AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.9 /5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Danielle Buschinger est germaniste, spécialiste de langue et littérature allemande du Moyen Âge.

De 1975 à 2004 professeur de langue et littérature allemandes à l’Université de Picardie-Jules Verne à Amiens, elle est aujourd’hui professeur émérite et responsable du Centre d'études médiévales à cette même université.

Elle est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages critiques et de traductions françaises d'œuvres médiévales allemandes.

Source : http://www.bibliomonde.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Danielle Buschinger   (8)Voir plus

étiquettes
Podcast (1)


Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   05 octobre 2018
Les chevaliers teutoniques de Danielle Buschinger
Ni tentative de réhabilitation, ni variation sur le mode de la légende noire, cet ouvrage s'offre tout simplement de retracer le destin singulier d'un avatar de l'esprit de croisade, qui domina jadis un territoire partagé entre cinq États actuels de l'Est européen, avant de se replier en terre d'Allemagne. Ce profond ancrage de l'histoire d'une institution mi-religieuse mi-militaire dans différents lieux et différents temps de l'histoire européenne au sens large suffit à susciter une curiosité de bon aloi, dénuée des arrière-pensées idéologiques qui ont longtemps pollué la compréhension de la réalité teutonique.
Commenter  J’apprécie          400
Sarindar   21 avril 2014
Les chevaliers teutoniques de Danielle Buschinger
Danielle Buschinger et Mathieu Olivier ont produit un excellent travail, à la fois rappel d'une histoire, commencée en Terre Sainte, poursuivie en Prusse orientale et sur les bords de la Baltique, dans des territoires qui correspondent actuellement à la Pologne, à la Lithuanie, aux États baltes, etc., comme une rude affaire de colonisation et de construction étatique aux dépens des populations et pouvoirs locaux et sous le couvert d'une entreprise de christianisation par le fer et par le feu de terres prétendument païennes, et continuée aujourd'hui pacifiquement dans des activités hospitalières et caritatives. Des États latins du Moyen-Orient constitués pendant et entre les Croisades jusqu'à l'installation du siège de l'Ordre à Vienne, en passant par le repli provisoire à Venise après la perte de Saint-Jean d'Acre en 1291, et par la réorientation de la communauté vers le soutien à la politique de poussée germanique très accentuée vers l'Est, cette communauté à la fois monastique et militaire, dont l'organisation fut calquée sur celle des Templiers et des Hospitaliers, s'implanta dans la zone d'influence allemande grâce à l'entente

scellée entre l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et l'un des Grands Maîtres de l'Ordre, Hermann von Salza.

Les auteurs explorent aussi bien l'organisation hiérarchique de l'Ordre dans les différents territoires où il prit racine, que les sources de revenus qu'il tira de l'exploitation des richesses du sol et du sous-sol des terres placées sous sa garde, avec notamment le commerce de l'ambre, mais pas seulement celui-là.

Nous faisons aussi le tour des diverces provinces avec leurs commanderies.

Et l'ouvrage ne s'arrête pas à la période médiévale. Il traite aussi des secousses subies après la catastrophique défaite de Grunwald (Tannenberg, 15 juillet 1410), face aux forces rassemblées des Polonais et des Lithuaniens sous l'autorité d'un seul homme, Ladislas Jagellon. Ulrich von Jungingen, grand-maître de l'Ordre, périra au cours de la bataille avec quantité de chevaliers. Mais l'Ordre survivra et la capitale de ses États, Marienburg, tiendra grâce à la bravoure et l'esprit d'organisation du nouveau grand-maître, Heinrich von Plauen, qui n'en sera guère récompensé. Formidable forteresse en briques rouges, Marienburg profile toujours sa silhouette dans les eaux de la Nogat, mais ne nous laissons pas trop abuser par ce que nous voyons : c'est une belle reconstitution commencée au XIXeme siècle et achevée au XXeme après les ravages causés par la Seconde Guerre mondiale.

Danielle Buschinger et Mathieu Olivier disent ce que devint l'ordre avec l'arrivée de la Réforme protestante : la sécularisation de l'Ordre des chevaliers Teutoniques avec Albert de Hohenzollern puis la transformation de la Prusse en État laïque, la réduction progressive des possessions de l'Ordre et son déclin inévitable comme grande puissance du nord de l'Europe centrale. Cet effacement aurait pu être complet, mais il y eut volonté de survivance, et Napoléon ne parvint pas à mettre fin à l'existence de l'Ordre, lui qui avait eu raison du Saint Empire romain germanique.

Les auteurs montrent que les tentatives de récupération par Hitler, l'Ordre noir, et l'Empire SS de Himmler, d'une mythologie liée à l'Ordre teutonique ne furent que des emprunts de surface, et que de nombreux membres de l'Ordre refusèrent de tomber dans ce piège grossier.

Danielle Buschinger et Mathieu Olivier complètent utilement leur étude par une étude des travaux historiques faits au cours des siècles sur cette institution, certains tendancieux, empreints de nostalgie pour la grandeur passée de l'Ordre et idéologiquement orientés, d'autres, de plus en plus nombreux, impartiaux et d'une totale rigueur historique et ils ne négligent pas non plus la vision laissée par la littérature (renvoi inevitable au roman de Sienkiewicz, mais pas seulement) et le cinéma (films d'Eisenstein et d'Aleksander Ford).

De quoi satisfaire notre curiosité. Avouons toutefois que nous ne dédaignons pas de compléter ces lectures par celle des ouvrages de K. Toomaspoeg, de Sylvain Gougenheim, de Laurent Dailliez et d'H. Bogdan, même si ces deux derniers sont un peu sommaires.

François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          193
coco4649   11 avril 2021
Poésie d'amour du Moyen Age allemand de Danielle Buschinger
12.VI







Extrait 2



Las !

Que de baisers elle me donna

dans mon sommeil !

Ses larmes ruisselaient

le long de ses joues.

Mais moi je la consolai

si bien qu’elle cessa de pleurer

et m’enlaça étroitement –

et vint l’aube.



« Las !

combien de fois

il s’est repu de ma vue.

Lorsqu’il m’eut découverte,

il voulut sans vêtement

voir mes bras nus.

C’est grande merveille

qu’il ne s’en soit jamais lassé –

et vint l’aube. »
Commenter  J’apprécie          40
coco4649   11 avril 2021
Poésie d'amour du Moyen Age allemand de Danielle Buschinger
12.VI







Extrait 1



Las !

ne verrai-je plus jamais

dans la nuit l’éclat

plus blanc que neige

de son corps si bien fait.

Mes yeux abusés

croyaient que c’était la lueur de la lune –

et vint l’aube.



« Las !

ne passera-t-il jamais plus ici

la matinée ?

Puisse la nuit s’écouler pour nous

sans que nous ayons à nous lamenter :

« Las ! il fait jour à présent »

C’est ce qu’il s’écria plaintivement

la dernière fois qu’à mes côtés il reposa –

et vint l’aube. »

Commenter  J’apprécie          11
Xian_Moriarty   20 février 2014
La Chanson des Nibelungen : La plainte de Danielle Buschinger
Quand on demanda à la charmante jeune fille si elle consentait à prendre le guerrier pour époux, cela lui fut quelque peu désagréable, bien qu'elle fût décidée à épouser le jeune homme à la belle prestance.
Commenter  J’apprécie          20
coco4649   15 septembre 2019
Poésie d'amour du Moyen Age allemand de Danielle Buschinger
16.XVI





Extrait 2



Là où une noble dame, belle et sans reproche,

bien vêtue et bien coiffée,

va trouver, pour se distraire, une nombreuse assemblée,

l’âme fière et joyeuse, comme il sied à une courtoise dame, accompagnée,

jetant de temps à autre un bref regard autour d’elle,

pareille au soleil éclipsant les étoiles –

Mai a beau nous apporter toutes ses merveilles,

qu’y a-t-il parmi elles d’aussi délicieux

que sa gracieuse beauté ?

Nous oublions les fleurs

et contemplons avec émerveillement la dame de haute valeur.





//Walther von Der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230)



//Traduit du moyen-haut allemand par

Danielle Buschinger, Marie-Renée Diot et Wolfgang Spiewok
Commenter  J’apprécie          00
coco4649   15 septembre 2019
Poésie d'amour du Moyen Age allemand de Danielle Buschinger
16.XVI





Extrait 3



Eh bien ! voulez-vous voir où est le vrai :

allons à la fête de mai !

Il est venu maintenant dans toute sa splendeur.

Regardez -le et regardez de belles dames,

et dites lequel des deux l’emportes sur l’autre

et si c’est moi qui ai pris la meilleure décision.

Hélas ! si on me donnait à choisir

et qu’il me faille renoncer à l’un des deux pour l’autre,

comme j’aurai vite fait de me décider :

Messire Mai, j’aimerai mieux que vous fussiez Mars,

plutôt que de perdre ma dame.



//Walther von Der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230)



//Traduit du moyen-haut allemand par

Danielle Buschinger, Marie-Renée Diot et Wolfgang Spiewok
Commenter  J’apprécie          00
coco4649   15 septembre 2019
Poésie d'amour du Moyen Age allemand de Danielle Buschinger
16.XVI





Extrait 1



Quand les fleurs percent le gazon

comme si elles riaient aux rayons changeants du soleil,

à l’aube d’un matin de mai,

quand les petits oiseaux chantent si joliment

le plus bel air qu’ils savent,

quel ravissement peut se comparer à celui-là ?

N’est-ce pas déjà à moitié le paradis ?

S’il faut dire ce qu’on peut lui comparer,

je vous dirai ce qui souvent

a bien plus ravi mes yeux

et les ravirait encore si je pouvais le voir.





//Walther von Der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230)



//Traduit du moyen-haut allemand par

Danielle Buschinger, Marie-Renée Diot et Wolfgang Spiewok
Commenter  J’apprécie          00
Xian_Moriarty   20 février 2014
La Chanson des Nibelungen : La plainte de Danielle Buschinger
Hagen de Tronege dit alors :"Nobles et valeureux chevaliers, que celui qui souffre de la soif boive ici de ce sang. Dans une telle chaleur, le sang est meilleur que le vin. Pour le moment, il ne peut vraiment rien y avoir de meilleur."

L'un des guerriers s'approcha d'un mort. Il s'agenouilla au-dessus de ses blessures, délaça son heaume et commença à boire le sang qui coulait. Quoiqu'il ne fût pas habitué à ce breuvage, il le trouva fort bon.
Commenter  J’apprécie          00
Xian_Moriarty   20 janvier 2014
La Chanson des Nibelungen : La plainte de Danielle Buschinger
Bien des mains furent ensanglantées ce jour-là dans la bataille.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Quiz sur des classiques connus

Victor Hugo:

Atlantide
Notre-Dame de Paris
La mer rouge

20 questions
9746 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur

.. ..