AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Livr`s Editions


Livres les plus populaires voir plus


Dernières critiques
OceanOfBooks
  22 septembre 2022
Loving Reaper de Jenny Jinya
(Retrouver tous mes avis lectures sur mon instagram @ocean.ofbooks)





Je ne vais pas faire un résumé des diverses histoires qui compose ce magnifique ouvrage mais plutôt vous partager les terribles vérités qu'elles dénoncent. Avant de commencer sachez que qu'une partie des gains issus de la vente de ces ouvrages sera reversée à des associations et des refuges.



• En France, toutes les heures on abandonne plus de 11 animaux domestiques, soit environ 100 000 abandons par an, dont 60 000 l'été.



• À l'heure actuelle, on attend encore parler de chats noirs associés aux superstitions dans de nombreux pays. Les animaux de refuge qui sont noirs ont beaucoup moins de chances d'être adoptés que les animaux d'autres couleurs.



• Une étude révèle que des déchets plastiques sont présents dans l'estomac de 90% des oiseaux marins. Entre 1950 et 2010, une étude a révélé un déclin de 67% des populations d'oiseaux marins.



• Beaucoup d'animaux sauvages sont encore retenus en captivité par des cirques et forcés de se produire. NE SOUTENEZ PAS CE TYPE DE CRUAUTÉ il existe déjà des cirques qui font vibrer leur public sans exploiter les animaux.



• S'il vous plaît, NE MONTEZ PAS SUR LES ÉLÉPHANTS. Les éléphanteaux sont enlevés à leur mère dans la nature. Leurs ravisseurs les battent et les terrorisent dans une cage pendant plusieurs jours. C'est ce que l'on appelle le "Phajaan". Ils sont attachés et battus avec des crochets et d'autres instruments conçus pour infliger la douleur jusqu'à briser leur esprit et qu'ils acceptent l'obéissance pour éviter la douleur. 



• Il est difficile de laisser partir son animal. Mais ne le laissez pas seul pour son dernier voyage, avec des inconnus, confus et effrayé. Vous êtes tout leur univers, ne l'oubliez pas.



• Dans le monde, environ 3 000 baleines et dauphins vivent en captivité pour divertir les gens. Dans leur habitat naturel ils parcourent des centaines de kilomètres par jour et vivent en groupe mais en captivité ils passent parfois des années en isolement complet. Les orques meurent souvent de pneumonie ou autres infections.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
lumerolle
  16 septembre 2022
La maison aux cent murmures de Graham Masterton
La maison aux cent murmures est un roman d’horreur fantastique qui se déroule en Angleterre. Très vite, il m’a fait penser au film Les autres avec Nicole Kidman en raison des fameux murmures et de la coexistence entre des humains et des présences invisibles. Le parallèle s’arrête à mesure que l’on entre dans les explications touchant à l’histoire et au folklore.



Herbet Russel n’aurait jamais dû revenir. Il savait, pourtant, qu’il devait éviter Allhallows Hall les nuits de pleine lune. Livres de compte en main, il est assassiné d’un coup sur la tête. Ses enfants, Rob, Grâce et Martin, se rejoignent dans le manoir familial pour entendre les mentions testamentaires. Croyant pouvoir se débarrasser de la demeure rapidement, ils apprennent qu’elle est remise à un fiduciaire pendant treize ans, soit jusqu’à la majorité de Timmy le gamin de cinq ans de Rob et Vicky. Atterrés, les parents ne sont pas au bout de leur peine, car Timmy disparait mystérieusement. Les recherches dans la maison, dans le village de Sampford Spiney et les landes ne donnent rien. Les Chuchoteurs d’Allhallows Hall semblent savoir ce qu’il se passe. Toutefois, le mal qui dort les terrifie bien trop pour les aider. Quel démon rôde derrière les lambris de la maison ? Et pourquoi les premiers propriétaires ont-ils érigé un vitrail en l’honneur d’Old Dewer, le diable aux chiens ?



Au départ, le récit ressemble à de nombreuses histoires d’horreur basées sur la maison hantée. L’ensemble des ingrédients y sont : un meurtre violent, une disparition soudaine et mystérieuse, des murmures angoissants, des monstres sous les lits, un chien qui sent le danger et ne veut pas entrer dans un manoir obscur…le tout dans une atmosphère des campagnes anglaises où le brouillard et le mauvais temps confèrent une ambiance sombre et anxiogène. Le roman devient intéressant dans la seconde moitié, lorsque les explications commencent à étayer ce que cachent les murs d’Allhallows Hall.



L’univers de Graham Masterton est construit sur le folklore local et des éléments historiques. Les légendes émaillent le texte allant du chasseur maudit, à la dame blanche en passant par les Piskies. Ainsi, nous plongeons dans les méfaits d’Old Dewer, le diable des landes qui emportent les enfants perdus et non baptisés. D’abord incrédules, Rob, Vicky et les autres se tournent vers l’historien amateur John Kipling, la charmeuse Ada Grey et le glaneur Francis Coade pour retrouver Timmy. Ces trois allient leurs connaissances et leurs savoirs-faires pour contrer l’entité malfaisante de la maison. J’ai adoré découvrir les lois de la sorcellerie et du druidisme élaboré par l’auteur. La magie et les éléments historiques (dont je vais taire la nature) sont les points forts de ce roman.



Les personnages principaux (j’entends par-là les enfants Russel) se sont révélés insipides. Dans les premiers chapitres, ils sont décrits de façon sommaire avec des caractéristiques détestables qui ne sont même pas exploitées par la suite. Par exemple, Rob lâche des propos sexistes à la limite de l’homophobie, mais on ne revient pas du tout sur ça par après. Martin est le stéréotype de l’employé de la City et sa femme Katharine celui de la petite bourgeoise et épouse parfaite. Ce côté caricatural se retrouve également dans les méchants chuchoteurs. Ada et Francis sauvent le panier des personnages des oubliettes, même si à un moment donné, j’ai été un peu exaspérée par le caractère prolixe de Francis. Son érudition et sa passion sont indubitables. Toutefois, on finit par sentir que l’étalage de ses connaissances sert à faire avancer l’histoire. On voit les ficelles scénaristiques en somme.



Outre l’esquisse dérangeante des personnages, une scène en particulier m’a rebutée, car elle n’apporte rien au récit. Ce passage se situant assez loin dans le roman, vous pouvez sauter ce paragraphe si vous le souhaitez. Il s’agit du viol d’un personnage féminin, qui sert uniquement de gadget terrifiant pour faire monter la tension du lecteur. Je ne peux le percevoir autrement parce qu’il n’impacte aucunement le déroulement de l’histoire et l’évolution psychologique de la victime. Je ne lis pas beaucoup de textes d’horreur, mais j’ai souvent l’impression que le viol est une solution de facilité qui devrait être bannie si elle ne sert pas à la construction et à la cohérence du roman.



Le thème principal de La maison aux cent murmures est la disparition d’un enfant et la manière de gérer les émotions qui y sont liées. Comment peut-on survivre à ça ? Et si l’enfant n’est pas retrouvé, comment peut-on renoncer ? Les réponses à ces questions découlent des actions de Rob et Vicky qui sont déterminés à rester sur place malgré l’angoisse que la maison intensifie. Ils n’hésitent pas à explorer les chemins surnaturels, à utiliser tous les moyens pour retrouver Timmy. Le second sujet concerne la notion du temps et de ses impacts. Je ne vais pas m’éterniser sur la question pour éviter d’en divulguer trop. C’est une part importante de l’intrigue.



Cette histoire de disparition, de magie noire et de maison hantée est servie par une plume fluide et simple. Les descriptions de l’auteur remplissent leur job pour brosser l’aspect angoissant et maussade d’Allhallows Hall et de ses environs, comme on peut s’y attendre de ce type de livre. Dans les passages violents, il n’use d’aucun filtre. Il ne surdose pas la couche d’hémoglobine et d’os qui craquent pour le plaisir. Ces scènes sont, crues, courtes et efficaces.



En bref, La maison aux cent murmures fut une lecture en demi-teinte. Débutant comme tout classique du genre du manoir hanté, le roman s’en détache par l’univers fantastique dans lequel il nous plonge progressivement. J’ai adoré l’exploitation des légendes locales et de la mythologie celtique qui sauve le récit à mes yeux. Dommage que les personnages principaux manquaient autant de substances et tiraient sur la caricature pour certains.
Lien : https://uneloupiotedanslanui..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00