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ISBN : 1401245218
Éditeur : DC Comics (24/06/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
In his debut solo adventure, Larfleeze meets Laord of the Hunt, a pan-dimensional cosmic entity that believes all living things are prey--and he's out to turn the universe into his own private hunting reserve! And the only thing worse than Laord is the deadly beings he can summon!
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  13 novembre 2015
Ce tome comprend les épisodes 1 à 6 de la série mensuelle consacrée à Larfleeze, débutée en 2013. Ils sont écrits par Keith Giffen et John-Marc DeMatteis (les scénaristes de Justice League International), dessinés et encrés par Scott Kolins, avec une mise en couleurs de Mike Atiyeh. Au début du présent tome, le lecteur trouve une histoire complémentaire (réalisée par Giffen et Kolins, sans DeMatteis) initialement publiée sous forme de courts épisodes, en fin des numéros de la série "Threshold". Ces petits épisodes complémentaires constituent une histoire complète (50 pages) qui sert de prologue à la série "Larfleeze" ; ils avaient déjà été regroupés dans The hunted.
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- Histoire parue dans "Threshold" -
Sur la planète Okara, Larfleeze dicte ses mémoires à Pulsar Stargrave, son homme à tout faire. En 2 pages tout est dit. Il reçoit sur son anneau un flash info indiquant qu'un humain porteur d'anneau orange a été aperçu. Impossible : il n'existe qu'un seul anneau orange et c'est lui qui le porte. Il part enquêter et quand il revient il constate que sa planète a été pillée et que son trésor a été volé. Accompagné de Stargrave, il part demander l'aide des Star Rovers : Homer Gint, Karel Sorensen, Rick Purvis, rejoints par Branx Rancor et Main Squeeze sa compagne du moment.
Avec cette histoire, Keith Giffen laisse libre cours à son humour, faisant de Larfleeze, un individu au comportement infantile, uniquement guidé par sa soif de possession, son refus de donner quoi que ce soi (à commencer par une rémunération à ceux qui l'aident), et parlant de lui à la troisième personne de singulier.
Giffen réussit à faire exister Larfleeze, en lui opposant le très intelligent et désabusé Stargrave, ainsi que Rancor, plutôt soupe-au-lait. le résultat est drôle et divertissant, même si le pot aux roses est artificiel et qu'il peut se deviner facilement. Giffen se montre assez adroit pour que Larfleeze ne se réduise pas à un dispositif narratif sans épaisseur, chose que seul Geoff Johns avait su faire (il avait créé le personnage dans Agent Orange). Les dessins de Kolins sont assez détaillés, un peu esquissés d'apparence, très vivants, rendant bien compte des tempéraments des uns et des autres, grâce à des expressions des visages très parlantes. 4 étoiles.
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- Revenge of the Orange Lanterns (épisodes 1 à 6) -
Larfleeze a perdu son trésor, il ne lui reste que Pulsar Stargrave, homme à tout faire sarcastique et serviteur à son corps défendant. Ils sont tous les 2 sur un petit bout d'astéroïde qui menace de se faire engloutir dans une sorte de soupe primordiale transformant la matière en énergie et vice-versa. Larfleeze déprime et se remémore ses origines, il y a des millions d'années, à haute voix pour que Stargrave n'en perde pas une miette. Les propos de Larfleeze sont plus flatteurs à son égard que ce que montrent les images. Il finit par être interrompu par Loard of the Hunt, un dieu provenant de la dimension d'à côté, ayant traversé par le nexus d'où émane la soupe primordiale. Larfleeze est capturé par Loard of the Hunt. Pulsar Stargrave est récupéré par Wanderer (Sena) une déesse issue de la même dimension prétendant avoir acheté Stargrave à son précédent propriétaire. Elle lui explique qu'elle et ses 5 frères sont des dieux tout puissants dans leur dimension dont ils ont fini par annihiler toute vie à force de se faire la guerre. Maintenant ils cherchent où s'installer dans l'univers principal de DC.
Dès le début, le lecteur retrouve la personnalité dépourvue de nuance de Larfleeze : il continue de parler de lui à la troisième personne du singulier, dans une mégalomanie sans borne. Il se comporte comme un enfant égocentrique tout puissant, grâce à son anneau de puissance orange. Pulsar Stargrave lui donne la réplique à base de sarcasme que l'égo de Larfleeze l'empêche de reconnaître comme tel.
D'un point de vue narratif, Giffen et DeMatteis séparent Larfleeze et Stargrave, l'un se retrouvant esclave des anciens porteurs d'anneau orange qu'il avait persécutés, l'autre se retrouvant au service d'une déité toute puissante, mais dont l'esprit a du mal à rester concentré. Ils ont concocté des aventures spatiales, riches en personnages un peu décalés : la soeur de Wanderer émet des ondes de désespoir accablant ainsi tous ses sujets sur sa planète d'adoption, les anciens agents Orange ont la comprenette un peu ralentie. Les péripéties valent également le détour : retour du corps des Lanternes Orange, 11 déités encore plus puissantes que Wanderer et ses frères, et même le fantôme de la maman de Larfleeze.
Keith Giffen n'a pas perdu la main pour imaginer des péripéties mariant loufoque et envergure, dérisoire et cosmique, dans un amalgame harmonieux, alors qu'entre les mains d'un scénariste normal ces composantes auraient tendance à se neutraliser l'une l'autre. Il n'arrive pas cependant à faire croire à la réalité de ces dangers cosmiques, la composante humoristique distillant une atmosphère décontractée, non compatible avec une ambiance dramatique. Même les avanies subies par Larfleeze ne touchent pas le lecteur du fait du caractère comique du personnage et de sa toute puissance.
Dans les épisodes de la JLI des années 1980, JM DeMatteis ciselaient des dialogues drôles, mordants et révélateurs de la personnalité des interlocuteurs. Ici les dialogues coulent de source, mais sont moins chargés d'affect. Par contre il étoffe les différents concepts créés par Giffen leur permettant de s'incarner. Par exemple, Dyrge (la déesse de la tristesse) doit toute sa crédibilité au souffle spirituel que DeMatteis parvient à lui insuffler, malgré son rôle à teneur comique.
De la même manière, Scott Kolins doit réaliser des dessins qui montrent la puissance incommensurable des personnages, tout en laissant un doute sur l'issue des combats, qui en fassent à la fois de redoutables combattants, mais aussi des idiots ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez.
Il réussit à la perfection la moue hautaine de Pulsar Stargrave, la grimace de supériorité de Larfleeze, l'air d'être ailleurs de Wanderer. Par contre de nombreux personnages ont la bouche grande ouverte, toutes dents dehors, plus souvent qu'à leur tour.
Kolins est le digne héritier de Jack Kirby dans sa capacité de transcrire la dimension cosmique de la puissance des personnages (Loard of the Hunt, Wanderer, les 11 autres déités, Larfleeze, etc.), avec des bouillonnements et des crépitements d'énergie spectaculaires à souhait. Il bénéficie de nombreuses scènes de combats ou dans l'espace qui lui permettent de s'économiser sur les arrières plans, mais qui génèrent une sensation diffuse d'uniformité des décors quel que soit le lieu.
Il fait preuve d'une belle inventivité pour donner une apparence différente à plusieurs races extraterrestres, même si elles sont toutes bâties sur le modèle humanoïde. Il crée une race simili-lupine et cosmique magnifique, avec une belle complémentarité des effets spéciaux de la mise en couleurs. Les autres mondes visités mêlent haute technologie et architectures exotiques, pour une sensation de dépaysement réussie.
Cette première moitié de la série consacrée à Larfleeze (elle se termine dans The face of greed) est une demi réussite. le personnage est toujours aussi loufoque et égocentrique, dangereux et ridicule, avec un serviteur caustique et moqueur. L'intrigue repose sur des menaces à l'échelle de l'univers, tout aussi loufoques et dangereuses. Les dessins craquèlent d'énergie crépitantes. Néanmoins, Giffen et DeMatteis ont déjà réalisé des récits plus nuancés, avec des gags plus variés, et Kolins se repose trop sur les effets spéciaux, aux dépends de la consistance des différents environnements. le récit semble s'adresser un peu trop à un lectorat jeune, à ceci près que dans les 3 premiers épisodes, Pulsar Stargrave et compagnie s'amusent comme des petits fous à établir des comparaisons irrésistibles à base d'hémorroïdes, et de coloscopie).
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