, contrairement à ce que font la plupart des hommes, de la conscience qu'il a de posséder cette autorité elle-même, sans avoir besoin de ses marques extérieures ni de son uniforme. Fouché est ambitieux au plus haut degré, plus que tout, mais il ne cherche pas la gloriole, il a de l'ambition mais non de la vanité. En véritable joueur intellectuel, il n'aime que les valeurs positives du pouvoir, mais non leurs insignes.

...la peur met sa couleur grise sur leurs figures , et rien n'avilit plus l'homme, et surtout une masse d'hommes, que la peur de l'invisible.

Fouché connaît trop bien Napoléon pour essayer, lorsque leurs idées sont opposées, de lui faire partager les siennes. Il se laisse commander et il accepte les ordres, comme tous les autres flatteurs et serviles ministres de l'époque impériale, - seulement avec une petite différence qu'il n'obéit pas toujours.

Plus Napoléon devient puissant, plus Fouché le gêne. Plus Fouché devient fort, plus il hait Napoléon....Tous les deux cherchent à se tromper mutuellement, tous les deux en jouant à découvert , de nouveau, la question se pose : qui, à la longue, l'emportera, le plus fort ou le plus habile, le sang chaud ou le sang froid ?...Napoléon a dit de lui à Sainte-Hélène ce mot profond : Je n'ai connu qu'un traître véritable, un traître consommé : Fouché.

Mais plusieurs fois déjà nous avons fait allusion à ce qui est chez Fouché le point faible : son ambition a toutes les habilités, à l'exception d'une seule, celle de savoir s'en aller à temps.
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amontionamontion30 mai 2016
Le tiers état est encore exclu de tout, dans le royaume corrompu et mal administré ; il n'est pas étonnant qu'un quart de siècle plus tard le poing exige ce qu'on a refusé trop longtemps à la main humblement suppliante.
Il ne reste que l'Eglise. Cette grande puissance, vieille de mille années, infiniment supérieure aux souverains dynastiques quant à la connaissance du monde, pense avec plus d'intelligence, un esprit plus démocratique, un cœur plus large. Elle trouve toujours une place pour qui est doué et elle accepte même le plus humble dans son royaume invisible. Comme le petit Joseph s'est déjà distingué par son zèle à l'étude, sur les bancs de l'école des Oratoriens, ceux-ci lui accordent volontiers, lorsqu'il a fini ses classes, un poste de professeur de mathématiques et de physique, de surveillant général et de préfet des études. A vingt ans il a, dans cet ordre, qui depuis l'expulsion des jésuites dirige partout en France l'instruction catholique, une charge, à vrai dire modeste, et sans beaucoup d'avenir, mais qui constitue pour lui cependant un moyen de s'instruire en enseignant les autres.
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LydiaBLydiaB04 juillet 2010
Le tiers état est encore exclu de tout, dans le royaume corrompu et mal administré ; il n'est pas étonnant qu'un quart de siècle plus tard le poing exige ce qu'on a refusé trop longtemps à la main humblement suppliante.
Il ne reste que l'Eglise. Cette grande puissance, vieille de mille années, infiniment supérieure aux souverains dynastiques quant à la connaissance du monde, pense avec plus d'intelligence, un esprit plus démocratique, un cœur plus large. Elle trouve toujours une place pour qui est doué et elle accepte même le plus humble dans son royaume invisible. Comme le petit Joseph s'est déjà distingué par son zèle à l'étude, sur les bancs de l'école des Oratoriens, ceux-ci lui accordent volontiers, lorsqu'il a fini ses classes, un poste de professeur de mathématiques et de physique, de surveillant général et de préfet des études. A vingt ans il a, dans cet ordre, qui depuis l'expulsion des jésuites dirige partout en France l'instruction catholique, une charge, à vrai dire modeste, et sans beaucoup d'avenir, mais qui constitue pour lui cependant un moyen de s'instruire en enseignant les autres.
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PchabannesPchabannes02 octobre 2011
“Chaque jour nous constatons encore que, dans le jeu ambigu et souvent criminel de la politique, auquel les peuples confient toujours avec crédulité leurs enfants et leur avenir, ce ne sont pas de hommes aux idées larges et morales, aux convictions inébranlables qui l’emportent, mais ces joueurs professionnels que nous appelons diplomates, - ces artistes aux mains prestes, aux mots vides et aux nerfs glacés”
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