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Note moyenne 4.18 /5 (sur 1007 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Heerlen (Pays-Bas) , le 09/02/1931
Mort(e) à : Gmunden (Autriche) , le 12/02/1989
Biographie :

Thomas Bernhard est un écrivain et dramaturge autrichien.

Son enfance à Salzbourg auprès de son grand-père maternel, au temps du nazisme triomphant, est marqué par de nombreux événements et par la maladie (la tuberculose).

Il voyage à travers l’Europe, en Italie et en Yougoslavie puis revient étudier à l’Académie de musique et d'art dramatique de Vienne ainsi qu'au Mozarteum de Salzbourg.

Son premier roman "Gel" lui vaut de nombreux prix et une reconnaissance internationale. Plusieurs de ses pièces seront jouées dans de nombreux pays et en France à partir de 1960. Thomas Bernhard a obtenu en 1970 le prix Georg Büchner, la plus importante récompense littéraire d’Allemagne occidentale.

Entre 1975 et 1982, il publie un cycle de cinq œuvres autobiographiques : "L'Origine", "La Cave", "Le Souffle", "Le Froid" et "Un enfant".

Auteur au style singulier, misanthrope, vivant une relation d'amour et de haine avec son pays, Thomas Bernhard est un des auteurs les plus importants de la littérature germanique d'après-guerre.

Essentiellement connu comme dramaturge et romancier, son œuvre la plus marquante est probablement "Le Neveu de Wittgenstein". Thomas Bernhard a écrit 250 articles, 5 recueils de poésie, 31 grands textes en prose et nouvelles, 20 pièces de théâtre.
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Source : thomasbernhard.free.fr
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Vidéo de
Le comédien André Marcon interroge le rôle du théâtre dans ce texte de Thomas Bernhard. Sur les planches du théâtre Déjazet jusqu'au 9 mars 2019, il campe Bruscon, homme de théâtre misanthrope, parti avec sa troupe familiale en Autriche jouer une pièce de théâtre dont il est l'auteur. Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5DKToXYTKAQ6khzewww2g Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture/
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Citations et extraits (265) Voir plus Ajouter une citation
Thomas Bernhard
Piatka   20 février 2019
Thomas Bernhard
Le beau c’est l’imprévu.
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Nastasia-B   20 avril 2015
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Les gens qui quittent une grande ville et qui veulent maintenir leur niveau intellectuel à la campagne, comme disait Paul, doivent être dotés d'un énorme potentiel, et donc d'une incroyable réserve de substance cérébrale, mais eux aussi, à plus ou moins long délai, finissent par stagner et s'étioler, et la plupart du temps, quand ils prennent conscience de ce processus d'étiolement, il est déjà trop tard pour ce qu'ils veulent entreprendre, ils se ratatinent inéluctablement.
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Nastasia-B   11 avril 2015
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Le monde des bien-portants n'accueille le malade rentré chez lui qu'avec un semblant d'amabilité, qu'avec un semblant de serviabilité, qu'avec un semblant de dévouement ; mais si, par hasard, le malade met vraiment à l'épreuve cette amitié et cette serviabilité et ce dévouement, tout cela se révèle aussitôt n'être que complaisance apparente et simulée.
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Nastasia-B   24 avril 2015
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Car, avouons-le, les têtes qui nous sont la plupart du temps accessibles sont inintéressantes, nous n'en tirons guère plus que si nous nous trouvions en compagnie de pommes de terre hypertrophiées, qui, plantées sur des corps souffreteux affublés de vêtements d'un goût discutable, traîneraient une existence piteuse, mais hélas pas du tout pitoyable.
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Nastasia-B   13 avril 2015
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Le malade qui a été loin de chez lui pendant des mois y revient comme quelqu'un à qui tout est devenu étranger, et qui doit peu à peu et à grand-peine se familiariser à nouveau avec tout, tout se réapproprier.
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Nastasia-B   10 avril 2015
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Tout comme d'autres essaient constamment, toute leur vie, de gagner et de garder une fortune plus ou moins grande, ou un art plus ou moins grand, voire le grand art, et n'hésitent pas, tant qu'ils vivent, à exploiter par tous les moyens et en toutes circonstances cette fortune et cet art, et à en faire le centre unique de leur vie, Paul a, toute sa vie, défendu jalousement, gardé pour lui et mis au centre de sa vie sa folie, par tous les moyens et en toutes circonstances, tout comme moi ma maladie des poumons, tout comme moi ma folie, tout comme moi en fin de compte, à partir de cette maladie des poumons et de cette folie, pour ainsi dire, mon art.
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Nastasia-B   12 septembre 2016
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Il était tout sauf un discoureur ou même un phraseur, dans un monde qui semble n'être fait que de discoureurs et de phraseurs.
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Malaura   18 août 2012
Sur la terre comme en enfer de Thomas Bernhard
Mon désespoir vient à minuit

et me regarde comme si j’étais mort depuis longtemps

noirs les yeux et le front fatigué de fleurs

le miel amer de ma tristesse goutte sur la terre malade

qui me tient souvent éveillé les rouges nuits,

pour voir la mort inquiétante de l’automne.



Mon désespoir vient à minuit

La vallée est différente, la lune nage sur les prairies,

Le croissant brisé de la soirée furieuse est adossé

Au rebord de la fenêtre et me regarde.

Je sais très bien que je suis fracassé

Tel ce croissant, personne ne me trompe maintenant,

Pas non plus le fleuve qui prononce son verdict

Avant le matin.

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Malaura   10 août 2012
Sur la terre comme en enfer de Thomas Bernhard
Tu ne sais rien, mon frère, de la nuit,

rien de ce tourment qui m'épuisait

comme la poésie qui portait mon âme,

rien de ces mille crépuscules, de ces mille miroirs

qui me précipiteront dans l'abîme.

Tu ne sais rien, mon frère, de la nuit

que j'ai dû traverser à gué comme le fleuve

dont les âmes sont étranglées depuis longtemps par les mers,

et tu ne sais rien de cette formule magique

que notre Lune m'a révélée entre les branches mortes

comme un fruit du printemps.

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Nastasia-B   13 juin 2012
Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard
Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi.
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