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ISBN : B0000DN068
Éditeur : (30/11/-1)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gill
  24 septembre 2012
Parue en 1965, cette "Histoire de Bretagne" est un très beau texte.
Son auteur, Joseph Chardronnet, avant d'être un ecclésiastique, est un homme de lettres, un historien. Mais il est avant tout autre chose un Breton qui connaît et chérit l'esprit de sa région.
Il prend garde de toujours laisser la Bretagne au centre de son propos.
Des grands personnages qui ont façonné son image il n'en dit que l'essentiel, il ne les évoque qu'au travers de leurs actes politiques importants. Il évoque, par contre abondamment, le peuple breton, dans sa vie, ses inspirations et ses révoltes.
Cette histoire est plus analytique que chronologique, et son auteur imbrique si bien les événements les uns dans les autres qu'il en dégage l'âme Bretonne qui s'y est forgée.
845 est la première date à retenir, Nominoë vainc les Francs au nord de Redon, et se rend maître incontesté de la Bretagne. Il en devient, ainsi, le créateur après l'occupation romaine et l'invasion franque.
De longues luttes, à la fois contre les Normands, contre les troupes du roi de France et celles du roi d'Angleterre suivront au fil des siècles. Les duc faisant et défaisant les alliances pour assurer leur souveraineté.
Joseph Chardronnet rédige, ici, un texte qui n'est pas neutre. Il est partisan, mais modéré.
Au milieu des années 60 où bien des voix s'élèvent pour réclamer, parfois violemment, l'indépendance de la région. Il plaide, lui, dans son ouvrage pour une autonomie parlementaire. La décentralisation amorcée, aujourd'hui, sur le territoire français dans son ensemble tendrait à lui donner raison.
Il est aussi un ecclésiastique, et s'il glorifie les saints bretons durant quelques pages, il fait aussi une analyse des guerres de religion où il n'élude pas plus les fautes et les crimes catholiques que ceux du camp adverse. Il en fait un récit humain et historique.
Pour finir, j'ai aimé cette anecdote, qui pour moi, Normand habitant depuis de nombreuses années la Bretagne, résume bien, encore aujourd'hui, l'esprit de cette dernière.
Le roi Henri II fonde en 1552 le premier parlement de Bretagne. Il voulut prendre des garanties pour tenir en main cette assemblée. Il nomma seize Bretons, un président et seize autres membres non-Bretons. En moins de deux siècles les membres non-bretons devinrent défenseurs aussi farouches des droits de la Bretagne que les Bretons de souche.
Le pouvoir n'était pas au bout de ses peines avec cet organisme qu'il venait de créer.
Joseph Chardronnet rend avec ce magnifique ouvrage un bel hommage à sa région.
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gill
  26 septembre 2012
(suite de la première critique sur cet ouvrage)
Mais sans méjuger de la qualité de la première partie de l'ouvrage, dont j'ai pu faire l''éloge dans une première critique, de son style et de son intelligence, de l'intérêt du récit et de son érudition, il me paraît, tout de même important de souligner le parti pris religieux adopté par l'auteur qui l'entraîne, à partir du chapitre XVII consacré à la révolution, dans l'ornière de la mauvaise foi et lui fait confondre Histoire et propagande, intérêt de la Bretagne et avantages perdus des organismes religieux.
Joseph Chardronnet prend alors des libertés avec l'histoire, élude certains aspects inopportuns et finit par comparer la lutte des Chouans de 1793 avec celle des maquisards français de la seconde guerre mondiale.
Il fait alors basculer son ouvrage dans une sorte de réquisitoire plein d'aigreur à l'encontre de la République, des laïques et de la France qu'il assimile à une espèce de tyran s'acharnant sur la Bretagne.
Et nous démontre, par effet d'opposition, qu'il devait faire si bon vivre dans la France d'autrefois, où Ducs, rois et autorités ecclésiastiques décidaient des choses et des gens...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gillgill   24 septembre 2012
Alors se déclenche la révolte. A Rennes, le 18 avril 1675, deux mille émeutiers vont piller le bureau du papier timbré. Troubles analogues à Vannes, à Dinan, à Nantes. Cette effervescence des villes détermine une insurrection paysanne de caractère assez différent, mais qui était, elle aussi, l'expression du désespoir d'un peuple réduit à la misère par une politique aberrante : la révolte des bonnets rouges.
Aux limites de la Haute et Basse Cornouailles, à Cléden-Poher, le notaire Le Balp prend la tête de cette révolte paysanne, qui s'étend rapidement vers l'ouest et le sud.
Un manifeste, "le code paysan" publie le sens du combat. Signé du pseudonyme significatif de "Torrebenn" (casse lui la tête), il résume en quatorze articles un programme qui n'exprime pas de doléances mais entend s'attaquer aux causes de la misère paysanne, aussi bien servitudes et abus issus du système féodal qu'exigences excessives du roi, aussi bien obligations vexatoires qu'obligations ruineuses, toutes choses contraires dit-il, à "la liberté armorique"...
(extrait du chapitre XIV "Insurrection" du volume publié aux "nouvelles éditions latines" en 1965)
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gillgill   24 septembre 2012
En 1475, un atelier d'imprimerie s'installait à Bréhan-Loudéac, témoignant que le goût breton d'être dans le vent de l'histoire ou à la pointe du progrès ne date pas de la seconde moitié du vingtième siècle...Il imprimait ouvrages de liturgie et de piété, en latin, en français. En 1499, un imprimeur de Tréguier sortait le "Catholicon", ce dictionnaire breton-latin-français, dont le manuscrit de Jean Lagadeuc datait de 1465.
Les écrivains, les artistes et les artisans trouvaient bon accueil et aide auprès de cette jeune duchesse d'une haute culture qui connaissait le latin, l'anglais, l'allemand.
Vraiment, ce n'était pas sans raisons que les rois de France désiraient le duché et la duchesse.
Elle mourut à 37 ans, le 9 janvier 1514, laissant le souvenir d'une femme de tête, bonne mais volontaire, pieuse et honnête, mais digne et magnifique, séduisante pour ceux qui l'approchaient, adorée de tout son peuple de Bretagne.
Comme on comprend la hargne de l'inscription qui lui reproche d'avoir été trop Bretonne et de n'avoir point aimé les Français !
(extrait du chapitre XI "Struggle for life" du volume paru aux "nouvelles éditions latines" en 1965)
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