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Franck Steffan (Collaborateur)
EAN : 9782253114239
154 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (07/06/2006)
3.73/5   35 notes
Résumé :


Darwin n’a pas forcément raison lorsqu’il affirme que la « loi du plus fort » règne en maître absolu dans la nature. En vérité, celle-ci met en œuvre des systèmes de symbioses, de complémentarités et de solidarités, qui jouent un rôle déterminant dans l’évolution de la vie : les lichens sont des êtres doubles, comme les coraux, où chacune des parties apporte à l’autre sa contribution ; les champignons nourrissent les arbres qu’ils semblent parasiter ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
CraboBonn
  22 décembre 2012
La face cachée de la nature racontée par Pelt.
Un ensemble “d'anecdotes” sur les fonctionnements symbiotiques dans la nature. Comme le titre le résume, on commence par les symbioses entre plantes, entre végétal et animal, puis entre animaux. On révise ou on découvre des éléments de bio et on voit comment tout ça peut marcher fort bien !
Parti du fonctionnement d'une cellule végétale, de la symbiose entre champignons et plantes, on arrive a la symbiose entre l'homme et les animaux. On se met a rêvasser sur cette idée que la planète ne serait peut-être pas si belle dans la danse des abeilles qui joue un rôle majeur dans la pollinisation et au bout de la chaine sur la survie de l'homme et de nombreux animaux.
La fin du livre est plus “politique”. Une politique simple et naïve ou les idée(alismes) de l'auteur ressortent avec plus de conviction. Beaucoup de bon sens aussi ! 
Soit l'homme, ce dernier maillon de la chaine évolutive, aura l'intelligence d'arriver a changer un peu les choses en changeant ses habitudes et sa position vis a vis de la nature qu'il croit féodee, soit la planète subira une grande crise et nous imposera ces grands changements.
De prétendus seigneurs nous deviendrons esclaves. Il aurait peut-être été plus simple d'être amis …  
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JeanAugustinAmarDuRivier
  21 juin 2021
Jean-Marie PELT, professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Mets remet l'église au milieu du village, les pendules à l'heure. En 3 livres qui constituent l'ouvrage, il nous démontre que la théorie de Darwin est incomplète en soulignant que sélection naturelle et solidarité naturelle vont de pair au service de la vie. Les deux effets régulent la biodiversité des écosystèmes. Il apparaît que le principe biblique de la manne dans le désert, le juste équilibre entre surabondance et disette, ni trop, ni trop peu en quelque sorte, est essentiel. Ceci pourrait se comprendre comme un principe de justice naturelle pour les végétaux et les animaux. Quant aux sociétés humaines il s'agit de la régulation économique que préconisa Joseph, l'un des fils de Jacob, devenu Premier ministre et administrateur des vivres de Pharaon (l'un des prédécesseurs du Pharaon de Moïse), lorsqu'il interpréta le rêve des sept vaches grasses et des sept vaches maigres. Pour illustrer, l'auteur mentionne que la loi de la jungle, la sélection, est faible devant la solidarité qui domine dans les sous-bois aux ressources rares. Elle prédomine dans la dense végétation qui borde les torrents où la lumière et l'eau sont en abondance.
Bien qu'une extrapolation soit toujours à envisager avec prudence, constatons que nous devons faire face, en ce début de 21ème siècle à une crise de l'abondance qui coïncide avec l'existence d'oligopoles d'une puissance inégalée, le GAFAM à l'Ouest, les BATX à l'Est. Est-ce fortuit ?
Ajoutons, à cet exemple l'enthousiasme du président Franklin Delano Roosevelt, en 1944, en fin de Seconde Guerre Mondiale, pour la Déclaration de Philadelphie. En effet, cette déclaration soulignait les aspirations à "une paix universelle et durable fondée sur la justice sociale". La paix étant une condition sine qua num de l'abondance régulée.
De quoi faire réfléchir les économistes qui construiraient de nouveaux modèles durables fondés sur des lois naturelles.
Notons que la nature articule les compléments tels que la sélection et la solidarité. Elle trouve l'énergie pour éliminer les extrêmes délétères, les outrances et bâtir ainsi une géodésique de la vie. Comment les sociétés humaines, dénaturées , pourraient -elles amorcer une réconciliation ? Il s'agirait vraisemblablement d'harmoniser le local et le global, le marchand et le non-marchand, le véhiculaire et le vernaculaire, l'universel et le particulier, l'édifiant et le frugal, l'individu et l'humanité, le capital et le travail. Cette harmonie reflèterait la contribution, la participation des compléments au tout, la coopération au combat pour l'essentiel, pour la vie. En bref, il s'agirait d'orchestrer une mutualité de sociétaires toujours à l'oeuvre.
Quant aux modèles économique, les avancées numériques du moment nous donneraient accès à certaines rondeurs non-linéaires qui nous émanciperaient des platitudes, des linéarités, des ornières qui , même en première approximation, demeurent insoutenables. À commencer par une réflexion au sujet d'un indicateur pertinent de la mesure de la régulation des richesses et des misères, d'une réactualisation du concept de participation qui permettraient de piloter les effets des incertitudes qui nous écarte de la géodésique du soutenable. Rappelons que le PIB, le produit intérieur brut fut inventé en 1934, à la demande du congrès américain, par Simon Kuznets , pour crée une comptabilité nationale aux États-Unis, La performance de cet indicateur résulte d'un équilibre subtil entre sa pertinence et son acceptation. Une prouesse qu'il serait temps de renouveler.
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Ecureuil
  03 août 2015
Une collection de faits tous plus étonnants les uns que les autres mettant en évidence la présence de "solidarité" dans la vie sur Terre en général, suivie d'un chapitre "philosophique" sur les dérives des sociétés humaines : du darwinisme social au libéralisme économique.
Bilan mitigé pour ce petit livre, car il n'est pas facile de parler de "solidarité" entre deux protéines, deux bactéries ou deux plantes. Cela fonctionne si on parvient à considérer la symbiose comme une forme primitive de solidarité, et encore... Par contre, les divers exemples de comportements animaux qui sont donnés sont frappants, désarmants parfois.
A chaque fois, les explications restent succinctes, mais après tout que sait-on de ce qui pousse un champignon à aider un arbre ? Et puis le format du livre ne permet pas de s'attarder sur un sujet.
Enfin, le dernier chapitre (le "philosophique") n'apporte pas grand chose au débat. L'auteur souhaite simplement déconstruire l'argument "la loi de la jungle est une loi universelle" utilisé pour justifier notre mode de vie occidental actuel.
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sumitsuki
  12 juillet 2010
D'intérêt scientifique au départ, ce petit livre, plein d'exemples de cette solidarité intra et inter-espèces méconnue, élargit logiquement son sujet vers la situation mondiale... Dans un sommaire cheminant des relations entre végétaux, entre végétaux et animaux, entre animaux puis entre animaux et humains (etc), le message est parfois répétitif mais a le mérite de la clarté, et du redressement de préjugés bien inculqués : ainsi l'auteur explique que le modèle darwinien (ou plutôt piqué à Darwin qui n'en demandait pas tant) de compétition et de 'jungle meurtrière' est loin d'être le modèle unique et primordial dans la Nature.
Bon livre de vulgarisation, qui ne fait pas le tour du sujet mais ouvre des portes vers l'ethnologie, la biologie, la sociobiologie, et bien sûr l'économie et la philosophie... Très agréable à lire, enfin.
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JOE5
  24 mars 2016
de ce livre déjà bien commenté je dirais que Jean-Marie Pelt nous démontre que nous possédons en tant qu'humanité des gènes de solidarité, d'entraide. du donnant donnant mais aussi de l'altruisme. Nous possédons bien sur aussi ceux de l'agressivité, de l'égoïsme, du chacun pour soi mais nous avons la conscience qui peut nous guider, nous inciter à choisir le meilleur et si nous ne le faisons pas alors c'est l'instinct de survie qui le fera mais là il sera peut-être trop tard...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
sumitsukisumitsuki   10 juillet 2010
Mais que dire lorsque les phénomènes d'altruisme se produisent entre individus appartenant à des espèces différentes ? Cette question a fait couler des flots d'encre chez les sociobiologistes qui ne lui ont toujours pas trouvé de réponse satisfaisante. Mais peut-être qu'après tout les gènes sont moins "égoïstes" qu'on ne le pense, et l'altruisme désintéressé un fait de nature dont les lignes ci-après vous nous offrir de multiples exemples ?
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Videos de Jean-Marie Pelt (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Pelt
Rencontre avec Jean-Marie Pelt à l'occasion de la sortie de son livre "L"évolution vue par un botaniste".
>Sciences de la nature et mathématiques>Sciences de la vie, biologie>Propriétés générales de la vie. Origine de la vie (65)
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