AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Famille modèle (51)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
isabelleisapure
  18 juillet 2015
Qui n'a jamais souhaité tout lâcher pour s'installer au soleil en se lançant dans un projet professionnel qui, s'il comporte des risques, contient également la promesse d'offrir une vie meilleure à sa famille. En bref, ne plus rêver sa vie mais vivre son rêve. Warren Ziller l'a fait, mais Warren Ziller va aussi connaître la désillusion. Ça va faire mal. L'action commence en 1985 et se déroule sur une période d'un an. Il suffit d'un an pour qu'une famille se brise. Warren est un promoteur immobilier qui décide de quitter le Wisconsin pour la Californie afin d'y construire un lotissement. Il acquiert une jolie maison dans un quartier chic. Puis le rêve s'effondre progressivement, miné par les obsessions de réussite sociale de Warren. Famille modèle est un roman caustique qui oscille entre le burlesque et le tragique. Un roman sur la famille, parfaite ou imparfaite, unie ou brisée.
Commenter  J’apprécie          250
Allantvers
  28 juillet 2013
Belle découverte que ce premier roman très réussi d'Eric Puchner qui nous emmène avec autant de causticité que de tendresse derrière le décor des "so called" rêves stéréotypés de la middle class américaine.

Le pitch : Mr Ziller plaque tout pour entrainer sa famille en Californie pour faire du gros argent sur un projet immobilier qui tournera court, le laissant avec des dettes colossales qu'il n'ose pas avouer aux siens.


Pas si stéréotypés, ces rêves en fait : derrière les murs de la clinquante maison d'une de ces résidences californiennes dont le prestige social tient pour beaucoup à la barrière qui en filtre les entrées, la famille Ziller nous donne à voir une réalité qui tord méchamment le cou aux standards supposés du bonheur familial américain.


D'abord, parce ce qu'au fond il n'y a que le père, celui qui a entrainé sa famille dans ce désastre à venir (désastre d'abord financier, je vous laisse découvrir la suite pour ne pas spolier), qui a rêvé cette vie lisse : on apprend que les autres membres de sa famille étaient très bien dans leur vie d'avant dans le Midwest.

Ensuite parce que derrière la façade socialement présentable de famille heureuse et unie, tout le monde se traine ses névroses et ses angoisses, qui au volant de sa belle voiture, qui sur sa planche de surf.

Tout cela fait déjà une bonne histoire. Ce roman a pour moi un plus, non, deux, non trois, qui le mettent au-dessus :

Déjà, la toile de fond: ça m'interpelle et m'inquiète ces "condos" sécurisés, sortes de guettos de riches qui fleurissent un peu partout dans les grandes villes aux US, Afrique du Sud, Chine... la ségrégation sociale fait inexorablement son chemin.

C'est habile de la part d'Eric Puchner d'avoir amené une autre menace dans la vie des Ziller, autrement plus dangereuse que l'écroulement financier prévisible (plaie d'argent n'étant pas mortelle, on sent que la famille aurait pu s'en remettre) et de l'avoir positionnée sur cette barrière de la résidence, symbole de protection sociale des nantis, dont la porosité s'avèrera létale pour la cellule familiale.

Et puis il y a le soin, l'intérêt que l'auteur apporte à chacun des personnages qui les rend crédibles. La tendresse aussi.

C'est ce qui fait que ce récit tour à tour drôle, douloureux, toujours efficace, fonctionne vraiment bien.

4 étoiles!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
kathel
  26 décembre 2011
Une histoire de famille, voilà une lecture idéale pour la fin de l'année… enfin, cette famille en particulier n'est peut-être pas justement celle dont vous rêvez, même si elle s'est installée au plus près du mirage californien. Dans la famille Ziller, demandez le père : Warren est l'instigateur de cette installation en Californie, il a investi tout ce qu'il avait et même davantage, dans un projet de lotissement dans le désert (un peu semblable au lotissement de la couverture, mais inhabité, à cause de la proximité d'une décharge de produits toxiques, je vous laisse l'imaginer…) Vous choisissez Camille, la mère ? Elle réalise des courts métrages pédagogiques et tente d'inculquer tant bien que mal à ses propres enfants des concepts tel que la diététique ou un semblant de rangement dans le désordre. Les enfants ? Deux ados et un plus jeune, qui s'entendent comme chiens et chats sauf pour leur passe-temps préféré qui est de mettre en boîte leur mère. Tout cela est exposé sur quelques pages, présentant une famille plutôt modèle... Mais le modèle se fissure, très vite, essentiellement quand le nerf de la guerre vient à manquer, à savoir l'argent. Un enchaînement implacable de circonstances va mettre la famille sens dessus dessous. Je ne vous en dis pas plus, même les métaphores que je trouverais pourraient être trop explicites !
Dans ce roman magistralement construit, on oscille sans cesse entre drame et humour plutôt noir. Les membres de la famille réagissent avec vivacité aux évènements, épaulés par des seconds rôles qui bien souvent apportent la touche plus comique. Les portraits sont tous excellents, les relations entre les membres de la famille évoluent, se recomposent, se distendent ou se resserrent, l'un perd une place que l'autre retrouve... Les situations, les dialogues sonnent toujours très juste. Ce roman est beaucoup plus bluffant que la présentation ne le laisse imaginer. Pour moi, c'est une réussite !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
yv1
  12 septembre 2011
Eric Puchner s'amuse à démonter ou carrément exploser le fameux rêve américain. Cette famille qui a tout pour faire envie : des gens heureux, un chien, une belle maison dans une résidence surveillée, des voitures pour les parents et pour les grands enfants, va voir sa vie basculer. A tel point qu'on se demande même un moment jusqu'où elle va tomber.
tout s'écroule, la famille se délite, chacun essaie de s'en sortir, mais l'auteur se débrouille pour que ce ne soit jamais plombant. Il a un style, une écriture qui donne une image décalée et finalement assez drôle des Ziller. Même dans les pires moments, il y a toujours un Jonas pour détendre l'atmosphère par une déclaration incongrue, totalement déplacée, qui fait le désespoir des autres membres de la famille mais le bonheur du lecteur. En écrivant mon billet, je me fais peur parce je prends conscience que plus les protagonistes tombent, plus ils se retrouvent dans des situations difficiles et plus j'ai pris du plaisir à les suivre. Quel monstre suis-je donc pour me satisfaire du malheur des autres ? Je me rassure en me disant que c'est la faute de l'auteur et en lisant d'autres billets qui vont dans le même sens (Clara, Mélopée, Nina, Keisha, Cuné).

Ce gros roman (520 pages quand même) se lit sans aucun problème : à chaque chapitre, il se passe un événement qui propulse l'un ou l'autre dans une situation imprévue. La première partie est très rapide, tout va très vite. Les autres ont un peu plus lentes, mais pas moins intéressantes, captant plus les pensées, les réflexions des uns et des autres. Un roman -le premier d'Eric Puchner- qui montre que rien n'est jamais acquis, qui bat en brèche le rêve américain. La famille Ziller représente un large panel de la société : des gens avec des désirs, des souhaits, des rêves, qui cotoient, approchent de près ou touchent tous les types d'individus que cette société, depuis ces années 1985/1986 n'a cessé de créer : à la fois des riches, des flambeurs, des stars (plus ou moins avérées ; de nos jours ce mot sans sens réel est totalement galvaudé) mais aussi des pauvres, des laissés pour compte, totalement oubliés voire méprisés par les premiers nommés.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
julienraynaud
  22 mars 2016
Un départ en fanfare, puis l'ennui s'installe quelque peu. La surprise du milieu ne peut être anticipée.
A noter un aspect réussi : j'ai personnellement "vu" les images et les décors, ce qui prouve que c'est tout de même bien ficelé.
Je ne sais pourquoi, j'ai un peu assimilé cette famille perdue à la famille de la série Breaking bad, alors que le thème n'a rien à voir. L'engrenage irrésistible des événement sans doute.
Commenter  J’apprécie          80
sylou83
  07 avril 2014
Alors, j'annonce tout de suite la couleur : j'ai A-DO-RE ce livre ! Alternant les moments drôles avec des scènes plus graves, E. PUCHNER nous livre des personnages tout à fait crédibles car confrontés tour à tour à leurs doutes, leurs espoirs, leurs qualités et défauts, bref le reflet de l'âme humaine décrite dans toute sa complexité, dans toute sa fragilité.
L'auteur y dénonce la course effrénée au fric dans une société où le "paraître" est roi. Pourtant, le père ( Warren ) se rendra compte que rien n'est définitivement acquis.
Le seul bémol est la chute qui n'en est pas vraiment une et qui, pour ma part, m'a un peu dé-contenancée, dé-routée, dé-pitée ?
Quoiqu'il en soit, c'est un trés bon livre ! Certes, cette famille va vivre des heures sombres , certes, elle va connaître des déchirures, du désespoir mais on peut penser que tant qu'il y a de la vie...........
Commenter  J’apprécie          80
Sando
  16 septembre 2011
« Famille modèle » est LE roman de la rentrée littéraire étrangère chez Albin Michel!

La première partie de ce roman construit en trois temps, s'attache à nous raconter l'implosion d'une famille bien sous tous rapports. Warren Ziller, mari aimant et père exemplaire, est agent immobilier dans le Wisconsin où il mène une petite vie paisible entouré des siens. Jusqu'au jour où il se lance dans un projet immobilier de grande ampleur et doit pour cela emménager en Californie.
Commence alors une toute autre vie, faite de soleil, de plages et de luxe. Si Dustin, ado branché, populaire, surfer et musicien à ses heures, semble particulièrement bien s'adapter à ce nouveau rythme, ce n'est pas le cas de sa soeur. Lyle, plutôt austère et misanthrope, a tendance à prendre la vie du mauvais côté. Pas facile dans ces cas-là d'avoir une vie sociale épanouie. En revanche, Jonas, le petit dernier, n'est pas du genre à se plaindre. Marginal mais optimiste, en dépit de son obsession pour le morbide, il prend la vie comme elle vient et fait preuve de bonne volonté. Ce petit groupe évolue sous l'oeil vigilant de Camille, mère presque parfaite qui ne fume pas, ne boit pas, ne jure pas, cuisine équilibré et se consacre à des oeuvres caritatives. Elle renvoie l'image assez lisse d'une femme au foyer aux valeurs très traditionnelles.
Les choses tournent mal le jour où Warren apprend que son projet immobilier est tombé à l'eau. Les économies de toute une vie ont été englouties dans des maisons inhabitables. Incapable d'annoncer à sa famille la misère dans laquelle il l'a plongée, Warren s'enlise dans le mensonge, une lâcheté qu'il payera très chère… Peu à peu, le rêve américain s'éloigne, jusqu'à atteindre le point de non-retour. Conscient qu'il est allé trop loin, Warren avoue tout, prêt à assumer la conséquence de ses actes…
La deuxième partie du roman commence tout de suite après les aveux de Warren et s'ouvre sur une explosion, au sens propre, de la maison des Ziller, brûlant à 40% Dustin. Débute alors une véritable descente aux enfers pour toute la famille. Entre déni, remords, fuite, rancoeur, haine, colère et culpabilité, chacun trouvera sa propre solution, jamais bonne, pour surmonter le drame…
« Famille modèle » est un premier roman absolument brillant. Choisissant le ton de la tragi-comédie, il alterne les passages drôles et émouvants avec des passages particulièrement dramatiques qui laissent le lecteur sans voix. le ton sarcastique et grinçant utilisé pour raconter les déboires de cette famille américaine lambda rend d'autant plus cruel le sort qui leur est réservé. L'écriture est fine, savoureuse et intelligente et révèle un véritable talent d'écrivain. Bref, un bijou !

Un énorme merci à Liblfy, Furet du Nord et Albin Michel pour s'être associés et m'avoir permis de découvrir cette petite merveille !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ancoline
  24 octobre 2012
Une famille dont tout dépend de la profession du père Warren. Il a toujours eu une belle ascension professionnelle, aucun échec, sa famille vivait dans un confort de plus en plus exigeant. Un jour il décide de concrétiser son rêve américain. Lui qui est agent immobilier a flairé avec son collègue un immense terrain, une bonne affaire. Et pour cause peu de monde le savait mais il sera à proximité d'une décharge. Toutes ses économies passent dans ce gouffre financier où personne n'investit.
Il n'ose pas avouer à sa femme son échec, espère toujours rattraper son erreur. Il monte un scénario pour ne pas avouer qu'il rend les meubles derniers cris loués. Il préfère annoncer le vol de sa voiture plutôt que d'avouer qu'il a vendu sa voiture. Un petit mensonge qu'il va falloir entretenir et étoffer. Une série tragicomique.
Quand il avoue à sa famille son couple est déjà bien ébréché, sa femme se sentant trahie, n'ayant plus confiance. On est prit dans le coeur de cet homme et de cette femme. Ils souffrent et sont en train de tout perdre. Mais le pire est à venir, quand toute la famille décide de se mobiliser pour aider Warren à vendre des maisons.
La famille continue à basculer dans les échecs. Et pourtant on les trouve si humains que l'on trouve la vie dure avec eux.
J'ai été touché par cette famille "bien ordinaire" avec ses péripéties et ses bonheurs. L'être humain a du mal à descendre de son rêve américain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Melopee
  09 septembre 2011
Warren Ziller a tout quitté (son Wisconsin, son métier, son passé sûr et confortable) pour venir s'installer avec sa famille dans la Californie rêvée. C'est qu'il espère faire fortune dans l'immobilier en vendant des propriétés perdues dans le désert. le hic c'est qu'une décharge pas loin est en train de se construire. Espérant flouer son monde en vendant tout de même les maisons déjà en place, il engage tout l'argent de la famille dans la désastreuse entreprise.
Dans sa course effrénée à l'argent (qu'il espère) facile, il y a les membres collatéraux qui le suivent dans l'aventure. C'est sa famille qui va pâtir en premier lieu de l'inconscience du paternel. Parmi eux, il y a la mère, femme toute puissante et un brin castratrice, qui se sent bien dans le luxe (mais durera-t-il?). Ensuite il y a Dustin, l'aîné de la fratrie, un ado rebelle, accro à la guitare et un brin goujat avec les filles. Puis c'est Lyle, la cadette, influençable et délurée, elle n'a qu'une idée : se faire un nom dans la société. Enfin le petit dernier c'est Jonas, l'extraterrestre de la fratrie, aux idées un peu morbides, aux manies agaçantes et qui s'isole du reste du monde.
D'entrée de jeu on se dit que cette famille, même si elle est loin d'être "parfaite", est en fait comme toutes les familles, avec son lot de petites misères, d'habitudes et de travers. Sauf que tout dérape rapidement vers un joyeux n'importe quoi : Warren (le père) persiste à croire que son investissement dans l'immobilier deviendra rentable et lorsqu'il prend conscience des dommages sur le budget familial mais aussi sur les siens, il est peut-être déjà trop tard.

Je ne veux pas trop dévoiler tous les ingrédients qui pimentent l'action car c'est dans cette totale découverte que j'ai pris le plus de plaisir. Plus on voit la famille s'engluer dans ses problèmes, plus on sent que la chute sera rude. Les enfants sont comme tous les enfants : à tester les adultes, à jouer avec le feu lorsqu'ils sont en groupe, mais ils sont quand même des êtres en construction, avec des rêves, des projets qu'ils comptent bien réaliser.
La trame avance et cette famille Ziller fait peu à peu face à ses difficultés. Elle ne les pallie pas mais prend conscience de son cauchemar américain devenu réalité.

Ce que j'ai aimé le plus dans ce livre, ça a été le style de l'auteur qui est pour moi incomparable. Il dresse un monde fragile, tenu par des illusions, et se fait un malin plaisir à faire évoluer ses personnages dans des situations qui tiennent du tragi-comique. Car dans la débâcle qu'on observe, on ne peut s'empêcher de rire, d'être sidéré par les réactions des uns et des autres : la mère versant un petit verre d'urine dans le café de son mari (qui la délaisse depuis ces derniers temps... et il y a de quoi !). Plus les personnages sont empêtrés dans leur misérable condition, plus on jubile. Car les pages défilent et avec frénésie on veut savoir jusqu'où toute cette arnaque pourra aller. Et laissez-moi vous dire qu'on n'est pas au bout de ses surprises !
Une plume précise et incisive, racontant un fiasco familial avec brio. Entre l'hilarité et le désespoir, le lecteur a tôt fait de choisir son camp. J'ai été happée de bout en bout (et pourtant il est rare que je ne flanche pas lorsque ça excède 500 pages) et couronne donc ça d'un énorme coup de coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Hanta
  14 novembre 2015
J'ai choisi de lire ce livre à cause de son titre. Ces mots "Famille modèle" sonnaient déjà faux à mon oreille: je pressentais soit des secrets bien enfouis sous un vernis d'apparences, soit une dissolution progressive d'une famille classique. Et ce fut ces deux schémas qui se sont enchevêtrés tout au long de ce roman.
J'aime beaucoup ce genre de thème car c'est un exercice difficile pour un auteur : comment attirer suffisamment l'attention d'un lecteur sur un sujet aussi banal que des problèmes familiaux ? Ce pauvre lecteur n'en a-t-il pas déjà assez dans sa vie quotidienne pour encore s'alourdir de ceux de personnages fictifs?
Mais là, Eric Puchner a réussi à me captiver jusqu'au bout. Pendant ces cinq cent pages, il nous entraîne dans la vie des Ziller. On partagera tour à tour le point de vue des cinq membres de la famille. Je ne vous dirais pas plus pour vous laisser découvrir Warren, Camille, Dustin, Lyle, Jonas et Mister Léonard leur chien.
L'auteur évoque plusieurs sujets: la routine qui fait place petit à petit à l'amour dans un couple, les relations parents/enfants, notamment la balance difficile entre complicité et autorité, la frustration ressentie face à la personnalité "différente" de ces enfants par rapport à ce qu'on espérait; les relations entre les frères et soeurs, qui sont teintées parfois d'incompréhension, de jalousie ou de maladresse; les adolescents en pleine découverte de leurs premiers émois, des bêtises (fêtes déjantées, drogues etc..) mais aussi pétris de rêves utopiques.
C'est un livre qui décrypte minutieusement les émotions et les sentiments de chacun de personnages, où on oscille entre humour et tragédie avec un ton toujours juste qui ne sombre pas dans le pathétique. Malgré le fait que les relations se délitent et font place au doute, à la rancoeur et à la colère, l'auteur sait doser chaque situation. ll n'y a pas d'exagération, pas de leçon morale mais des drames qui pourraient vous arriver à vous et moi si le malheur vient réclamer sa part dans votre vie.
Le style est léger, agréable mais profond. Il a vraiment du talent et sa façon de décrire les situations me rappelle un peu Ian McEwan, un écrivain anglais que j'affectionne beaucoup. Je ne mets pas le cinquième coeur car il y a eu quelques petites longueurs et une fin qui m'a paru bizarrement ...inachevée.
Je termine cette critique par ce vers de Robert Burns, évoqué aussi dans une oeuvre de John Steinbeck : « les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas ».

Lien : http://leslecturesdehanta.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60


Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
1049 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre