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Fifrildi
  23 mai 2018
Bifrost, N°49 : Dossier Robert Silverberg de Revue Bifrost
Voilà un certain temps que je voulais lire ce Bifrost consacré à Robert Silverberg.



J'ai bien aimé la première nouvelle de Silverberg (L'Apprenti en sorcellerie) et le personnage de Gannin Tirich. Quant à la deuxième (L'Eglise à Monte Saturno) je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire que j'ai trouvé moins intéressante. Je n'ai pas du tout aimé celle de Lucas Moreno (PV).



J'ai trouvé l'article “Ma carrière de pornographe” anecdotique. Certains détails font tiquer, mais tout le monde sait que les Etats-Unis ne sont pas un modèle de liberté d'expression ^^



Un article est consacré au livre “L'Homme dans le labyrinthe”. Je pense que c'est peut-être mieux de lire l'article après avoir lu le livre. Pour ma part, je vais écarter ce livre de ma pàl (tout comme “Un jeu cruel”).



Le petit guide touristique, qui passe en revue 21 romans (c'est peu), m'a permis de sélectionner les livres que je compte lire ensuite : Les déserteurs temporels, Les temps parallèles, Shadrak dans la fournaise, Le Seigneur des ténèbres, Tom O'Bedlam, Le grand silence, Roma Aeterna et le cyle de Majipoor dans un premier temps (et c'est déjà pas mal).



Pour “Le fils de l'homme”, j'hésite un peu. Quelqu'un peu m'expliquer ce qu'est un roman “lysergique” et “synesthétique”? Je ne suis pas certaine d'avoir bien compris?



L'article sur la genèse de Majipoor est vraiment intéressant et j'ai ajouté à ma pàl “La planète géante” de Jack Vance.



Voilà, dans l'ensemble une lecture positive.









Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) (57)
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Lenocherdeslivres
  22 mai 2018
Capitaine Futur : Le défi de Edmond Hamilton
La série de Capitaine Futur se poursuit avec la publication, après celles de L’empereur de l’espace et de À la rescousse, du Défi.



À nouveau, notre jeune héros va devoir affronter un ennemi terrible. Si terrible et prévoyant qu’outre la destruction des plusieurs mines de gravium (ce minerai indispensable à la conquête de l’espace et au commerce puisque lui seul permet d’équilibrer la pression entre les différentes planètes), il a prévu d’éliminer, dès le début, ce capitaine Futur si gênant. Et il est à deux doigts de réussir. Mais, bien évidemment, Curt Newton va échapper au danger et risquer sa vie à de nombreuses reprises (et dans Le Défi, il va vraiment passer plusieurs fois à presque rien de la mort).



Ce troisième opus est pour moi une réussite. Je trouve qu’Edmond Hamilton va en se bonifiant, prenant la mesure de son héros et de son potentiel. Ce vieux routier de l’écriture (il a écrit des dizaines et des dizaines de romans et de nouvelles) semble trouver un ton plus juste, laissant en partie de côté le clinquant de L’empereur de l’espace au profit d’une plus grande profondeur psychologique. Il n’oublie pas pour autant les envolées lyriques (« Toujours le capitaine Futur avait répondu. Toujours, il répondrait. La Terre pouvait danser en paix.« , page 201), propres à ce genre, mais qui sont mieux intégrées au rythme de l’histoire. Peut-être est-ce tout simplement aussi parce que je m’habitue, mais certains passages montrent mieux les doutes qui assaillent parfois le capitaine Futur. Et cela enrichit considérablement le roman.

On trouve toujours dans ce volume des inventions formidables, au doux parfum désuet (par certaines descriptions décidément dépassées : ah ! la magie de l’atome qui semblait si prometteuse en 1940, les verrières en verrite et les télévisions, ancêtres de nos omniprésents smartphones !), mais en même temps si actuelle par les thèmes (la machine à transférer les esprits d’un corps à un autre ; la destruction de ressources pour obtenir un monopole commercial). C’est une richesse de cet auteur d’avoir su trouver des thèmes qui passent le temps.



Comme dans les précédents volumes, l’auteur propose à son lecteur plusieurs suspects dès le début de l’ouvrage. Puis, il multiplie les pistes, vraies ou fausses, et ne révèle l’identité de méchant qu’à la fin. Et cela tient la route encore une fois : la solution n’apparait pas clairement, comme dans certaines productions pour la jeunesse (ou young adult) dès les premiers chapitres. Le Destructeur apparait dès la première page, dissimulé par sa combinaison spatiale. « Même la visière en verrite de son casque était peinte en noir, exception faite de deux ovales au niveau des yeux. L’homme à l’intérieur voyait ; de l’extérieur, il restait invisible. » (page 15). Et c’est réellement un ennemi tenace et dangereux pour le capitaine Futur qui se trouve mis en échec un nombre impressionnant de fois, par rapport aux opus précédents.



Mais la découverte de l’identité du coupable, si elle ajoute de l’intérêt, n’est pas la principale force de ce roman. Ce qui en fait le sel, c’est sa capacité à nous enchanter, à nous faire voyager dans des mondes peu réalistes par certains détails, mais très forts par d’autres : dans certaines pages où les Futuristes, en ordre dispersé, naviguent sur les océans de Neptune, je me suis retrouvé plongé sur cette planète hostile, au ciel chargé et lourd, aux courants contraires et dangereux, à la faune terrifiante.



Un roman d’une lecture fort agréable, donc, et qui laisse espérer une progression dans la richesse des personnages, dans la profondeur de leurs motivations, de leurs doutes. tout cela associé à une bonne dose d’aventures enthousiasmantes. Mais il faudra patienter pour lire le prochain tome des aventures du capitaine Futur.
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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celindanae
  20 mai 2018
Gotland de Nicolas Fructus
Cet ouvrage est issu d’un financement participatif proposé par les éditions Le Bélial. Cependant, il est disponible sur le site de l’éditeur. Autant le dire de suite, ce livre a été un énorme coup de cœur pour moi. Je suis certaine que je le relirai à nouveau, que je l’ouvrirai très souvent pour admirer les illustrations de Nicolas Fructus et m’y perdre une nouvelle fois. Quand je l’ai commencé, je pensais le lire en plusieurs jours (vu que je lis plusieurs livres en même temps) et puis emportée par la magie de la première histoire, je me suis laissée porter et j’ai terminé le livre en une après-midi, totalement prise par ces 3 histoires, cet univers, ces illustrations si magnifiques.



Qu’est-ce que Gotland exactement? C’est tout d’abord le premier livre de la collection Wotan (j’adore le nom) des éditions Le Bélial. C’est ensuite un très beau livre illustré, proche du livre d’art. C’est également trois récits fantastiques situés à 3 époques différentes et très proches de l’univers de Lovecraft. La page Ulule du projet donne un bon aperçu de l’ouvrage et de sa qualité. Les trois récits ont la particularité d’avoir un traitement graphique différent et d’être liés par leurs références à l’univers de Lovecraft.

La première histoire s’intitule Gotland et se situe au Haut Moyen âge dans des terres nordiques, sur l’île de Gotland (île de Suède de la mer baltique). Le texte et les illustrations sont de Nicolas Fructus. Le début de ce récit est assez classique. Un homme découvre un jour un étrange monument qui le fait basculer dans un monde étrange ressemblant au sien mais différent sur certains aspects et où des disparitions inquiétantes commencent à avoir lieu. On suit le narrateur dans sa découverte de l’étrange qui peu à peu se transforme en horreur. En cela, la nouvelle est assez proche de Lovecraft avec un personnage confronté à des choses qu’il ne comprend pas et qui le dépassent. Les illustrations accompagnent le texte de manière magistrale, on suit à la fois l’histoire par le texte et par les illustrations. Chaque détail des dessins a son importance, tout est extrêmement travaillé et se complète à merveille. La partie où le narrateur découvre une cité a un petit coté Giger et Alien. L’ambiance du texte et des illustrations s’accordent parfaitement pour nous plonger dans un univers étrange où la peur rode. La tension augmente peu à peu et devient presque palpable. La plume de Nicolas Fructus est efficace et fluide mais il excelle surtout à dire l’indicible dans ses illustrations.

Le second récit s’intitule Forbach et est signé Thomas Day. Le texte était déjà présent dans le numéro 73 de la revue Bifrost. Les illustrations sont de Nicolas Fructus. Il se passe dans la ville de Forbach en Moselle à notre époque. Enfin, pour le début tout du moins, le texte ayant la particularité d’avoir une narration avec une chronologie inversée. Cette narration à rebours fonctionne vraiment très bien et fait prendre aux mystères qui entourent le manoir de Forbach une ampleur cosmique. Tout commence par le décès d’un homme habitant un étrange manoir de Forbach dont son petit fils hérite. Le manoir Wallenberg ayant une mauvaise réputation, le petit fils et sa fiancée pensent à le vendre. Le récit va alors nous faire voyager dans le temps pour dévoiler peu à peu la provenance de ce qui se niche dans le manoir et sa région. L’atmosphère étouffante du texte est très bien rendue par les illustrations de Nicolas Fructus qui mettent en valeur l’histoire de Thomas Day. L’association des deux fonctionne à merveille. Il est juste dommage que certains détails de l’histoire ne soient pas complétement exploités mais le récit fonctionne vraiment très bien, on est totalement plongé dans cette histoire et dans les illustrations qui l’accompagnent.

La troisième histoire s’intitule Mémoire des mondes troubles, texte et illustrations sont de Nicolas Fructus. Cette fois l’histoire se situe au XIX ème siècle et s’intéresse à un ingénieur capable de capter sur ses photographies des créatures tentaculaires. Il est visiblement le seul à les voir. Le récit est moins marquant que les deux précédents mais les illustrations sont différentes. Cette fois, Nicolas Fructus utilise des photomontages avec des photos d’époque et des créatures cauchemardesques. Les photos sont superbes et l’idée du photomontage est vraiment excellente et originale. Cependant, on sent un peu moins la complémentarité texte/illustration dans ce récit que dans les précédents.



En bonus du financement participatif (comme le montre la photo en dessous), nous avons reçu Le Petit neveu de Pickman de Nicolas Fructus. Le livre a la particularité de raconter une histoire sans parole grâce à 40 tableaux. Les illustrations sont des dédicaces réalisées pour les contreparties de la campagne de financement participatif. Le principe est très intéressant. Les illustrations comportent de nombreux détails, on voit une histoire se former peu à peu. C’est un bon complément à Gotland qui prend son ampleur combiné à celui-ci.



Gotland est donc un superbe livre, il s’adresse certes aux amateurs d’univers sombre et d’histoires proches de l’imaginaire de Lovecraft, cependant il a suffisamment d’atouts pour plaire au plus grand nombre. Les trois histoires sont différentes et prenantes, avec de splendides illustrations. Le point remarquable est que les récits et les illustrations interagissent et les dessins font réellement partie de l’histoire. Nicolas Fructus met tout son talent à l’œuvre et nous offre un livre totalement à part et réussi où texte et illustrations s’accordent parfaitement, digne des meilleurs accords mets, vin. Un ouvrage qu’on découvre, apprécie, déguste comme une grande cuvée qui ferait ressortir les subtilités du plat!
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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