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Dernières critiques
Tandarica
  11 octobre 2019
Dossier de l'Art 235. Anselm Kiefer de Dossier de l`art
En couverture « Die Orden der Nacht » [Les Ordres de la nuit], 1996, détail de l’œuvre reproduite en entier et commentée p.58-59.



De ce superbe dossier consacré à Anselm Kiefer je retiens surtout l’article d’Andrea Lauterwein (p. 33-43) intitulé « Kiefer ou les mots du poète » :



« C’est sur le fond de [la] consécration du livre comme support absolu de la mémoire de l’humanité qu’il faut lire les clins d’œil de Kiefer au texte, qu’ils soient implicites, imposés par le titre ou griffonnés à même la toile. Vertigineuse mise en abîme où l’on rencontre tour à tour les livres de Jules Michelet, Roland Barthes, Jean Genet, Stefan George, Rainer Maria Rilke, Hans Henny Jahnn et Christoph Ransmayr, Hegel, Heidegger, Hölderin et Kleist, Velimir Khlebnikov, Osip Mandelstam, Walter Benjamin et Hans Blumenberg, Ingeborg Bachmann et Paul Celan ».



Un grand artiste à connaître !
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Christw
  04 juillet 2019
Primitifs de la photographie du XIXe siècle de Nicole Garnier-Pelle
Le musée Condé à Chantilly conserve 1400 photographies de la seconde moitié du XIXe siècle. L'ensemble provient d'Henri d'Orléans, duc d'Aumale, cinquième fils du roi Louis-Philippe. le duc est de la génération qui a vu l'essor de la photographie, il est né quelques années après les premiers essais de Nicéphore Niépce. La collection qu'il a léguée, du daguerréotype au premier cliché en couleurs, est représentative de la photographie de son temps, avec les oeuvres de pionniers tels Baldus ou le Gray, jusqu'au tournant du siècle avec la photographie industrielle. C'est aussi le reflet de la personnalité de cet homme qui est peut-être le plus grand collectionneur de ce siècle et dont l'on ne possède guère d'autre témoignage personnel.



Le Livre des Éditions Faton [que je remercie pour l'envoi, ainsi que Babelio] s'apparente à un catalogue illustré, aux très beaux tons sépia sur papier légèrement satiné, d'une sélection variée de ces premières photographies. Elles ont été exposées (Le Parisien) fin 2018, dans le cabinet d'arts graphiques du château de Chantilly, sous la direction du conservateur général du patrimoine au musée, Madame Garnier. On trouve des portraits, des paysages de Suisse, des vues du Paris de Napoléon III et des reproductions d'oeuvres d'art comme la Joconde.



Dans la brève chronologie, on note qu'en 1862, Ingres et d'autres artistes signent une pétition contre l'assimilation de la photographie à l'art.



Les marines de Gustave le Gray (papier salé ciré albuminisé à partir de négatif(s) verre) sont particulièrement impressionnantes, elles firent sensation à Londres en 1856. Les effets de ciel n'étaient pas bien rendus à cause de la différence de temps de pose nécessaire (très long à l'époque) pour le ciel très lumineux et le reste de l'image, difficulté que tout un chacun qui fait de la photo de paysage connaît et que nos appareils et techniques modernes contournent plus aisément.



À propos de la belle image de couverture, le brick sous la lune, voici une des (rares) explications techniques du livre:

"C'est l'une des premières photographies de marines où l'on voit simultanément le mouvement de la mer et les nuages dans le ciel. Rendre le ciel était alors très difficile : il apparaissait brouillé et les photographes avaient recours à un subterfuge : ils peignaient le négatif verre à la gouache noire, ce qui donnait un ciel vide, complètement blanc, ou bien peignaient des nuages sur l'épreuve ou sur le négatif. Ici l'originalité de le Gray est la technique des ciels rapportés : il juxtapose au tirage des paysages tirés de négatifs papier et des ciels tirés de négatifs verre. Opposé à la retouche des tirages, il «triche» en utilisant deux plaques pour une même marine, certaines vues existant avec ciel ou sans ciel." Ceci parlera à ceux qui ont pratiqué les tirages en chambre noire.



Le commentaire ajoute que l'avant-plan, chevaux et attelage, apportent une dimension humaine à l'évocation de l'infini.



On est surpris par la qualité du détails de ces premiers travaux ainsi que par leur bon état de conservation pour la plupart. Cet ouvrage de valeur s'inscrit dans un coffret de 7 livres "Les Carnets de Chantilly" aux Éditions Faton. Feuilletez le livre sur le site des éditions.


Lien : https://christianwery.blogsp..
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djelisaweta
  04 juin 2019
Marcellin Desboutin : A la pointe du portrait de Maud Leyoudec
Tout d'abord un grand merci aux éditions Faton et à Babelio pour ce livre reçu dans le cadre d'une masse critique.



Une vraie belle découverte que ce monsieur Desboutin pour moi qui adore la peinture, les musées... et qui ne connaissais pas du tout cet artiste !



Ce beau livre est autant intéressant pour les portraits/gravures de ce peintre que pour sa biographie, ses influences et tous les artistes qu'il a cotoyés/inspirés (il a été représenté par un bon nombre de peintres) : un sacré personnage !!!



Quand on constate la qualité de son art on a du mal à croire qu'il soit tombé dans l'oubli.



Je conseille ce livre à toute personne qui aime la peinture, qui aime le 19ème siècle ou qui est tout simplement curieuse ;)



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