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Editions Ateliers Henry Dougier


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Dernières critiques
sylvaine
  19 avril 2021
Un été à quatre mains de Gaëlle Josse
Un été à quatre mains. Fin mai 1824 , 17 octobre 1824, le domaine de Zseliz ,résidence d'été de la famille Estherazy.

Franz Schubert y est convié à charge pour lui de donner des cours aux jeunes comtesse Marie l'ainée et Caroline la cadette celle qui va faire battre son coeur, sans espoir bien sur mais il n'empêche.

Une fois de plus , Gaelle Josse m'a séduite. En peu de mots elle nous fait découvrir ce musicien de génie malmené par la vie au talent reconnu mais en mal de la notoriété à laquelle il aurait droit , en mal d'amour sans en encourir les risques de maladie. Quelques pages et Schubert est là en chair et en os sous nos yeux nous enchantant toujours et encore...
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cathfd
  16 avril 2021
Le contrat de Maureen Demidoff
"Quand tu auras 20 ans, nous te marierons." Nina a 7 ans, lorsque sa mère lui annonce "C'est une affaire réglée."



"Dans mon village, depuis toujours on obéit à son père et on craint sa mère." Et dans les montagnes albanaises, la parole donnée est importante. Elle seule compte, elle a valeur de contrat.



C'est ainsi que Nina se retrouve promise à un homme de 33 ans son aîné, l'Entrepreneur, un homme tout puissant et riche aux yeux des gens de ce village d'éleveurs de moutons et d'ouvriers. Au moment de la promesse, il doit être incarcéré pour corruption mais s'évanouit dans la nature au bout de quelques années de prison. Et ne donne pas plus que sa famille de nouvelles à celle de Nina. Les années passant, la honte s'abat sur les parents de Nina. Elle aurait dû se réjouir, cette toute jeune fille qui entre temps, a passé 3 ans à la ville pour ses études secondaires et s'apprête à intégrer l'université. Mais à 18 ans elle décide de retrouver son fiancé !!! Pour que sa mère, qui a dépéri au fur et à mesure que les années ont passé, et son père retrouvent leur honneur et ne soient plus au ban du village...



La plume est alerte et vive et j'avais hâte de voir où cette histoire allait mener Nina, le coeur serré par le poids de ces traditions d'un autre temps et espérant pour elle un autre avenir que celui tracé par ses parents. Elle est touchante Nina, avec sa volonté farouche d'arranger les choses pour ses parents avant tout, parents au demeurant bien peu aimants, avec sa fraîcheur, son intelligence qui lui permettront de franchir les obstacles avec l'aide d'un flic compatissant et d'une alliée inattendue.



Je ne vous dirais pas comment, lisez ce premier roman passionnant, à la plume fluide et découvrez comment Nina va prendre son destin en mains. Aussi addictif qu'un polar, édifiant sur les us et coutumes de régions reculées de l'Albanie, mais ce pourrait être n'importe où dans le monde où les filles n'ont pas le choix de leur vie...


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Butterflies
  16 avril 2021
Un été à quatre mains de Gaëlle Josse
Gaëlle Josse nous offre ici une version possible du second passage du compositeur très connu aujourd’hui mais alors très désargenté et peu reconnu pour son talent dans la résidence d’été d’une grande famille aristocrate viennoise en Hongrie.



En1824, Franz Schubert passe donc quatre mois et demi à Zseliz chez les Esterhazy invité comme maître de musique et répétiteur pour les deux jeunes filles du couple alors qu’il y était l’an passé comme domestique. Franz est âgé de vingt-sept ans, il mourra quelques années plus tard, à trente et un ans.



Ce nouveau statut d’invité, loin de lui conférait tous les droits, l’oblige à assister à tous les dîners en compagnie des convives et de ses hôtes. S’il apprécie celle de la comtesse Caroline, âgée de dix-neuf ans et passionnée de musique comme lui, jeune femme discrète et fragile, il n’aime guère celle des autres aristocrates, qui le mettent mal à l’aise. Ses amis de Vienne lui manquent.







« […] fuir ce château, fuir Madame et le comte, fuir les tables encombrées de porcelaine et de cristaux, fuir ces couloirs sans fin et leurs miroirs où il ne peut échapper à son reflet, leurs angelots fesses à l’air, dodus et souriants, et leurs dorures. Il se moque de vivre ici ou là, du moment qu’on l’accueille avec chaleur et qu’il peut composer en paix. Le reste n’a pas d’importance. Depuis ses années d’enfermement au Konvikt, son uniforme, sa discipline, ses dortoirs glacés, toute chambre, même la plus modeste, est un royaume, dès lors qu’il s’y sent libre. «

P. 66-67



Ce livre raconte l’éloignement de Vienne et le ravissement amoureux que Franz va découvrir, le déchirement des amours impossibles personnifié en la jeune comtesse de Caroline, connue aussi sous le nom de Cardine. Pendant cet été, il va composer plusieurs morceaux destinées à être joués à 4 mains avec la comtesse. Plus atrd, deux pièces majeurs pour quatre mains, un divertissement à la hongroise dont l’un des thèmes fut entendu à Zleliz. Et au début de 1828, il compose la déchirante et élégiaque fantaisie en FA mineure, dédiée à Caroline, pour la première fois.



« Et lorsqu’elle lui joue ses compositions, il voudrait la serrer contre lui et lui dire combien il est heureux de ces heures volées à sa tristesse, à ses déceptions, à la souffrance de son corps, combien il se sent consolé de tout lorsqu’il est près d’elle. Rien de cela ne lui est permis«



Franz Schubert ne possédait aucune fortune. Il n’avait que sa musique. Il a reconnu en Cardine sa moitié mais n’a pu l’aimer qu’en secret.



« Ils jouent, et pour Franz, le temps s’arrête. »

P.73



On ignore tout de ce qui s’est véritablement déroulé à Zleliz. L’auteur nous confie juste les faits. Caroline ne revit jamais Schubert après cet été, se maria vingt ans plus tard alors qu’elle était déjà âgée de trente-neuf ans. Fait assez étrange [...]



« La mort dans l’âme, il arrive au salon de musique et se faufile derrière le piano. De toute façon, personne ne l’a remarqué. Il installe ses partitions qui n’attendent que ses doigts et ceux de Caroline pour prendre vie, pour livrer leurs élans, leurs ondulations, leurs abandons, leurs scintillements, pour laisser sourdre leur chant et leur mélancolie qui dilatent le cœur. Nul ne peut soupçonner les larmes accumulées pour faire surgir tant de beauté, ni le cœur trop lourd qui ne sait dire sa tendresse qu’avec des notes. Son royaume est immense, inépuisable, tout comme son cœur est démuni, et sa peine insondable. «



critique complète sur mon blog

https://blogapostrophe.wordpress.com/2021/04/16/un-ete-a-quatre-mains-de-gaelle-josse/
Lien : https://blogapostrophe.wordp..
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