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Note moyenne 3.86 /5 (sur 69 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Auxerre , le 16/02/1883
Mort(e) à : Auxerre , le 23/12/1967
Biographie :

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivaine française.

Elle est née dans une famille très cultivée et respectueuse de la tradition catholique. Bonne pianiste et férue de lectures, elle reste célibataire et s’éloignera très peu de sa ville natale.

Sa vie ne fut pas si lisse pour autant : un amour de jeunesse déçu (et l’attente d’un grand amour qui ne viendra jamais), la mort de son jeune frère un lendemain de Noël 1904 (d’où son pseudonyme), les crises de sa foi... tout cela sous-tend une poésie aux airs de chanson traditionnelle.

Devenue presque aveugle, elle meurt apaisée dans la nuit de Noël 1967. À sa mort, elle lègue son œuvre à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne. Cette société savante (fondée en 1847) gère et étudie son œuvre à travers de nombreuses publications.

Femme passionnée et tourmentée, elle n'est souvent connue que pour ses œuvres de "chanson traditionnelle", au détriment de ses écrits plus sombres, dont la valeur littéraire et la portée émotive sont pourtant bien plus fortes.

Citons à titre d'exemple le poème pour l'enfant mort, véritable "hurlement" (titre d'un autre de ses poèmes) d'une mère écartelée entre sa souffrance quasi animale et sa foi en Dieu, appelant à l'acceptation (Marie Noël était profondément catholique). Le déchirement entre foi et désespoir, qui culmine dans un cri blasphématoire aussitôt repenti, est ici particulièrement poignant.

Elle fut une grande amie de Léon Noël (1888-1987), homme politique français, Ambassadeur de France, Président du Conseil Constitutionnel (sans lien de parenté).
Elle a obtenu en 1962 le Grand Prix de poésie de l'Académie française. Elle est officier de la Légion d'honneur.

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Source : Wikipédia
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« Une anthologie de femmes-poètes ! - Eh oui, pourquoi pas ? […] On a dit du XIXe siècle que ce fut le siècle de la vapeur. le XXe siècle sera le siècle de la femme. - Dans les sciences, dans les arts, dans les affaires et jusque dans la politique, la femme jouera un rôle de plus en plus important. Mais c'est dans les lettres surtout, - et particulièrement dans la poésie, - qu'elle est appelée à tenir une place considérable. En nos temps d'émancipation féminine, alors que, pour conquérir sa liberté, la femme accepte résolument de travailler, - quel travail saurait mieux lui convenir que le travail littéraire ?! […] Poète par essence, elle s'exprimera aussi facilement en vers qu'en prose. Plus facilement même, car elle n'aura point à se préoccuper d'inventer des intrigues, de se créer un genre, de se faire le champion d'une idée quelconque ; - non, il lui suffira d'aimer, de souffrir, de vivre. Sa sensibilité, voilà le meilleur de son imagination. Elle chantera ses joies et ses peines, elle écoutera battre son coeur, et tout ce qu'elle sentira, elle saura le dire avec facilité qui est bien une des caractéristiques du talent féminin. […] Et puis, au moment où la femme va devenir, dans les lettres comme dans la vie sociale, la rivale de l'homme, ne convient-il pas de dresser le bilan, d'inventorier - si l'on peut dire, - son trésor poétique. Les temps sont arrivés où chacun va réclamer le bénéfice de son apport personnel. […] » (Alphonse Séché [1876-1964]) « Il n'y a pas de poésie féminine. Il y a la poésie. Certains et certaines y excellent, d'autres non. On ne peut donc parler d'un avenir spécial de telle poésie, masculine ou féminine. La poésie a toujours tout l'avenir. Il naîtra toujours de grands poètes, hommes ou femmes […]. Où ? Quand ? Cela gît sur les genoux des dieux, et nul ne peut prophétiser là-dessus. […]. » (Fernand Gregh [1873-1960]) 0:00 - Jeanne Dortzal 2:19 - Edmée Pauline Delebecque 3:30 - Harlette Hayem 5:19 - Catherine Pozzi 6:31 - Andrée Magdeleine Husson 7:39 - Cécile Sauvage 9:32 - Marie Noël 11:01 - Générique Vous aimerez peut-être : QUI NYMPHE, QUI MADONE #12 : https://youtu.be/_wcvfKF95-A QUI NYMPHE, QUI MADONE #11 : https://youtu.be/UGX87mD2NRE QUI NYMPHE, QUI MADONE #10 : https://youtu.be/gpR3cP7lxR4 QUI NYMPHE, QUI MADONE #9 : https://youtu.be/DtWZIHZU7Vo QUI NYMPHE, QUI MADONE #7 : https://youtu.be/bPexQr8zYWY QUI NYMPHE, QUI MADONE #6 : https://youtu.be/IKim_loBAbs QUI NYMPHE, QUI MADONE #5 : https://youtu.be/p1ZeL66gnaY QUI NYMPHE, QUI MADONE #4 : https://youtu.be/yos¤££¤50Harlette Hayem62¤££¤ QUI NYMPHE, QUI MADONE #3 : https://youtu.be/D_5987PxJRU QUI NYMPHE, QUI MADONE #2 : https://youtu.be/wGvAEiMIJ2k QUI NYMPHE, QUI MADONE #1 : https://youtu.be/2eLyH8-CM68 Femmes écrivains : https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8qhOvXJDXpE1fe92htazYwn Référence bibliographique : Alphonse Séché, Les muses françaises : anthologie des femmes-poètes (1200 à 1891), Paris, Louis-Michaud, 1908. Images d'illustration : Jeanne Dortzal : https://poetesses.blog4ever.com/jeanne-dortzal-presentation-et-bibliographie Edmée Pauline Delebecque : https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmée_Delebecque#/media/Fichier:Les_muses_françaises_1908_Edmée_Delebecque.jpg Harlette Hayem : https://fr.wikipedia.org/wiki/Harlette_Hayem#/media/Fichier:Les_muses_françaises_1908_Harlette_Hayem.png Catherine Pozzi : https://www.liberation.fr/culture/livres/catherine-pozzi-publier-pour-ne-pas-etre-pillee-20210906_¤££¤42Catherine Pozzi36Catherine Pozzi53Catherine Pozzi29¤££¤/ André Corthis : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fd/Les_muses_françaises_1908_André_Corthis.jpg Cécile Sauvage : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon-85000/la-roche-sur-yon-cecile-sauvage-poetesse-devoree-par-la-passion-c273ba1e-fc11-11eb-b859-ec5d9416da74 Marie Noël : https://le-verbe.com/portrait/marie-noel-poetesse-de-lamour-et-de-la-douleur/ Bande sonore originale : Arthur Vyncke - Uncertainty Uncertainty by Arthur Vyncke is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike 3.0 license. Site :

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Podcasts (1)


Citations et extraits (114) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   04 décembre 2012
Les Chansons et les heures - Le Rosaire des joies de Marie Noël
Vous qui passez par là, si vous voulez que j’ose

Vous rapporter du ciel la plus belle chanson,

Douce comme un duvet, rose comme la rose,

Gaie au soleil comme un jour de moisson,

Si vous voulez que je la trouve toute faite,

Vite aimez-moi, vous tous, aimez-moi bien

Avant que mon cœur las d’attendre un peu de fête

Ne soit un vieux cœur, un cœur bon à rien.

Aimez-moi, hâtez-vous… J’entends le temps qui passe…

Le temps passera… le temps est passé…

Bientôt fétu qui sèche et que nul ne ramasse

Mon cœur roulera par le vent poussé,

Sans voix, sans cœur, avec les feuilles dans l’espace.

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Marie Noël
Kittiwake   30 novembre 2015
Marie Noël
Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence.
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Malaura   06 décembre 2012
Les Chansons et les heures - Le Rosaire des joies de Marie Noël
J’ai vu quelqu’un passer, un fantôme, homme ou femme…

Mon cœur appelait sur la fin du jour…

Les rossignols des bois sont entrés dans mon âme.

Et j’ai su chanter des chansons d’amour.



J’ai vu quelqu’un passer, s’approcher, disparaître ;

Et les chiens plaintifs qui rôdent le soir

Ont hurlé dans mon cœur à la mort de leur maître.

J’ai su depuis chanter le désespoir.



J’ai vu les morts passer et s’en aller en terre,

Leur glas au cou, lamentable troupeau,

Et leurs yeux dans mes yeux ont fixé leur mystère.

J’ai su depuis la chanson du tombeau…



Mais si tu veux mon Dieu que pour d’autres je dise

La chanson du bonheur, la plus belle chanson,

Comment ferai-je moi qui ne l’ai pas apprise ?

Je n’en inventerai que la contrefaçon.



Donne-moi du bonheur, s’il faut que je le chante,

De quoi juste entrevoir ce que chacun en sait,

Juste de quoi rendre ma voix assez touchante,

Rien qu’un peu, presque rien, pour savoir ce que c’est.

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GeraldineB   26 février 2014
Notes intimes de Marie Noël
"Je fais le plus de choses que je peux par amour pour me reposer d'en faire tant par nécessité."
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Malaura   05 décembre 2012
Les Chansons et les heures - Le Rosaire des joies de Marie Noël
Les autres sont des gens,

Les autres sont des femmes,

Les mains pleines d’argent,

Pleine de bonheur, l’âme.



Moi, je suis dans le bois

Qui ne sait, une Source,

Je suis l’Eau que ne boit

Personne dans sa course.



Je suis l’Eau qui jaillit

De l’ombre. La tendresse

Qu’au secret des taillis

Emporte sa détresse.



L’Eau née avant le jour,

Pour qu’au sec de la terre,

À son limpide amour

Un cœur se désaltère.



L’Eau pâle qui, plus tard

Que le soir coule encore.

L’Eau de pauvre regard

Dont chaque larme implore.



Je suis l’Eau d’aujourd’hui

Et demain qui ruisselle

Pour rejoindre celui

Qui n’a pas besoin d’elle.



Je suis l’Eau qui se perd,

En vain vive, en vain pure,

En vain bonne, à travers

De trop seules verdures.



Je suis celle qui court

Pour qu’enfin son Eau meure,

La Source qui toujours

Aura soif et qui pleure.

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Christian   10 octobre 2007
Les Chansons et les heures - Le Rosaire des joies de Marie Noël
Moi, la chèvre, je suis le surplus du troupeau


Et je m'ennuie avec ces gens de tout repos


Qui font tout bonnement tous la même chose.


Je m'ennuie à mourir sur ce chemin morose.


Je n'aime pas – j'en ai le cerveau courbatu –


Marcher en foule ainsi sur un terrain battu ;


Je n'aime pas broutter l'herbe déjà tondue,


Ce petit foin sans goût, sans fleur inattendue...


Rien de nouveau, rien, rien... Tout est toujours pareil,


Pas même, pour changer, de l'ombre et du soleil,


Pas un obstacle au loin sur la campagne glabre


Qu'on devine et qui fait que d'avance on se cabre...
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cathcor   12 juin 2012
Notes intimes de Marie Noël
Celui qui n'a besoin de rien, tout lui manque. Misère de l'homme qui se suffit, de l'esprit comblé de lui-même. Toute la valeur de l'homme esr dans sa recherche, son appel, son désir.
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sabine59   26 mars 2018
Les Chansons et les heures - Le Rosaire des joies de Marie Noël
Entrez tous dans la danse,

Jours tendres, jeunes mois,

Enlacez en cadence

Vos souffles à ma voix.



Mars entre! Je t'attrape,

Espiègle ! Vert cabri

Qui de l'hiver t'échappes

Trop las d'être à l'abri.



Entrez, Avril la folle

Qui rit entre ses pleurs,

Mai dont le coeur s'envole

Dans le pollen des fleurs.
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Caligari   11 avril 2011
Notes intimes de Marie Noël
À tous ceux qui très loin sont captifs

Dans le silence ; aux âmes enchaînées

Par la longueur des muettes années

En nul ne sait quels abîmes plaintifs ;

À ceux dont l’ombre a tant de murs sur elle

Qu’ils n’ont jamais pu donner de nouvelle

De leur nuit noire aux gens qui sont dehors ;

Ceux pleins d’appels dont nulle voix ne sort,

Dont le secret cherche un mot qui l’emporte ;

Ceux dont le cœur bat sans trouver de porte,

À tous ceux-là - je ne sais pas combien -

Je viens. Je suis petit oiseau, je viens.

Je viens, je suis moucheron, un rien frêle.

Une aile. Et j’ouvre et je donne mon aile

Pour alléger leur épaule et mon chant

Pour délivrer mon âme à travers champs.

Je viens. J’ai pris dans leurs fers, à leur place,

Leur cœur en moi pour m’envoler avec.

Je suis le pleur jailli de leurs yeux secs,

Je souffre en eux, je lutte, je suis lasse,

J’ai faim. Je tremble en des rêves tout bas,

J’ai peur... Je suis ce que je ne suis pas,

Ce que je suis peut-être - jeune fille

Que le printemps entête et qui vacille

Avec ce cœur lourd de divin ennui

Qu’on ne peut pas porter seule - je suis

Celle blessée entre toutes qui pleure.

Et je serai les pauvres tout à l’heure.

Quand je suis eux je ne dors pas la nuit -

J’irai criant, pour qu’un cri nous soutienne,

Mes maux - les leurs - nos tâches, nos soucis

Avec leur bouche pauvre, pas la mienne.

Je serai vieille, veuve... morte aussi

Avec les morts. Je serai, quand la route

Fuit sous ses pieds, pâle, celui qui doute,

Tombe renversé dans le noir de Dieu

Et ne peut plus remonter au milieu

De ses dociles et douces prières.

Je serai lui - peut-être moi derrière,

Dans son abîme - Et peut-être, au bord bleu

Du Paradis, je serai sainte un peu

Pour ceux des saints emmêlés en ce monde

Les plus petits - dont la chantante foi

Veut s’envoler mais qui n’ont pas de voix.

Je viens, je suis, folle ou triste à la ronde,

Tous ceux qui sont...



Et quand je serai moi,

Moi toute seule, aride, sans génie,

Seule au lieu morne où la route est finie,

Seule au moment où le ciel obscurci

Ne s’ouvre plus ; quand, sans être entendue,

J’aurai ma voix et mes ailes perdues,

Déjà peut-être elles sont loin d’ici -

Quelqu’un viendra. Je l’attendrai dans l’ombre,

Un frère, un cœur entre les cœurs sans nombre,

Quelqu’un à moi viendra pour la Merci

Aider mon âme à se sauver aussi.



(Chant de la Merci)
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GeraldineB   25 février 2014
Notes intimes de Marie Noël
"Celui qui n'a besoin de rien, tout lui manque.

Misère de l'homme qui se suffit,de l'esprit comblé de lui-même.

Toute la valeur de l'homme est dans sa recherche, son appel, son désir."
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