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C'est devant la chambre 306 de cet établissement de Martin Luther King a été assassiné en 1968.

Nous sommes à Memphis, haut lieu de la cueillette du coton par les esclaves, symbole de la lutte pour les Droits civiques.

Mais si Sonia décide de s'y enfuir avec ses 2 filles, Louisiane et Georgia, c'est parce que son pendule en a décidé ainsi. Elle considère ce choix du destin comme un bon augure puisqu'elle aime tant les chansons d'Elvis Presley.

A travers ce roman choral, se dessine l'évolution de la communauté noire dans le Sud des Etats-Unis à la fin du XXème siècle.

Belle galerie portrait, il fait la part belle aux 2 enfants qui se révèlent attachantes.

J'ai été un peu désarçonnée par la construction qui alterne les époques et il m'a fallu parfois deviner de quel personnage il était question. Néanmoins, ceci mis à part, ces retours en arrière ont le mérite de mettre en exergue la transition entre deux époques, favorisée par la fin de la ségrégation officielle et l'explosion artistique.

Je remercie les Editions Michel Lafon et Netgalley pour cette lecture toute en fraîcheur et en douceur.

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Stanké publiait il y a tout juste un an Mémoires d'une enfant manquée, le premier roman de Brigitte Pilote, un roman essoufflant mettant en scène une fillette qui n'a rien à envier à Louisiane et Georgia, les deux soeurs de Motel Lorraine, qui vient de paraître.

Memphis, tel est l'endroit désigné par le pendule de Sonia, qui gagne sa vie comme voyante au hasard de motels plus ou moins miteux où elle s'installe quelque temps avec ses filles, Louisiane dite Lou et Georgia, avant de quitter les lieux précipitamment en laissant une ardoise derrière elle. Il en est ainsi depuis ce jour d'avril 1968 où elle a commis l'irréparable. Ce jour-là, elle a offert à Louisiane une petite soeur. Une petite fille qu'elle a volée à sa mère sous les yeux de celle-ci. Non pas pour demander une rançon, mais parce qu'elle avait envie d'avoir un autre enfant. Tout simplement.

Ce même jour d'avril, à des kilomètres de Montréal, Martin Luther King était assassiné au Motel Lorraine, à Memphis. Devant la chambre 306. Celle-là même qu'en ce jour de 1977 Sonia a décidé de louer malgré le drame qui s'y est déroulé il y a neuf ans. de toute façon, le pendule a décidé et elle n'a plus rien à perdre; il y a si longtemps qu'elle a choisi l'errance.

Pour Lou et Georgia, laissées le plus souvent à elles-mêmes, c'est l'occasion de se lier non pas avec d'autres enfants, mais des adultes : Jacqueline, la femme de chambre du motel; Lonzie, son frère photographe qui a fait un séjour en prison; Grace, la directrice de la chorale; et quelques autres dont nous apprendrons le parcours de fil en aiguille, à mesure que se préciseront les choix de vie des deux soeurs.

Si l'aînée a choisi de se priver de nourriture afin de correspondre aux nouveaux critères de la beauté féminine qui n'ont guère changé depuis cette époque, ce qui devrait lui permettre de participer au Carnaval de coton annuel, la benjamine à la voix enchanteresse veut à tout prix se démarquer grâce à sa voix et se tailler une place de choix au sein de la chorale locale.

Dans cette ville où les mots de Martin Luther King traînent encore, presque quinze ans avant que le Motel Lorraine ne devienne le National Civil Rights Museum, se joue le destin de trois personnes qui ont dit ou diront, à l'instar du pasteur, I had a dream…

Un rêve. Sonia, Lou, Georgia en avaient un, propre à chacune.

Brigitte Pilote, qui n'a jamais mis les pieds à Memphis, a choisi d'y camper son deuxième roman, un roman qui possède un rythme soutenu plutôt que la vitesse grand V déstabilisante du premier et qui nous propose un regard sur une époque, lequel démontre un sens de l'histoire aigu et avisé.

Avec Motel Lorraine, dont les héroïnes sont attachantes, l'auteure nous livre un roman psychologique qui tient la route, si on oublie le fait que les petites semblent très bien se débrouiller en anglais sans qu'on sache pourquoi. Après tout, ce détail est-il si important? Motel Lorraine mérite qu'on s'y arrête et peut laisser croire que le troisième roman de Brigitte Pilote sera encore meilleur.


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Merci au site Net Galley et aux éditions Michel Lafon de m'avoir permis de lire Motel Lorraine.

J'ai bien aimé ce roman, même si je trouve assez facile de se perdre. Heureusement, on sait au début de chaque chapitre qui est le narrateur :)

J'ai apprécié l'histoire, qui se déroule dans un motel (oui logique vu le titre ;) , les différents personnages, et l'ambiance.

Je n'ai pas adoré mais je ne regrette pas du tout ma lecture, et je vous invite à le lire vous aussi :)

Je lui mets trois étoiles et demie.

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Brigitte Pilote aborde de nombreux sujets grâce à Motel Lorraine, principalement la ségrégation raciale et les conséquences du combat de Martin Luther King sur la ville de Memphis. Je les ai trouvé bien exploités et pour ma part, j'ai adhéré au rythme et à la structure, un peu particulière, du roman. En bref, j'ai bien aimé.


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Le Motel Lorraine n'est plus le même depuis qu'il fut le lieu de l'assassinat de Martin Luther King. La ville non plus d'ailleurs. Et c'est précisément la chambre 306 où Sonia décidera de s'installer avec ses deux filles, Louisiane et Georgia.

Peu de temps après leur installation au sein de cette petite chambre, Louisiane se rebelle contre sa mère. Elle refuse de manger et décide de fuguer. Georgia trouve sa vocation au sein d'une petite chorale, grâce à Jacqueline, la femme de ménage du motel, qui l'a prend sous son aile. Elle fera en sorte de convaincre Grace de l'inclure dans son groupe de jeunes chanteurs.

Autour d'elles gravitent plusieurs autres personnages et leurs chemins finissent tous par se rencontrer. Louisiane posera pour Lonzie et ira se réfugier chez lui pendant quelques semaines en espérant être la prochaine princesse du carnaval. Lonzie choisira plutôt la jolie Alabama, collègue de Georgia au sein de la chorale, pour représenter la première princesse noire au carnaval de coton. Ce qui permettra à Georgia de s'illustrer lors du récital au point d'émouvoir Grace. Et pendant ce temps, Sonia continuera de se morfondre dans cette chambre de motel.

L'auteure nous a amenés à une époque où la ville de Memphis se relève péniblement de l'assassinat du Docteur King. Les gens ont gardé en mémoire le passé, les conflits et tentent de faire leur petit bout de chemin au travers de tout cela. Nous ressentons à quel point l'histoire de leurs ancêtres est encore bien présente.

J'aurais sincèrement pensé que Brigitte Pilote serait allée plus en profondeur avec ce roman, mais j'ai plutôt eu l'impression qu'elle survolait le sujet. le roman manque tout simplement de consistance et de rythme. Malgré que les chapitres soient courts, que le roman ait si peu de pages, au final, nous ressentons à plusieurs moments de la longueur et on se demande où s'en va l'auteure et l'on perd le fil...

Peut-être qu'il y avait trop de sujets abordés, trop de personnages et de narrations différentes bref, je n'ai pu adhérer au récit. Dommage, car le roman se situe à une époque charnière de l'histoire pour les Africains-Américains et j'aurais aimé la découvrir en profondeur!


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Motel Lorraine n'est pas un roman comme les autres, tant par le choix de la narration que les thèmes qui y sont abordés. Sans parler des personnages ! Un roman qui ne laisse pas indifférent !

Nous sommes en 1977 à Memphis. Sonia vient d'y débarquer avec ses deux filles. Elle change souvent de ville, de manière aléatoire en pointant le doigt sur une carte. Elle parle de « destin », ce qui se comprend quand on sait qu'elle est diseuse de bonne aventure. La voilà donc, fuyant Montréal. Arrivée à Memphis, se loger devient problématique : la seule chambre qu'elle trouve à louer est située au Motel Lorraine, chambre 306, celle-là même où Martin Luther King fut assassiné en 1968. Sonia et ses deux filles, Lou, rebelle dans l'âme et Georgia, à la jolie voix, sont les premières occupantes de cette chambre depuis le drame qui continue de marquer la ville qui peine à se relever de cette tragédie. Dans ce contexte compliqué, toutes trois cherchent leur place dans ce monde devenu fou, en essayant de laisser le passé derrière alors qu'il continue à influer sur leurs décisions.

Dans ce roman, il n'est pas question d'action, de folle histoire autour de ces trois personnages, mais avant tout de saisir une ville à un instant T et les personnes qui la peuplent. Parce que ce roman, c'est avant tout un entrecroisement de nombreux personnages, tous un peu cabossés par la vie qui évoluent dans cette ville qui est devenue un symbole peu reluisant.

Les personnages sont fascinants, que ce soit Sonia et sa fille Georgia, qui ferait tout pour plaire à sa mère et surtout à sa soeur, Lou, qui se rebelle contre cette vie imposée par sa mère, mais aussi Lonzie au passé troublé par la mort de Luther King, photographe talentueux qui va entrer dans la vie de Lou, Aaron Eagle, son patron qui a eu confiance en lui et qui cherche à tout prix à l'aider, Jacqueline, femme de ménage au motel Lorraine ou encore Grace, chef de chorale à l'église qui mène son monde à la baguette. Tous ont leurs fêlures, et cela peu importe leur couleur de peau – l'auteur sème d'ailleurs le doute à ce sujet puisqu'elle ne le précise directement à aucun moment et c'est à nous de récolter les indices nous permettant de savoir ce qu'il en est. Leur passé vient tous les hanter et il leur est bien difficile de regarder l'avenir avec optimisme. Si ce n'est Georgia, la lumineuse Georgia, qui mange trop pour faire plaisir à sa mère qui a trop souffert par le passé de manque de nourriture, et qui espère devenir une grande chanteuse et avoir son nom au dessus des portes de l'église.

La force de ce roman, ce qui le rend si différent des autres mais peut être un peu perturbant, c'est bien la narration choisie par l'auteur. Chaque court chapitre suit un personnage en particulier, ce qui est précisé. Parfois le chapitre est écrit à la première personne, pour Lou ou Jacqueline par exemple, parfois à la troisième, pour Grace notamment. On fait également des sauts dans le temps, ce qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur ces personnages, sans que ce que nous apprenons n'influe directement sur le cours de l'histoire. Les personnages n'en sont que plus profonds. On ne sait où l'auteur va nous mener, et c'est intriguant. Cela pourrait décourager, mais l'attachement qu'on porte aux personnages nous donne envie de savoir jusqu'où ils vont aller. La trame narrative tend vers le festival du coton et la chorale de la Pentecôte, on s'en doute assez rapidement. Mais en quoi ces deux événements vont influer sur la vie des deux jeunes filles que l'on suit principalement, voilà la grande inconnue.

L'auteur ne nous laisse pas sur notre faim, puisque des bonds temporels en 1982, puis en 2000, nous permettent d'avoir un rapide point de vue sur les personnages. Mais comme l'auteur réussit à nous surprendre à chaque instant, ce n'est pas par la voix des personnages auxquels on aurait pensé qu'elle nous dévoile leurs destins. Et c'est bien vu.

Ce roman est assez incroyable car il nous permet de nous projeter dans les années 70, dans cette ville de Memphis mythique, dans le tourbillon de Martin Luther King qui est peut-être l'un des personnages les plus importants de cette histoire, avec ce Motel Lorraine qui vit des lendemains difficiles après la mort en son sein de ce héros des temps modernes.

Chaque personnage est attachant et marquant, ce court roman est rythmé et bien écrit, la narration n'est pas conventionnelle et lui donne de la richesse. Un roman qui ne peut laisser insensible. Une jolie découverte.


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Motel Lorraine n'est pas un roman facile à aborder. Ce « motel », d'abord, qui donne son nom au roman est un endroit connu, mais maudit, où échoue une mère atteinte du diabète avec complication et ses deux filles Lou et Georgia.

Nous sommes dans les années 70, pourtant le temps semble figé, avec ce Carnaval du coton, les riches d'un côté, les domestiques, les pauvres, les quasi-invisibles de l'autre. Maintenir les traditions, quoi qu'il en coûte. Ainsi, la riche Grace DePriest agit toujours comme une DePriest le ferait, et ne se révolte pas contre des décisions arbitraires, alors qu'enfant, elle savait très bien imposer ses choix, les autres dussent-ils en souffrir. Les bienfaits de l'éducation traditionnelle, qui corsète plutôt qu'elle ouvre au monde.

Roman polyphonique, Motel Lorraine donne la parole à tous, mais donne parfois l'impression que le récit n'avance pas, même que l'on retourne en arrière, puisque les mêmes événements sont vus selon plusieurs points de vue.

Et si l'important, finalement, était dans les non-dits ? Les ellipses sont plus importantes que le récit lui-même puisque nous découvrons les conséquences de ces actes passés. Il suffit de peu pour que le rêve se réalise – que l'on pense ou pas que Dieu y est pour quelque chose. Oui, la religion est très importante dans ce roman, la religion et la musique puisqu'elle n'a d'autres rôles que de célébrer Dieu. le disco n'a pas vraiment droit de cité dans cette ville, pas si grande que cela, mais étonnante. de nos jours, l'on oublie trop facilement à quel point il est possible de se perdre et de n'être pas retrouver, même si l'on est proche, géographiquement, les uns des autres. Les liens peuvent être distendus entre les membres d'une même famille qui ont choisi des voies différentes. Il y a la famille que l'on a, celle que l'on a crée, et celles que l'on n'arrive pas à avoir. Et pourtant, l'on revient toujours à celle-ci. Reste à savoir ce que l'on est prêt à donner à ses enfants – lui donner un toit et une nourriture abondante n'est pas suffisant, même si on peut être amené à le croire si l'on a connu pire dans son enfance.

Les personnages sont nombreux, oui, mais ils sont surtout terriblement solitaires parce qu'ils n'ont pas envie de garder le rôle que l'on voudrait leur assigner ou parce que les règles qu'ils se fixent sont extrêmement rigides ? Motel Lorraine, ou le prix à payer pour réaliser ses rêves.


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Comme beaucoup de romans que j'ai lus et dont j'ai parlé ces derniers temps, j'ai découvert Motel Lorraine grâce au site Net Galley. Cependant, j'ai mis un certain temps avant de solliciter ce titre. J'adorais le titre et la couverture mais la quatrième de couverture me faisait hésiter. Une diseuse de bonne aventure et la chambre inoccupée depuis l'assassinat de Martin Luther King ? J'avais peur que le roman soit beaucoup trop nébuleux et trop spirituel. Finalement, je me suis lancée.

Pour apprécier ce livre, il faut aimer le roman choral. J'en lis très rarement et, par conséquent, j'ai mis du temps à rentrer dans Motel Lorraine. En plus, les personnages sont tous plus hauts en couleurs les uns que les autres. Heureusement que Brigitte Pilote a identifié les différents narrateurs au début de certains chapitres. Sinon elle m'aurait clairement perdue alors que ce titre ne manque absolument pas d'intérêt puisque l'auteur nous plonge dans la communauté noire du Sud des États-Unis, à la fin du XXème siècle. de plus, le rythme est plutôt soutenu, rendnat le roman encore un peu plus consistants.


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C'est la couverture de ce livre qui m'a interpellé. Je suis dans ma période où j'ai envie d'évasion dans les grands espaces américains et la photo de ce motel ne pouvait que me taper dans l'oeil. J'ai eu la chance de pouvoir découvrir cette histoire grâce à la plateforme Netgalley et aux Editions Michel Lafon que je remercie chaleureusement.

Nous sommes en 1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis, dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis ce fameux 4 avril 1968 où Martin Luther King y a été assassiné. Elles partageront leur destin avec la sublime Alabama, Jacqueline Smith, femme de chambre au Lorraine, Grace DePriest, directrice de la chorale d'une petite église baptiste, ou encore Lonzie, le repris de justice devenu photographe pour son ami Aaron. Chacun à sa manière, ces personnages aux destins croisés incarnent le rêve d'égalité pour lequel le révérend King a donné sa vie.

J'étais hyper enthousiaste à l'idée d'en découvrir un peu plus sur les derniers jours de Martin Luther King, je crois que je n'avais pas vraiment compris que cet assassinat devant une chambre d'hôtel serait le prétexte pour nous narrer la vie de plusieurs personnages. Je dois dire que j'ai été déçue dans un premier temps car le Docteur King n'apparait que très peu au fil des pages.

Mais je me suis vite consolée en découvrant la vie de tous ces personnages hauts en couleur. A commencer par Sonia et ses deux filles, elles sont attachantes mais également très singulières. Je n'ai pas toujours bien compris leurs réactions mais j'ai apprécié de les voir évoluer au fil du temps et des pages. Car ce roman choral nous permet de suivre les personnages sur une longue période et de voir un peu quel sens chacun d'entre eux donne à sa vie. Certains destins m'ont surpris, d'autres m'ont attristé mais il n'est pas possible de rester de marbre.

C'est un roman plutôt bien écrit, l'auteure donne un style particulier à chaque narrateur. Ainsi, le lecteur parvient à identifier facilement de qui il s'agit. de plus, l'ambiance de l'époque est bien décrite, on sent la différence entre les Noirs et les Blancs. C'est agréable à découvrir ... bien plus que ça ne devait l'être à vivre ...

Un roman surprenant et plaisant à lire.

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L'histoire se concentre autour de l'hôtel Lorraine, qui a vu la mort de M. Luther King, le 4 avril 1968 devant la chambre 360. de là vont s'enchevêtrer de nombreuses histoires avec les personnages qui y ont vécu, travaillé, ou tout simplement ont un rapport avec cet hôtel, même ténu. On va alors découvrir la vie d'une adolescente superficielle, celle d'une jeune fille de bonne famille revanche vivante de ses parents sur la vie misérable de ses ancêtres. Autour du carnaval, les histoires vont se croiser et s'emmêler, pour nourrir autant de drames et de jolies histoires.

Je dois avouer que j'ai été surprise par la forme de ce livre. La prolifération de personnages et de situation, m'a, au début tout du moins, légèrement perturbée. Mais très vite on s'attache aux différents destins qui nous sont présentés, et on saute de l'un à l'autre sans entrave. C'est admirablement bien écrit. La plume est fluide, les mots choisis avec soin ; on entre dans la psychologie des personnages avec douceur, presque sans s'en rendre compte.

Les intrigues sont bien menées, et l'auteur nous amène brillamment là où elle le souhaite, sans même que l'on sen rende compte. Elle évoque ainsi l'apartheid, l'esclavage et la ségrégation, sans pathos ni haine, avec une efficacité chirurgicale.

Un seul bémol, peut-être, la double happy end... je n'en dis pas plus, mais elle m'a semblé un peu...too much !

Cela n'enlève cependant rien à la qualité de ce livre, qui s'est révélé être une excellente lecture que je vous recommande vivement !


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