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Note moyenne 2.88 /5 (sur 17 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Clermont-Ferrand , le 1/11/1924
Mort(e) à : Saint-Cloud , le 19/07/1997
Biographie :

Enfant, Maurice Roche est maladif. Son père est un modeste employé des usines Michelin. Il suit ses parents dans leurs déménagements successifs à Valence, Chalon-sur-Saône et Lyon. Plus tard, il poursuit des études de musique à Paris. Sa première intervention artistique est la création d'une partition musicale pour les 'Épiphanies' d'Henri Pichette qui sont représentées en 1947 par Gérard Philippe et Maria Casarès au théâtre des Noctambules. Lorsque paraît son premier livre aux éditions du Seuil en 1960, un essai sur Monteverdi, il est journaliste. Ce sont les années de vache maigre. Mais l'effervescence littéraire de l'époque aidant, Maurice Roche opte pour une rupture de la narration traditionnelle. En 1966, est publiée 'Compact', sa toute première fiction. Dans les ouvrages suivants, il poursuit l'examen des rapports qu'entretiennent un texte, son titre et l'image. Marginal des Lettres, Maurice Roche reste une figure de la littérature expérimentale.
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Source : EVENE
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Maurice Roche
wellibus2   20 décembre 2015
Maurice Roche
Je veux bien monter sur les barricades pour réclamer la grasse matinée, mais pas avant midi.

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Maurice Roche
wellibus2   20 décembre 2015
Maurice Roche
A force de boire, je me suis altéré
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Maurice Roche
isajulia   18 avril 2013
Maurice Roche
Jusqu'à l'âge de huit ans, je n'ai ni ri ni souri. Depuis, j'ai adopté un certain rictus.
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coco4649   01 juillet 2015
Compact de Maurice Roche
Tu perdras le sommeil au fur que tu perdras la vue.

Tandis que tu pénétreras la nuit, tu pénétreras dans

la nuit de plus en plus profonde ; ta mémoire, labile

déjà, s’amenuisant à mesure que ­ au sortir d’une

longue léthargie ­ tu prendras conscience de ton état.

(Comment désormais faire le départ du jour et de la nuit ?)

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coco4649   07 décembre 2017
Compact de Maurice Roche
Extrait 5

 

 

    Tu te pelotonneras …

                            … en chien de fusil (aux aguets ?)…









    Alors cette nuit ouverte, tu l’abandonneras pour une nuit fermée :

doucement – tu la rapprocheras de toi, tu l’attireras à toi – tu baisseras

les paupières pour la réduire à une petite nuit qui t’appartienne (où tu

te réfugieras espérant retrouver la mémoire de

    , et la trace d’un songe qui vint troubler l’ombre sans fin…). Les

yeux clos tu t’obstineras à resserrer l’obscurité ; de toutes tes forces,

ton front dans tes mains les paumes appliquées en ventouse sur tes orbites…



… provoquer une lueur entoptique, quelque déchirure : point de fuite dans

la ténèbre. Tout ton être concentré, ramassé dans ce geste, tu comprimeras

tes yeux et ainsi On se réveille –
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coco4649   07 décembre 2017
Compact de Maurice Roche
Extrait 3

 

 

        Mais tu ne dormiras pas.



        T’aidant des coudes et des avant-bras avec peine – sentiras-tu

ces craquements à tes articulations, et les entendras-tu comme aussi

les grincements du sommier ? – tu te mettras (en t’efforçant de faire

pivoter ton buste) sur ton séant ; rejetant les jambes hors des couvertures,

tu amorceras en même temps un mouvement rotatif vers la droite, au

terme de quoi tu devrais te retrouver assis sur le bord du lit. Mais malgré

tes efforts tu n’y parviendra pas.



Après une seconde tentative, puis une troisième – ayant légèrement basculé,

tu retomberas en arrière

et resteras à demi allongé, en équilibre sur les coudes, les mains crispées

sur les draps, les jambes un peu repliées, haletant…
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coco4649   07 décembre 2017
Codex de Maurice Roche
Je suis un malade …





Extrait 2



    On est perdu (au milieu) (au

    centre) de). VIDE parTOUT !



    L’angoisse permettant d’évi-

    ter le pire, je tente de me

    fabriquer (hors de moi) une

    grande machine infernale et

    co(s)mique

                mécanique silen-

    cieuse (de dessins de mots

    reproduits (de solides)

    emmanchés les uns dans les

    autres n’ayant plus aucun

    relief sonore, aplatis qu’ils

    sont dans l’épaisseur de la

    feuille imaginaire dont l’opa-

    cité ne permet d’ailleurs

    qu’une perception floue)

                        sour-

    noisement remplacée par l’odeur

    de la chambre : un effluve dou-

    ceâtre, insinuant – qui fait

    tourner au sur l’alcool que

    j’ai dans l’estomac.
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coco4649   07 décembre 2017
Codex de Maurice Roche
Je suis un malade …





Extrait 1



Je suis un malade, mon père le sait.



    Il fait nuit et j’



                       effroi ! –



    Comment crever (l’abcès) propre –

    ment ? Bien que sécrétant son

    propre mystère, la mort (même

    sous sa forme pléonastique ou

    sa répétition) n’ayant plus de

    secret pour personne…

                        je n’en

    grelotte pas moins – le baro–

    mètre étant, à ce degré de

    trouille, la peur que l’on

    communique.

     (Se dire que « l’on a eu

    chaud » (se réfugier dans

    cette projection de souvenir

    et en sentir la protection).)

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coco4649   07 décembre 2017
Compact de Maurice Roche
Extrait 4

 

 

    Sans faire un geste, ta mâchoire restant calée contre ta poitrine, tu

reprendras lentement ton souffle : ta respiration d’abord précipitée se

fera régulière.







  Désert, ton regard. Tout un passé inexprimable à présent. Tu attendras

les yeux béants, vides, sur cette absence… (comment savoir si quelqu’un

si personne dans cette chambre de plus en plus vaste ? auras-tu peur d’être

seul ?)



    Tu tourneras

                            lentement la tête





à gauche                                                      à droite

avant de laisser aller ta nuque sur l’oreiller humide ; le contact glacé de la

taie te feras frissonner. Tu toucheras ton visage, tu le palperas lentement

(une présence çà !) ; et cet objet (quel ?) que – ayant tendu le bras – tu

déplaceras sur la tablette à la droite du lit, sans rien changer au paysage

nocturne.
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coco4649   07 décembre 2017
Compact de Maurice Roche
Extrait 2

 

 

  Mnémopolis que tu pourras hanter sous ton crâne sera une ville seule

et obscure. Pas de rues pas de canaux nul labour alentour  (çà ? – les

circonvolutions de ta cervelle), mais des vestiges auxquels tu tenteras

de te raccrocher : ce seront lambeaux de souvenirs (ou hallucinations ?)

et débris sonores te parvenant de l’extérieur en quelque sorte et n’évoquant

la plupart du temps strictement rien ; autant d’objets ou de fragments que

patiemment, et non sans hésitations, tu voudras lier les uns aux autres –

leur donner un sens en les raccordant –



dans l’espoir peut-être de retrouver cette fissure par où le soleil t’aura

pénétré de son ombre et l’oubli se sera insinué infiltré (et depuis quand ?),

la veille enrichissant ton sommeil, jusqu’à submerger ton esprit ;

pour, ce trou de mémoire éblouie, t’y faufiler, en quête d’abord d’un nom

(quel ?) dont tu épouserais les sinuosités… afin de faire corps avec la

calligraphie

                                 puis t’assoupir enfin dans ce mot…

et dormir – reposer en paix – dormir le plus loin possible.
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