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Note moyenne 3.79 /5 (sur 76 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1904
Mort(e) : 1985
Biographie :

Antoinette Peské (1904-1985). Fille d'un peintre, elle composait d'étonnants poèmes à l'âge de huit ans. Vocation précoce qui, après des débuts prometteurs, se cristallisera dans deux romans : « La Boîte en os » et « Ici le chemin se perd » (composé en collaboration avec son mari Pierre Marty sous le nom de plume Peské-Marty).

Peské Marty : c'est le pseudonyme collectif choisi juste après la guerre par Antoinette Peské (l'auteur de La Boîte en os) et son mari Pierre Marty pour signer ce livre unique (d'abord paru chez Gallimard en 1955, réédité par Phébus en 1985). A l'origine de ce récit, qui est d'abord un chant d'amour dédié à l'âme russe l'incroyable histoire (vraie peut-être) de la « vie cachée » du tsar Alexandre Ier, le vainqueur de Napoléon, réputé mort en 1825 à l'âge de quarante-huit ans... mais qui, selon une légende à laquelle Tolstoï croyait dur comme fer, aurait abdiqué secrètement pour mener quarante années durant une vie de vagabond, loin de tout au fin fond des solitudes de l'immense Sibérie, terre de tous les excès...

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Source : http://sybilline.canalblog.com
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipette   20 mai 2012
La boîte en os de Antoinette Peské
Incipit :



De passage à Londres cette année de 1893, prodigue pour moi en évènements singuliers, j'attendais une personne de ma connaissance dans un club du West-End.

Mon journal ayant cessé de m'intéresser, je m'amusais à reconnaître la nationalité des occupants de la salle où je me trouvais, à leur façon d'être assis.
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Alice_   30 octobre 2016
Ici le chemin se perd de Antoinette Peské
A quelque distance de là était un guellong. Il n'usait point de l'os de mouton brûlé jusqu'à l'apparition de fissures, comme font les lamas mongols ou les devins kirghizes. Il se recueillait pour prier. Puis, brusquement, bondissait en selle et s'élançait à travers la foule. A une vitesse inimaginable il gagnait la plaine, où de petits lacs salés à demi desséchés brillent comme un collier de soleils, et revenait de même en un instant. Alors les gens l'interrogeaient sur la perte d'un cheval, la réussite d'une affaire, les intentions d'un voisin. Lui, en état de transe, du haut de son cheval répondait d'une voix rauque, à mots obscurs, avec autant de conviction que s'il s'était agi de l'empire du monde.
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Alice_   30 octobre 2016
Ici le chemin se perd de Antoinette Peské
La nuit de ce bal était une nuit de Ciscaucasie: haute, bleue, dont la robe gardait en ses plis le pollen brillant des étoiles.
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LiliGalipette   21 mai 2012
La boîte en os de Antoinette Peské
« J’ai vu le diable là-bas, et il m’a séduit. » (p. 21)
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LiliGalipette   21 mai 2012
La boîte en os de Antoinette Peské
« Je souffrais de ce que je ne me sentais jamais assez près de ma femme. J’avais beau la tenir dans mes bras, la serrer sur ma poitrine à l’écraser, son corps était toujours un corps à côté de mon corps, son cerveau, un cerveau à côté de mon cerveau, son cœur, un cœur à côté de mon cœur. Et cela ne laissait pas de m’étonner. Ne pas pouvoir être avec ce qu’on aime ! » (p. 90)
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Moob   30 janvier 2014
La boîte en os de Antoinette Peské
Cette "boite en os" dont elle rêve de forcer la serrure, c'est le crâne humain qui garde obstinément son secret. C'est aussi l'image de la mort qui guette derrière le visage aimé. Le roman conte l'aventure d'un homme qui tombe amoureux d'un visage, ou plutôt du mystère que révèle (et dissimule) ce visage. Et cet homme découvre que le désir, insatisfait même à l'heure de la possession, la plus frénétique, ne peut s'assouvir que dans la connaissance, désespérément inaccessible, du désir éprouvé par l'autre. Connaître au sens biblique du mot !



Antoinette Peské proclame avec un beau sens de l'excès : "L'homme ne va jamais assez loin dans ses actes et dans ses rêves".

Désirer un corps, le posséder ne suffit jamais à celui qui aime. Car le véritable objet du désir est au-delà de cette chair en laquelle l'être aimé feint de se livrer. Ce que l'amour traque partout et toujours avec fureur, avec désespoir, c'est l'imagination cachée de l'autre : le désir - comme la folie - reste seul.
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Nierika   09 août 2014
La boîte en os de Antoinette Peské
Lorsque nous nous quittâmes, je me demandai de quoi est faite cette enveloppe que les êtres revêtent avec le temps et quel est son nom. Est-ce une couche de chair qui se superpose à leur chair et donne à leur visage un aspect plus dur, mais aussi plus défini, ou bien est-ce une couche d'états d'âme, d'expressions et de réflexions, ce qui permettrait de croire que les pensées ne nous quittent que pour s'enrouler autour de notre figure et à la longue y former ces plis et ces bosses qui font du masque des vieillards quelque chose de généralement très expressif.
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LiliGalipette   21 mai 2012
La boîte en os de Antoinette Peské
« Amitié, amour, pour celui qui donne tout et qui entend tout recevoir en échange, la différence n’est pas telle. L’amitié est alors l’amour à l’état de sainteté. » (p. 73)
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Duluoz   21 octobre 2016
La boîte en os de Antoinette Peské
Ces yeux, quand Margaret se taisait, pouvaient être supportables. J'avais alors l'impression de regarder de l'eau dans des cuvettes de marbre. Mais quand mon amie faisait entendre sa voix si douce, que son visage se mouvait, que les petites veines de ses tempes se gonflaient d'un sang que je devinais bien rouge, bien tiède...(ah! s'il avait pu couler sur ma main) et que son haleine sentant le chien nouveau né et l'aubépine me dilataient les narines, voir devant moi ses flaques vertes où je cherchais désespérément ce que, malgré tout, j'espérais y découvrir, constituait pour moi une épreuve qui dépassait de beaucoup mes forces.
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Aunryz   23 octobre 2020
La boîte en os de Antoinette Peské
Ne va pas croire qu'aveuglé par l'admiration je ne voyais que les qualités de mon maître. Je voyais également ses défauts, mais ils avaient pour moi une saveur particulière, parce que je savais que s'ils n'étaient pas encore miens, ils le seraient indubitablement.

Grand-père est la seule personne avec laquelle je me sois senti une parenté, un lien enraciné dans les os, nourri par le sang.

Je savais qu'à mesure que je vieillirais je deviendrais plus pareil à lui, et ce m'était une douceur et une sécurité.
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