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EAN : 9782203148888
72 pages
Éditeur : Casterman (18/09/2019)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 277 notes)
Résumé :
Rire, c’est déjà ne plus subir.

Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté… Miss Bengalore, chatte craintive qui ne cherche qu’à protéger ses deux petits, et C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  02 novembre 2019
Depuis que les humains ont quitté le château, les animaux sont égaux et libres dans la nouvelle république qu'ils ont fondée. du moins c'est ce que veulent leur faire croire le président taureau Silvio et les membres de sa garde canine (qui n'ont pas de noms mais des numéros), car certains sont plus égaux et plus libres que d'autres en exploitant leurs prochains sans merci pour conserver le rang et les privilèges qui les placent au-dessus des autres. Les animaux triment dur et crèvent de faim tandis le président et sa clique se gavent en permanence, et donc ce qui devait arriver arriva : l'oie Marguerite lance une révolte au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, et les puissants qui ne comprennent que le langage de la violence la réprime dans un bain de sang sans précédent ! Tandis que Miss Bengalore pense à sa survie et à celle de ses deux chatons et tandis que les animaux terrorisés pleurent leurs morts, le président taureau Silvio lui fête sa victoire en buvant une baignoire de champagne… le pouvoir jubile et pense être tranquille pour longtemps, quand arrive au château le rat va-nu-pieds Azélar qui raconte l'histoire du fakir va-nu-pieds Gandhi qui par la non-violence fit plier le plus puissant empire du monde. Pour le président taureau Silvio, il représente un danger mortel et il envoie sa garde canine régler son sort. Sauf qu'il est sauvé par Miss Bengalore et ses amis, et que pour les remercier il décide de devenir leur coach en « lutte contre la tyrannie » : la dictature le sait pas encore, mais elle est déjà morte ! La révolution à la marguerite est en marche et rien ne l'arrêtera : pour les crevards et les salopards, c'est le début de la fin !!!

On pourrait écrire que "Le Château des animaux" commence là où finissait "La Ferme des animaux" : tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres et en profitent pour asservir peu ou prou tous les autres… Décrire les mécanismes de la tyrannie c'est une chose, trouver le moyen de s'en débarrasser sans haine ni violence, sans mépris ni indifférence c'en est une autre. Nous ne sommes donc ni dans le remake, ni dans la relecture, ni dans la suite du classique de George Orwell, mais dans le récit qu'il aurait dû écrire s'il avait connu le meilleur de l'humanité et non le pire. C'est ainsi que le rat Azélar, la chatte Bengalore, le lapin César et le canard Ruck partent tous ensemble en croisade contre le Grand Capital et la Bête Immonde, ces deux faces de la même pièce. La tâche et rude, le chemin est long et rempli d'embûches, et comme chacun le sait la voie menant vers l'enfer est pavée de bonnes intentions… Parviendront-ils à destituer le président taureau Silvio et sa garde canine (qui roulent des mécaniques devant les animaux mais qui se chient dessus devant les humains) ? To Be Continued !
Je tiens vraiment à signaler que le courage de la veuve Miss Bengalore n'est pas sans rappeler le courage de la veuve Brisby, personnage principal du fabuleux mais méconnu et mésestimé film d'animation "Brisby et le Secret de NIMH" de Don Bluth, tiré du premier tome de la trilogie de Robert C. O'Brien.
Ésope, Jean de la Fontaine et d'autres avaient bien compris que la fable animalière et l'anthropomorphisme avaientt un formidable pouvoir de critique sociale et politique. Et ici les auteurs livrent un travail extraordinaire : le scénariste Xavier Dorison a été consulté ses frères d'armes Alex Alice et Matthieu Lauffray, tandis que le dessinateur Félix Delep s'est rappelé au bon souvenir de son mentir Lewis Trondheim.
Xavier Dorison évoque les tyrans totalitaires, les bouchers de la Terreurs, Fidel Castro, Mouammar Kadhafi et Rouhollah Khomeini, mais pourtant on se surprend à identifier des propos et des postures d'Emmanuel Macron, d'Édouard Philippe, de Christophe Castaner ou de Benjamin Griveaux comme ceux et celles de Donald Trump, de Boris Johnson ou d'Angela Merkel. Comme c'est étrange ? On nous aurait menti à l'insu de notre plein gré ??? Car que font les autoproclamées élites occidentales à part être complices entre autres choses de nettoyage ethnique en Syrie et de crimes de guerre au Yémen ? Diviser pour régner, en espérant voire en priant que la fin du monde subvienne avant la fin de l'hypercapitalisme et de l'ultralibéralisme qui assurent leur rang et leurs privilèges (car comme dirait l'autre, après tout « après moi le déluge »)… Ah ça oui, quel Monde de Merde !

PS : visiblement le scénariste Xavier Dorison dérange certains autant que le conteur Azélar dérange le président taureau Silvio et sa garde canine car ils y en a qui sortent du bois pour le qualifier de sale gaucho porté par une immonde populace sur les réseaux sociaux… bien sûr que j'ai des noms, et ils/elles se reconnaîtront, mais je n'ai aucunement envie de leur faire de la publicité !
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Tostaky61
  09 octobre 2019
C'est en hommage au chef-d'oeuvre de George Orwell, la ferme des animaux, que Delep et Dorison ont créé cette magnifique bande dessinée. C'est ce numéro 1, sous titré Miss Bengalore, qui ouvre la série.
Ici, donc, dans un château abandonné par l'homme, règnent les animaux.
Là où il y a règne, il y a roi. Dominants et dominés.
Et si les animaux n'était que des humains déguisés ?
Toute oppression attise la colère. La colère entraine la rébellion.
Les rois,  quels qu'ils soient, n'aiment pas les rébellions, et s'il faut faire couler le sang pour empêcher une révolution et bien le sang coulera...
Mais... et si il y avait une autre solution pour retrouver la...liberté ?
Bref, si vous aimez les chats, les lapins, les poules, les moutons, les canards, les oies, les chèvres et que sais-je encore, tous les animaux de la basse-cour, si vous aimez les histoires de lutte des classes, si vous ne tournez pas de l'oeil à la vue du sang, et surtout si vous aimez les belles BD, procurez vous sans tarder ce premier opus.
Moi, j'ai hâte de connaître la suite...
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Estelleeb
  22 mars 2020
Une parodie de la Ferme des animaux ? Non, cette bande dessinée est loin de ressembler à une pâle copie du roman de Georges Orwell ! Certes s'il est bien question d'une république animalière qui cache en réalité une terrible dictature, l'idée de Xavier Dorison est de creuser une autre piste, à savoir, la résistance pacifique... par le rire ! Un scénario dense et très prenant qui nous fait vivre au plus près du quotidien des personnages, conférant un aspect complémentaire au roman de Georges Orwell. Ici, il est aussi question d'individualisme au sein de la communauté, chaque animal à sa propre entité et surtout un foyer à s'occuper, comme la chatte Miss Bengladore, à qui le premier tome est consacré.
Le dessin ainsi que la colorisation sont absolument sublimes et s'accordent parfaitement avec le récit ! le trait de crayon totalement immersif offre de très belles planches, tout en conservant un certain réalisme. J'apprécie également le parti pris de Félix Delep de ne pas représenter les personnages comme des humains mais bien comme des animaux, ils ne sont pas habillés et se déplacent (pour le moment) toujours à quatre pattes ;)
L'intrigue étant assez longue à se mettre en place et la résistance arrivant relativement tard dans le récit, j'ai vraiment hâte de connaitre la suite dans les trois prochains tomes. Une saga familière addictive à ne pas manquer !
// Dans le cadre du prix de la BD Fnac - France Inter 2020
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Under_the_Moon
  21 janvier 2020
Une adaptation de la ferme des animaux de George Orwell imaginée par Xavier Dorison !!?!
Deux noms qui à eux seuls suffisent comme arguments pour se précipiter sur cette bande dessinée !
Sans m'étaler trop car l'essentiel a été dit, j'ajouterai ma pierre à l'édifice en faisant à mon tour les louanges de ce premier tome qui est une immense réussite en ne soulevant que quelques points.
L'auteur a pris le parti de changer les animaux en présence en ne gardant que la substantifique moelle : les hommes ont déserté une ferme et les animaux ont pris le commandement de celle-ci et ont imposé un régime autoritaire sous couvert de l'étiquette de "république".
Dans ce premier tome, comme l'indique le sous-titre, c'est Miss Bengalore, une minette blanche émaciée qui est mise en avant : cette femelle veuve a dû reprendre le travail au chantier qu'occupait son défunt mari afin de subvenir aux besoins de ses deux chatons. Un personnage plein d'empathie pour ses camarades animaux qui invite le lecteur à la compassion.
Ce sont des choix artistiques et narratifs osé, ambitieux et parfaitement réussis qui évitent une bête et plate répétition de l'oeuvre originale et permet de développer d'autres aspects : là où Orwell pouvait avoir une pudeur très anglaise, les deux auteurs choisissent au contraire de ne rien épargner aux lecteurs. Par exemple, la sexualité totalement absente chez Orwell pointe le bout de son nez dans quelques scènes. Et la pression psychologique du régime et les effets de la peur sur les esprits des animaux qui n'osent même pas se rebeller sont superbement rendus dans plusieurs scènes et on peut espérer que cette série sur quatre tomes nous en montrera d'autres !
La répression, la violence et les exécutions sommaires sont mises en scène de manière parfois très crue ( à ne pas montrer aux enfants !) et qui mettent parfaitement en relief la terreur instaurée par un tel régime.
Que dire de plus si ce n'est qu'il faut absolument lire cette BD ?!
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Bdotaku
  25 novembre 2019
Après avoir construit un château et l'avoir transformé en ferme, les humains en sont partis sans que l'on sache réellement pourquoi. Les animaux s'en sont réjouis ont fondé « une République » qu'ils souhaitaient équitable et profitable à tous. Mais cet idéal a été rapidement mis à mal et a subi la loi du plus fort : le taureau Sylvio et sa milice de molosses ont confisqué le pouvoir et font régner la peur. Les autres animaux sont asservis et exploités. Après la condamnation à mort de la poule Adélaïde qui avait voulu garder l'un de ses oeufs, la coupe déborde et les animaux se révoltent. Mais leur soulèvement est réprimé dans un bain de sang et le corps du leader, l'oie Marguerite, cloué sur la porte du grenier central pour dissuader toute nouvelle tentative de rébellion. Tous plient à nouveau l'échine… C'est alors que survient Azélar un rat saltimbanque qui va convaincre, contre toute attente, la frêle chatte Miss Bengalore et le lapin César, gigolo de son état, de renverser la tyrannie avec de nouvelles armes …
Ce premier tome de Xavier Dorison et Félix Delep ouvre en beauté une série prévue comme une tétralogie. D'emblée, elle se place sous le patronage d'Orwell tant par le titre choisi que par l'avant-propos. Mais loin d'être une nouvelle adaptation - après celle de Jean Giraud et Marc Bati parue en 1985 - de ce roman paru en 1945 qui s'attaquait principalement au stalinisme, il s'en affranchit en élargissant le propos et s'attaque à tous les totalitarismes. C'est sans doute la raison pour laquelle les cochons si importants dans l'oeuvre du romancier britannique ne sont ici que de simples figurants domestiques du tyran.
Les personnages principaux, comme le montre la superbe couverture, sont donc Sylvio le taureau et Miss Bengalore la petite chatte blanche. le premier présenté « en majesté » en contre plongée, encadré par de lourdes draperies occupe le centre du tableau : les lignes de fuite constituées par sa garde de molosses faisant converger le regard sur lui. Il semble dominer de sa masse noire (ceci est encore plus patent sur le visuel de couverture de l'édition de luxe) le frêle félin qui se trouve à ses pieds. Son sabot, et ses cornes paraissent démesurés. Il incarne véritablement la force. Mais une lecture symbolique peut se superposer à cette confrontation en apparence défavorable à la petite chatte : le carrelage en damier blanc et noir rappelle le plateau du jeu d'échecs et à la force physique va s'opposer la force intellectuelle puisque bien sûr, le Roi y a une valeur bien moindre que la dame !
L'album se place en effet également dans la lignée des fables et Dorison montre à l'instar De La Fontaine que « si la raison du plus fort est toujours la meilleure », l'art peut en triompher ! Et c'est là que réside la véritable originalité de cet album. Il ne se contente pas de dénoncer la dictature (ce qui n'aurait pas grand intérêt car c'est un sujet plutôt consensuel !) mais de montrer comment on peut lutter contre elle : l'album rend véritablement hommage aux artistes grâce au personnage du rat Azelar. Miss B. qui ne pensait jusque-là qu'à survivre et à assurer difficilement la pitance de ses deux chatons découvre, grâce à lui, à la fois le pouvoir de l'ironie (le rat se moque des molosses de Sylvio en faisant semblant de respecter à la lettre le protocole et en leur faisant chanter l'hymne à la gloire du président Silvio) et l'histoire de Gandhi. Grâce au mime, elle comprend qu'une autre voie peut s'ouvrir à qui veut combattre les dictatures : celle de la non-violence. Son patronyme indien qui paraissait jusque-là surprenant revêt ainsi tout son sens : à l'instar du « fakir » présenté dans le spectacle qui l'a bouleversée, elle va se dresser de façon pacifique contre les iniquités et la violence aveugle de Silvio et ses molosses.
Pourtant, l'album, si engagé soit-il, n'a rien d'un pensum et il est très drôle. Ce, grâce aux dialogues certes mais également grâce à la galerie de personnages mis en scène par Félix Delep dont c'est le premier album. Dans un graphisme étonnamment maîtrisé pour un premier opus, il nous présente des héros à la fois très travaillés, à la manière de Claire Wendling, et également très cartoonesques. Si l'héroïne est Miss B, ce sont les personnages secondaires qui donnent tout le sel à la bande dessinée : mention spéciale à César le chaud lapin à la chevelure gominée et la moustache qui frise, à Azov le chef de la garde prétorienne de Silvio au regard torve et à son n°2 Boris qui ne rêve que de « devenir calife à la place du calife » et fait toujours la gueule ! Ce qui à chaque fois est savoureux, ce sont les expressions très humaines dont sont dotés les animaux. On y retrouve des influences des dessins animés de Disney « les Aristochats » pour l'héroïne bien sûr mais surtout du « Robin des bois » de Reitherman ainsi que des références au « Brisby et le secret de Nimh » de Don Bluth. On soulignera aussi le découpage très dynamique avec une alternance de somptueuses pleines pages qui posent le décor et de cases parfois verticales et même diagonales et multipliées lorsque le rythme s'accélère. On évoquera également le soin apporté aux cadrages avec des inserts ou des angles de prise de vue inattendus et un gaufrier revivifié qui abandonne les classiques trois bandes. On notera enfin les superbes couleurs symboliques réalisées à quatre mains avec Jessica Bodard : douces lors des scènes intimes parfois presque monochromatiques lors des scènes crues de violence extrême.
Un premier tome extrêmement riche donc tant dans la narration que dans l'expression qui aura mis plus de deux ans à être réalisé et qui a vocation de devenir un classique au même titre que « La bête est morte » de Calvo ou le « Maus » de Spiegelman ! Un très bel ouvrage, plus drôle et plus optimiste que l'oeuvre dont il s'inspire, à lire de préférence dans la version de luxe grand format qui rend pleinement justice aux inventions graphiques de Dorison et à la beauté du trait de Delep.
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critiques presse (5)
BoDoi   12 décembre 2019
Un récit qui, s’il n’a pas le mérite premier de l’originalité, a celui de l’efficacité et du plaisir de lecture. Grâce en soit rendue au jeune Félix Delep, qui signe ici sa première bande dessinée, dans un style classique et léché, avec une maîtrise digne des vétérans du franco-belge.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   13 novembre 2019
Autant d’animaux, autant d’expressions rendues avec une justesse incroyable, et un pouvoir d’empathie qui captive le regard. [...] Premier volume de quatre prévus, Le château des animaux porte une voix singulière, dans un monde en proie aux révoltes, des plus destructrices aux plus quotidiennes.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDZoom   23 septembre 2019
Revisitant tant Orwell (« La Ferme des animaux », 1945) que l’esprit caustique de la fable animalière, ce premier chapitre d’une tétralogie fait mouche avec un graphisme de toute beauté et son invitation à réfléchir sur l’évolution politique de nos sociétés actuelles.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   17 septembre 2019
Il faut avouer que pour sa première bande dessinée, Félix Delep force l'admiration. Un sans-faute pour ce jeune dessinateur avec ses illustrations de toute beauté : un bestiaire caricatural expressif et dynamique s'anime dans un découpage travaillé et une mise en scène étudiée avec sérieux.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   27 août 2019
Ce premier tome est une grosse surprise, d'une rare beauté et d'une efficacité étonnante. Une sortie à ne pas manquer.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Herve39Herve39   10 septembre 2020
- Franchement, entre Azélar ou nous, je me demande qui est le plus cinglé...
- Vous n'êtes pas "cinglé" mais gentil César, même si vous vous donnez beaucoup de mal pour le cacher.
- Moi ?... GENTIL ?!!
Vous m'insultez encore une fois ! je me taille !
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AlfaricAlfaric   10 octobre 2019
- La liberté n’a jamais nourri personne, et dans ce château, chacun vit sous la menace de la milice des chiens, d’un poteau de justice, d’un séjour au donjon, il n’y a pas un animal de taille face à Silvio. On ne peut rien face à eux. Si seulement ont avait plus de crocs, de pus longues griffes, on pourrait se débarrasser du président et de sa clique…
- … et vous deviendriez comme eux.
- Pardon ?
- Utiliser vos crocs ou vos griffes pour obtenir votre liberté revient à dire que vous espérez récolter une rose en plantant des orties !
- Sauf que je n’ai pas la moindre graine pour planter des roses !
- Vous en avez plus que vous ne l’imaginez. Ils veulent vous faire croire que la vraie force vient de la force physique. C’est faux, elle vient d’une volonté indomptable.
- Vous parlez bien Monsieur Azélar, mais ma « volonté » ne peut pas grand-chose face à dix rangées de crocs ou une paire de cornes !
- Je vous parle de ce que j’ai vu, Miss B… Il est beaucoup plus aisé que vous ne l’imaginez de vaincre la haine par l’amour, le mensonge par la vérité, et la violence… par l’acceptation d’un peu de souffrance. Rendez l’injustice visible. Faites cessez la peur. Ce sont les seuls moyens qui vous sortiront de votre prison. Tous les autres… vous condamneront à jamais. La vraie question n’est pas de savoir si vous pouvez les vaincre… mais si vous le voulez.
+ Lire la suite
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MassLunarMassLunar   01 octobre 2019
Mon cher César, c'est une erreur bien commune de croire que ce que l'on possède et le moyen par lequel on l'a obtenu ne sont pas étroitement liés.
[...]
Vous vouliez mon briquet ? j'ai cru comprendre qu'il vous plaisait... Vous auriez plusieurs moyens de l'obtenir, vous pourriez me le voler , me l'acheter, me supplier de l'avoir, ou devenir mon ami et je vous l'offrirais.
Dans tous les cas, vous obtiendrez ce briquet... mais il deviendrait un vol. Un achat. Une aumône ou un cadeau. Croyez vous vraiment que ce serait le même briquet ?
+ Lire la suite
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tamara29tamara29   11 avril 2020
Monsieur vieux-gris (le rat) : « Je n’aurai malheureusement jamais assez de ‘’boutons et de carottes’’ pour vous remercier de la hauteur de ce que ce lapin et vous avez fait pour moi, Madame, mais je peux partager avec vous le plus beau des trésors… La liberté. »
Commenter  J’apprécie          90
pierrelionelpierrelionel   27 décembre 2019
J'ai cru comprendre qu'il vous plaisait ...vous auriez plusieurs moyen de l'obtenir, vous pourriez me le voler, me l'acheter, me supplier de l'avoir, ou devenir mon ami et je vous l’offrirais.
Dans tous les cas, vous obtiendriez ce briquet...
Mais il deviendrait un vol ...un achat ... une aumône ou ... un cadeau.
Croyez-vous ce serait le même briquet?...
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