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Citations sur La Plus Belle Histoire des plantes (13)

Il semble qu’une très grande taille constitue, en termes d’évolution, une fragilité.
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Mais personne ne peut vous décrire la situation dans 10 millions d'années! D'autant que , d'ici là,l'homme aura peut-être mis une telle pagaille dans le monde végétal qu'on ne verra plus rien du tout.
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- Certains végétaux n’ont pas eu besoin de jardiniers pour partir à l’aventure. Ainsi la noix de coco, par exemple, flotte très bien. Elle a colonisé seule, en partant du Sud-Est asiatique, les rivages de toutes les îles tropicales de la planète. Le cocotier est un arbre de plage. Ses noix tombent à terre, roulent dans l’eau, flottent au gré des courants, et vont germer sur une autre plage qui se trouve à 3000 kilomètres de là…
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- Il y avait aussi de la vigne en Amérique ?
- Bien-sûr. Les Vikings ont rendu visite à l’Amérique bien avant Christophe Colomb, en passant par l’Islande et le Groenland où ils avaient fondé une colonie aux environs de l’an mil. De là ils ont traversé l’Atlantique et débarqué vers l’embouchure du Saint-Laurent. Ils connaissaient la vigne depuis les expéditions qu’ils avaient menées en Europe méridionale. Ils ont donc reconnu immédiatement les vignes sauvages américaines. À tel point que Leif, le fils d’Éric le Rouge, avait baptisé l’Amérique « Vinland », le pays du vin.
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- Qu’est-ce que le blé noir, avec lequel les Bretons font des crêpes,
- Rien à voir avec le blé. C’est une céréale domestiquée en Asie centrale, quelque part entre l’Afghanistan et la Mongolie. On l’appelle aussi sarrasin, peut-être parce que ce sont les Arabes qui nous l’ont apportée. Cette plante a longtemps été importante : elle poussait là où le blé ne donnait rien, ni l’orge, ni même le seigle. On semait du sarrasin sur les pentes, dans les hauts de champs, moins fertiles.
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- Peut-être l’industrie alimentaire trouvera-t-elle un jour le sorgho intéressant…
- Bien-sûr, en cherchant à diversifier, à offrir des produits nouveaux. Il y a une autre raison de s’occuper de ses plantes oubliées : chacun s’accorde aujourd’hui sur le fait qu’il est urgent d’améliorer la situation des paysans pauvres. Il va falloir faire un véritable effort pour qu’ils soient payés correctement quand ils vendent leurs produits sur le marché mondial. C’est la seule façon d’enrayer l’exode rural qui grossit des villes invivables, qui n’offrent ni emploi, ni logement. La misère paysanne se transforme en misère urbaine. Actuellement, on bidonvillise le monde en abandonnant les gens des campagnes qui ont faim. Il faut comprendre que les plantes orphelines, ce sont des hommes orphelins. L’histoire des plantes, c’est l’histoire des hommes.
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Je ne peux m’empêcher de songer à la phrase du grand zoologiste américain Mac Millan, au siècle dernier, à propos d’un thème similaire : « Ce qui compte dans la sauvegarde des condors et de leurs congénères, disait-il, ce n’est pas tant que nous avons besoin des condors, mais que nous avons besoin des qualités humaines nécessaires pour les sauver ; car ce sont précisément celles-là qu’il nous faut pour nous sauver nous-mêmes. »
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Heidegger avait une jolie formule : « Les origines se cachent sous les commencements. » Cela signifie que, pour saisir un phénomène, il faut qu’il existe déjà. On ne peut donc jamais affirmer avec certitude que le plus ancien fossile découvert est celui de la créature originelle. Personne ne trouvera jamais l’empreinte de la première cellule qui fixa la chlorophylle.
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- La méfiance du public face à ces plantes dont on a manipulé le patrimoine génétique n’est-elle pas un peu irrationnelle ?
- Marcel Mazoyer : Lorsqu’ils s’inquiètent de voir des scientifiques essayer de reconstruire les formes de la vie à leur idée, les gens, qu’ils croient en Dieu ou non, réagissent par respect de la création, par considération pour ce que 3 milliards d’années d’évolution ont produit depuis les algues bleues. Pourquoi ont-ils confiance dans cet héritage ? Parce qu’il est le produit de multiples essais, de multiples erreurs, d’une fantastique sélection, et que ça marche. Ils savent bien qu’il y a eu des ratés, des maladies génétiques, etc. Mais le public n’est pas convaincu que les manipulateurs pressés vont trouver mieux. Cette espèce de foi dans la nature que moquent certains du haut de leurs certitudes arrogantes, ce n’est que du bon sens : le respect de la vie.
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Il ne faut pas sous-estimer la capacité de la nature à sauver sa peau. Ce qui au fond, est rassurant.
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