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Citations sur Infanticides et néonaticides (31)

La répétition est un dire désespéré d'un état d'être qui ne sait pas parler. Nous sommes loin du criminel récidiviste qui jouit de son acte et organise déjà le prochain meurtre, cherchant sa proie selon une logique sadique qui lui est propre. Récidiver c'est organiser le prochain meurtre dans une logique meurtrière qui a des codes propres.
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La maltraitance ne parle pas d'une dysharmonie actuelle mais bien d'une histoire passée, non construite, non métabolisable, dont l'expression se déchaîne en passion inavouée, en une idée fixe et fausse selon laquelle cet enfant né est un agresseur potentiel, un voleur de place, une menace existentielle.

Ces mères néonaticides ont, elles aussi, leur faculté d'adaptation. Si elles sont meurtrières dans leur réalité juridique, elles sont aux yeux de tous adaptées à leur réalité sociale, tandis que chacun tente d'oublier qu'elles sont asphyxiées dans leur réalité psychique.
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Au niveau du discours réel, s'il fallait pointer une différence entre les mères néonaticides et les autres, nous pourrions imaginer ces répliques, sur le mode de l'humour grinçant :

Une mère dirait : "Combien j'en ai tué ? Aucun ! Combien j'ai voulu en tuer ? Tous !"

Une mère meurtrière dirait : "Combien j'en ai tué ? Un ! Combien j'ai voulu en tuer ? Aucun !"
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Comme dans bien des domaines, le décalage est grand entre la prise en compte du corps physique et du corps psychique. Là où on exige une connaissance spécifique pour le corps physiologique, nous nous contentons de généralités pour le psychisme.
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[Prévention]
C'est notre capacité de penser le passé avec le présent, le passé dans le présent qui est porteuse d'une réflexion préventive et réflexive.

La non-intégration des tabous fondateurs de la parentalité tue l'enfant et ne doit pas être confondue avec la précarité sociale
L'infanticide, l'inceste et le cannibalisme, tabous fondateurs de la parentalité, sous-tendent les interdits et les Lois symboliques porteuses de la vie de l'enfant. Si la pratique du cannibalisme a disparu dans la grande majorité des cultures, il n'en est pas de même de l'infanticide et de l'inceste qui tous deux privent l'enfant de sa vie, physique pour l'un et psychique pour l'autre. Peu d'auteurs évoquent ces transgressions en prenant soin de distinguer la pauvreté sociale de la pauvreté psychique.
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Tout le récit nous donne à voir une femme à la vie ordinaire, qui masque par une troublante normalité un effacement de sa personne. Nous n'y prenons pas garde mais Eva ne vit pas, elle survit. Annulée dans son intimité, elle donne le change par une présence constante qui nous fait oublier son vide existentiel, sa distance face à la vie. Sa réalité sociale est un écran à toute question - ces questions que personne ne veut se poser, et surtout pas son mari, ses enfants ni ses parents. Eva est là, "Eva est toujours là".
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Dalia va commettre l'irréparable. Alors qu'elle lave les cheveux de sa fille, elle lui maintient la tête sous l'eau, la noyant pour enfin lavoir tout à elle. Elle agit dans un état second, avec pour seul objectif de ne plus être privée de sa fille. Dalia a choisi la mort de l'enfant pour la vie du lien qui les unit, faisant abstraction de cette terrible réalité qui va la rattraper quand la police, avertie, va venir l'arrêter.
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Certes, un parent ne tue pas, avons-nous l'habitude de penser. Et en effet le parent mature, qui a su grandir dans une humanité porteuse de sa vie psychique, n'est pas un meurtrier. Il ne passera pas à l'acte. C'est la part infantile blessée et non construite de l'adulte parent qui peut tuer. Et ce manque, cette absence, ce vécu qui l'a projeté dans un sentiment de perte profonde et structurelle peut le conduire à l'irréparable.
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A la question : "De quoi souffrent ces parents meurtriers pour avoir pu aller jusqu'au passage à l'acte ?", nous sommes en mesure de répondre : "Ce sont d'anciens enfants en souffrance de parents symboliques."
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Une constante est criante dans l'enfance des parents félicides : une pauvreté psychique, une misère psychoaffective précoce qui les a conduits dès leur plus jeune âge à cliver leurs émotions. Ce clivage leur a permis de survivre.
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