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Note moyenne 3.51 /5 (sur 380 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Logan, Utah , 1947
Biographie :

Ron Carlson est un écrivain américain.

Après des études de lettres, il devient professeur dans le Connecticut puis à l'université d'Arizona où il commence à enseigner le creative writing avant de devenir directeur de ce département. Il enseigne aujourd'hui la littérature à l'université de Californie, à Irvine, et vit à Huntington Beach.

Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreux magazines, du New Yorker à GQ. Ron Carlson collabore également aux cahiers livres du New York Times et du Los Angeles Times.

Il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de cinq romans qui ont reçu de nombreuses distinctions aux États-Unis.

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Poets & Writers editor in chief Kevin Larimer leads a conversation with poet Harryette Mullen, fiction writers Ron Carlson and Charles Yu, and LA Times columnist and author Meghan Daum about the personal, political, and professional rewards, ramifications, and reasons for doing what we do.


Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation

Il contempla l’horizon vers l’ouest, comme il le ferait vingt fois par jour pendant les deux mois qu’il passerait ici, et il vit les grands replis des montagnes lointaines et au beau milieu, les cônes préhistoriques, dans un ciel d’un bleu laiteux. Le ciel ici était partout, mais ce n’était jamais le même ciel, et il s’y tenait debout.

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Ils s'étaient réveillés sous un ciel à l'apparence trompeuse, d'une couleur insolite, bien au-delà du bleu cobalt. Palpables, doux, l'air et la terre paraissaient renaître après la pluie, comme une promesse rare délivrée par les premiers rayons du soleil. Des écharpes de brume s'enroulaient encore dans l'atmosphère.

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Il était aussi loin des routes qu'on pouvait l'être dans ce pays, et il avait la sensation primitive et rare d'être la première personne à marcher ici, et quelques minutes plus tard, à marcher ailleurs. Depuis le début du temps. Ce plateau rocheux incliné était nu et indifférent ; parfois, certains endroits révélaient leur indifférence. Ils étaient là depuis une éternité et y resteraient. Les rochers se fichaient de ce qui arrivait à l'homme, ils s'en fichaient il y a mille ans et ils s'en ficheraient dans mille milliers d'années.

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En Floride, l'été est chaud et humide mais l'automne est pesant parce que le corps attend un changement qui ne vient jamais vraiment. Les couleurs changeantes, les feuilles dans lesquelles on se prend les pieds lui manquaient, de même que le poêle qu'on allume le matin, les gros pulls même dans le magasin et les éventaires de courges et de citrouilles au bord de la route, les après-midi pluvieuses et les douze nuances de gris que le ciel pouvait prendre tout autour d'Oakpine Mountain. En plus, Marci se fichait de la plage.

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Depuis six semaines, les matins étaient les moments les plus doux. Il restait en vie pour deux choses : le réveil et le premier café ; puis, bien sûr, la journée le rattrapait et il baissait la tête et s'enfonçait dans le travail, quel qu'il fût. Il venait de passer deux semaines à Pocatello à couler les fondations en béton de nouveaux entrepôts. Il se disait qu'il était en train d'essayer de se recentrer, de se ressaisir mais, après tout ce temps passé loin de la vie qu'il avait détruite, il savait qu'il n'y parviendrait pas réellement.

Le bruit n'était pas celui d'un générateur, et ce n'étaient pas des voix humaines qui résonnaient. Lorsqu'il se mit debout, il sut qu'un cours d'eau se trouvait à quelques distances de là, et tandis qu'il s'en approchait et découvrait la profonde entaille au fond de laquelle coulait une large rivière, la topographie du plateau tout entier se dessina devant ses yeux, comme un tout, un immense espace vierge que peu d'humains avaient contemplé. Il s'avança jusqu'au bord de la gorge creusée dans le grès et regarda en bas. Dans les profondeurs de l'obscurité, il vit les éclaboussures d'un blanc électrique sur les rochers où l'eau se brisait. Du bord, le son était formidable, amplifié, réel. Il envahissait l'air et vous attirait à lui. Key évalua la distance jusqu'au fond, la paroi verticale devait avoir une hauteur de cinq cents mètres environ. Il ne parvenait pas à appréhender la largeur de la gorge. Tandis que son vertige s'atténuait, il vit passer une ombre en contrebas, puis un balbuzard monta droit sur lui, une petite truite cutthroat entre les serres. De l'autre côté du gouffre, les premiers rayons du soleil écornaient le versant ouest des montagnes déchiquetées et des volcans des Badlands aux confins du monde, qui dans l'instant, se parèrent de gris, de rouge et d'or.

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Les bonnes manières, toutes sans exception, sont des protections. Elles peuvent être plus efficaces que les muscles dans les endroits visqueux.

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Il observa les anneaux qui se dessinaient à la surface, dix, puis cent à mesure que les poissons montaient se confronter au monde. Il avait vu les insectes sur l'eau la veille, des moucherons blancs minuscules, presque invisibles, que les truites préféraient à ses vilaines boules de poils artisanales. Il n'avait jamais adopté les canons de la pêche à la mouche, à la manière des guides et des dandys de Jackson. Il avait vu leur matériel, aussi précis et élégant que de l'horlogerie, et leurs mouches qui ressemblaient à de fabuleux croisements entre des bijoux et des semi-conducteurs. Il n'avait toujours attaché qu'une seule mouche, brune, rêche et grosse comme une touffe de crin, disait son père. Prends-en deux et balai la grange. Mais -et cela aussi faisait sourire son père- elles étaient efficaces. Il n'attrapait pas les petits, ni les plus malins, ni les poissons des rivières réservées qui voyaient passer du matériel sophistiqué jour et nuit durant toute la saison, mais Mack attrapait les poissons qu'on garde, ceux qui s'attardaient dans les endroits où il faisait faim. C'était là tout le secret : aller chercher les poissons aux endroits où ils ne vous ont jamais vu.

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Prends une grande inspiration. Le monde n'a pas fini d'attendre.
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Depuis six semaines, les matins étaient les moments les plus doux. Il restait en vie pour deux choses : le réveil et le premier café ; puis, bien sûr, la journée le rattrapait et il baissait la tête et s'enfonçait dans le travail, quel qu'il fût.

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Il aimait les endroits perdus comme celui-ci, les surprises exclusives auxquelles n'avaient pas eu droit plus d'une dizaine de pionniers ; il y avait des milliers de recoins isolés dans la nature sauvage et ils le remplissaient toujours d'espoir.

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