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Critiques sur Les enfants des Feuillantines (18)
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Abyssinia
  11 juillet 2020
Recueil de chroniques familiales absolument loufoques et hilarantes, ce roman-feuilleton est succulent et riche par ses thèmes, toujours abordés avec grande acuité et un humour délicieux. On y découvre une famille attachante et dysfonctionnelle qui transpire d'amour et de tendresse les un·es pour les autres. L'autrice décrit avec brio le quotidien tumultueux de chaque personnage, de l'enfant à la vieille dame, en prise à ses interrogations, ses angoisses, ses difficultés.

Célia Garino révèle une écriture atypique parfaitement équilibrée et façonne avec justesse des motifs importants et complexes tels que le harcèlement scolaire, les premiers amours, la peur de l'abandon, et les responsabilités parentale... sans jamais dériver dans le pathos.

Aucun répit pour le·a lecteur·rice qui jamais ne prend le risque de s'ennuyer. Iel découvre alors à travers l'histoire de cette grande famille recomposée qu'il n'existe pas de modèle familial normé, mais que l'amour inconditionnel et la complicité priment malgré les bêtises, les provocations, les crises. Voici un récit foisonnant, pétillant duquel on sort le coeur gonflé d'émotions et avec une énergie revigorante !
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GeraldineP
  01 mai 2020
Bienvenue aux Feuillantines, une ancienne maison de gardien de phare sur la côte bretonne. Aujourd'hui c'est la famille Mortemer qui y vit. Pousser la porte de cette maison pour faire la connaissance de cette drôle de tribue. Trois triplettes, Isabella, Willa et Rosemonde, trois femmes en marge de la société. A elle trois, elles vont donner naissance à 8 enfants en 20 ans. Désirée à 25 ans est la plus âgée et va devenir la tutrice légale des 7 autres quand respectivement une des soeurs de suicide, une autre part sans laisser d'adresse et que la dernière est placée dans un établissement spécialisé pour des problèmes d'alcoolisme. Cette jolie tribue vie dans la maison de Granny, l'arrière-grand-mère encore vivante, elle aussi à la charge de Désirée. On va apprendre à connaître les membres de cette fabuleuse tribue, suivre leurs péripéties, sur quelques mois. Une chose est sûre, c'est que s'ils manquent d'argent, ils ne manquent ni d'amour, ni d'entreaide.
On s'attache aux différents membres de cette famille. Ils ont comme tout un chacun leurs bons mais aussi leurs mauvais côtés. Avec eux on rit, on pleure... Une lecture qui nous fait du bien en nous faisant réfléchir sur le sens de la vie et sur ce qui est important. Une lecture dont on ressort plus riche.
A lire dés 14 ans.
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Jangelis
  27 mai 2020
Quelle famille, mais quelle famille !!!
Tellement dingue et tellement attachante.

Sept cousins, revenus vivre dans la maison de famille à mesure que les parents n'étaient plus en mesure de s'occuper d'eux, morts ou disparus. Leurs trois mères, triplées orphelines à huit ans, sont toutes devenues plus ou moins folles ou bizarres, et c'est Désiré, l'aînée des cousines, qui, à 24 ans, se voit attribuer la charge de cette famille inhabituelle. Ce qu'elle fait avec beaucoup d'énergie, beaucoup d'énervement, du plaisir aussi souvent, mais parfois un peu la nostalgie de la vie qu'elle devrait avoir à son âge, plus de copains, plus de sorties, peut-être même un travail.
Chacun a ses soucis et ses tristesses, les adolescents essayent de se faire une place, les plus petits assumant aussi difficilement le manque de parents.
Sans oublier le cochon nain, le lapin bélier, le perroquet et les cinq bébés chats... Et Granny, l'arrière-grand-mère. J'ai pensé au début qu'elle aidait un peu Désirée. Avant de lire son âge ... 106 ans !

Un peu de mal à parler de ce roman, qui est une chronique de la vie de la famille, même si cette famille est très atypique. Il y a donc beaucoup de sujets abordés, comme dans la vraie vie. le harcèlement scolaire, l'amour, la difficulté de celle qui remplace la mère de famille à gérer tout le monde, les courses, les sorties d'école, les repas. le grand âge et les tout-petits, l'amitié et la jalousie, l'ami imaginaire, la folie et l'hérédité, l'école, le sport, l'adolescence, etc.

Au départ, ça m'a un peu rappelé les 4 soeurs de Malika Ferdjoukh. le côté vieille maison et la soeur qui s'occupe de tous. Sauf qu'ici, c'est bien plus qu'une fratrie, et l'histoire familiale est vraiment pire.
Ça n'empêche pas de sourire souvent aux mésaventures de cette drôle de famille.
Car l'histoire n'est en principe pas drôle du tout, que de malheurs dans cette famille, que de situations difficiles. Mais il y a aussi tant de vie, d'humour, d'inattendu, qu'on sourit presque tout le temps.
Des dons culinaires de certains à la pitchoune qui creuse jusqu'en Californie, en, passant (surtout) par les animaux familiers assez inattendus.

Le sujet du harcèlement scolaire n'est pas classique car vu aussi du côté de la harceleuse, elle-même harcelée. J'ai trouvé très tristes ces passages, car comme trop souvent, aucun adulte ne semble en prendre conscience. le collège est apparemment une zone de non droit. Et comme on le retrouve souvent dans les romans, je crains qu'il n'y ait hélas une grosse part de vérité. Et je lis ça difficilement. Certainement parce que je m'inquiète pour mes petits-enfants et les jeunes générations. Cette maltraitance, et le fait qu'en général, ce sont les plus fragiles, donc ceux harcelés, qui se font punir quand ils finissent par se révolter.

Je voudrais vous raconter encore tellement de choses au sujet de ce roman, si riche, si tendre et émouvant, si drôle aussi.
Je me demande s'il y aura une suite, c'est un peu dur d'abandonner les personnages, si attachants et qui vivent des moments pas faciles.

Décidément, Exprim' a des familles vraiment surprenantes, et/ou des parents souvent pas à la hauteur. Mais les romans de la collection, eux, sont toujours à la hauteur, toujours un bonheur de lecture.
Un excellent roman ado, apprécié aussi des adultes, et qui à mon avis peut même être lu par les plus jeunes.
Avec, comme toujours dans la collection, une bande-son extrêmement variée.

Lien : https://livresjeunessejangel..
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AnneClaire29
  20 février 2021
Bienvenue aux Feuillantines ! Si vous cherchez une maison calme, passez votre chemin. Par contre, si vous aimez les chroniques familiales d'une famille recomposée avec sept enfans, ce livre est pour vous.

Tour à tour touchant, marrant, prenant et poignant, ce roman nous fait découvrir le quotidien de la famille Mortemer, gérée de main de maître par Désirée. Cette dernière s'est substituée à sa mère qui s'est suicidée, à sa première tante qui est internée en hôpital psychiatrique et à son autre tante partie du jour au lendemain en laissant ses enfants derrière elle. Autant dire que ses journées sont bien remplies car s'occuper d'une tribu qui va du nouveau né aux adolescents, il y a peu de temps mort.

C'est un livre prenant qu'on lâche à regret.
Seul bémol : vraiment dommage, les trop nombreuses coquilles dans le texte.
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sylvicha
  07 août 2020
Dans la grande maison des Feuillantines vivent 8 cousins et leur arrière-grand-mère de 106 ans. Fruits des amours compliquées de leurs mères, des triplées disparues et d'hommes de passage, cette joyeuse tribu se serre les coudes pour continuer à vivre tous ensemble. On ne s'ennuie pas une seconde avec cette horde de cousins un peu fous mais tellement attachants ! Malgré la situation difficile, aucune tristesse dans ce roman mais plutôt un grand souffle d'amour même s ‘il apparait au milieu des disputes et des cris en tout genre !
J'ai adoré ces moments passés avec la famille Mortemer et c'est à regret que j'ai refermé ce roman...
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DreamBookeuse
  17 juin 2020
Est-ce que, quand on lit un roman jusqu'à trois heures du matin, ce n'est pas déjà une preuve d'amour suffisante ? Parce que c'est clairement ce qui s'est passé, alors que je tournais les pages une à une, sautant des aventures de Calliope à celles de Warren, des colères de Brunehilde, éclatante de fureur à celles d'Hermeline, sonores et musicales, en passant par le maelström de sentiments made in Honoré et Isidore ou le courage incroyable de Désirée. Dans le résumé il est dit "cette famille qui ne demande qu'à être aimée" et bien je l'ai aimée, je n'avais pas envie de les lâcher, mais envie de savoir comment chacune de leur aventure allait se terminer, parfois bien, mal ou en demie-teinte, envie de les serrer dans mes bras à les étouffer et de prêter l'oreille à Désirée, cette nana de 24 ans qui aurait pu être mon amie.

On ne sait pas très bien où commence et où finit l'histoire. Est-ce qu'elle commence avec Warren, ce petit garçon lunaire et silencieux aux cheveux qui lui tombent dans les yeux qui n'ose pas dire à sa maîtresse qu'il n'a plus vraiment de maman et que maman ne viendra pas signer son mot. Est-ce qu'elle commence avec Désirée qui, à la mort de sa mère, écope de ses enfants. Ou bien justement avec Isabella qui se jette d'une falaise, Willa qui part en voyage et Rosemonde qui coule doucement dans alcool et drogue avant de terminer en hôpital psychiatrique. Ou encore plus tôt, lorsque leur père, Jaquolin, décide de s'installer dans cette maison, non loin du phare dont il était le gardien. Nul ne le sait, mais on découvre le tout dans un formidable chapitre intitulé "Quand la famille Mortemer est partie à vau l'eau", conté d'un ton pince sans rire, mi-sarcastique mi-blasé qui m'a tout de suite ravie au plus au point alors que pourtant ce qu'il disait n'était pas drôle du tout, à mi chemin entre la catastrophe familiale et l'apocalypse sentimentale.

C'est une fois ce chapitre passé que nous entrons dans le quotidien déjanté de cette famille étrange, très -trop- nombreuse mais où chacun trouve sa place, comme s'il était une pièce de puzzle parfaitement ordonné avec le reste de l'énigme Mortemer. Chacun à des âges très différents, les enfants Mortemer sont autant de facettes de l'adolescence allant de la découverte des premiers amours au harcèlement scolaire, de la quête de popularité à la solitude, de l'amitié et la haine. Et de chaque côté de ces morceaux d'adolescence, la jeunesse de Désirée qui s'étiole, elle qui regarde les jeunes de son âge faire la fête et les envies, et l'enfance de Warren, Calliope et Pernelle. Il y a sans doute des questions qui vous viennent du genre : mais est-ce que ce n'est pas trop impersonnel ? est-ce qu'on arrive à s'attacher aux personnages ? est-ce que c'est un peu réaliste tout de même ? est-ce que... est-ce que...

Il n'y a qu'une seule chose à savoir : Célia Garino écrit divinement bien, a une imagination débordante et a su insuffler à chacun de ses personnages une âme tout à fait singulière qui vous les rend attachant instantanément. Peut-on parler de réalisme ? Je dirais que oui. Malgré le perroquet répétant "Tarrrré" à tour de bras, malgré les minutes codées de Désirée avec des expressions aussi étranges que "VOUS ME DECAPSULEZ LA CAFETIERE" et malgré les expériences culinaires osées d'Isidore entre pommes de terre et jus d'orange.

Parce que malgré tout, dans tout ce joyeux bazar il y a des choses on ne plus réalistes, des larmes amères, les histoires de la grand mère Granny, le harcèlement scolaire que subit Brunehilde et qu'elle fait subir en retour à un autre, pour ne pas être la dernière dans l'échelle social du collège, les adultes qui ferment les yeux sur l'ensemble pour ne pas se mettre à dos les parents, le désir de popularité d'Honoré, il y a les trous que creusent Calliope pour atteindre la Californie et atteindre une "vraie maman" qui les a pourtant abandonnés, il y a les peurs de Warren, les crises de nerfs de Désirée...

En résumé

Les enfants des Feuillantines est une fresque familiale loufoque, pleine de drames et de courage où l'on côtoie l'adolescence, l'enfance et les destins brisés, mais aussi les angoisses, les rires et les histoires du soir. Un roman qui fait chaud au coeur, qui parle d'humanité et de fratrie, d'amour et d'amitié avec des personnages tous plus attachants les uns que les autres, mais aussi de leur crises et de leurs colères. Un immense coup de coeur à trois heures du matin.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Nikouette
  15 septembre 2020
Dans ce roman choral on suit tour à tour chacun des huit enfants Mortemer, issus des différents amours de leurs triplées de mères. C'est l'aînée de la cousinade, Désirée (dite Daisy), qui a pris sous son aile les plus jeunes, devenant officiellement leur tutrice quand la dernière des tantes a été déclarée hors service. Elle n'a que 25 ans et se retrouve à la tête d'une petite tribu, composée -outre les sept autres enfants- de l'arrière grand-mère de plus de 100 ans, d'un perroquet, d'un cochon nain et d'un lapin bélier… Tout ce petit monde vit cahin caha dans la veille demeure familiale, proche de Caen et juste au bord de la mer. Mais c'est surtout de mères qu'il sera question dans ce roman, le plus souvent défaillantes, car s'agissant des triplées la première s'est suicidée, la seconde toujours en vadrouille est partie un jour en voyage sans laisser de traces et la dernière a dû être internée dans un établissement psychiatrique. Toutes leur ayant fait défaut l'aînée des enfants s'est dévouée pour prendre soin de ses cousins, mettant sa propre vie entre parenthèses, mais entre les problèmes d'argent, les soucis affectifs dont souffrent bien évidemment la plupart des enfants et toutes les tâches du quotidien ça n'a rien d'évident.
C'est une histoire qui n'est pas tendre, les personnages ont tous été malmenés par la vie, mais en même temps on ressent bien la chaleur humaine et les liens forts créés entre eux pour faire face.
De plus dans ce livre la harcelée devient à son tour harceleuse et j'ai trouvé que cela changeait un peu de ce qu'on pouvait voir dans les romans ado ou jeunesse.
Cela rappelle Oh boy ! ou Sauveur et fils de Marie-Aude Murail, on retrouve un peu le même ton, cette façon de mêler humour et drames. Une maison où le grand nombre et une certaine auto gestion induisent beaucoup de bazar, ainsi que de nombreux rebondissements. Chaque personnage a une personnalité et une vie intérieure bien à lui, très bien construites par l'autrice qui sait vraiment les faire tous « exister ». Elle réussit à « finir » son livre mais, comme pour Sauveur et fils encore une fois, il pourrait sans problème y avoir une suite tant on suit chaque personnage uniquement sur un petit bout de son parcours alors qu'il pourrait y en avoir encore tant à découvrir. Un roman à ranger du côté des chroniques familiales touchantes. Par contre je dois bien avouer que je suis moins enthousiaste que tous les autres lecteurs, j'ai vraiment beaucoup aimé ma lecture, mais je savais à quoi m'attendre et cela n'a donc pas été une surprise, ce qui explique peut-être que pour moi ça ne soit pas un coup de coeur.
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cleomine
  10 août 2020
Dans la famille Mortemer, c'est l'aînée des cousins, Désirée, 24 ans, qui s'occupe de tout le monde (7 enfants, 1 arrière-grand-mère, 1 perroquet, 1 cochon et 1 lapin fugueur, rien que ça !). Pousser la porte des Feuillantines, c'est partage un quotidien atypique entre rires et crises, entre repas improbables et chamailleries XXL. Car chacun des cousin.e.s a son caractères et ses préoccupations personnelles...
Une vie de famille décalée et pétillante, vous allez les adorer tous !
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bouma
  31 juillet 2020
GROS COUP DE COeUR pour ce magnifique roman signé Célia Garino. On y découvre la famille Mortemer composée presque uniquement de la marmaille de triplettes (l'une morte, l'une internée, l'autre disparue dans ses voyages). Pas facile donc pour la jeune Désirée, ainée de cette cousinade, de faire office d'autorité face à cette ribambelle de gamins disparates allant de 15 à 2 ans. L'absence de leur mère respective se fait sentir pour chacun d'eux d'une manière bien différente que l'on découvre au fil des pages de ce gros pavé. Et s'il peut y avoir des disputes, parfois violentes, et beaucoup d'attentes, les enfants des Feuillantines (du nom de la maison qui les rassemble) savent se serrer les coudes face à l'adversité.
On ne peut s'empêcher de penser aux Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh dans les premiers moments de lecture mais on passe rapidement au delà pour s'immerger complètement dans le quotidien bancal et pas banal de cette fratrie au combien attachante.
Pas de misérabilisme, ni de dramaturgie exagérée mais d'une manière subtile, l'autrice aborde des sujets forts tels que le deuil, le harcèlement scolaire, la parentalité et plus généralement la recherche du bonheur.
Un roman aussi ensoleillé que sa couverture à ne manquer sous aucun prétexte.
Lien : http://boumabib.fr
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RedPanda
  10 février 2021
encore une autre lecture que j'ai adoré et qui m'a laissé tourneboulée et totalement accro à l'atmosphère bordélique, folle, sensible, intime, de ce grand chaos que sont Les Feuillantines. C'est doux, c'est tendre, c'est loufoque... et en même temps, on aborde des thématiques très douloureuses : le deuil, l'abandon, la folie, le harcèlement scolaire... Et malgré tout, la résilience. Un vrai bonbon. Je me sens orpheline de ces 7 enfants..
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