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4.44/5 (sur 1553 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 04/02/1925
Biographie :

Ginette Kolinka, née Cherkask, est une survivante du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz et passeuse de mémoire de la Shoah. Elle a vécu sa petite enfance dans le 4ème arrondissement puis à Aubervilliers. Elle est la sixième d’une famille de sept enfants et a eu une enfance très protégée. Son père, Léon, avait un atelier de confection.
En 1942 toute la famille s’installe en Avignon. Ils travaillent tous sur les marchés. Le 13 mars 1944, la Gestapo et la Milice viennent arrêter les hommes de la famille, son père, son frère de 12 ans et son neveu de 14 ans sur dénonciation. Devant les remarques de Ginette, ils l’embarquent aussi. Ils sont internés au camp de Drancy. Le 13 avril 1944, ils sont déportés par le convoi 71 en wagons à bestiaux depuis la gare de Bobigny jusqu’à Auschwitz II-Birkenau. Son père et son frère rejoignent les camions et sont gazés à l’arrivée. Ginette entre dans le camp des femmes, est tatouée, matricule 78 599. En avril 1945, devant l’approche des armées alliées, elle est transférée pendant 8 jours, par un « train de la mort » jusqu’au camp de Theresienstadt. Ginette est atteinte du typhus. A son retour en juin 1945, elle retrouve sa mère et 4 sœurs. Ginette essaie de reprendre vie pendant deux ans et ne parle à personne de sa déportation.

Ginette se marie en 1951, a un fils, Richard Kolinka, devenu le batteur du groupe de musique Téléphone. Elle a repris son travail sur les marchés.
Aujourd’hui, elle témoigne fréquemment auprès des jeunes. Elle accompagne de nombreux voyages à Auschwitz et publie avec Marion Ruggieri Retour à Birkenau en 2019.

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Source : http://www.cercleshoah.org
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Ginette Kolinka : « Je déteste la bande dessinée ! (Je rigole) » [VIDEO]


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«  Birkenau, maintenant, c’est un décor .
Quelqu’un qui n’en connaît pas l’histoire peut ne rien voir.
D’ailleurs quand j’y retourne , je dis toujours aux élèves : «  Surtout, fermez les yeux, ne regardez pas! . »
Et je leur répète : «  Sous chacun de vos pas, il y a un mort ... »
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Pendant cinquante ans, je me suis tue.
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L'autre jour, j'ai dit à des élèves de troisième : « Tous ceux qui ont moins de 15 ans, levez-vous ! ». Les trois quarts se sont levés. Je leur ai lancé : « Vous êtes morts. » Au camp, on tuait les moins de 15 ans. Ça a fait un froid.
(p.27)
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La dernière fois que je suis retournée à Birkenau, c’était au printemps. Les champs se couvraient de fleurs, l’herbe était verte, le ciel limpide, on pouvait entendre les oiseaux chanter. C’était beau.
Comment puis-je employer un mot pareil ? Et pourtant, je l’ai dit ce mot, je l’ai pensé : « C’est beau. »
Au loin, j’ai vu cette silhouette qui remontait le long de la prairie. D’abord, je n’y ai pas cru, je me suis dit « ce n’est pas possible », mais c’était bien ça : une joggeuse. Elle faisait son footing, ici. Sur cette terre grasse et méconnaissable, qui avait vu tant de morts, dans cet air qui sentait le petit matin frais, la rosée. Elle courait, tranquillement. J’en ai eu le souffle coupé. J’ai eu envie de hurler, de lui crier : « Es-tu folle ? »
L’étais-je, moi ?
Il ne faut pas retourner à Birkenau au printemps. Quand les enfants jouent sur leur toboggan dans les jardins des petites maisons longeant l’ancienne voie ferrée qui menait au camp et à son funeste arrêt, la Judenrampe.

(Incipit)
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Jusqu'ici, nous étions encore des êtres humains.
Nous ne sommes plus rien.
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On nous conduisait au travail : si on me donnait une pioche, je piochais. Une pelle, je déblayais. Un trag, je portais... C'était ça. C'était tout. Je ne pensais à rien d'autre. Pas même à vivre ou à mourir.
Le cerveau s'éteint.
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Je rêvais d'une autre terre
Qui resterait un mystère
Une terre moins terre à terre
Oui, je voulais tout foutre en l'air

Je marchais les yeux fermés
Je ne voyais plus mes pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité, ma réalité

Oui, je rêvais de notre monde
Et la terre est bien ronde
Et la lune est si blonde
Ce soir dansent les ombres du monde
A la rêver immobile
Elle m'a trouvé bien futile

Mais quand bouger l'a fait tourner
Ma réalité m'a pardonné
M'a pardonné
Ma réalité m'a pardonné

Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde

Dansent, dansent, dansent, dansent, dansent
Dansent, dansent, dansent, dansent, dansent
Dansent, dansent, dansent les ombres du monde
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Et puis, à chaque fois que je témoigne, je suis faite citoyenne d’honneur. Les maires, ils ne sont pas chiens, pour ça ! Toutes ces médailles, je ne sais plus où les poser. Je les garde car c’est offert avec plaisir même si ça n’est pas mérité. Autrefois, la Légion d’honneur, c’était pour les héros. Qu’est-ce que je suis, moi ? Un zéro. Mais les témoins se font rares.
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Aller dans les collèges, les lycées, ça c'est très agréable. Changer d'horizon, tous les jours, être avec des jeunes. En riant, je dis que ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale. J'espère que, plus tard, ils se souviendront. J'espère qu'ils ne croiseront pas quelqu'un qui aura des mots plus convaincants et qui leur fera oublier les miens.
(p.26)
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L'autre jour, dans la rue, je croise une mère avec son bébé dans un landau. Une petite fille. Je la regarde, elle me fait un beau sourire. Elle doit avoir à peine un an. Richard était comme ça, aussi, on le regardait, il souriait. J'ai pensé : quand ils rentraient dans les chambres à gaz, les bébés, ils leur souriaient peut-être. Et ça ne les faisait pas fondre.
(p.25)
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