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ISBN : 2226400249
Éditeur : Albin Michel (26/09/2018)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Voici neuf histoires courtes, et autant d'angles pour célébrer cette entité complexe et parfois surréaliste qu'est la famille.
Ici, un adolescent suspecte sa mère d'être un robot ; là, un jeune homme récemment séparé de sa compagne emmène leur nouveau-né à une fête où la cocaïne coule à flots. On croise aussi un enfant prêt à tout pour empêcher sa mère de faire piquer le chien de son père, et une famille qui s'interroge sur ses nouveaux voisins, dont le fils... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  19 décembre 2018
"Dernière journée sur terre" est un recueil de neuf nouvelles, soit autant de chroniques qui auscultent le concept de "famille" au sens large (incluant par exemple celle constituée par les trois employés d'une librairie et leur patron, ou celle d'un groupe rock reconstitué après des années de séparation). Des familles souvent bancales, observées par un enfant ou un adolescent la plupart du temps mal dans sa peau, ou par un adulte qui refuse de grandir ("Etre mère", "Paradis"), ou encore par un adulte qui a grandi mais qui le regrette ("Trojan Whores…"). L'une de ces nouvelles est dystopique et nous emmène dans un univers d'éternelle jeunesse, dans lequel il ne reste que quelques "Sénescents" mortels et détenteurs d'un savoir ancien, et persécutés à ce titre ("Des monstres magnifiques"). Les histoires sont souvent racontées d'un point de vue masculin, mais les images renvoyées par les personnages, hommes ou femmes, ne sont guère flatteuses. Il y est question de famille et d'adolescence, donc, mais aussi de leurs satellites : amour ou plutôt désamour, couple, parentalité, fratrie, amitié, jeunesse, avenir, passé, mort. L'auteur défend au passage les librairies indépendantes contre leur concurrent virtuel et égratigne les romanciers qui puisent sans vergogne dans l'histoire des autres pour écrire, sans se soucier des répercussions sur la vie de ceux-ci.
C'est bien écrit et bien construit, tour à tour ironique, amer ou poétique. Mais l'ensemble ne m'a pas vraiment marquée. C'est un peu fade, froid, cela manque de percussion et d'émotion. Un moment de lecture agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
En partenariat avec les Editions Albin Michel (collection Terres d'Amérique) et le Picabo River Book Club, que je remercie tous deux !
#picaboriverbookclub
#albinmichelterredamerique
Lien : https://voyagesaufildespages..
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kateginger63
  20 décembre 2018
Des tranches de vie américaine un peu surnaturelles
*
Encore une fois j'ai choisi ce recueil de nouvelles parmi mon édition chérie, "Terres d'Amérique" d'Albin Michel. Qui met les écrivains américains à l'honneur.
L'auteur: Dans ma bibliothèque trône déjà son roman "Famille modèle" que je n'ai pas encore ouvert (mais cela ne saurait tarder).
Il est intéressant de commencer par des nouvelles, pour voir si on accroche au style, à la présentation, aux thèmes.
Neuf nouvelles centrées sur la Famille. La maternité, l'adolescence, la parentalité.
Le concept de famille au sens large car on voit aussi une famille de libraires ou un groupe de rock par exemple.
Des familles atypiques, toxiques, éclatées, déséquilibrées dont les membres doutent.
*
La plume est vive, grinçante et marque les esprits.Il n'y a pas de fil conducteur mais plutôt une myriade d'histoires au ton fantastique, décalé, voire suranné. Certains récits laissent un sentiment d'étrangeté, de situations "vie en parallèle", un peu comme un instrument désaccordé. Par exemple, dans "Monstres magnifiques", ma nouvelle préférée: Une histoire dystopique dont les humains sont pourvus de l'éternelle jeunesse versus les quelques réfractaires antiques pourchassés et persécutés.
*
L'auteur n'épargne personne, chacun en prend pour son grade. Le ton est assez sombre et laisse peu de place à la joie. Hormis peut-être la dernière qui apporte une note positive.
Pour cette étrangeté, j'ai pensé à un roman finlandais lu il y a quelques mois, "Lumikko", dont je ne savais pas bien comment interpréter cette ambiance bizarre et laissant un sentiment d'inachevé.
*
J'ai eu peu d'attachement aux personnages bien que l'écriture ait été juste, précise et fluide. Je n'ai pas frissonné, pas vibré.
Happer le lecteur 9 fois de suite, de l'amener rapidement dans une histoire est un exercice difficile. J'en conviens. Ces nouvelles sont originales dans leur construction, leur idée mais elles manquent toutefois une dimension émotive.
A lire en petits moments, un chapitre à la fois, par petites touches.
*
Lu dans le cadre du #picaboriverbookclub sur FB. Merci à l'éditeur également pour m'avoir permis de le découvrir.
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fannyvincent
  06 décembre 2018
Je remercie en premier lieu les éditions Albin Michel et le Picabo River Book Club pour m'avoir permis de recevoir un exemplaire de « Dernière journée sur terre » d'Eric Puchner.
Je ne suis pas forcément un grand amateur de nouvelles, mais je dois avouer avoir été véritablement séduit par… la couverture. Superbe, colorée, promettant un long périple au milieu de vastes plaines inhabitées. L'horizon, le silence, la solitude…
Sauf que ce n'est pas le cas : les neuf nouvelles composant ce recueil tournent en effet autour de la notion de famille. Des familles éclatées pour la plupart, dans lesquelles les ados ne vont pas pour le mieux (« Là, maintenant ! », « Dernière journée sur terre »,…). Ou bien ce sont les pères qui déraillent (de coke) sérieusement (« Paradis »). Certaines nouvelles possèdent un côté décalé («Des monstres magnifiques », qui parle d'un monde où les adultes ont été mis au ban), d'autres sont plus ancrés dans notre monde contemporain (« Trojan Whores hate you back », retour sur le devant de la scène d'un vieux groupe punk).
Des nouvelles pas désagréables à lire, il faut le reconnaître, originales, parfois ironiques, parfois amères, mais sans véritable relief, manquant plutôt d'émotion… à l'exception peut-être de la nouvelle finale, « Dernière journée sur terre », la seule possédant à mon sens ce petit supplément d'âme, d'humanité, et qui permet d'achever le livre sur une note positive. Un roman qui, en définitive, ne me réconciliera pas forcément avec le format des nouvelles…
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florence0805
  12 novembre 2018
Dernière journée sur terre, d'Eric Puchner, traduit par France Camus Pichon pour la collection Terres d'Amérique, Albin Michel
Les nouvelles d'Eric Puchner ont une thématique commune, la famille : celle qui nous est donnée, que l'on fonde, que l'on fuit, ou que l'on choisit.
Certaines nouvelles ont pour personnages centraux des adolescents : en pleine période d'éveil de la sexualité (Couvée X) ; en proie au doute, comme ce jeune garçon terrorisé par l'impression que sa mère est un robot (Là, maintenant !) ; en lutte pour éviter que des chiens finissent à la fourrière (Dernière journée sur terre). Une nouvelle dystopique présente Des monstres magnifiques, enfants "pérennes" programmés pour ne jamais vieillir, vivant dans un monde où les adultes ont été bannis.La nouvelle centrale du recueil, Expression, met en scène un jeune garçon échoué dans un camp de vacances artistique pour développer son don pour l'écriture.; l'auteur met à profit cette nouvelle pour jeter un regard acerbe sur les écrivains, qui n'hésitent pas à se nourrir de la vie de leurs proches pour trouver l'inspiration. La recette : "Ecrivez comme si tous ceux que vous connaissiez étaient morts".
Les grown-up que l'on retrouve au centre d'autres histoires peuvent être parfois très drôles, comme les musiciens de Trojan WhoresHate You Back, qui décident de remonter sur scène des années après, malgré les ravages impitoyables de l'âge. J'ai eu une tendresse particulière pour le héros de Paradis, jeune père totalement immature qui refuse d'assumer sa paternité : il s'évertue à ne pas regarder son bébé sous peine d'être envahi malgré lui par une bouffée d'amour paternel.
Eric Puchner pose sur ses personnages un regard tour-à-tour tendre et acéré, et veille à leur donner une véritable profondeur psychologique.
Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, mais j'avoue avoir été prise par ce recueil : bien sûr toutes les nouvelles ne sont pas de qualité égale, mais elles offrent une vision intéressante de l'Amérique ou plutôt des Américains d'aujourd'hui.
Un grand merci à la collection #Terres d'Amérique et au #PicaboRiverBookClub pour ce partenariat !
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KateMoore
  05 décembre 2018
Eric Puchner n'est pas à son coup d'essai. Il s'est fait connaître avec « Famille modèle ».
Il revient, avec « Dernière journée sur la terre », à ses premières amours : les nouvelles.
Le livre en comprend neuf. L'auteur s'est concentré sur le thème de la famille ; avec une prédilection pour les familles les plus improbables, par exemple : un adolescent suspecte sa mère d'être un robot, un jeune père séparé de sa compagne emmène son bébé à une fête où l'alcool et la cocaïne coulent à flots……
Les nouvelles d'Eric Puchner sont originales, drôles, l'absurde flirtant avec le surnaturel.
En une dizaine, vingtaine de pages, celui-ci arrive à écrire des petits bijoux d'histoires.
Surtout, ne passez pas à côté de ce recueil dont la dernière histoire donne le titre à tout le livre.
Livre lu dans le cadre du partenariat : #picaboriverbookclub
#albinmichel #Terres.Amerique
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   09 décembre 2018
… et Josh finit par comprendre pourquoi les mots "all right" revenaient dans le refrain de tant de chansons. L'harmonie du monde était si bien cachée qu'il fallait qu'on vous rappelle son existence.
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fannyvincentfannyvincent   16 novembre 2018
- On n'a pas de vocation en naissant, déclara Ellory.
- Ah bon ?
- On forge son destin soi-même. Comme Harry Potter.
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fannyvincentfannyvincent   05 décembre 2018
Le soir où il découvrit que sa mère était peut-être un robot, Josh écoutait depuis son lit les aboiements du beagle des Gutierrez dans le jardin d'en face.
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fannyvincentfannyvincent   25 novembre 2018
" Ne donnons pas aux voisins une raison supplémentaire de répandre des ragots sur notre compte. Ils nous trouvent assez bizarres comme ça."
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MadameTapiocaMadameTapioca   13 décembre 2018
Rogelio voulait que la vie soit précise et sans compromission, comme un grand roman. Or elle était vague, incongrue et mal ficelée.
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Videos de Eric Puchner (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Puchner
Eric Puchner reads from "Schemes of My Father" Eric Puchner reads "Schemes of My Father" at Libros Schmibros, April 2012. "Schemes of My Father" appears in "New California Writing 2012" (Heyday) and originally appeared in "GQ."
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