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Note moyenne 3.93 /5 (sur 194 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nice , 1968
Biographie :

Michèle Pedinielli est journaliste de formation.

Après quinze années de ce métier elle est passée à la conception éditoriale web. Consultante en communication digitale, elle a formé des journalistes au web, tout en rédigeant quelques papiers, pour divers journaux.

De retour dans ses Alpes Maritimes natives, elle se destine à l’écriture faisant suite à la sélection de sa première nouvelle, "Celle que l’on ne voit pas", par le Festival Toulouse Polars du Sud. Elle obtient le troisième prix au concours de nouvelles Thierry Jonquet 2015.

Sur sa lancée elle écrit le roman policier "Boccanera" qui est édité en 2018 aux éditions de l'Aube. Michèle Pedinielli a reçu le prix Lion Noir 2019 pour son roman lors du festival du Livre Policier de Neuilly-Plaisance.

En mai 2019, elle a publié "Après les chiens", une nouvelle enquête menée par Ghjulia Boccanera.

Rédactrice, elle collabore à retronews.fr, le site d'actualités historiques de la BNF.

Michèle Pedinielli vit à Nice.
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Bibliographie de Michèle Pedinielli   (4)Voir plus

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Michèle Pedinielli, Estelle Tharreau et Cécile Cabanac vous donnent un cours de psychogéographie du crime...

Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65   29 mars 2022
La patience de l'immortelle de Michèle Pedinielli
Elle est de celles qui pensent oui ou non, sans place pour le peut-être. Ces gens pétris de certitudes et de principes. Enfin "pétris", je ne pense pas qu'on ait pu jamais les modeler, ni même les caresser après tout.
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fertiti65   26 octobre 2021
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Si Tom a choisi l'électricité, ce n'est sûrement pas par hasard. Cet homme est branché en permanence sur un transfo. On est au-delà du mec bavard ou du moulin à paroles. C'est un flot "Made in Nice" avec l'accent, les expressions, les tournures à faire pâlir d'envie tous les rappeurs de la terre.
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fertiti65   29 mars 2022
La patience de l'immortelle de Michèle Pedinielli
Attention, je suis capable de frémir devant un brin d'herbe vert tendre, de ressentir la caresse d'un champ qui se couche sous le vent ou de méditer en observant la branche d'un saule plongée dans une rivière où paressent des truites qui n'attendent apparemment qu'une fausse mouche pour entrer dans l'histoire. Mais il faut juste qu'un auteur américain me souffle ce brin d'herbe, ce champ et cette rivière. Pour m'émouvoir, il faut donc passer par la puissance de l'écrivain et par la fidélité de son traducteur. Avec moi, la nature a besoin de quelques filtres littéraires.
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fertiti65   30 mars 2022
La patience de l'immortelle de Michèle Pedinielli
Un moment suspendu avant que la réalité des autres ne te rattrape. Une parenthèse flottante, hors du temps et des conventions. Cet espace de légèreté, interdit par ailleurs. Car le monde n'est pas léger. Il fait la gueule en permanence. Le monde est lourd comme une putain de croix à porter juste pour pouvoir vivre dans une vallée de larmes. On a tous le droit de s'évaporer de temps en temps.
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fertiti65   24 octobre 2021
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Je regarde la liste des prénoms. Les filles se terminent en a (Kenza, Mélina, Louana, Cléa) et les garçons en o (Léo, Hugo, Matteo), sauf un Marc Aurèle qui peut légitimement prétendre aux lauriers pour sa victoire par KO en matière d'originalité.
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fertiti65   23 mars 2022
Boccanera de Michèle Pedinielli
Concevoir, me reproduire, perpétuer l'espèce...Faire un enfant. Ni en adopter un. Jamais. J'aime les enfants, les enfants des autres, tous les enfants de la terre. Mais je ne me suis jamais sentie en droit ni en capacité de devenir mère.
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fertiti65   24 octobre 2021
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Comment résister dans une ville où le Vieux-Nice n'existe pas ? Comment tu fais en plein mois d'août pour trouver de la fraîcheur sans ces ruelles si étroites que le soleil n'y pénètre pas, sans les soupiraux au-dessus des portes qui brassent l'air et ventilent tout l'immeuble ? Il faut juste fuir les quatre axes de la vieille-ville fréquentée par les touristes.
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fertiti65   21 mars 2022
Boccanera de Michèle Pedinielli
Comme tout quartier populaire passé aux nouvelles règles d'urbanisme, c'est devenu le paradis des bars et de la bouffe, des concept-stores et des magasins de fringues - un Éden rempli majoritairement d'Adonis qui semblent ne jamais dépasser les vingt-cinq ans même quand tu sens qu'ils sont plus près de l'andropause que de la première communion.
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Cigale17   10 août 2022
La patience de l'immortelle de Michèle Pedinielli
Est-ce que je suis la seule à considérer la nuit solitaire comme une aventure ? Attendre la moment où tout bascule. Savoir qu'elle sera peuplée de tout ce qui est interdit ou impossible le jour. Savourer les rêves. Accepter les cauchemars. Se réveiller et parier sur l'heure avant de jeter un coup d'œil à la montre. Fouiller pour retrouver le bouquin qu'on a lâché quelques heures plus tôt. Se recaler sur la voie du livre. Replonger lumières allumées. Repartir sur d'autres chemins que les siens. Savoir que de ceux-là, on en revient. Mais ce n'est pas sans risques. À chaque fois que je pose ma tête lourde, ça déboule. Ça déborde, ça se retourne, ça se presse, ça fouaille. Ça se cogne aux parois, ça rebondit, ça insiste. Tout ce que tu repousses dans la journée, qui t'assaille au moment où tu baisses la garde. Ce moment tendre où tu crois que tu vas pouvoir plonger. Et ton bide qui s'y met aussi, à décider que la fin du monde est proche et qu'il lui faut se rétracter et se dilater une dernière fois. Pas de raison que ton second cerveau te foute la paix quand le premier se prend pour un cœur et bat la campagne. Tu vois pourquoi je préfère la ville. Allez, Boccanera, ferme les volets. De force.

(p. 142)
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fertiti65   24 mars 2022
Boccanera de Michèle Pedinielli
J'aime cet endroit. Pas seulement parce qu'on y mange bien, des trucs préparés sous ton nez, mais parce que j'ai l'impression d'y être à ma place. Les sets en papier, Pierrot qui rougne derrière le comptoir du bar en faux bois, les commandes, les rires et les vannes qui fusent. Et la chaleur de tout le monde : ici, quand on te demande comment ça va, on écoute la réponse.
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