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Note moyenne 3.38 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 12/03/1954
Biographie :

Michel Bitbol est chercheur en philosophie des sciences.

Il est directeur de recherche au CNRS au centre de recherche en épistémologie appliquée de l'École polytechnique, dont il est le directeur adjoint.

Ses domaines de recherche sont : l’histoire de la physique du vingtième siècle (Erwin Schrödinger) ; la philosophie de la physique contemporaine (mécanique quantique, Théorie quantique des champs) ; la philosophie générale de la connaissance (Epistémologies transcendantales, de Kant aux néo-kantiens) ; la philosophie de l’esprit (Le concept de conscience et le physicalisme).

Auteur de plusieurs ouvrages sur ces problèmes, il a été récompensé par le prix Grammaticakis-Neumann de philosophie des sciences de l'Académie des sciences morales et politiques pour Mécanique quantique, une introduction philosophique.

Il a participé aux conférences du Mind and Life Institute, qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme
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Source : Wikipédia
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Le point aveugle de la science et son dépassement.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
paulhaderach   07 avril 2014
La conscience a-t-elle une origine ? : Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
"Il n'y a pas d'intervalle, pas la moindre déhiscence, entre l'expérience et tout ce dont il y a expérience. Encore faut-il se rendre réceptif au fait sans pareil de cette totalité" (p.27)
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pictura   26 mai 2014
La conscience a-t-elle une origine ?: Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
À côté de cela, les sciences n’ont rien de pertinent à dire sur l’expérience directe, située, exclusive, de la mort. Elles n’ont même pratiquement rien à m’apprendre sur ce que cela me fait d’être en train de mourir. Peu de chercheurs scientifiques se contentent pourtant de ces aveux d’ignorance. Enchaînés par une idéologie sous-jacente, ils affirment habituellement être certains que l’expérience de la mort est pur « néant », et que rien d’autre n’est à ajouter sur ce point. Leur conviction est analogue au vers concis d’Horace : « omnis una manet nox » (une même nuit nous attend tous). Mais cette déclaration, aussi courante et crédible soit-elle, se contente de projeter un fait objectif sur le plan de la subjectivité, de plaquer une idée abstraite sur le concret vécu. L’expérience partagée de la décomposition d’un corps humain au cours du temps se trouve simplement transposée en l’intellection d’une non-expérience durable de qui possédait ce corps.
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pictura   26 mai 2014
La conscience a-t-elle une origine ?: Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
La pulsion vers l’universel laisse derrière elle une déchirure durement ressentie dans le tissu de l’existence.
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Jacopo   25 février 2018
La conscience a-t-elle une origine ? : Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
À quelqu’un qui insisterait, qui soulignerait qu’aucun savoir de la

conscience ne peut être édifié si l’on ne peut pas définir son « objet », et qui s’obstinerait donc à demander ce que l’on peut bien entendre par le mot conscience, il conviendrait d’abord de répliquer sereinement : « Qui pose cette question ? » Car seul le réfléchissement de l’interrogation vers sa provenance a une chance, non pas certes de satisfaire à l’exigence du demandeur, mais de le remettre en présence du thème entier de sa requête.
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Danieljean   17 mars 2019
Maintenant la finitude : Peut-on penser l'absolu ? de Michel Bitbol
Récapitulons ce point essentiel. Étant sans cesse au contact de sa propre expérience, l’un des protagonistes (le corrélationniste radical) se rend immédiatement compte que le terme effectif de la dispute est une pensée vécue emportant la conviction, et que toutes les absolutisations précédentes se donnent donc relativement à cette pensée présente. Mais il ne peut pas le dire sans tomber dans le piège logique tendu par son compétiteur, qui consiste à le pousser à faire un pas de plus dans la formulation de métaprincipes. L’autre protagoniste (le matérialiste spéculatif) est au contraire tout entier tendu vers les propositions engendrées par son raisonnement, vers les contradictions qu’il parvient à mettre en évidence dans le discours de son compétiteur ; et il se rend par là inattentif au fait banal qu’il s’engage ainsi dans un processus de pensée. Pour sortir de ce dialogue de sourds, le corrélationniste a cependant une ressource non conventionnelle : celle d’inviter son partenaire matérialiste à accomplir le geste de la réflexion à un moment décisif de l’argumentation, et à faire l’expérience de l’impuissance des démonstrations à annuler la conséquence de son ultime aperçu post-démonstratif.
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Danieljean   15 octobre 2018
La conscience a-t-elle une origine ? : Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
Comment l’opacité du visible s’est-elle convertie en la limpidité du voyant ?



Comment l’impénétrabilité de ces tissus biologiques s’est-elle laissé traverser jusqu’à sembler pour ainsi dire volatilisée en une certaine région de notre propre crâne ?



Il ne suffit pas, pour en rendre compte, d’invoquer les propriétés optiques de translucidité du cristallin et de l’humeur vitrée (qui, de toute manière, s’arrêtent à la rétine). Car la transparence dont il s’agit, loin de se réduire à l’énoncé de la présence détectable des photons en deçà et au-delà de la surface de la cornée, se manifeste par une véritable absence : absence de tout objet visible là où le voyant s’origine ; absence sur fond de laquelle se détachent les existences. Il n’y a rien là où s’ouvre la disposition à voir quelque chose ; et ce rien se promène en quelque sorte parmi les choses, absolument solidaire de l’une de ces choses qu’est le corps propre ; et ce rien, avant même de se promener et de distinguer la variété des choses, se tient immobile dans la pulpe-de-chose, et se découvre comme une étonnante diaphanéité dans la masse indifférenciée, dense et ténébreuse de ce qui se présente alentour.
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Danieljean   17 mars 2019
Maintenant la finitude : Peut-on penser l'absolu ? de Michel Bitbol
Pour juger de la capacité du matérialisme spéculatif à nous affranchir du carcan imposé à la pensée par la vague libératrice qui l’a précédé, nous devons commencer par interroger cette dernière. Quel est le sens de la libération

kantienne, et quel est le motif des mouvements récurrents d’insubordination qui l’ont déjà défiée dans le passé ?
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Danieljean   15 octobre 2018
La conscience a-t-elle une origine ? : Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
Cela va de soi, et c’est pourquoi il faut le faire ressortir à partir de soi. Consentir à la stupéfaction du banal ; c’est ce que fait Merleau-Ponty comme tout vrai philosophe, et ce qui en ressort est un constat aux antipodes de la banalité : que le voyant est creusé dans la substance entière du monde visible. Le constat n’a rien d’intellectuellement choquant, à condition de ne pas conférer plus de sens au mot « monde » que ce qu’autorise le motif phénoménologique de sa désignation : non pas un grand objet exhaustif, sphérique et dur, mais simplement tout cela qui se montre. L’apparaître est excavé au milieu de l’apparition ; ni plus, ni moins.
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Danieljean   15 octobre 2018
La conscience a-t-elle une origine ? : Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit de Michel Bitbol
La vision se forme au cœur du visible. C’est l’expression de ce que nous vivons quotidiennement, dès que nous ouvrons les yeux et que nous consentons à nous laisser abasourdir par ce qui se présente alors : un vaste environnement fait de surfaces opaques ou opalescentes, qui se rapproche du regard en l’enserrant inexorablement par nos propres membres et notre propre thorax, puis qui s’ouvre brusquement en un cercle sans bords d’absolue transparence aux environs de nos orbites oculaires.
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Danieljean   17 mars 2019
Maintenant la finitude : Peut-on penser l'absolu ? de Michel Bitbol
Pour le physicien, ce problème philosophique a de surcroît une importante conséquence pratique : c’est que la représentation du but de l’investigation (la « réalité ») dépend si entièrement des moyens d’y accéder, que celui-ci risque de devenir méconnaissable à l’issue d’une utilisation de moyens inédits.
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