AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.51 /5 (sur 82 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Milan , le 14/11/1893
Mort(e) à : Rome , le 21/05/1973
Biographie :

Carlo Emilio Gadda est un écrivain italien.

Ingénieur électricien, il travailla en France après la guerre, en Argentine et au Vatican. Il passera une partie de la guerre à Florence, puis s'installera à Rome. La mort de son frère lui causera une profonde dépression. Il s'inscrit à la faculté de philosophie mais ne fera jamais de soutenance. Il se consacre après à sa passion: la littérature. Il a reçu le prix international de Littérature. Il est considéré comme l'un des plus grands écrivains italiens du XXème siècle. Parmi ses œuvres, on cite: L'affreux Pastis de la rue des Merles, La Connaissance de la douleur ou encore Journal de guerre et de captivité. Il était l'ami d'Ugo Betti, autre écrivain italien.

Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Pour italiens... A propos de "L'affreux Pastis de la rue des Merles"
Podcasts (2) Voir tous


Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Carlo Emilio Gadda
milamirage   10 avril 2013
Carlo Emilio Gadda
LE CROCODILE



Le crocodile était d'avis

qu'on l'avait appelé ainsi

pour lui reprocher de croquer.

Petite fable pour dire que quand

on est susceptible, on raisonne faiblement.
Commenter  J’apprécie          200
lehibook   30 juin 2020
L'affreux Pastis de la rue des Merles / L'affreuse embrouille de via Merulana de Carlo Emilio Gadda
Et puis voici ,au-delà des nuages,flottille qui longeait les récifs d'Orient,l'opale se changer en ose,le rose s'amasser en strates de carmin;voici s'étendre au nord ,partout , la bleuissure du jour qui se déploie.Alors,sur la ligne des crêtes,grandit le sourcil coruscant.Une pointe de feu,piquée aux cimes des Ernici ou des Simbruini , et c'est l'insoutenable pupille , le coup d’œil rasibus, foudroyant, du bel astre , du grand falot.Les étendues grisâtres du Latium s'éclairaient et se topographiaient en ronde-bosse,cependant qu'émergeaient, comme ruine de bornes miliaires du temps,les éclats pourpres des tours sans nom.
Commenter  J’apprécie          00
Piling   21 septembre 2010
L'affreux Pastis de la rue des Merles / L'affreuse embrouille de via Merulana de Carlo Emilio Gadda
Incipit :

Étourdissant d'ubiquité, omniprésent à chaque ténébreuse affaire. Tous désormais l'appelaient donc Ciccio, de son vrai nom Francesco Ingravallo, détaché à la "mobile", un des plus jeunes fonctionnaires du bureau des enquêtes, et des plus jalousés, Dieu sait pourquoi.
Commenter  J’apprécie          70
petch   14 décembre 2012
L'affreux Pastis de la rue des Merles / L'affreuse embrouille de via Merulana de Carlo Emilio Gadda
Quelque collègue un brin jaloux de ses trouvailles, quelque révérend père mieux au fait des malpropretés du siècle, divers subalternes et ses supérieurs hiérarchiques assuraient qu'Ingravallo s'adonnait à d'étranges lectures : bouquins dont il tirait tous ces grands mots qui ne veulent rien dire, ou presque, mais utiles comme pas un pour en faire accroire aux primaires, aux innocents.
Commenter  J’apprécie          50
5Arabella   17 juillet 2016
Les merveilles d'Italie de Carlo Emilio Gadda
Puis elles m’assurent et me jurent leurs grands dieux qu’à neuf heures elles sont toutes au lit, qu’aucune ne fait le mur ou ne rentre à une heure, pour aller le long des saules et des fossés, nuitamment, où chantent les grillons, où, dans les marécages, sanglotent les rainettes… « Certes… le dimanche…nous sommes jeunes… - m’ont-elles dit - … nous aimons danser ».



Et un petit harmonica suffit à les rendre folles : elles dansent avec leurs copines, ou avec un des gars qui font partie du dix pour cent, qu’elles ont emmené avec elles de leur village en souvenir de l’autre sexe… Les plus hardies, les plus chanceuses dansent avec quelques jeunes hommes du village le plus proche : elles parcourent des kilomètres à bicyclette, pour un bal, avec un jeune homme… avec celui de l’an dernier, puis, ensuite, avec l’un de ses cousins, qui est encore plus sympathique et qui vient juste de finir son service militaire…



« Nous avons vingt ans..., me dirent-elles.

-Toi aussi ?... dis-je à une petite blonde.

-Non, moi, je n’en ai que quinze, mais… je sais quand même danser… Et toutes se mirent à rire »

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
LaFaro   06 mai 2020
L'affreux Pastis de la rue des Merles / L'affreuse embrouille de via Merulana de Carlo Emilio Gadda
"Utiliser" l'événement - quel que soit l'événement que Jupiter Salopard, présidant aux nuages, t'a fienté d'vant l'nez, plaf, plaf - pour la magnification d'une activité pseudo-éthique personnelle, en fait protubéremment scénique et salement théâtralisée, est le jeu de quiconque, institution ou personne, veut attribuer à la propagande et à la pêche les dimensions et la gravité d'une activité morale.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   06 mai 2017
Des accouplements bien réglés de Carlo Emilio Gadda
Mais toutes les jeunes filles se pâment sur son chemin, on se demande pourquoi… : d’ailleurs, c’est bien connu, quand on a une automobile…

L’« on se demande pourquoi » est la clef de voûte des plus complexes systèmes d’explication du monde : aussi est-il extrêmement utilisé par les métaphysiciens de la morale, dès qu’il s’agit d’établir le pourquoi de la physique du genre humain. L’idée d’auto, ensuite, est accessible de prime abord aux spéculatifs les plus profonds, et non aux seuls concierges de la comtesse ou à leurs deux cents interlocutrices : auto cela signifie, à la torride rencontre des soirs d’été, caresse de douce fraîcheur : cela signifie course et vol le long de chaque peuplier de la verte plaine, ivresse de la fuite vers de gros nuages dorés : vision fantasmagorique des panoramas de Briance, avec des Tramaglini en bicyclette, des Mondelle et d’inépuisables fontaines de cotcotcot dans un nuage de poussière aveuglant, une fois esquivés les bornes les plus zélées, et les clous les plus pervers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
silouanne   13 janvier 2014
Le Château d'Udine de Carlo Emilio Gadda
Car du château d'Udine, j'avais vu ― en juillet ― les Alpes de Carnie, vitrées, et, dans le lointain, Monte Nero courroucé: blancs et ronds sur fond bleu de cobalt, des nuages accumulés couronnaient la grisaille vitrée de l'Alpe, diaprée de ses veines effilées, comme de la glace, comme du cristal. «Oh, le joli, oh, le joli castel d'Udine!» Les alpins du huitième chantaient ce vieil air villageois. Et gravement, leur chant se déploya, piété chorale d'une jeunesse.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   24 octobre 2018
La Connaissance de la douleur de Carlo Emilio Gadda
« Maître corbeau sur un arbre perché : Eh ! Nolite margaritas. Du La Fontaine, à un idiot de cette espèce ! Et ma mère, ma mère ! Qui lui donne des figues, des pêches, des bonbons : à cet idiot. Et qui lui fait des caresses : plus il est bête, plus elle lui en fait : et des petits chocolats. Et elle lui sourit : comme si elle était sa mère : et des petits biscuits, des compliments, et un gros baiser pour finir : parce qu’il s’est montré idiot, superbement idiot : et n’a rien compris à rien : et tout d’un coup qu’est-ce qu’il a demandé ? d’aller faire pipi : et elle, a attendu, patiemment, qu’il redescende après l’avoir fait, son pipi : et ils ont recommencé à lire, enfin : à essayer : de le faire lire : et la scie aussitôt a pris un ch : et Maman s’est mise à rire. Et elle était heureuse ; heureuse ! avec ce polichinelle empoté, sorti de je ne sais quel trou, sous l’effet de je ne sais quelle mécanique de malheur.
Commenter  J’apprécie          10
tolstoievski   21 avril 2019
L'affreux Pastis de la rue des Merles / L'affreuse embrouille de via Merulana de Carlo Emilio Gadda
Oh, les yeux ! où qui regardaient-ils ? Le visage !… Oh, elle était griffée, la pauvre ! Jusque sous un œil, sur le nez !… Oh, ce visage ! Comme elle était exténuée, exténuée, pauvre Liliana […]. Effilé dans la pâleur, le visage : épuisé, émacié par la succion de la mort.

Une profonde, terrible entaille rouge lui couvrait la gorge, férocement. Elle avait pris la moitié du cou, du devant vers la droite, c'est-à-dire vers la gauche, pour elle, la droite pour eux qui regardaient : effrangée aux deux bords comme par une répétition des coups, lame ou pointe : une horreur ! À n'en pas pouvoir y regarder. Elle révélait comme des filaments rouges, à l'intérieur, dans st'écume noire du sang, déjà en train d'coaguler ; un embrouillamini ! avec des petites bulles restées au milieu.



Chapitre II.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Sur les chemins de Saint-Jacques

On commence doucement pour éviter les claquages avant d'arriver à Saint-Jacques...

de Composté
de Compostele
dé Composé
de Compostelle

14 questions
12 lecteurs ont répondu
Thèmes : pélerinages , marche , CoquillagesCréer un quiz sur cet auteur

.. ..