AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.68 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nice , 1968
Biographie :

Michèle Pedinielli est journaliste de formation.

Après quinze années de ce métier elle est passée à la conception éditoriale web. Consultante en communication digitale, elle a formé des journalistes au web, tout en rédigeant quelques papiers, pour divers journaux.

De retour dans ses Alpes Maritimes natives, elle se destine à l’écriture faisant suite à la sélection de sa première nouvelle, "Celle que l’on ne voit pas", par le Festival Toulouse Polars du Sud. Elle obtient le troisième prix au concours de nouvelles Thierry Jonquet 2015.

Sur sa lancée elle écrit le roman policier "Boccanera" qui est édité en 2018 aux éditions de l'Aube. Michèle Pedinielli a reçu le prix Lion Noir 2019 pour son roman lors du festival du Livre Policier de Neuilly-Plaisance.

En mai 2019, elle a publié "Après les chiens", une nouvelle enquête menée par Ghjulia Boccanera.

Rédactrice, elle collabore à retronews.fr, le site d'actualités historiques de la BNF.

Michèle Pedinielli vit à Nice.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Vous étiez le vieux monsieur d’à côté, un peu timbré avec sa photo qui ne voulait pas rester accrochée au mur. Un jour vous m’avez sauvé la vie. Et puis vous êtes mort. Mais avant tout ça, vous aviez décidé de me confier votre histoire. Vous avez fait ca aussi bizarrement qu’à votre habitude. J’ai réussi à ouvrir le tiroir, et j’ai libéré Ange, Tonino et Rachel.
Commenter  J’apprécie          10
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
En attendant la cavalerie, je retourne auprès du gars. Ses cheveux ras sont recouverts par du sang noir, des mouches sont déjà à l'oeuvre. Le bout de profil que je vois entre le haut du T-shirt et la pierre sur lequel il s'est écrasé est indéfinissable : il n'y a plus vraiment de nez, l'arcade sourcilière et la pommette sont enfoncées et une croûte marron recouvre le reste du visage. J'ai l'impression qu'il est très jeune. Sur la peau brune de son dos, en plus des traces de coups, je remarque une tache ronde plus foncée au-dessus de la ceinture du pantalon. Je contourne lentement le corps en essayant de comprendre. Je remonte par la droite de l'arbre et je remarque des traces qui maculent les arêtes des pierres du côté du buisson. Je suis cette piste rouge sombre et rejoins le chemin de ronde. Comment ai-je pu courir sur des taches de sang sans m'en apercevoir ? Mais il n'y a rien sur le gravier. Je lève la tête pour scruter les environs familiers.
Commenter  J’apprécie          00
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Lorsqu'il s'approche, je remarque une barbe de trois jours bien taillée. La colonie de poils sauvages qui passe habituellement une tête par ses narines et ses oreilles a été totalement éradiquée. Il m'embrasse et je sens le parfum mentholé de son dentifrice qui me renvoie à ce que j'imagine être mon haleine de chacal en fin de vie.

« Tu étais avec quelqu'un ?

- Quoi ?... Qu'est-ce que tu... ? Alors, petit a ça ne te regarde pas, petit bé tu serais la dernière informée, petit cé où est le corps ?
Commenter  J’apprécie          00
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
J'entends un bruit de moto. Le commandant Santucci arrive en éclaireur. Tel que je le connais, il a dû sauter dans son pantalon sans même boire une tasse de café. Je le vois avancer à grand pas dans la montée. Plus il vieillit, plus il me plaît avec cet air perpétuellement soucieux et concentré, et cette ride du lion qui se creuse au fil du temps.
Commenter  J’apprécie          00
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Mais à chaque fois, je pense à Nunzia, ma grand-mère venue à Nice à l’âge de neuf ans pour travailler comme bonne à tout faire dans une usine de peinture. Elle ne venait pad de si loin, juste d’Ombrie, et elle était accompagnée de ses frères et sœurs. Mais elle crevait de faim dans son village italien et venait chercher une vie, la vie, en France.
Commenter  J’apprécie          00
collectifpolar   16 octobre 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Sur un tertre entre la douve et le sentier, on a fixé un banc de bois. C'est une position idéale, légèrement surélevée pour méditer en regardant la mer. Je me rapproche pour constater que les herbes à proximité sont salement piétinées. Que la terre est imbibée en plusieurs endroits. Et que le banc de bois est encroûté sur un côté. Scène de crime.
Commenter  J’apprécie          00
Matatoune   03 mars 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
J'ai passé l'âge de discuter avec des mecs qui savent mieux que moi ce que j'ai envie de faire ,quand, où, et surtout avec qui.
Commenter  J’apprécie          50
Cigale17   27 juin 2019
Boccanera de Michèle Pedinielli
Le gentil ouvrier est un objet publicitaire que l'entreprise offre à ses contacts ou à son encadrement méritant. Le cynisme des gens du marketing, ou leur total manque d'imagination les a fait concevoir un prolo dont la tête héberge les documents virtuels des cadres qui l'exploitent. Le petit ouvrier n' intéressé ni les cambrioleurs, ni les enquêteurs. Je l'empoche. (p. 42)
Commenter  J’apprécie          30
Matatoune   01 mars 2020
Après les chiens de Michèle Pedinielli
La frontière, c'est idiot. Une ligne invisible qui nous fait Français ou Italien. Quand j'étais tout petit, c'était un jeu. (...) Explosant de rire et piétinant cette ligne qui n'existait que pour les autres. Depuis le début de la guerre, la frontière ne me fait plus rire. (...) Mais où qu'elle soit, elle nous tranchait en deux.
Commenter  J’apprécie          30
Cathy74   06 juillet 2019
Après les chiens de Michèle Pedinielli
Parce qu'après le fleuve, tu ne fais plus partie de l'historique comté de Nice avant son rattachement à la France, tu n'es déjà plus Niçois, pas encore Varois, même pas Provençal. Ils ne vont quand même pas jusqu'à réclamer l'annexion de la ville à la Savoie (un reliquat du XIVe siècle) mais on n'en est pas loin. Ils arrivent a revendiquer l'identité "de souche" d'un territoire de trois mille kilomètres carrés, lieu d'immigration par terre et par mer depuis des centaines d'années. Pour calmer tout le monde, j'ai décrété depuis longtemps que quiconque ne peut trouver un bout de ses ancêtres dans la grotte du Lazaret et prouver ainsi son ascendance niçoise depuis le Paléolithique n'est pas vraiment d'ici.
Commenter  J’apprécie          20

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..