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Citations sur La théorie des nuages (41)

nadiouchka
nadiouchka   09 novembre 2017
Dix ans ont donc passé et, le 20 septembre 1889, au premier jour du congrès, William S. Williamson discourt devant ses pairs ; il évoque Paris, et sa vocation de capitale universelle ; il parle de la fée Électricité et de l’orage ; il parle des lumières de la néphologie – car il propose ce terme pour désigner la nouvelle science des nuages, de cette néphologie qu’il faut répandre jusqu’aux extrémités du monde connu ; il parle de l’impérieuse nécessité d’universaliser la classification Howard, modifiée 1887. Et c’est ainsi, ajoute Williamsson pour terminer son oraison, que nous arracherons aux nuages leurs secrets.
P.181
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coco4649
coco4649   03 juin 2016
Pour la première fois de sa vie, Richard Abercrombie est confronté au vacarme obscène de la nature sous sa forme la plus grandiose et la plus véhémente : une jungle. Ce n'est pas tant le vacarme en soi qui l'abasourdit, mais, au sein de ce tohu-bohu, l'absence totale de sonorité humaine. La jungle bruit selon ses propres lois, insoucieuse des hommes qui croient l'explorer. Dans les forêts où l'homme vient régulièrement chasser, à proximité des villes, dans toute l'Europe et particulièrement en Angleterre, les animaux ont depuis longtemps appris à se taire à l'approche de l'homme, à le fuir comme le prédateur suprême : cette créature qui tue contre nature, sans que la nécessité de survivre l'y force. Le silence apaisant de nos campagnes n'est que le signe tangible de la terreur que l'homme fait régner.
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dancingbrave
dancingbrave   18 septembre 2014
D’une façon plus générale, comme tout le monde, elle n’a presque jamais pensé ; ou alors juste un peu, en classe de terminale, le vendredi matin, à seule fin de rédiger des dissertations de philosophie.
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zazimuth
zazimuth   26 septembre 2010
Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple. Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple, mais rares sont les êtres qui savent s'élever à la hauteur d'une telle simplicité. (p.133)
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brigetoun
brigetoun   12 novembre 2009
elle n’a bien évidemment, de toute sa vie, jamais pensé aux nuages. D’une façon plus générale, comme tout le monde, elle n’a presque jamais pensé ; ou alors juste un peu, en classe terminale, le vendredi matin, à seule fin de rédiger des dissertations de philosophie…
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nadiouchka
nadiouchka   11 novembre 2017
Le nuage d’Hiroshima est un nuage très particulier, un nuage que peu d’hommes ont vu auparavant, là-bas, sur une base militaire du Nouveau-Mexique, un nuage prolongé, jusqu’au sol, d’un pédoncule effilé, un nuage posé sur un pied comme un champignon grotesque.
P.270
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nadiouchka
nadiouchka   08 novembre 2017
En 1821, explique Akira Kumo à sa bibliothécaire, la semaine suivante, l’homme le plus célèbre d’Europe admire passionnément Luke Howard, et va le faire savoir. L’homme le plus célèbre d’Europe exerce la fonction de ministre d’un grand-duc en Allemagne. Tous les matins, dans son journal, ce grand homme note soigneusement l’état du temps, la vitesse du vent et sa direction, la configuration des nuages (…) Ce grand homme est maintenant un vieillard de soixante-treize ans, mais l’âge n’a entamé en rien sa créativité ; il reste le plus grand poète, et l’un des savants les plus éminents de l’Europe. Il s’appelle Johann Wolfgang Goethe.
P.26
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nadiouchka
nadiouchka   07 novembre 2017
A vrai dire Luke Howard sait, depuis la minute où il a été désigné pour la prochaine conférence, sur quoi elle va porter. Il compte parler des nuages. Et il en parlera comme personne avant lui. Avant lui, les nuages n’existent pas en tant que tels. Ce ne sont que des signes. Signes de la colère ou de la félicité des dieux. Signes des caprices du Temps. De simples augures, bons ou mauvais. Mais signes seulement, sans existence propre. Or on ne peut pas comprendre ainsi les nuages. Pour les comprendre, prétend Luke Howard, il faut à un moment les considérer en eux-mêmes, pour eux-mêmes. Bref, il faut les aimer, et il est en réalité le premier à le faire, depuis l’Antiquité. P.15/16
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Nieva
Nieva   11 août 2014
Maintenant il se tient debout sur la plateforme, il s'efforce de ne penser à rien, pour accueillir les signes délicats qui montent à l'horizon, là-bas. Toute la richesse de la région repose sur la justesse de telles observations : le Yorkshire vit du blé, ce blé qu'on vent à Londres sous forme de farine ; entre le blé et la farine se tiennent les moulins du père de Carmichael. Tel est le jeu, exaltant et brutal, du commerce des grains : la première région à acheminer sa farine à Londres est celle qui bénéficie du prix le plus élevé. Les moulins, eux, ont le vent pour meilleur ami et pour pire ennemi. Un vent modéré et constant est évidemment idéal ; mais, dans le Yorkshire, le phénomène est rare. Le minotier doit donc veiller au grain. Car un vent trop puissant, une rafale trop brusque peuvent détruire la voilure, ou même les bras du moulin, et c'est alors une catastrophe économique : pour ceux qui fabriquent les sacs, pour ceux qui transportent la farine à Londres, pour ceux qui la vendent en gros, pour ceux qui la débitent au détail. Aussi le minotier passe-t-il son temps à prier pour que le vent se lève ou tombe ; et la fonction du guetteur est redoutablement simple : au premier signe d'un vent suffisant pour faire tourner les meules, il doit lancer l'opération ; il doit l'arrêter dès que le vent, menaçant de faiblir, compromet le broyage du grain. Point de vent, les ailes du moulin ne tournent pas ; trop de vent, elles se brisent. Ainsi le guetteur doit anticiper la venue d'un vent excessif, et, dès qu'il menace, faire placer les ailes dans l'alignement du vent, ou même, si la tempête approche, affaler les toiles qui les couvrent, de crainte qu'elles ne se déchirent, sauvant ainsi les ailes et la voilure.
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Nieva
Nieva   11 août 2014
Certains nuages en effet semblent surplomber tous les autres, et s'étirent comme des griffures de chat ou des crinières, en longues fibres parallèles ou divergentes, presque diaphanes ; Howard les nomme des filaments : ce seront , en latin, les cirrus.
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