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Note moyenne 3.95 /5 (sur 159 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Longueuil , 1983
Biographie :

Stéphane Larue détient une maîtrise en littérature comparée de l’Université de Montréal.

Il travaille dans le milieu de la restauration depuis une quinzaine d’années.

"Le plongeur" (Le Quartanier, 2016) est son premier roman.

Il vit à Montréal.




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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
koalas   03 janvier 2020
Le plongeur de Stéphane Larue
J'ai voulu me commander un autre verre, mais je me suis rappelé que je n'avais plus un clou. J'ai regardé autour de moi. Depuis mon brouillard, j'observais un à un les visages fendus de sourires, ces gens beaux sur lesquels une belle étoile brillait sûrement. J'étais redevenu un ti-cul cassé qui lave de la vaisselle.
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koalas   02 janvier 2020
Le plongeur de Stéphane Larue
- Perds pas le beat, sinon t'es faite. Si ça rushe et que ce n'est pas propre, checke les savons pis le filtre. Rince bien avant d'envoyer le stock dans la machine pis change ton eau souvent. Essaye d'enlever la marde qui tombe dans le dish pit au fur et à mesure, pour ne pas boucher l'évier.
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Alice_   14 janvier 2018
Le plongeur de Stéphane Larue
Bébert avait un visage rond et des joues charnues de bambin, mais on n'aurait pas osé les lui pincer. Son menton se perdait dans sa gorge large. Il lui manquait une dent et il remplissait sa veste de cuisinier de sa carrure trapue mais solide. Une bedaine commençait à lui pousser. Ses manches retroussées laissaient voir sur ses avant-bras épais deux ou trois tatouages inachevés. Il n'avait pas de toque comme les autres cuisiniers, il portait une casquette des Indians de Cleveland sur ses cheveux rasés à trois. Son pantalon était trop large pour lui, comme celui d'un rappeur. Il devait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans à l'époque, pas plus, mais il me donnait l'impression d'être plus vieux que cela.
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JIEMDE   03 mars 2020
Le plongeur de Stéphane Larue
C’est eux qui ont inventé ça, le heavy métal. Sans Black Sabbath, Iron Maiden n’existerait pas.
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Neneve   09 novembre 2016
Le plongeur de Stéphane Larue
La gratte éclaire de son gyrophare la façade

blanchie des immeubles. Elle avance lentement sur

Hochelaga en tassant la neige devant elle. On arrive

enfin à la dépasser et on tourne dans une petite rue mal

éclairée. Le ciel est encore bas, sombre et cotonneux. La

chaleur confortable de l’habitacle m’endort presque.

On entend la voix du répartiteur au Cb, mais à peine.

Mohammed baisse le son dès qu’on monte dans sa Sonata

noire.
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Stéphane Larue
gielair   09 septembre 2018
Stéphane Larue
Une femme, dans un long manteau crème, m'a coupé en laissant un sillage de parfum vanillé. Elle parlait d'une voix cassante au cellulaire. Les talons de ses bottines claquaient sur le trottoir humide.
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Deej1223   06 juin 2019
Le plongeur de Stéphane Larue
Il était partout en même temps, tight pis toute, une vraie machine. Mais en fin de veillée, des fois, il se transformait en monstre. Je l’ai déjà vu se faire deux grosses barres de même, sur le comptoir à côté des pompes à bières. Il les a sniffées d’une shot pis il s’est mis à dégueuler dans le lavabo de service, devant des clients qui finissaient leurs digestifs. Il s’est rincé la gueule avec du Jack comme si c’était du Listerine pis il est allé porter des factures à une table comme si de rien n’était.
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michelb   14 juillet 2017
Le plongeur de Stéphane Larue
Le Saint-Laurent était noir et immense en contre-bas et chatoyait de flammes orange frémissantes et de mille lueurs fantastiques. Des décorations de Noël battaient au vent, lugubres, accrochées aux garde-fous du pont de la Concorde. J'étais calme. Je me jetais des regards fuyants dans le rétroviseur, comme pour vérifier que c'était bien moi qui me trouvais sur la banquette arrière. Le taxi roulait, solitaire, ses phares éclairaient la voie d'une lumière blafarde. L'île Notre-Dame se profilait devant. Après avoir quitté le pont, on a roulé sur une route large qui longeait un plan d'eau. À ma gauche, j'ai aperçu les lueurs de la Rive-Sud, qui dansaient dans le brouillard rampant sur le fleuve. Une limousine est passée en sens inverse comme un vaisseau languide et silencieux. Devant, au loin, une forme hérissée, ivoire, illuminait la nuit. Une chaleur apaisante s'est propagée en moi et s'est convertie en cette lente détente qui précède la montée d'adrénaline. Cette sensation ne s'émoussait jamais.
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cornelia-online   29 octobre 2018
Le plongeur de Stéphane Larue
Le bar, style Foufounes électriques en moins punkeux, était vaste, sombre et enfumé, et puait la vieille bière séchée par terre. Ca grouillait de gens début vingtaine. Le décor, le mobilier, tout avait l’air abîmé par des années de party. On marchait dans le sillage que Greg créait dans la masse compacte des clients.
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gielair   09 septembre 2018
Le plongeur de Stéphane Larue
La serveuse s’est arrêtée au seuil d’une pièce dont les étagères étaient encombrées de vaisselle. Ça devait être la plonge. C’était une pièce relativement grande, dix pieds par vingt pieds, peut-être. Du côté gauche, on avait entreposé la vaisselle propre. Du côté droit, la sale. Au centre, c’était un champ de bataille où gisaient les vestiges du service du midi. Sur une étagère crasseuse en métal haute et large s’entassaient des piles d’assiettes maculées, des chaudrons recouverts de sauce tomate cramée dans lesquels on avait laissé des louches tordues ou des pinces enduites de couches indifférenciées de jus, des récipients au fond desquels croupissaient des légumes en juliennes molasses ou des restes visqueux de marinade, des plaques de cuisson couvertes de gras et de lambeaux de peau de poulet calcinée.
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