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Note moyenne 3.91 /5 (sur 276 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Montréal , 1974
Biographie :

L’humour corrosif et ravageur de ses trois premiers romans, Échecs amoureux et autres niaiseries, Ça sent la coupe, Douce moitié (Éditions Stanké), valent à Matthieu Simard d’être sacré « l’un des auteurs les plus prometteurs de sa génération » par La Presse.
Son quatrième roman, Llouis qui tombe tout seul, a été en nomination pour le Grand Prix littéraire Archambault 2008.
Auteur, blogueur, chroniqueur et concepteur publicitaire, Matthieu Simard a tenu pendant plus d'un an une chronique humoristique au Journal de Montréal et collabore régulièrement au Magazine Urbania.
En octobre 2008, les Éditions de la courte échelle lancent une nouvelle collection jeunesse, Epizzod. Matthieu Simard, avec le roman Pavel, est le premier auteur publié dans cette collection. Pavel fait partie des dix coups de cœur de l'automne 2008 du quotidien La Presse.
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Source : Wikipédia
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PAVEL à la Nuit Blanche ! Des extraits de Pavel, la série de Matthieu Simard, lus par Didier Lucien à la dernière Nuit Blanche de Montréal, le 28 février 2009. Visitez www.epizzod.com !
Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
LittleMary226   19 octobre 2011
La tendresse attendra de Matthieu Simard
On meurt toujours un peu d'une rupture. On flotte un temps et on finit par l'oublier, en un mois, un an, dix ans, mais on reste toujours un peu mort, par morceaux. Trop de ruptures, c'est trop de morceaux, et on en meurt au bout de la vie, rempli de douleurs oubliées. C'est ça, le cancer. C'est les morceaux de douleur qui s'accumulent pour nous faire chier, et qui nous tuent de l'intérieur.
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LittleMary226   21 octobre 2011
La tendresse attendra de Matthieu Simard
Il n'est jamais trop tard pour une citation. Jamais trop tard pour que d'autres nous disent ce qu'on ne saurait dire nous-même.
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Neneve   22 décembre 2017
La tendresse attendra de Matthieu Simard
Mais les immortels finissent toujours par mourir, si ce n'est par eux-mêmes, par l'absence des autres. Tu es partie un soir de canicule, et on s'est effrités en miettes de mortels. En t'enfuyant par la fissure dans le béton, tu as fait naître un trou sombre qui m'aspire l'intérieur depuis trois mois.
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Neneve   03 mai 2017
Ça sent la coupe de Matthieu Simard
Patrice était content. Un paquet de petites histoires pour aller avec ses photos, que je n'ai pas vues, mais il m'a dit comment elles allaient être. Paquet de petites histoires niaiseuses, mais je savais qu'il aimerait, je le fais passer pour un gars tough et viril.
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krzysvanco   23 mars 2018
Échecs amoureux et autres niaiseries de Matthieu Simard
Puis ma ballerine s’est avancée tout doucement, à posé la main sur le museau du toutou et s’est mise à le caresser tranquillement. C’etait Tout serein, tout étrange, comme si le temps ralentissait, un morceau de sable coincé dans le grand sablier, et il faisait moins froid, il me semble. Sans lever les yeux, elle a ouvert la bouche, et le temps s’est arrêté complètement. C’etait Presque le silence qui sortait de sa bouche, des mots tranquilles, des sons doux, que j’entendais à peine...

- Comment il s’appelle, ton chien ?

- Il s’appelle Edwin.

- Toi, comment tu t’appelles ?
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LittleMary226   19 octobre 2011
La tendresse attendra de Matthieu Simard
Il n'y a plus une goutte de foi en moi, mais des fois, j'aimerais croire en Dieu, en son fils, en toute cette belle histoire, calvaire de clous. J'aimerais avoir une poignée à laquelle m'accrocher, un tuteur qui m'aiderait à pousser plus droit. Mais je suis incapable de croire en eux, en ça. S'ils m'envoyaient un signe, peut-être, un moment encourageant, mais c'est le contraire qui arrive. Le jour où je décide enfin de bouger, d'avancer, de marcher sur les eaux, ils me pitchent de la neige dans le trou de botte. Qu'ils aillent chez le diable.
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Aelyone   17 décembre 2015
La tendresse attendra de Matthieu Simard
La peine d'amour comme une maladie, voilà ce qui me fait vomir.



Il faut cesser tout ça. Arrêter de bâillonner tous ceux qui ont de la peine. C'est normal, c'est même beau, la peine. Et c'est nécessaire. Bien sûr, que je ne vais pas bien. Mais ce n'est pas un problème. J'ai de la peine. Je souffre. Je vais guérir, pas besoin de diachylon. J'ai un deuil à vivre, j'ai de la douleur à combattre, j'ai une vie à rebâtir, à ma façon. (p.75)
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LittleMary226   19 octobre 2011
La tendresse attendra de Matthieu Simard
J'aurais plus d'affection pour Jésus si sa souffrance ressemblait plus à la mienne. Si sa blonde l'avait crissé là, par exemple.
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Cielvariable   29 juin 2014
Échecs amoureux et autres niaiseries de Matthieu Simard
J’ai mal au genou gauche. Un accident de coin de table de salon, une longue histoire, je dis longue, vous savez, c’est parce que j’ai un peu honte de la raconter. De toute façon c’est pas important. C’est pas de ça dont je veux parler. C’est de mon genou, de mon mal, de la douleur en général, et surtout de la douleur qui nous fait oublier les autres douleurs.



Pendant que j’ai mal au genou, j’oublie qu’hier, c’est au cerveau que j’avais mal.



• • •



— Qu’est-ce que tu lis, chérie ?

— C’est le dernier Alexandre Jardin.

— Comment ça s’appelle ?

— « La fleur de mon péché ».

— C’est bon ?

— Bof.



En ouvrant la porte, j’ai senti que quelque chose serait différent. Un grincement, une charnière mal huilée, mon esprit trop huilé, l’heure tardive. C’est rare que je fais de l’overtime, mais quand j’en fais je deviens moelleux. Moelleux de l’intérieur, malléable peut-être. En ouvrant la porte, j’ai senti que quelque chose dérangeait, que Sophie n’était pas dans assiette dans son fauteuil en robe de chambre, dans le salon, dans son livre. Son livre bof.



— Salut chérie, c’est moi.

— Salut. Tu rentres tard.

— Je t’avais avertie.

— Oui, mais tu rentres tard pareil.



J’avais faim, pas mangé depuis midi, grignoté un biscuit, pas vraiment plus. La cuisine était propre, un peu trop propre, j’aime quand ça traîne un peu, ça fait humain. Je me suis laissé traîner un peu, en attendant que mes pâtes se réchauffent. Four en stainless, je me vois dedans, mais embrouillé. J’ai une coupe de cheveux embrouillée, j’ai l’air fatigué, j’ai l’air embrouillé.



— T’es là chérie ?

— Oui, je suis dans le salon.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je lis.

— T’as passé une belle journée ?

— Correcte.



Il y avait un pli dans le tapis du salon. Au lieu de l’arranger, je l’ai regardé toute la soirée. En mangeant, en parlant, en me taisant. Les yeux fixés sur le pli. Si ça n’avait pas été le pli, ça aurait été la tache sur le mur. Ou le grain de beauté sur votre joue. N’importe quoi pour ne pas regarder Sophie dans les yeux. Pas quand elle a ses yeux qui parlent. Pas quand elle a ses yeux tout nus.



— Viens-tu te coucher, chérie ?

— Pas tout de suite.

— T’es pas fatiguée ?

— Je veux finir mon chapitre.



Devant la porte, avant d’entrer, avant même de sortir ma clé, j’ai pris le temps de regarder le dépliant de pizzéria qui traînait par terre. M’ouvrir l’appétit avec des photos de fromage, de piments, m’ouvrir l’appétit déjà ouvert. Comme si je savais que de l’autre côté de la porte, ça serait pénible. Comme si je savais que ma clé était plus confortable dans ma poche. J’ai pris le temps de lire les détails du 2 pour 1. Ça expire dans un mois. Et moi, j’expire quand ?



— As-tu fini ton chapitre ?

— Oui. Tu dors pas, toi ?

— Non, je t’attendais.

— Bonne nuit.

— Bonne nuit.



Inspirer, expirer. Respirer pour éviter d’exploser. Dans mon lit, notre lit dans lequel je suis seul, le drap est mal rentré sous le matelas, j’ai un pied à l’air. Juste assez à l’air pour me faire réfléchir un peu plus agressivement que d’habitude. L’attendre pendant qu’elle lit, le lit à moitié défait, je croyais qu’elle me cajolerais parce que j’ai eu une dure journée. Mon pied est à l’air. J’ai froid. Seul dans un lit à moitié défait.



— Dors-tu, chérie ?

— Mmmmnon. Toi ?

— Non. Je peux te poser une question ?

— Laisse-moi dormir.

— Qu’est-ce que t’as, ce soir ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

— Rien, laisse-moi dormir.

— Non, je veux savoir ce qui se passe.

— Bon, ok. Tsé dans le livre d’Alexandre Jardin ?

— Oui ?

— Le gars il est super romantique, tout doux, tout dévoué pour sa blonde. Toi t’es pas comme ça. Pourquoi tu fais jamais rien de spécial pour moi. Tu me prends pour acquis, c’est ça ?

— De quoi tu parles ?

— Des surprises, des lettres d’amour, des petits gestes spéciaux, me semble que c’est pas si compliqué que ça.

— Tu le sais que je suis pas comme ça.

— Ben moi je commence à être tannée.

— Ben je changerai pas juste parce qu’un personnage de livre est plus fin que moi…

— Ben si c’est comme ça, je sais pas si c’est une bonne idée qu’on continue.



Et vous savez ce que c’est. La conversation a duré des lignes et des lignes, des pages, même. Pas de conclusion réelle, mais le lendemain elle paquetait ses affaires, pour un bout de temps. Je sais pas combien de temps. Fatigué, j’avais mal au cerveau. Ce qui va se passer, je n’ai aucune idée.



Mais je sais une chose.



Alexandre Jardin est un imbécile. Et j’ai mal au genou.
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Cielvariable   29 juin 2014
Échecs amoureux et autres niaiseries de Matthieu Simard
J’ai vu à la télé quelqu’un qui m’a fait penser à quelqu’un d’autre.



Vous ne le connaissez pas, c’est le gars qui m’a présenté ma première blonde. Antoine, son nom. C’est une longue histoire, c’est pas vraiment intéressant, j’imagine que ça ressemble à la vôtre, à votre première blonde, à votre premier chum.



C’était à l’école, comme ça arrive souvent, plus cool de regarder les filles que le professeur, plus cool d’avoir une blonde que des devoirs. Antoine m’avait gardé une place pas loin de lui à la cafétéria, m’avait présenté Mélanie, nouvelle découverte de son cours de sciences quelconques. Elle était belle comme tout, comme un cœur aussi. Ça a tout de suite cliqué, et au bout de quelques semaines on s’est embrassés. C’est gluant une langue.



Comme ça, innocemment, c’était parti. Ma vie, l’engrenage, l’amour Vous auriez pas pu me le dire que c’était si dur ? Qu’aimer, ça faisait mal. Qu’aimer, c’était souffrir, c’était se battre, c’était changer. Se faire changer, se tordre, se déchirer. Se déchirer, oui c’est ça.



En voyant à la télé ce gars qui ressemblait à Antoine, je me suis dit que si un jour je le croisais dans la rue, je crois bien que je lui câlicerais mon poing dans la face.
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