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Note moyenne 4.24 /5 (sur 130 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Duras , le 20/05/1907
Mort(e) à : Garches , le 08/04/1990
Biographie :

Jean Orieux est un romancier et biographe français.

Professeur de lettres à Bourges et à Beauvais jusqu’en 1937, puis inspecteur de l’enseignement, Jean Orieux reçoit en 1946 le Grand Prix du roman de l'Académie française pour son roman Fontagre écrit en 1941. S’ensuivra une trilogie du même nom.

L’Aigle de fer, les Ciseaux d'argent et le Lit des autres forment la trilogie de Langeval (1964).

Outre son œuvre romanesque, Orieux s’est également attaché à de nombreuses biographies : celle de Bussy-Rabutin en 1957, de Voltaire en 1966, de Talleyrand, La Fontaine et Catherine de Médicis.

Il reçoit en 1998 le Grand prix de littérature Paul-Morand.

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Bibliographie de Jean Orieux   (20)Voir plus

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Video et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo

Pour ou contre La fontaine
Débat a propos du personnage de LA FONTAINE et de son oeuvre littéraire, de la morale de ses Fablesmené par Bernard PIVOT. Frédéric GRENDEL développe les griefs qu'il nourrit à l'encontre de La fontaine Jean- Jacques BROCHIER explique ce qui lui déplaît dans Les Fables et la morale de LA FONTAINE. Interview de Jean ORIEUX auteur de "LA FONTAINE ou la vie est un conte" , la vie et le...
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
enjie77   04 mai 2021
Talleyrand ou le Sphinx incompris de Jean Orieux
Cependant, à seize ans, quand on est seul devant une conspiration aussi générale, on faiblit. C'est ce qui arriva : il est plutôt de la nature du roseau que de celle du chêne. "Après un an de séjour à Reims, voyant que je ne pouvais éviter ma destinée, mon esprit fatigué se résigna. Je me laissai conduire au séminaire". Comme à l'abattoir.



page 92



En l'étouffant sous une soutane, on avait fait de lui un apprenti révolutionnaire!



Page 94
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enjie77   02 mai 2021
Talleyrand ou le Sphinx incompris de Jean Orieux
On voyait régulièrement, dans les salons de la rue Saint-Florentin, l'ancien précepteur en habit de soie avec ses souliers à boucles et ses boutons de strass, l'almanach de la cour sous le bras. Ses mollets maigres dans ses bas noirs, agitant une tabatière grosse somme un sucrier et un immense mouchoir à carreaux dans lequel il éternuait son savoir aussi léger que la poudre de sa perruque.



(Langlois fut un des précepteurs de Talleyrand qui ne lui enseigna que des balivernes) - page 84
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Jcequejelis   29 juin 2013
Voltaire, ou, La royauté de l'esprit de Jean Orieux
En juin 1778, quelques jours après la mort de son oncle (Voltaire), Mme Denis fit visite à Mme du Deffand... (qui) nota les paroles de l'héritière au sujet des livres et des papiers de Voltaire : "C'est en effet bien précieux, disait Mme Denis. Je vendrais tout mais je suis résolue à ne pas m'en défaire." C'est la première chose qu'elle vendit ! Il est vrai que l'acquéreur s'appelait Catherine II, impératrice de toutes les Russies. La bibliothèques de Ferney n'était pas très considérable, de 6 000 à 7 000 volumes, mais tous annotés, truffés de corrections, de réflexions les plus vives. Ce n'étaient pas des ouvrages de bibliophiles mais des instruments de travail et traités comme tels. Fort curieux à étudier, non pour eux-mêmes, mais pour celui qui les avait utilisés ; déchiquetés, refondus, Voltaire avait fait de ses livres des sortes de "digest". Il lisait avec des ciseaux et de la colle et réduisait un volume énorme à quinze, ou vingt ou cinquante pages essentielles qu'il faisait relier. Rabelais était ramené au dixième de son volume. La bibliothèque était une sorte de "Temple du Goût". Il griffonnait dans les marges et les interlignes ; parfois, il intercalait des feuillets avec du pain à cacheter.



880 - [Le Livre de poche n° 5377, p. 916]
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rasibus   20 février 2016
Talleyrand ou le Sphinx incompris de Jean Orieux
M. de Chateaubriand devient sourd, dit la rumeur.

" C'est qu'il n'entend plus parler de lui !" réplique

Talleyrand.
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qmike549   16 décembre 2020
La fontaine de Jean Orieux
La Cigale, ayant chanté tout l'été

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue

Pas un seul petit morceau

De mouche ou de vermisseau.



Elle alla crier famine

Chez la Fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelque grain pour subsister

Jusqu’à la saison nouvelle

« Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l’août, foi d’animal,

Intérêt et principal. »



La Fourmi n’est pas prêteuse

C’est là son moindre défaut.

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

– Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.



– Vous chantiez ? j’en suis fort aise

Eh bien ! dansez maintenant.
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qmike549   15 décembre 2020
La fontaine de Jean Orieux
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.

Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point

Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Etes-vous sage ?

Repartit l'animal léger.

Ma commère, il vous faut purger

Avec quatre grains d'ellébore.

- Sage ou non, je parie encore.

Ainsi fut fait : et de tous deux

On mit près du but les enjeux :

Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,

Ni de quel juge l'on convint.

Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ;

J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint

Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes,

Et leur fait arpenter les landes.

Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,

Pour dormir, et pour écouter

D'où vient le vent, il laisse la Tortue

Aller son train de Sénateur.

Elle part, elle s'évertue ;

Elle se hâte avec lenteur.

Lui cependant méprise une telle victoire,

Tient la gageure à peu de gloire,

Croit qu'il y va de son honneur

De partir tard. Il broute, il se repose,

Il s'amuse à toute autre chose

Qu'à la gageure. A la fin quand il vit

Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,

Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit

Furent vains : la Tortue arriva la première.

Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?

De quoi vous sert votre vitesse ?

Moi, l'emporter ! et que serait-ce

Si vous portiez une maison ?
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Jean Orieux
Noisette27500   22 février 2014
Jean Orieux
une merveilleuse biographie de"Voltaire ou la royauté de l'esprit". Comme le disait avec juste raison Monsieur ORIEUX""six années passées dans la meilleure compagnie qui ait peut être jamais existé", dit il dans le résumé de couverture à propos de cette biographie de Voltaire.
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Woland   17 juillet 2009
Catherine de Médicis, ou, La reine noire (Tome 1) de Jean Orieux
... De sa retraite, Diane écrivit toutefois à la reine. Ce n'était plus l'altière et l'insolente rivale, c'était une humble sujette demandant pardon de ses offenses passées. Elle connaissait à merveille la dure loi du pouvoir, elle l'avait appliquée sans pitié, aux autres et à Catherine d'abord. Cette loi, la voici : le plus puissant se doit d'écraser le plus faible. Le moment était venu de s'y soumettre à son tour. Elle s'y soumit. Elle pouvait s'attendre à tout, même à perdre la vie. A la place de Catherine, elle se serait vengée à mort. Elle prit soin de joindre à sa lettre la cassette contenant les bijoux de la couronne qu'elle détenait indûment. Cela donnerait du poids à sa contrition.



Catherine n'appartenait pas à la même espèce et elle le montra. Elle laissa à Diane sa vie et ses biens, sauf un, Chenonceaux, parce qu'il était du domaine royal et inaliénable. Elle reprit donc Chenonceaux mais, en échange, elle eut un geste, elle lui offrit Chaumont, avec ce commentaire : "Elle faisait les délices de mon cher mari," dit-elle, "J'ai honte de lui reprendre Chenonceaux, je lui donne Chaumont." C'est une perfidie mais elle est royale. Le caractère de Catherine s'y révèle. Contrairement à l'histoire romantique et romancée qui a recréé son personnage mélodramatique, elle n'a que très rarement voulu se venger et anéantir ses ennemis. Quand ils étaient trop forts, elle s'inclinait et les amadouait. Quand elle les avait abattus, elle essayait de se les concilier en ménageant l'avenir. Avec Diane, totalement neutralisée par la disparition du roi, elle joua la clémence d'Auguste. La haine ne fait pas partie de son arsenal, elle est trop intelligente et calculatrice pour ignorer que la haine est mauvaise conseillère dans l'art d'exercer le pouvoir politique, le plus incertain, le plus fluctuant qui soit. L'ennemi d'aujourd'hui sera peut-être l'indispensable allié de demain. La fille des banquiers n'aimait pas jouer perdante ; or, la haine est un mauvais numéro. ...
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bohanon   19 juin 2013
L'aigle de fer de Jean Orieux
Elle avait jugé mon père aussi mais elle le laissait parler;Lui avait la sagesse de paraitre autoritaire devant le monde mais docile et meme veule,dans le privé.Grace a quoi notre maison évita la ruine en 1920 et put attendre l'ascension de Hitler et la mienne.

Puis,tout s'écroula pour toujours.
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ileana   16 décembre 2020
Talleyrand ou le Sphinx incompris de Jean Orieux
[portrait physique de Talleyrand] La marche lui était pénible mais moins pénible que le sentiment qu’il avait qu’elle paraissait disgracieuse ; avec une force de volonté entretenue dès l’enfance, il se tenait guindé pour n’être pas tordu. Plutôt que de boiter en clopinant [ ], il avait réussi à mettre au point, par un effort douloureux et constant, une sorte de démarche ondulante qui le faisait non pas marcher, mais glisser sur les parquets, par un mouvement savant et étrange, qui n’était pas sans inquiéter. Beaucoup de ses contemporains déjà ‘romantiques’, se crurent, en le voyant, en présence d’un être très mystérieux, très insolite et – le mot vient tout seul – diabolique. [ p307]
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