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Heval
  18 avril 2021
Les femmes sont occupées de Samira El Ayachi
Les femmes sont occupées. Toujours. Statistiquement, dès lors qu'elles se mettent en couple, elles perdent du temps en raison de l'augmentation des tâches ménagères. Leur temps se réduit davantage encore lorsqu'elles ont des enfants. Elles n'en n'ont quasiment plus lorsqu'elles sont mères célibataires. Toujours, ou presque, au service des autres, elles n'ont plus la possibilité de respirer, de souffler. Elles courent après un temps qui se réduit à une peau de chagrin. Elles perdent en vitalité et en sérénité. Et s'il n'y a personne pour les accompagner dans ce quotidien surmené, elles deviennent des boules de nerfs, des "furies", des "folles alliées" qu'il faut condamner. Il n'est pas facile d'être femme. Jamais. Soumises à mille contradictions, elles doivent faire le tout et son contraire, cumuler les casquettes et les activités sans jamais se plaindre ni contester. Et quand elles osent émettre un cri d'alerte par épuisement et fatigue, du corps et de l'esprit, d'aucuns les condamnent sans jamais se poser la question : est-ce donc si juste de leur attribuer, naturellement, toutes les tâches du quotidien? Est ce juste de penser qu'elles sont naturellement destinées à s'occuper des autres plus que d'elles même? Est-ce juste de penser qu'elles ont tout au plus besoin d'une "aide" parcimonieuse? Est-ce donc juste?



C'est cela que raconte le roman de Samira El Ayachi. Il écrit le poids qui s'abat sur les femmes et leurs difficultés à s'en émanciper. Il dit tout ce que nous, femmes, avons vécu et vivons encore. Il dit tout ce que l'on sait déjà et que les hommes devraient savoir.



Ce roman est donc à lire pour son thème, son sujet. Seulement, bémol, je trouve qu'il s'essouffle au fil des pages car il finit par tourner en rond. Mais, en même temps, qu'est-ce que le quotidien d'une mère, de surcroît célibataire, si ce n'est tourner en cage comme un hamster emprisonné ?
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denis76
  18 avril 2021
Dialogue sur la nature humaine de Boris Cyrulnik
J'aime beaucoup Edgar Morin et Boris Cyrulnik !

Je connais " livresquement" le premier depuis 30 ans, l'autre depuis 10 ans. Ce sont deux philosophes, bien que l'un soit plus orienté sociologie et cognitivisme, et l'autre neurosciences.

D'ailleurs, dans ce "Dialogue sur la nature humaine", ils se complètent bien.

Les thèmes abordés sont nombreux. Par exemple :

"Le cerveau et l'esprit", c'est quelque chose de passionnant !

Les nombreuses "naissances" ou évolutions de nos sociétés aussi !

Nos deux vénérables compères s'interrogent sur les dernières sociétés, "les civilisations historiques", qui s'orientent vers l'abstrait et le virtuel, échappent à la nature, conduisent à tuer pour des idées, et amènent les génocides.

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Cette idée de génocides m'obsède car je ne la comprends pas. Je l'ai déjà exprimé, avec plus ou moins de violence, dans ma récente critique du superbe livre de Jim Fergus : "Mille femmes blanches".

Ou plutôt, je la comprends trop bien :

comme s'efforce de démontrer Nietzsche, l'homme est "Humain, trop humain", et il faut, comme Zarathoustra, franchir la rivière, et aller "Par delà le bien et le mal", le bien et le mal qui sont les critères hypocritement posés par l'homme, qui les utilise sans les respecter !

Friedrich Nietzsche en a souffert jusqu'à la folie ;

Stefan Zweig en a souffert jusqu'au suicide !

.

Liberté, égalité, fraternité, belle devise en vérité, mais qui ne sert pas à grand chose.

Dans ce livre, Edgar Morin montre que la liberté peut être un permis de tuer, et qu'il faut aller vers la fraternité, et même s'il ne prononce pas le mot, il le démontre très bien dans un de ses ouvrages fondamentaux :

"Terre-Patrie" :

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"Au moment où les sociétés éparses sur le globe sont devenues interdépendantes, la prise de conscience de la communauté de destin terrestre doit s'imposer. Nous sommes solidaires dans et de cette planète. C’est notre Terre-Patrie." ( Edgar Morin ).

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Une dernière image me vient en rédigeant cette critique, c'est celle du miroir de l'exposition de 1963 :

"The most dangerous animal in the world".



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DlivresEtmoi
  17 avril 2021
Témoin de la nuit de Kishwar Desai
J'ai énormément apprécié cette lecture qui mêle 3 narrateurs via des mécanismes différents (l'un nous parle via un journal, l'autre via des emails,...).

Chaque personnage est directement touché et nous révèle au compte goutte des éléments de compréhension, que ce soit sur le contexte ou la famille en elle même.

Le lieu où se passe l'histoire, l'Inde, est bien choisi, et aborde la place de la femme dans cette société.

Bref, un coup de cœur et je ne peux que vous conseiller cette lecture.
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