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Note moyenne 3.33 /5 (sur 112 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1971
Biographie :

Emmanuel Régniez est un écrivain de langue française.

Il est libraire du "Le Cent Livres" à Mons.

"Notre Château" (Le Tripode, 2016) est son premier roman. Il est aussi l'auteur de "L'Abc du gothique" (2012) aux éditions Le Quartanier.

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Vidéo de

Chronique de Notre Château d'Emmanuel Regniez + Chris Marker, le livre impossible de Maroussia Vossen. Editions le Tripode. Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ et Libfly ici : http://libfly.com et La Voie des Indés ici : http://www.libfly.com/billet-4007-1064.html


Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Zakuro   28 octobre 2019
Madame Jules de Emmanuel Régniez
C'est ça, l'amour, le grand amour, pouvoir chaque soir, se coucher, coucher, avec celui que l'on aime, dormir avec celui que l'on aime dans un lit plein d'odeurs légères, un divan profond comme une tombe. Se coucher avec celui que l'on aime dans un grand lit blanc, grée de dentelles.
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hcdahlem   08 juin 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Une maison qui contient beaucoup de livres est une maison ouverte au monde, est une maison qui laisse entrer le monde. Chaque livre qui entre est un fragment du monde extérieur et, tel un puzzle, quand nous posons ensuite le livre dans les rayons de Notre Bibliothèque, nous recomposons le monde, un monde à notre image, à notre pensée. (p. 39)
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Charybde2   07 février 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Je vais en ville le jeudi et uniquement le jeudi. Principalement pour aller chercher des livres. Des livres pour moi. Des livres pour ma sœur, Véra. Le mercredi soir, elle me prépare une liste de quatre ou cinq livres qu’elle désire, me dit-elle, ardemment lire. J’aime bien quand elle insiste sur le ardemment. « Voilà la liste des livres que je désire ardemment lire. » Et le libraire, un homme passionné, et sans doute passionnant si je prenais le temps de parler un peu avec lui, a toujours les livres que ma sœur désire ardemment lire. Pour moi, peu importe si les livres sont là ou non. Je suis patient. Même si je n’ai jamais eu besoin de commander un seul livre. Le libraire a toujours les livres que je désire lire. Mais s’il ne les avait pas, je pourrais les commander. Je suis patient. Je commanderais. Cela ne me dérangerait pas d’attendre une semaine avant d’avoir les livres que je veux lire. Sans doute, au contraire de ma sœur, je ne désire jamais ardemment lire tel ou tel livre. Ma sœur et moi n’avons pas les mêmes ardeurs. Ma sœur et moi ne plaçons pas nos ardeurs au même endroit. Ma sœur tient beaucoup à avoir les livres qu’elle désire ardemment lire le jeudi en fin de journée. Pas la semaine suivante. Ce sera trop tard. Je ne commande jamais de livres pour ma sœur. Elle n’aura plus envie de les lire la semaine suivante. Mais comme je l’ai déjà dit, le libraire, homme passionné, a toujours les livres que ma sœur désire ardemment lire. Et il a toujours ceux que je désire lire.
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Charybde2   07 février 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Je vais tout de suite dire quelque chose : ma sœur ne prend jamais le bus, ma sœur ne va jamais en ville. Elle déteste aller en ville. Elle déteste la ville. Elle déteste le bus et elle me dit chaque jeudi matin quand je pars pour la ville et que je vais prendre le bus : « Mais comment fais-tu pour prendre le bus ? Appelle un taxi. » Chaque jeudi matin, quand je quitte la maison pour me rendre en ville, ma sœur me rappelle son horreur du bus. Ma sœur me rappelle qu’elle n’a jamais pris le bus, qu’elle ne prendra jamais le bus. Ma sœur me rappelle qu’elle déteste le bus. Je sais pourquoi elle ne prend jamais le bus. Je sais pourquoi elle déteste le bus. Je sais aussi pourquoi elle ne comprend pas que moi je prenne le bus. J’y reviendrai.
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Alice_   25 juin 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Notre objectif à Véra et à moi n'a jamais été la recherche d'un temps perdu, mais plutôt la perte d'un temps trouvé.
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ArlieRose   04 décembre 2019
Notre château de Emmanuel Régniez
C'est un art que celui de ranger une bibliothèque.
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flob4   23 février 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Une maison qui contient beaucoup de livres est une maison ouverte au monde, est une maison qui laisse entrer le monde. Chaque livre qui entre est un fragment du monde extérieur et, tel un puzzle, quand nous posons ensuite le livre dans les rayons de Notre Bibliothèque, nous recomposons le monde, un monde à notre image, à notre pensée
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nilebeh   16 mai 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
P36 : « Mon père ne me parlait jamais de son livre préféré, Hamlet. Il m'avait dit une fois que lire un texte comme Hamlet cela ne veut rien dire. On lit un tel texte à travers une théorie. Et surtout quand il s'agit d'une texte comme Hamlet. Il m'a dit qu'il ne lisait rien à propos d'Hamlet. Il m'a dit qu'il ne lisait Hamlet que dans une seule traduction, qui est la seule théorie qu'il peut accepter. Il m'a dit que si un jour je lisais Hamlet il n'en parlerait pas avec moi. Il n'en parlerait avec personne. C'était son livre, à lui , rien qu'à lui. Et il était le seul interlocuteur de ses lectures. »

« Chaque année je relis les livres préférés de mes parents. […] J'ai l'impression qu'en lisant ces livres, les livres préférés de mes parents, je les sors de l'oubli, je les fais revivre, je les fais revenir parmi nous, le temps de la lecture. »



P 73 « Quand je sors le jeudi, quand je vais en ville, je regarde, je capte, je saisis ce monde qui bouge autour de moi. Je regarde ces bouts de vie qui évoluent autour de moi. Un moment, je notais ce que je voyais. Un moment, je notais ces bouts de vie. J'avais pensé en faire un livre, un roman, qui aurait été composé de ces fragments de vie vus le jeudi. Des vies vues. Des vies imaginées. Des vies fantasmées. Quelque chose qui aurait été au-dessus du bruit du monde, mais qui aurait été aussi le monde. Pas le bruit du monde, mais son murmure. Le doux murmure de la vie et de la mort. J'ai pris des notes, j'ai des carnets remplis. Mais à quoi bon ? Je n'ai pas écrit ce livre. »
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Charybde2   07 février 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
Cela fait vingt ans que ma sœur et moi habitons cette grande, si grande, et belle, si belle maison. Si grande et si belle que nous l’appelons Notre Château.

Nous en avons hérité à la mort de nos parents. Mon père en avait hérité de son meilleur ami. Celui-ci a tout légué à mon père. Il n’avait pas de famille et considérait mon père comme sa seule famille.

Il a donc donné à mon père cette grande, si grande, et belle, si belle maison. Si grande et si belle que nous l’appelons Notre Château.

Il y avait cependant une condition dans le testament : mon père ne devait pas habiter la maison, il ne devait pas la mettre en location, il ne devait pas la vendre.

Elle était à lui cette grande, si grande, et belle, si belle maison, mais il ne pouvait en profiter, ou pour le dire autrement, je crois que c’est le terme juridique approprié, il ne pouvait en jouir.

Ma sœur n’aime pas quand je dis que notre père n’a pas joui de cette grande, si grande, et belle, si belle maison.

Cette grande, si grande, et belle, si belle maison nous est revenue à la mort de nos parents. Il n’y avait pas de clause dans le testament. Il n’y avait pas de testament. Et nous pouvons ma sœur et moi habiter dans cette grande, si grande, et belle, si belle maison. Nous pouvons en jouir. Ma sœur n’aime pas quand je dis que nous pouvons jouir de cette maison.

Mais oui, nous jouissons de cette grande, si grande, et belle, si belle maison. Si grande et si belle que nous l’appelons Notre Château.
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Lencreuse   09 août 2016
Notre château de Emmanuel Régniez
On peut penser que je suis déconnecté du monde. Mais ce n'est pas le cas. Je suis attentif au monde qui m'entoure. Je ne m'intéresse pas à l'actualité, je n'aime pas le bruit du monde. Oui, je ne peux porter ce bruit, ce monde, il me semble tellement lourd, tellement pesant. Mais je crois que je suis sensible au monde, j'y prête attention. Quand je sors le jeudi, quand je vais en ville, je regarde, je capte, je saisis ce monde qui bouge autour de moi. Je regarde ces bouts de vie qui évoluent autour de moi. Un moment, je notais ce que je voyais. Un moment, je notais ces bouts de vie. J'avais pensé en faire un livre, un roman, qui aurait été composé de ces fragments de vie vus le jeudi. Des vies vues. Des vies imaginées. Des vies fantasmées. Quelque chose qui aurait été au-dessus du monde, mais qui aurait été aussi le monde. Pas le bruit du monde, mais son murmure. Le doux murmure de la vie et de la mort.
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