AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

4.13/5 (sur 1544 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Heerlen (Pays-Bas) , le 09/02/1931
Mort(e) à : Gmunden (Autriche) , le 12/02/1989
Biographie :

Thomas Bernhard est un écrivain et dramaturge autrichien.

Son enfance à Salzbourg auprès de son grand-père maternel, au temps du nazisme triomphant, est marquée par de nombreux événements et par la maladie (la tuberculose).

Il voyage à travers l’Europe, en Italie et en Yougoslavie puis revient étudier à l’Académie de musique et d'art dramatique de Vienne ainsi qu'au Mozarteum de Salzbourg.

Son premier roman "Gel" lui vaut de nombreux prix et une reconnaissance internationale. Plusieurs de ses pièces seront jouées dans de nombreux pays et en France à partir de 1960. Thomas Bernhard a obtenu en 1970 le prix Georg Büchner, la plus importante récompense littéraire d’Allemagne occidentale.

Entre 1975 et 1982, il publie un cycle de cinq œuvres autobiographiques : "L'Origine", "La Cave", "Le Souffle", "Le Froid" et "Un enfant".

Auteur au style singulier, misanthrope, vivant une relation d'amour et de haine avec son pays, Thomas Bernhard est un des auteurs les plus importants de la littérature germanique d'après-guerre.

Essentiellement connu comme dramaturge et romancier, son œuvre la plus marquante est probablement "Le Neveu de Wittgenstein". Thomas Bernhard a écrit 250 articles, 5 recueils de poésie, 31 grands textes en prose et nouvelles, 20 pièces de théâtre.

Thomas Bernhard a obtenu de nombreux prix durant sa carrière. Parmi ceux-ci, le prix Julius Campe en 1964 et le prix de Littérature de la ville de Brême en 1965, tous deux pour "Gel", le prix Georg-Büchner de l'Académie allemande de langue (1970), le prix Grillparzer pour "Une fête pour Boris" en 1972, le prix des Dramaturges de Hanovre en 1974. "Mes prix littéraires" (2009) évoque certaines remises de prix décernés à Bernhard et les discours, souvent sarcastiques ou désabusés, prononcés par le récipiendaire. Thomas Bernhard obtient aussi le prix Médicis étranger pour Maîtres anciens en 1988.
+ Voir plus
Source : thomasbernhard.free.fr
Ajouter des informations
Bibliographie de Thomas Bernhard   (60)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Le 17 mars 2021 a disparu le comédien Jacques Frantz. Sa voix de basse, puissante, vibrante et expressive, était particulièrement appréciée dans l'art du doublage. C'est tout naturellement que, en 2007, il a rejoint les grandes voix de « La Bibliothèque des voix » pour immortaliser dans un livre audio l'ancien acteur shakespearien désabusé dans la pièce de Thomas Bernhard « Simplement compliqué ». Nous partageons cet extrait pour lui rendre un dernier hommage et adressons nos pensées émues à sa famille. - - - Le texte imprimé de « Simplement compliqué » de Thomas Bernhard a paru chez L'Arche Éditeur, en 1988. Direction artistique : Michelle Muller.

+ Lire la suite
Podcasts (3) Voir tous


Citations et extraits (417) Voir plus Ajouter une citation
Thomas Bernhard
Le beau c’est l’imprévu.
Commenter  J’apprécie          681
Les gens qui quittent une grande ville et qui veulent maintenir leur niveau intellectuel à la campagne, comme disait Paul, doivent être dotés d'un énorme potentiel, et donc d'une incroyable réserve de substance cérébrale, mais eux aussi, à plus ou moins long délai, finissent par stagner et s'étioler, et la plupart du temps, quand ils prennent conscience de ce processus d'étiolement, il est déjà trop tard pour ce qu'ils veulent entreprendre, ils se ratatinent inéluctablement.
Commenter  J’apprécie          627
Le monde des bien-portants n'accueille le malade rentré chez lui qu'avec un semblant d'amabilité, qu'avec un semblant de serviabilité, qu'avec un semblant de dévouement ; mais si, par hasard, le malade met vraiment à l'épreuve cette amitié et cette serviabilité et ce dévouement, tout cela se révèle aussitôt n'être que complaisance apparente et simulée.
Commenter  J’apprécie          571
"Tous les matins, nous sommes obligés de nous rappeler que nous sommes le fruit de la terrible démesure de nos parents, qui nous ont engendrés dans une véritable mégalomanie procréatrice, nous jetant dans ce monde toujours plus atroce et répugnant que réjouissant et utile."
Commenter  J’apprécie          506
Car, avouons-le, les têtes qui nous sont la plupart du temps accessibles sont inintéressantes, nous n'en tirons guère plus que si nous nous trouvions en compagnie de pommes de terre hypertrophiées, qui, plantées sur des corps souffreteux affublés de vêtements d'un goût discutable, traîneraient une existence piteuse, mais hélas pas du tout pitoyable.
Commenter  J’apprécie          490
Thomas Bernhard
Que ne pensons-nous pas et que ne disons-nous pas, et nous croyons être compétents et ne le sommes tout de même pas, c'est là la comédie, et quand nous demandons, comment cela va-t-il continuer, c'est la tragédie.

dans Maîtres Anciens - Comédie -
Commenter  J’apprécie          482
Le malade qui a été loin de chez lui pendant des mois y revient comme quelqu'un à qui tout est devenu étranger, et qui doit peu à peu et à grand-peine se familiariser à nouveau avec tout, tout se réapproprier.
Commenter  J’apprécie          430
Tout comme d'autres essaient constamment, toute leur vie, de gagner et de garder une fortune plus ou moins grande, ou un art plus ou moins grand, voire le grand art, et n'hésitent pas, tant qu'ils vivent, à exploiter par tous les moyens et en toutes circonstances cette fortune et cet art, et à en faire le centre unique de leur vie, Paul a, toute sa vie, défendu jalousement, gardé pour lui et mis au centre de sa vie sa folie, par tous les moyens et en toutes circonstances, tout comme moi ma maladie des poumons, tout comme moi ma folie, tout comme moi en fin de compte, à partir de cette maladie des poumons et de cette folie, pour ainsi dire, mon art.
Commenter  J’apprécie          390
Il était tout sauf un discoureur ou même un phraseur, dans un monde qui semble n'être fait que de discoureurs et de phraseurs.
Commenter  J’apprécie          350
"VERA
Parfois j'ai envie
de te conduire à la falaise
là où c'est très abrupt
et de te pousser en bas
dans l'eau"
Commenter  J’apprécie          349

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Thomas Bernhard (1126)Voir plus

Quiz Voir plus

Régimes autoritaires

En 1928, comment Antonio de Oliveira Salazar est-il arrivé au pouvoir au Portugal ?

Il a été nommé ministre, avec les pleins pouvoirs sur les finances de l’Etat
Il faisait partie d’une conjuration unissant militaires et civils d’extrême-droite

6 questions
39 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..