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Note moyenne 2.97 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Port-au-Prince (Haïti) , le 31/03/1966
Biographie :

Né à Port-au-Prince (Haïti) le 31 mars 1966, Stanley Péan a grandi à Jonquière, au Québec, où sa famille s'est installée la même année. Après avoir tâté du théâtre et des variétés au sein du Groupe Sanguin (un groupe d'humoristes québécois très prisé dans les années 1980-90), il entreprend en 1984 des études en littérature à l'université Laval et commence à publier ses premières nouvelles dans divers périodiques littéraires du Québec ou d'ailleurs, notamment la revue Stop (1985-1999), dont il deviendra l'un des animateurs. Son premier recueil, La plage des songes (1988), est suivi d'un roman, Le tumulte de mon sang (1991) favorablement accueilli par la critique. Vient ensuite un deuxième recueil de nouvelles, Sombres allées (1992), puis un autre roman, Zombi Blues (1996), qui remporte un grand succès populaire. Stanley Péan est également l'auteur de nombreuses œuvres de fiction destinées aux jeunes qui lui vaudront quelques prix littéraires.

Depuis 1998, il est rédacteur en chef du journal Le Libraire, le bimestriel des Librairies Indépendantes du Québec. Entre 1999 et 2002, il signe une chronique littéraire dans le quotidien montréalais La Presse. De 2001 à 2004, il anime le magazine littéraire « Bouquinville » à l'antenne de la chaîne culturelle de Radio-Canada. Mélomane et critique musical à ses heures, il anime et coréalise à l'occasion depuis 2004 des émission sur le jazz sur la chaîne Espace Musique de Radio-Canada. À l'été 2007, il se joint à l'équipe de l'hebdomadaire culturel Voir à titre de commentateur musical.

À l'automne 2000, l'université Laval lui décerne la médaille Raymond-Blais, destinée à souligner la réussite exceptionnelle d'un jeune diplômé. En décembre 2004, Stanley Péan est élu une première fois président de l'UNEQ, l'Union des écrivaines et écrivains du Québec, poste préstigieux du syndicat professionnel qui travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise au Canada et à l'étranger. En décembre 2006, il est réélu pour deux autres mandats de deux ans, au terme desquels il quitte la présidence.

À l'occasion des célébrations entourant ses 20 ans de carrière sur la scène littéraire en automne 2007, les éditions de La Courte Échelle publient simulantément son 21e titre – le recueil de nouvelles, Autochtones de la nuit – et rééditent en format de poche quatre œuvres antérieures (Le Tumulte de mon sang, Zombi Blues, La Nuit démasque et Le Cabinet du Docteur K)
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Source : http://www.lehman.cuny.edu/
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L`entretien de Stanley Péan avec Babelio : Bizango


MissG, Chroniquesassidues et LiliGalipette , toutes trois membres du jury du Prix Océans ont posé quelques questions à l`auteur Stanley Péan, auteur du roman Bizango. Voici ses réponses :

Comment est née l`histoire développée dans Bizango ?

Bizango s`inspire en fait d`une de mes nouvelles, assez ancienne d`ailleurs et très très brève : «Caméléon», publiée en revue au début des années 1990 et reprise dans mon recueil La nuit démasque (Planète rebelle, 2000). Au moment de la réédition au format de poche de ce livre en 2007, je me suis entiché à nouveau de ce personnage énigmatique, capable de se couler dans le moule des attentes de ses interlocuteurs et de devenir (à leurs yeux) celui ou celle qu`ils désirent voir. Graduellement, j`ai élaboré ce polar en y convoquant des personnages issus d`autres œuvres antérieures, avec la ferme intention de revenir aussi sur des thèmes qui me préoccupent depuis fort longtemps (exil et déracinement, malaise identitaire dans les communautés néo-québécoises, violence urbaine, mauvais traitements infligés aux femmes et aux enfants).


Pour vous, le Bizango tient-il plus de l`ange ou du démon ? Qui est-il et quelle place a-t-il dans la culture haïtienne ?

Il y a dans l`esprit des lecteurs de Bizango un malentendu persistant – sans doute inévitable – selon lequel l`être que j`ai placé au cœur de mon roman soit un Bizango, au sens communément admis en Haïti, ce qui n`est pas tout à fait le cas. La définition exacte du Bizango est donnée en guise de référence sur l`une des pages liminaire du livre. Mon personnage se voit affublé de cette étiquette par le mystique Papy Bòkò qui croit avoir affaire à l`une de ces créatures du folklore haïtien. Dans la culture haïtienne, le Bizango est essentiellement un être malveillant qui abuse de la confiance de la communauté au sein de laquelle il vit, sous un déguisement humain dissimulant sa nature réelle. J`ai puisé dans ce mythe, mais j`ai détourné le schéma usuel des contes qui ont bercé mon enfance. Tout énigmatique qu`il soit et qu`il demeure en bout de ligne, mon anti-héros a un côté nettement plus positif ; c`est moins un démon qu`une sorte d`ange vengeur.


Dans Bizango, il est question de musique, d`ailleurs la chanson-thème "Dolorès" est disponible sur votre site, quelle(s) musique(s) vous a/ont inspiré pendant l`écriture ?

Je mène ma vie au son de la musique, qui est m`indispensable. Que je sois ou non en train d`écrire, j`écoute beaucoup de jazz, quoique je m`intéresse à bien d`autres genres musicaux (chanson francophone, musique populaire haïtienne, blues, musique soul, œuvres classiques, etc.). Il est assez peu question de jazz ici, sans doute parce que je voulais distinguer ce roman de deux précédents (Zombi blues, la courte échelle, 1996 ; etLe temps s`enfuit, la courte échelle, 1999) où le jazz était omniprésent.

Pendant la rédaction de ce roman, j`ai beaucoup écouté le hip-hop haïtiano-montréalais parce que je voulais donner à ceux de mes personnages qui évoluent au sein des gangs de rue cette langue composite qui marie volontiers le créole haïtien et le langage populaire québécois, assaisonnée de termes anglais. Les lecteurs français que se sont braqués contre cette langue, exotique pour eux, semblent oublier que bien des polars hexagonaux sont peuplés de protagonistes issus des banlieues parisiennes qui s`expriment dans un argot tout aussi exotique aux oreilles du francophone qui n`habite pas l`Hexagone.


Il y a un côté reptilien dans le livre, que ce soit par rapport au personnage du Bizango ou aux dessins de salamandre dans la mise en page, était-ce volontaire et si oui pourquoi ? D`ailleurs avez-vous choisi la couverture et le design du livre (Je parle là aussi des salamandres que l`on peut voir dans le livre) ?

L`image d`une créature qui se dévêt de sa peau humaine pour devenir «autre chose» (le Bizango traditionnel de la culture haïtienne) est essentiellement reptilienne ; elle renvoie bien sûr à la mue des serpents et, d`ailleurs, dans les contes folkloriques, les bizangos prennent volontiers l`apparence d`un serpent ou d`un lézard. Ajoutez à cela que le caméléon, évoqué dans ma nouvelle initiale, est lui aussi un reptile. Par ailleurs, bien que j`aie choisi de garder volontairement dans l`ombre l`origine et la nature réelle de mon personnage, j`ai parsemé le roman d`indices qui portent à croire que cet être fantastique, venu d`ailleurs, se soit retrouvé ici à la suite d`un accident (un écrasement ?), qu`il ait dû traverser des flammes comme une salamandre et que ce traumatisme ait contribué à lui ravir une partie de sa mémoire. (L`image de l`incendie est d`ailleurs récurrente dans le récit.)

Dans un autre ordre d`idée, je n`ai pas conçu la maquette extérieure du livre (mon éditrice fait affaire avec un graphiste professionnel), mais il est vrai que j`ai insisté pour qu`on divise les séquences du récit avec ces mini-lézards plutôt que des astérisques. Cela relève autant du caprice d`auteur que de la volonté d`accentuer par ce moyen visuel le caractère insolite du récit.


Entre culture haïtienne et bas-fonds québécois, Bizango est assez inclassable. Quelle est la part d`expérience et quelle est la part d`invention dans votre roman ?

Il s`agit bien entendu d`une fiction, mais elle a ses racines dans le réel le plus strict. Bien qu`élevé au Québec, je suis né à Port-au-Prince et je me suis toujours intéressé à la culture de mon pays d`origine et au destin de sa diaspora à laquelle j`appartiens. Dès 1993, l`un de mes précédents romans (destiné aux jeunes lecteurs, celui-là) mettait en scène les membres d`un gang de rue haïtiano-montréalais, que j`avais baptisé les «Vlinbindingues» ; il est suggéré dans Bizango que certains de mes petits truands aient appartenu à ce même gang durant leur adolescence. Depuis plus de vingt ans, je lis avec grand intérêt tout ce qui se publie sur la criminalité dans Saint-Michel et Montréal-Nord et ces faubourgs-là : articles de journaux et de magazine, revues et ouvrages universitaires en sociologie… En tant que journaliste, j`ai signé il y a quelques années des reportages sur la jeunesse haïtienne souvent désoeuvrée de ces quartiers-là, où travaillent quelques amis et connaissances à moi (travailleurs sociaux, intervenants de rue, etc.) et sur la pratique de la religion vodou à Montréal (relativement marginale, tout de même). Ces aspects de Bizango sont donc nourris non pas par les clichés mais par une recherche documentaire et sur le terrain, que j`ai néanmoins tenté d`intégrer à la trame romanesque en évitant le didactisme.

D`autre part, le personnage de Lorenzo Apollon, protagoniste du roman Zombi blues réquisitionné ici aussi, s`inspire d`un policier haïtien de Montréal, l`un des tous premiers (aujourd`hui décédé), que j`ai relativement bien connu pour avoir travaillé à la mise en forme de son autobiographie. La journaliste italo-québécoise Andréa Belviso a pour modèles deux amies à moi, d`authentiques italo-québécoises, dont l`une était véritablement de la délégation québécoise présente à New York en septembre 2001.

Si beaucoup d`éléments du récit relèvent de la réalité vérifiable (trafic de drogue, proxénétisme, conflits entre gangs et mafia italienne, problèmes de profilage racial), les éléments fantastiques relèvent quant à eux de la plus pure invention, encore que je les aie puisés en partie dans mes lectures sur les mythologies haïtiennes et dans les contes de ma grand-mère maternelle. J`ai toutefois voulu conférer une saveur allégorique à ces éléments, qui sont les ressorts de l`action.


Bizango marque votre retour au roman, quel sera votre prochain livre : roman, nouvelles, récits ?

Mon premier livre, le recueil de nouvelles La plage des songes (où apparaissaient d`ailleurs le mystique Papy Bòkò et une toute jeune Marie-Marthe, alors serveuse dans un resto haïtien), date de 1988. Entre cette première publication et la sortie de Bizango, j`ai fait paraître deux romans «pour adultes», cinq romans destinés aux adolescents, mais surtout des recueils de nouvelles (six bouquins) ou de récits et/ou de Chroniques (deux). Je n`avais pas publié de roman depuis 1999 au moment de la sortie de Bizango, mais j`ai entrepris la rédaction d`un nouvel opus romanesque au lendemain du lancement au printemps 2011.


Une suite à Bizango est-elle prévue ? Je souhaiterais en apprendre plus sur le personnage du Bizango qui m`a beaucoup intriguée !

Disons que j`ai délibérément laissé la porte ouverte pour une éventuelle suite à Bizango, parce que je sens que j`ai encore d`autres aventures à faire vivre à ce personnage intrigant, d`autres choses à raconter à son sujet. Mais ce n`est pas pour tout de suite ; le roman que j`ai entrepris explore un autre univers romanesque.



Stanley Péan et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

J’ai voulu devenir écrivain après avoir lu L`étranger d`Albert Camus, un livre qui m’a grandement influencé à plus d’un titre. Il me semble d’ailleurs que ma prédilection pour des personnages énigmatiques et taciturnes, qui peuvent parfois sembler froids et en-dehors de leurs pompes, est lié à ma fascination pour Meursault.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles..

De nombreux d`écrivains me donnent régulièrement envie d`arrêter d`écrire, tant leurs qualités stylistiques m`éblouissent et me remplissent d`envie : parmi les Haïtiens, je citerai volontiers Jacques Stephen Alexis, Jean-Claude Charles ou le regretté Emile Ollivier, que j`ai eu la chance de côtoyer à l`occasion à Montréal ; chez les Québécois, Jacques Ferron, Anne Hébert, Claude Mathieu ou, parmi mes contemporains, Sylvain Trudel, Jean Pierre Girard, Andrée A. Michaud, Catherine Mavrikakis et mon amie Élise Turcotte, dont il est question dans Bizango. Chez les Anglo-Canadiens, Michael Ondaatje, Margaret Atwood, Nancy Huston et David Homel, un Américain expatrié à Montréal que j`ai le bonheur d`avoir pour ami. Chez les Européens, j`aime beaucoup Franz Kafka, José Saramago, Antonio Tabucchi, Boris Vian. Chez les Latino-Américains, J.-L. Borges et Julio Cortázar comptent parmi mes incontournables. Chez les Américains, outre ces vénérables monstres sacrés que sont Edgar Allan Poe, Ernest Hemingway et Ray Bradbury, j`ai beaucoup lu et apprécié Ralph Ellison, James Baldwin, Richard Matheson, Charles Beaumont, Raymond Carver, Russell Banks, Toni Morrison, Walter Mosley, Paul Auster, Don Delillo, et tellement d`autres… La liste est déjà trop longue ! Mais je voue littéralement un culte au flamboyant Harlan Ellison, nouvelliste, essayiste et scénariste, abusivement associé à la Science-fiction.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Encore une fois, L`étranger d`Albert Camus, lu à quatorze ans et sans lequel je ne crois pas que je serais devenu écrivain.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

La Chute, du même Albert Camus.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Je ne saurais pas quoi répondre à cette question. D`ordinaire, si un livre m`interpelle, je le lis sans trop tarder. Et puisque la vie est courte, je laisse aux autres les bouquins qui ne me disent rien.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs?

La mort exquise de Claude Mathieu, un écrivain québécois phénoménal dont ce recueil de nouvelles est trop longtemps resté aux oubliettes.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Marcel Proust. Vraiment pas ma tasse de thé. (Et je ne suis pas trop friand de madeleines, non plus…)


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

De Bernard de Fontenelle : «Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n`en sortirez pas vivant.»


Et en ce moment que lisez-vous ?

Les enfants lumière de Serge Lamothe (éditions Alto). J`adore.


Découvrez Bizango de Stanley Péan aux éditions Les Allusifs


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Prix des collégiens Québec 2014 - Stanley Péan .


Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Missbouquin   17 août 2012
Bizango de Stanley Péan
“En secouant la tête, Gemme se rappela soudain qu’il existait des hommes qui n’avaient nul besoin de se défaire de leur peau de tous les jours pour se conduire en véritables monstres.”
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BVIALLET   11 août 2012
Bizango de Stanley Péan
Bien malgré elle, la jeune femme sentait ressurgir dans sa mémoire le souvenir de ces hommes passés dans sa vie ces dernières années : ces Roger, ces Marcel, ces Denis dont elle méprisait la majorité ; les bellâtres dont elle s'était toujours demandé pour quelle raison ils avaient recours à ses services ; les époux infidèles qui déposent leur jonc sur la table de chevet avant et le remettent tout de suite après ; les timides et les inoffensifs qu'il fallait guider pas à pas ; les cons qui jettent des billets par terre pour vous obliger à les ramasser ; les malades qui veulent être giflés, mordus, piétinés ou fouettés ; les chiens sales qui dégagent une odeur de sueur et qu'il faut doucher avant ; les friqués prêts à dépenser une fortune pour le plaisir de ramener la négresse à son statut d'esclave ; ces trous-du-cul qui se croient tout permis parce qu'ils ont payé et qui s'imaginent parfois qu'ils auront le privilège de vous baiser au naturel, sans condom ; ces brutes qui essaient de vous étrangler avec une ceinture parce que ça intensifie l'orgasme ; mais aussi les pathétiques et les malheureux qui voudraient se faire dire « je t'aime », ou, pire, ceux qui ont l'ambition absurde de vous sauver...
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le-mange-livres   28 août 2012
Bizango de Stanley Péan
Attention à la vie que vous menez. Elle pourrai bien être la vôtre.
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LiliGalipette   04 août 2012
Bizango de Stanley Péan
« On aurait dit qu’il n’avait pas de visage à proprement parler. Ou plutôt que ses traits étaient constamment en train de se réarranger. » (p. 49)
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LiliGalipette   04 août 2012
Bizango de Stanley Péan
« 1. En Haïti, membre d’une société secrète dotée du pouvoir de se dévêtir de sa peau humaine et d’adopter toute autre forme de son choix, le plus souvent celle d’un animal volant ou rampant. 2. Victime d’un tel sorcier, condamnée à se métamorphoser en bête carnivore à la tombée de la nuit. » (p. 9)
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la_plume_francophone   30 juillet 2011
Bizango de Stanley Péan
Stanley Péan est né à Port-au-Prince et a grandi au Québec. L’intrigue de son dernier roman, Bizango, se passe d’ailleurs à Montréal. Dans ce roman polyphonique, plusieurs personnages, délicieusement croqués se croisent : Andréa Belviso, la belle journaliste italienne, un brin carriériste et Jean-Phi, son directeur de l’information, aussi peu scrupuleux que lourdingue ; Lorenzo Appolon, le policier d’origine haïtienne et Marie Marthe, sa maîtresse-femme et surtout Domino, alias Gemme, une jeune haïtienne devenue malgré elle la « bitch Number One » de Chill-O, un michan gason mafieux, vaguement producteur de Hip-Hop, régnant en prince sur la petite pègre haïtiano montréalaise. Lire la suite sur La Plume francophone : http://la-plume-francophone.over-blog.com/article-stanley-pean-bizango-80480732.html
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jostein   11 septembre 2012
Bizango de Stanley Péan
Si j'ai bien compris, les gens, quand ils le regardent, voient la personne qu'ils ont envie de voir.
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Missbouquin   17 août 2012
Bizango de Stanley Péan
En jetant ce coup d’oeil dans l’âme de son visiteur, il avait l’impression d’avoir ouvert une porte sur le chaos absolu de ces vies humaines auxquelles nul ne saurait donner un sens concret.



Et pendant une fraction de seconde, Papy Boko constata l’ampleur de la tristesse, de la douleur, de la solitude de cet être qui n’avait pas choisi d’être une outre à souvenirs éventés.



Quel chaos ! Comment peux-tu vivre avec tout ça dans ta tête ?



- Qui a dit que j’y arrive ? ” eut-il envie de répondre.”
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BVIALLET   11 août 2012
Bizango de Stanley Péan
Bizango, c'était le terme dont avait usé Papy Boko. Domino n'avait pas oublié ces contes qui avaient bercé son enfance en Haïti, ces récits fantasmagoriques où, la nuit venue, des messieurs en apparence normaux se dévêtaient de leur peau humaine pour révéler l'ignominie qu'ils n'osaient montrer à la lumière du jour. Et si ce n'étaient pas que des contes à tirer dans la grande cour à la brunante ? Et si de pareilles créatures déambulaient pour de vrai sur terre ? Et si son compagnon était l'une d'entre elles ? En secouant la t^te, Gemme se rappela soudain qu'il existait des hommes qui n'avait nul besoin de se défaire de leur peau de tous les jours pour se conduire en véritables monstres. 
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BVIALLET   11 août 2012
Bizango de Stanley Péan
Quelque part, très loin, une voix qu'elle n'avait peut-être qu'imaginée lui avait susurré je ne te toucherai pas, pas comme ces hommes te touchent, je ne te prendrai pas comme tu le voudrais sans doute, mais je te montrerai des choses telles que tu n'en as jamais vu, je t'emmènerai plus loin en toi-même que tu n'es jamais allée, encore que Domino n'aurait pu certifier que ces paroles aient été prononcées. Tout ce dont elle se souviendrait serait d'avoir été emportée par un cyclone de sensations, un maelström d'images et de sons inédits, à la fois violent et tendre, terrifiant et réconfortant, un orgasme à la puissance n.
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