AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Casterman

Fondée en 1780 par Donat Casterman, la maison Casterman débute avec des publications religieuses et des ouvrages destinés à la jeunesse, puis intègre le monde de la bande dessinée dans les années 1930 en éditant les albums de Tintin. La production est sélective (moins de 100 nouveautés par an) mais fait office de référence dans le monde de la BD. Aujourd`hui, près d’une bande dessinée sur 7 vendues dans la francophonie est un album Casterman.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Casterman



Dernières parutions chez Casterman


Dernières critiques
mattripard
  20 mai 2022
Habibi de Craig Thompson
L’élément qui m’a le plus agacé à la lecture de ce livre est sans aucun doute sa narration trop hachée à mon goût. Craig Thompson coupe trop souvent la linéarité de son récit, que ce soit en y intégrant des passages explicatifs (sur les carrés magiques par exemple), en faisant des voyages entre le passé et le présent des deux personnages principaux, Dodola et Zam, (dès le départ, il développe trois lignes temporelles – on suit Dodola et Zam à trois moments de leur vie - et fait fréquemment des bonds entre chacune d’elles), en faisant des ellipses à l’intérieur d’une même ligne temporelle ou en relayant les histoires racontées par Dodola (histoires courtes, mais tout de même souvent coupées en deux ou trois- Pourquoi?). Les séquences présentant une unité de lieu et de temps sont la plupart du temps trop brèves. J’aurais aimé qu’elles soient plus longues, surtout au début, quand on essaie d’entrer dans l’histoire.



Non seulement l’histoire est marquée par de nombreuses coupures, mais, en plus, les transitions entre les différentes séquences sont souvent trop abruptes, voire inexistantes. J’ai eu parfois l’impression que l’auteur avait simplement accolé les uns à la suite des autres des extraits de plusieurs chapitres ou de plusieurs tomes différents (si Habibi avait été divisé en tomes). La lecture est ainsi moins fluide qu’elle pourrait l’être.



Le caractère décousu du récit n’aide pas à s’attacher aux personnages, ce que je n’ai d’ailleurs pas réussi à faire. J’ai eu le sentiment lors de ma lecture que les personnages, en particulier les personnages secondaires, ne sonnaient pas vrai, étaient désincarnés. Certains personnages secondaires avaient même l’air de n’exister que pour communiquer des informations au lecteur. Ils semblaient davantage tenir du robot que de l’être vivant.



Tout cela explique en grande partie ma note de 3 étoiles.



D’autres aspects de Habibi m’ont aussi dérangé, mais dans une moindre mesure. Il est probable que beaucoup de lecteurs de la BD ne s’y arrêteront pas. Je tiens quand même à les mentionner.



Premièrement, Habibi n’est qu’une longue suite de malheurs : viols, pédophilie, esclavage, viols, mariage forcé et précoce, pauvreté abjecte, viols, maladies, mutilation, meurtres, viols, désir de suicide pour cause de désirs incestueux -ou perçus comme tels- et j’en passe (ah! Est-ce que je vous ai mentionné aussi les viols?). À force, ça devient lourd. Si vous cherchez un livre plein de gaieté et d’humour, passez votre chemin.



Deuxièmement, la religion est très présente dans Habibi. Si vous avez envie comme moi de pousser un soupir agacé à chaque fois que vous lisez le récit du presque sacrifice d’Ismaël (ou d’Isaac, selon les versions) ou celui de la vie de Noé (qui sacrifie les animaux de l’arche après les avoir sauvés); si vous avez envie de crier quand vous lisez pour la vingtième fois que dieu est miséricordieux et compatissant alors qu’il ne cesse dans l’ancien testament de déchaîner des calamités sur les hommes et de faire preuve d’un sadisme pervers et d’un manque d’humanité flagrant dans ses interactions avec les humains, encore une fois vous feriez peut-être mieux de passer votre chemin.



Troisièmement, un Moyen-Orient moyenâgeux et un Moyen-Orient moderne se côtoient dans Habibi. Cette cohabitation est parfois étrange. Des fois, on peut rester dans le premier des deux mondes durant une centaine de pages ou plus, puis soudain voir surgir la modernité sous la forme d’une voiture ou d’un système de plomberie sophistiqué. Craig Thompson campe une partie de son histoire dans le monde moderne pour pouvoir faire une critique de ce dernier. À mon avis, il a voulu mettre trop de choses dans son livre. Sa critique aurait pu faire l’objet d’une autre BD. Elle vient dévier l’attention du lecteur du sort des deux personnages principaux et n’est pas nécessaire à l’histoire. Elle aurait très bien pu ne pas y figurer, comme les représentations du monde moderne d’ailleurs. Avec quelques modifications mineures, l’histoire aurait pu se dérouler entièrement au Moyen Âge.



Finalement, mon dernier bémol concerne la fin de Habibi. Elle est selon moi trop abrupte. L’histoire aurait dû s’arrêter à la page 648.



Le dessin vient heureusement en partie rattraper le reste. Toutes les critiques le disent : il est magnifique, incroyable, splendide, très détaillé, somptueux, époustouflant, etc, etc. C’est vrai qu’il est pas dégueu…



Le Craig Thompson dessinateur a sans aucun doute plus de talent que le Craig Thompson scénariste.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ninosairosse
  19 mai 2022
Aldobrando de Gipi
♫Y en a qui naissent

Dans les plis du drapeau

Au son des hymnes militaires

Et quand la troupe défile sous leurs carreaux

Ils ont l'âme guerrière

Mais pas moi

Non pas moi

Je ne suis pas né militaire

Mais pas moi

Non pas moi

Je suis le fils de Personne♫

-Johnny Hallyday-1971-

---♪----♫----👍---👸---👎----♫----♪---

l'eau qu'on regarde jamais ne bout

trouve les feuilles de l'herbe du loup...

Serf, vagabond, mais avec des principes

armé d'un baton, voyage initiatique

Attention pas de prénom

S'appelait juste Aldobrando !?

L'était bâti comme un moineau

Qu'aurait été malade

On y filait plein d'noms d'oiseaux

"Patte de merle" roi de la cascade

L'était pas bien gros c't'asticot

Pourtant lui qui descend dans l'arêne

Fils de Personne, encore un gosse

MériteRait qu'on pense sa Reine

Je ne sais rien du monde en dehors de la cabane où j'ai grandi !?

Un grand merci au duo Critone et Gipi

A tout problème, une solution claire, simple

Et juste ment fosse...





Petit rappel : pour ceux qui aiment délivrer les princesses sans fosse modestie.

https://www.babelio.com/livres/Smullyan-Le-livre-qui-rend-fou/11867/citations

🤪

















+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          381
LaetiF
  19 mai 2022
Le Quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le Dahlia noir de James Ellroy
Ellroy a l’art de poser ses personnages ! (Enfin, si l’on peut dire…) Il faut attendre une centaine de pages pour commencer à entrer dans l’histoire du fameux Dahlia Noir… Les deux flics qui sont au centre de l’ouvrage, Blanchard et Bleichert (le narrateur) ont donc droit à de longs portraits "en action" : leur rencontre, leurs combats (de boxe en l’occurrence) et la formation de leur « duo »… qui se transforme en trio en privé…



Mais malheureusement, une fois entrées dans l’histoire – l’enquête sur le Dalhia – j’ai fini par m’ennuyer… Le style est un peu étiré, Ellroy s’attarde sur des détails qui ont très certainement leur importance, mais qui m’ont semblé s’éloigner de ce qui m’avait conduit à emprunter le livre…
Commenter  J’apprécie          22