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Note moyenne 3.85 /5 (sur 850 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Małoszyce, Pologne , le 04/08/1904
Mort(e) à : Vence, France , le 24/07/1969
Biographie :

Witold Gombrowicz est un écrivain polonais.

Issu d'une famille de la noblesse terrienne de la région de Varsovie, il étudie le droit à l'Université de Varsovie, puis la philosophie et l'économie à l'Institut des hautes études internationales de Paris.

La publication des "Mémoires du temps de l'Immaturité" en 1933 puis de "Ferdydurke" en 1937 l'impose comme l'enfant terrible de la littérature moderne polonaise. Il se lie avec les écrivains d'avant-garde Bruno Schulz et Stanislas Witkiewicz.

Arrivé en Argentine pour un court séjour en 1939, l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le dissuade de rentrer en Europe. Il finit par rester vingt-cinq ans en Argentine. Sa vie au milieu du peuple argentin ainsi que de l'intelligentsia de l'émigration polonaise est racontée dans son "Journal" ; on en trouve également des échos romancés dans son "Trans-Atlantique".

L'œuvre de Gombrowicz, interdite en Pologne par les nazis puis par les communistes, tomba dans un relatif oubli jusqu'en 1957 où la censure fut levée provisoirement.

Il revient en Europe en 1963, à Berlin d'abord grâce à une bourse de la fondation Ford. Son œuvre connaît alors un succès croissant en France et en Allemagne. En mai 1964, il s'installe en France à Royaumont, près de Paris. Il y emploie comme secrétaire Rita Labrosse, une canadienne de Montréal qui devient sa compagne. En septembre 1964, il déménage définitivement à Vence (près de Nice), petite ville où résident de nombreux artistes et écrivains.

En 1967, "Cosmos" reçoit le Prix International de Littérature. Gombrowicz épouse Rita Labrosse le 28 décembre 1968. Cette dernière, décide de publier, en 2013, le "Journal" intime de son époux.
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http://le-semaphore.blogspot.fr/2014/.... Émission "Une vie une oeuvre" consacrée à l'écrivain polonais Witold Gombrowicz. Diffusion sur France Culture le 20 septembre 2007. Par Christine Lecerf. Réalisation Christine Robert. "Personne ne saurait même deviner l'infini de ma désertion." Witold Gombrowicz. Witold Gombrowicz est né le 4 août 1904 dans le domaine de Maloszyce, propriété de son père. Tiraillé entre la haute aristocratie et le milieu des petits hobereaux déclassés, Gombrowicz choisira l'entre-deux, la lutte du haut avec le bas, de la forme avec l'anti-forme. Diplômé de droit, il abandonne assez vite toute idée de carrière juridique pour se consacrer exclusivement à l'écriture. En août 1939, il s'embarque pour l'Argentine avec un ami journaliste pour un voyage d'inauguration de la nouvelle ligne trans-atlantique qui relie le port de Gdynia à Buenos Aires. Quatre jours après son arrivée, Hitler envahit la Pologne. S'ensuit un exil de plus de vingt ans dans le « pays des vaches », à distance de l'histoire, de l'Europe et de la littérature. De retour en Europe en 1963, il s'établit d'abord à Berlin, puis en France. Il finit sa vie à Vence, où il meurt, en 1969, sans jamais être revenu en Pologne. « Gombrowicz revient » titrait le 20 juillet dernier un quotidien polonais. On le croyait pourtant bel et bien disparu : après des années d'exil et d'interdiction, l'homme qui avait voulu « sortir le polonais de la Pologne pour en faire un homme tout court » n'était-il pas entré au panthéon des grands écrivains nationaux ? Et bien non, voilà Gombrowicz qui revient, plus jeune que jamais, semant une joyeuse pagaille à la cour. Car la bataille fait rage depuis qu'au printemps dernier, le Ministre de l'éducation nationale, Mr. Roman Giertych, a décidé de rayer l'anti-patriotique Gombrowicz de la liste des auteurs obligatoires pour les lycéens polonais. Depuis, le Ministre a perdu son portefeuille mais les programmes scolaires sont déjà publiés. Seuls des extraits du roman "Ferdydurke" ont été réintroduits in extremis. Comme l'a déclaré un vice chef de parti, il s'agit bien là d'une grave crise gouvernementale : « la première au monde qui serait due à un différend littéraire ». Mais pourquoi interdire Gombrowicz ? De quoi avoir peur ? Contre quoi chercher à se protéger ? « Je ne suis rien, je peux tout me permettre », semble à nouveau prévenir le grand humoriste et sublime provocateur, dont l'oeuvre demeure plus que jamais un véritable « baromètre de la liberté d'expression » (Rita Gombrowicz) Car l'affaire n'est pas aussi nationale qu'elle le paraît : « A la place du mot Pologne, mettez Argentine, Canada, Roumanie, et vous verrez mes souffrances s'élargir jusqu'à une bonne partie du globe », avait confié Gombrowicz au cours de ses entretiens avec Dominique de Roux. Et si nous étions tous des Polonais ? Une occasion pour France Culture de revenir sur le destin marginal et l'oeuvre énigmatique d'un homme qui aura toujours lutté avec les seuls moyens de la littérature contre tout ce qui déforme le visage changeant de l'homme et lui impose une forme finie : une « gueule » comme il l'écrira dans "Ferdydurke". Plus particulièrement centrée sur le versant romanesque de son oeuvre, ainsi que sur les milliers de pages à la fois frivoles et profondes du "Journal", cette émission tentera également de restituer l'inépuisable drôlerie philosophique de l'écriture gombrowiczienne dont le tout premier but était « d'opposer un laisser-aller campagnard aux tensions de nos centres intellectuels ». Witold Gombrowicz a essentiellement écrit des romans "Ferdydurke" (1937), "Les Envoûtés" (1939), "Trans-Atlantique" (1953), "La Pornographie" (1960), "Cosmos" (1965) et des pièces de théâtre "Yvonne, Princesse de Bourgogne" (1935), "Le Mariage" (1953) et "Opérette" (1966) ainsi que quelques nouvelles. Il a publié un "Journal (1953-69)" sous forme de feuilleton dans Kultura, revue de l'émigration polonaise éditée en France. Il a résumé l'essentiel de sa pensée dans un Cours de philosophie en six heures et quart publié après sa mort (1969). Invités : Rita Gombrowicz Kristian Lupa Pierre Pachet, écrivain et essayiste Michel Polac Jean-Pierre Salgas Malgorzata Smorag-Goldberg Krystof Mrowcewicz Thèmes : Arts & Spectacles| Littérature Etrangère| Pologne| Witold Gombrowicz Source : France Culture

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Citations et extraits (269) Voir plus Ajouter une citation
Witold Gombrowicz
Bookycooky   19 novembre 2019
Witold Gombrowicz
Plus c’est savant, plus c’est bête.
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Sachenka   13 mars 2017
Ferdydurke de Witold Gombrowicz
Notre élément, c'est l'éternelle immaturité. Ce que nous pensons ou sentons aujourd'hui sera fatalement une sottise pour nos arrière-petits-enfants. Mieux vaudrait donc accepter dans tout cela dès maintenant la part de sottise que révélera l'avenir. Et cette force qui vous contraint à vous définir trop tôt n'est pas, comme vous le pensez, d'origine entièrement humaine. Nous nous rendrons compte bientôt que le plus important n'est plus de mourir pour des idées, des styles, des thèses, des slogans, des croyances, ni de s'enfermer en eux et de se bloquer, mais bien de reculer un peu et de prendre ses distances avec tout ce qui nous arrive.
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Witold Gombrowicz
Austral   24 mars 2014
Witold Gombrowicz
L’homme dépend très étroitement de son reflet dans l’âme d’autrui, cette âme fût-elle celle d’un crétin.
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lavinia02   02 octobre 2012
Ferdydurke de Witold Gombrowicz
Ainsi quand un pianiste tape du Chopin sur une estrade, vous dites que la magie de cette musique, dans l'interprétation géniale d'un génial artiste, a transporté les auditeurs. Mais en fait, peut-être aucun des auditeurs n'a-t-il été réellement transporté. S'ils n'avaient pas su que Chopin était un génie et le pianiste aussi, peut-être auraient-ils écouté avec moins d'ardeur. Il est également possible que si chacun, pâle d'enthousiasme, applaudit, bisse et se démène, c'est parce que les autres aussi se démènent et poussent des cris... Tous manifestent leur enchantement parce que chacun se modèle sur ses voisins.
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Bobby_The_Rasta_Lama   06 avril 2021
Le festin chez la comtesse Fritouille et autres nouvelles de Witold Gombrowicz
Et je revins dans la salle à manger où, dans un immense plat d'argent, s'exhibaient les restes du chou-fleur. Le ventre de la comtesse aurait pu faire croire qu'elle était au septième mois, le baron plongeait presque dans son assiette son organe de nutrition et la vieille marquise mâchait, mâchait infatigablement, en remuant les mâchoires comme - oui, je dois le dire - comme une vache.

- Divin, merveilleux ! Répétaient-ils. Charmant, incomparable !

Tout à fait désorienté, je goûtai de nouveau le chou-fleur, avec réflexion, avec attention, mais je cherchai en vain quelque chose qui pût justifier, ne fût-ce qu'en partie, l'attitude si étonnante de la compagnie.

-Mais qu'est-ce que vous lui trouvez donc ? demandai-je en toussotant, timide, un peu honteux.

-Ha, ha, ha ! il le demande ! s'écria d'une voix aiguë le baron qui mangeait tout son saoul, d'excellente humeur.

-Est-ce que vraiment vous ne sentez pas, jeune homme ? demanda la marquise sans s'arrêter un seul instant d'avaler.

-Vous n'êtes pas gastronome ! remarqua le baron avec une nuance de regret, courtois, mais moi... Moi je ne suis pas gastronome, je suis gastrosophe !

Et, à moins que mes sens ne m'aient trompé, quelque chose en lui s'enfla tandis qu'il prononçait cette phrase en français, de sorte qu'il fit sortir de ses joues gonflées le mot "gastrosophe" avec une fierté toute nouvelle.
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colimasson   31 août 2015
Testament de Witold Gombrowicz
Un Dieu ou des idéaux ne sont pas nécessaires pour découvrir la valeur suprême. Il suffit de rester trois jours sans manger pour qu’un morceau de pain devienne cette valeur ; nos besoins sont à la base de nos valeurs, du sens et de l’ordonnance de notre vie.
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ignatus-reilly   09 juin 2010
Ferdydurke de Witold Gombrowicz
Mais ce qui se passe dans le milieu artistique bat tous les records de sottise et d'indignité, au point qu'un homme à peu près convenable et équilibré ne peut pas ne pas rougir de honte écrasé par ce festival puéril et prétentieux. Oh ces chants inspirés que personne n'écoute ! Oh ces beaux discours des connaisseurs, cet enthousiasme aux concerts et aux soirées poétiques, ces initiations, révélations et discussions, et le visage de ces gens qui déclament ou écoutent en célébrant de concert "le mystère de la beauté" !
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Witold Gombrowicz
gavarneur   14 octobre 2019
Witold Gombrowicz
Un génie sérieux viendra-t-il un jour pour regarder en face les petitesses concrètes de l'existence sans éclater d'un rire obtus? Et qui saura opposer à ces petitesses sa grandeur ? Eh toi, mon style, trop pétillant, trop léger !

Page 105
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colimasson   21 août 2015
Testament de Witold Gombrowicz
Pour ce qui touche au marxisme, je ne vois pas l’utilité de ce viol pratiqué sur eux-mêmes par des bourgeois de naissance et d’éducation qui s’efforcent de s’identifier au prolétariat en invoquant la doctrine. Du vent, tout ça !

Et du luxe… Ces analyses sans fin, ces états d’âme archisubtils, ces scrupules trop dramatiques, cette façon de couper les cheveux en quatre sentent le luxe ; et l’odeur du luxe n’est pas une odeur de sainteté.

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Sachenka   11 mars 2017
Ferdydurke de Witold Gombrowicz
À l'état de veille, j'étais aussi indéfini, aussi déchiré qu'en rêve. Je venais de franchir le Rubicon de la trentaine, j'avais passé un certain seuil, les papiers d'identité et les apparences extérieures faisaient de moi un homme mur - que je n'étais pas - mais qu'étais-je donc? Un homme de trente ans qui jouait au bridge? Un homme qui travaillait à l'occasion et par intermittence, qui s'acquittait des petites activités courantes et avait des échéances?

Quelle était ma situation? J'allais dans les cafés et dans les bars, je rencontrais des gens et échangeais avec eux des paroles, parfois même des pensées, mais mon état restait peu clair et je ne savais pas moi-même où était l'adulte et où était le blanc-bec. Ainsi à ce tournant des années, je n'étais ni ceci ni cela, je n'étais rien et les gens de mon âge, qui étaient mariés et occupaient une position déjà bien définie (sinon devant la vie, du moins dans l'administration), me traitaient avec une méfiance justifiée.
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