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3.93/5 (sur 144 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Huntington, Virginie-Occidentale
Biographie :

Né à Huntington, West Virginia.

Professeur de lettres, Glenn Taylor enseigne à l'Université de Virginie Occidentale au sein du département d'anglais.

Il vit aujourd'hui à Morgantown, West Virginia, près de Chicago, avec sa femme et ses trois fils.

La Ballade de Gueule-Tranchée (The Ballad of Trenchmouth Taggart), son premier roman, a été finaliste pour National Book Critics Circle Award 2009.

Source : éditeur
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Gueule-Tranchée regarda deux fois en frissonnant « La Révélation », un film qu'on projetait au cinéma de l'Hippodrome. Sur l'écran, alors que l'orchestre rugissait, le valeureux bandit Ice Harding dressait un cheval sauvage et l'appelait King. Ensemble, ils attaquaient les diligences. Enfin, le bandit quittait la ville à cheval. Pour un garçon de seize ans, il n'y avait rien de plus beau qu'un bandit s'en allant vers l'horizon, libre.
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Le Daily Mail annonça le nom du lauréat du prix Nobel de chimie, un Allemand qui avait inventé un gaz mortel, une saleté asphyxiante jaune-vert. Apparemment, l'éthique comptait désormais pour du beurre. Seul importait le pouvoir d'une invention. Et face à ce pouvoir, d'honnêtes ouvriers se trouvaient capables de faire appel à leurs instincts les plus bas.
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Gueule-tranchée découvrit ainsi la religion dans les parties infernales de cette femme, et pour cette femme, épuisée et indiciblement choquée, un prêcheur venait de trouver sa vocation.
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« A dire vrai, Monsieur Mitchell, je pourrais sans doute planter ma tente un moment à New-York. Histoire de tenter ma chance. Mais au bout d’un certain temps, je crois que je deviendrais cinglé à cause d’une découverte dont personne dans cette salle ne veut parler.
- Une découverte ? Que voulez-vous dire » Mitchell eut un rire nerveux.
« Et bien, je crois qu’en réfléchissant un peu vous allez me comprendre. Tous ces textes que vous et moi écrivons pour des gens et les lieux où ils vivent. Pour autant que je sache, nous essayons de les rendre aussi réels qu’on peut le faire avec de l’encre sur du papier. Vous me suivez ?
- je crois que oui. »
… « Mais tous les récits vraiment réels perdent un peu de leur vérité. Ensuite, des gens importants les trouvent formidables et leur donnent une récompense. Ils écrivent des articles sur votre article, lequel perd encore un peu plus de sa vérité initiale. Vous comprenez ?
- Oui très bien ». C’était la meilleure et la pire des conversations à laquelle Mitchell eût jamais participé lors d’une réception.
« Donc, poursuivit A.C., à un moment vous envoyez tout balader et vous mettez votre machine à écrire au clou. Je ne dis pas que j’en suis là, mais si je m’installe à New York, je suis sûr de m’approcher à toute vitesse de cette catastrophe. »
… Alors il se pencha sur Mitchell et lui murmura à l’oreille : « Toute cette agitation autour de nous n’a rien de réel. Et dans la mesure où nous essayons de trouver la réalité pour la coucher sur le papier, nous allons droit à l’échec. Il n’y a pas de réalité quand on parle d’écriture. » Il se redressa et sourit à l’autre écrivain, qui semblait plongé dans une grande confusion.
… « Pourtant, c’est vous qui y parvenez le mieux, je crois. »
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Johnnie Jonhston était installé dans le train de sept heures trente à destination de l'Ouest. Et de Chicago. Il n'aurait jamais pu deviner que Chicky d'Or l'homme à l'harmonica serait assis à côté de lui, le souffle court parce qu'il avait failli tuer un homme, l'haleine empestant le tord-boyaux, essayant une fois encore d'oublier tout ce qu'il n'avait jamais appris.
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Le lendemain matin, A.C. retrouva l'équipe de campagne devant la mine numéro 3. Il prit des notes sur la manière dont le sénateur interrogeait les mineurs, leur posait de vraies questions sur leur équipement ou leurs horaires. Kennedy parla peu de lui ou de l'élection. Un mineur, un vieux type râblé avec un petit cigare du Kentucky planté entre les mâchoires, dit : "Sénateur, ce que je veux savoir c'est... Est-ce que c'est vrai que vous êtes fils de millionnaire et que vous avez jamais trimé une seule journée de votre vie?
- Eh bien, je suppose que c'est la vérité."
Le mineur asséna une grande claque dans le dos de Kennedy et sourit. "Eh bien moi ça me va, dit-il. Je vais vous confier quelque chose : vous avez rien loupé d'important!"
Tous ceux qui entendirent cette blague éclatèrent de rire. Kennedy fut celui qui rit le plus fort. Il était presque plié en deux.
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Il entra dans une allée sous le panneau indiquant "balais, serpillières, liquide vaisselle, lessive, cire d'ameublement". Impossible de trouver de l'Ajax. Il y avait du Mr propre,. Du Windex pour les verres. Pine Sol. Pledge. Goo gone. C'était le langage qu'il entendait depuis dix ans à la télévision, et qu'il n'avait jamais compris. Debout dans l'allée, il découvrit soudain que tout autour de lui, ces gens qui poussaient leur chariot sans jamais échanger un seul bonjour comprenaient ce charabia. Tous parlaient le langage de la publicité (...)
Ace se rappela alors que les habitants de la Virginie-Occidentale avaient élu Kennedy président en 1960. Il se rappela que, comme il l'avait promis, Kennedy avait fait quelque chose pour changer leur vie, et du même coup, les changer. Aujourd'hui, ils étaient devenus exactement comme les autres.
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Le 3 décembre 2010, le vieux se cousit les lèvres avec du fil de pêche. Les douleurs et les palpitations étaient de retour. Ce jour-là, qui était aussi celui de son cent huitième anniversaire, le magazine Time envoya un journaliste chez lui à Warm Hollow, en Virginie-Occidentale. A cause de la réputation du vieux, et à cause de Pearl Thackery. Pearl Thackery avait été le doyen des citoyens de la Virginie-Occidentale et il était mort la semaine précédente, laissant le vieux, cet ancien inventeur, charmeur de serpents, cunnilinguiste, tireur d'élite, homme des bois, harmoniciste et journaliste, devenir le plus vieil Homo Sapiens vivant de tout l'Etat.
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En descendant les marches du parvis, il s’arrêta. Il se retourna pour regarder le clocher. Il était grand et mince, il crevait le ciel comme un couteau, en attendant que quelque chose en tombe.
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Une ballade à travers les USA à la fois dans l’espace et dans le temps, aux côtés de ce personnage aussi repoussant qu’attachant.
Certaines descriptions sont parfois trop crues, des longueurs et des périodes de flottements dans la seconde partie du roman alourdissent la lecture.

Pas mal pour un premier roman mais rien de transcendantal !
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