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Boréal [corriger]

Les Editions du Boréal sont une maison d`édition québécoise fondée en 1963. Tournée au départ vers le thème de l`histoire, la ligne éditoriale de la maison s`est par la suite diversifiée et les Editions du Boréal se sont imposées comme une des principales maisons d`édition de littérature générale. La maison compte aujourd`hui plus de 1200 titres dans son catalogue.

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L'usage du monde

1953, Nicolas Bouvier et son ami peintre, Thierry Vernet, la vingtaine tous les deux commencent un voyage qui deviendra un des plus célèbres de la littérature de voyage. Ils parcourent à bord d'un Fiat Topolino, les Balkans, l'Anatolie, l'Iran, l'Afghanistan jusqu'aux confins de l'Inde.



Les deux hommes se refusent tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur. Au grès de leur pérégrinations, c'est toujours avec beaucoup de curiosité et d'émerveillement qu'ils repartent de ces contrées, la mémoire remplie d'amitiés toutes neuves. On pourrait dire qu'ils font contre mauvaise fortune, bon cœur, quelles que soient les difficultés du voyage, ils s'en accommodent et font preuve d'un optimisme dans faille.

Pour Nicolas Bouvier la musique est souveraine et universelle, quel que soit le pays comme en Serbie où elle est une passion ; c'est un Sésame pour l'étranger, elle permet de fraterniser (avec un accordéon, un enregistreur audio et un répertoire de chansons fournis, les deux amis ne s'en privent pas).



Nous rêvons sur les traces d'Alexandre le Grand tandis que Bouvier pénètre dans ces cités millénaires : Téhéran, Ispahan, Chiraz, Kaboul... La plume enchanteresse, il y décrit les paysages et leurs couleurs, la nourriture et ses saveurs, ses odeurs, les rencontres, les gens et leur humanité.

A mille lieues de ce que représente le voyage à notre époque, Bouvier et Vernet ne font pas que passer, ils prennent le temps de connaître les gens, les lieux, de s'imprégner de la culture et des coutumes locales, cela leur arrive, parfois par contrainte, de rester plusieurs mois à un endroit. Ils travaillent également pour pouvoir financer la suite du voyage, cela leur permet de tisser des liens, de vivre l'expérience au maximum. Ce livre est d'une richesse incroyable, il est l'essence même du voyage. On apprend énormément de choses, on s'émerveille tout autant que nos deux compères dans ces lieux aux évocations mystiques et orientales. J'ai encore la tête pleine de tchâikhanes, de samovars, de recueils de Hafiz. Je me revois m'arrêtant dans ma lecture toutes les quinze pages pour notez des citations. Il existe des livres qu'on l'on quitte avec regrets, le livre de Nicolas Bouvier fait partie de ceux-là. Si je ne devais choisir qu'un seul récit de voyage, ce serait celui-ci !

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L'apprentissage de Duddy Kravitz

Ce livre se déroule dans les années 40 à Montreal. Duddy Kravitz est un petit garçon juif qui vit dans un quartier pauvre. Il a un père chauffeur de taxi et un frère brillant qui a obtenu une bourse pour faire des études de médecine dans une grande université. Duddy veut sortir de sa condition, non par l’étude, comme son frère, mais par son sens des affaires et de la magouille.



Tout jeune, il va se lancer dans toutes sortes d’opération, avec pas mal de talent avec comme objectif de posséder des terres, symbole pour lui de la réussite.



Cette quête obsessionnelle de la réussite va avoir plusieurs conséquences : la première est de l’amener à côtoyer des personnes très différentes, des gens très riches, des parvenus, des personnes pauvres ou handicapées… la deuxième est de montrer les différentes facettes de sa personnalité : il peut être très généreux et/ou au contraire être impitoyable et malhonnête. La troisième est l’évolution constante de ses rapports avec sa famille et ses proches : Yvette, Virgile, …



C’est un livre qui tourne autour de l’ambition, de l’argent et de la quête de reconnaissance. Il est très contemporain et pose des questions toujours d’actualité : qu’est-ce que la réussite ? Jusqu’où peut-on aller pour cela ?



Ce livre est assez vivant, quoiqu’un peu brouillon. Nous suivons les montées et les descentes du héros. Si l’esprit global est intéressant, un luxe de détails parfois ennuie.

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Un revenu garanti pour tous

Un des meilleurs livres, avec ceux de Philippe Van Parijs, sur le Revenu Minimum Garanti/Revenu Universel/Impôt Négatif/Etc.



Bref, cette idée qu'une somme devrait simplement être envoyée, chaque mois, à toute la population sans discrimination.



C'est plutôt simple et vous serez surpris de constater que cela vient des milieux ultralibéraux américain. Après tout, si on envoie à tous un simple chèque, du même montant, assez pour subvenir aux besoins de base... Alors cela, on peut se débarrasser du filet social. Plus besoin de retraite, de bourses étudiantes, d'aide sociale, d'assurance emploi. Plus besoin de tous ces employés de la fonction publique qui servent à faire rouler la machine.



Mais plus encore, cela évite certains pièges de l'État-providence actuel. Le fait qu'un bénéficiaire de prestations de l'État puisse être perdant si lui ou un membre de sa famille se trouve un emploi par exemple. Qu'il y gagne moins que s'il était resté sans emploi. Un problème que réglerait le RMG.



Bref, un bon livre sur le sujet, qui aborde toutes ces facettes et aborde les arguments pour ou contre, tant de gauche que de droite. Un livre qui critique les politiques des dernières décennies qui visent à combattre les pauvres plutôt que la pauvreté.



Dommage que l'auteur ait oublié tout cela lorsqu'il est devenu ministre.



Un des meilleurs livres, avec ceux de Philippe Van Parijs, sur le Revenu Minimum Garanti/Revenu Universel/Impôt Négatif/Etc.



Bref, cette idée qu'une somme devrait simplement être envoyée, chaque mois, à toute la population sans discrimination.



C'est plutôt simple et vous serez surpris de constater que cela vient des milieux ultralibéraux américain. Après tout, si on envoie à tous un simple chèque, du même montant, assez pour subvenir aux besoins de base... Alors cela, on peut se débarrasser du filet social. Plus besoin de retraite, de bourses étudiantes, d'aide sociale, d'assurance emploi. Plus besoin de tous ces employés de la fonction publique qui servent à faire rouler la machine.



Mais plus encore, cela évite certains pièges de l'État-providence actuel. Le fait qu'un bénéficiaire de prestations de l'État puisse être perdant si lui ou un membre de sa famille se trouve un emploi par exemple. Qu'il y gagne moins que s'il était resté sans emploi. Un problème que réglerait le RMG.



Bref, un bon livre sur le sujet, qui aborde toutes ces facettes et aborde les arguments pour ou contre, tant de gauche que de droite. Un livre qui critique les politiques des dernières décennies qui visent à combattre les pauvres plutôt que la pauvreté.



Dommage que l'auteur ait oublié tout cela lorsqu'il est devenu ministre.



(Précision : Le François Blais qui a écrit cet essai avant de devenir ministre Libéral n'est pas le même que François Blais, grand auteur québécois qui a écrit l'excellent roman de science-fiction "La Seule Chose Qui Intéresse Tout Le Monde".)
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