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Critiques sur Les enfants du Cap (22)
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marina53
  23 janvier 2020
Noordhoek, banlieue chic de la ville du Cap. C'est avec la bouche sèche et la tête dans le cirage que Marge Labuschagne se réveille. Aussi décide-t-elle d'aller prendre l'air et de marcher sur la plage avec son chien. Parti loin devant, celui-ci se met à aboyer au milieu des rochers. Et c'est en le rejoignant que la psychologue criminelle, aujourd'hui reconvertie dans le privé, découvre le cadavre d'un homme qu'elle reconnaît aussitôt, malgré son visage gonflé et tuméfié et une grosse blessure sur le côté. Il s'agit d'Andrew Sherwood. Après les premières constations de la police et de la scientifique, il semblerait qu'il ne s'agisse pas d'un banal accident. Après avoir sollicité son patron, le capitaine Paul Titus, l'inspectrice Persy Jonas est chargée de l'enquête. Elle va enfin pouvoir faire ses preuves. Mais pour cela, elle va devoir collaborer avec Marge Labuschagne. Chacune devra faire fi de ses préjugés et du sentiment d'animosité qui s'installe aussitôt entre elles...

Un meurtre (?) suspect, une jeune enquêtrice et une psychologue criminelle qui offre ses services... Jusque-là, rien de bien original, en somme. Sauf que l'on est dans la métropole du Cap. Et que Michèle Rowe, en plus de nous plonger dans une enquête passionnante, nous dresse un tableau bien peu glorieux de la capitale parlementaire. Entre les trafics de drogue, la misère, le racisme (encore bien trop présent malgré la fin de l'apartheid), la corruption (politique, policière...), le chantage, la violence, la discrimination, les vols, les enjeux immobiliers... l'auteur donne à voir une réalité sociale et politique bien peu réjouissante. Outre ce contexte dépaysant et instructif, l'auteure donne la voix à deux femmes que tout oppose. D'un côté, l'inspectrice métisse issue des townships, victime de préjugés. de l'autre, une psychologue blanche, un brin désagréable et raciste. En froid dès leur première rencontre, aucune des deux ne soupçonne qu'un lien issu du passé les unit. Des personnages bien campés au coeur d'une intrigue habile et impeccable. Un première enquête pour Persy Jonas rondement menée !
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iris29
  12 juin 2016
Il est des livres que l'on prend comme on prendrait un billet d'avion ...
Ce roman est le premier roman Sud-Africain que je lis , et ce voyage m'a beaucoup plu ,( même si j'ai traversé quelques zones de turbulences...) .
Car on ne peut pas dire que l'écrivain , Michéle Rowe ,fasse beaucoup pour le tourisme de son pays ! Elle y décrit une Afrique du Sud qui n'a fait la paix avec le passé , que sur le papier . Un passé qui risque à tout moment d'exploser dans le présent, tant les injustices et le racisme ordinaire perdurent . Un lent pourrissement des relations Blancs/Noirs, auquel il faut rajouter les métis, les Indiens et les noirs émigrés que même les Noirs locaux détestent car ils leur volent leurs boulots ....
Un "pastis" raciste , si ancré ,que les locaux ne voient plus , tellement ,il fait partie de leur ADN. Personne n'aime personne , tout le monde se méfie de tout le monde . La richesse appartient toujours aux Blancs , les autres sont relégués dans les parties moches de la ville , là où domine les marécages, le vent ,et l'hostilité de la nature .
Michéle Rowe décrit un pays où l'océan est glacial, où les gens peuvent mourir des suites d'attaques de grands requins blancs. Un endroit du monde où les marécages sont infestés de serpents, où les paysages sont hypnotiques, où la spéculation immobilière menace d'empiéter sur la nature .
Michéle Rowe décrit une police grignotée par la corruption et les petits arrangements avec soi même , où une policière black est forcément passée inspectrice pour favoriser les quotas .

C'est exactement ce que pense Marge , psychologue criminelle (venant de découvrir un cadavre sur la plage ) lorsqu'elle rencontre Persy Jonas , jeune inspectrice noire issue des Townships . Mais Marge revigorée , à l'idée de travailler à nouveau pour la Criminelle , va passer outre et s'imposer face à notre jeune fliquette , elle aussi , victime de préjugés . Mais ces deux là , ont bien plus en commun que ce qu'elles ne croient . Car le monde est petit au Cap , et tous (blacks , métis et blancs ) sont reliés entre eux , par des gens ou par les lieux , qu'ils le veuillent ou non !

Cette enquête annonce une série . Elle est bien plus qu'un énième roman policier . Elle nous parle d'un pays qui peine à faire sa mue . Un pays que je connais très mal , et qui ne me donne pas du tout envie d'y mettre les pieds...( pour des raisons personnelles et parce que j'ai beaucoup de mal avec le racisme...)
Une auteur qui fait un scanner au vitriol de son pays .
Une auteur à suivre au bout du monde ...
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sandrine57
  15 mars 2016
Sur la plage de Noordhoek, un quartier chic du Cap, Marge Labuschagne, psychologue criminelle retournée aux consultations privées, découvre le corps d'Andrew Sherwood, un de ses anciens patients. C'est l'inspectrice Perséphone ''Persy'' Jonas qui, de haute lutte, décroche sa première affaire de meurtre. Cette métisse, jeune et indépendante, a soif de faire ses preuves dans une police, au mieux incompétente, au pire corrompue. Les deux femmes se doivent de collaborer mais leurs caractères s'accordent mal. Persy ne voit en la criminologue qu'une vieille blanche, privilégiée et raciste, pendant que Marge croit la jeune policière issue des quotas obligatoires. Aussi l'inspectrice s'attache surtout à incriminer Sean Dollery, un ami d'enfance avec lequel elle a partagé bien des secrets mais dont elle s'est irrémédiablement éloignée en intégrant la police tandis que lui devenait un caïd du township. Marge, de son coté, creuse d'autres pistes, revigorée à l'idée de retravailler avec les forces de l'ordre, elle qui s'ennuie dans sa villa abandonnée des siens, après son divorce et le départ de ses fils. Antagonistes, Persy et Marge ont pourtant, sans le savoir, un passé commun...

Sur fond de spéculation immobilière, Michéle Rowe dresse un sombre portrait de la société sud-africaine où règnent violence et corruption. L'apartheid n'est plus mais les clivages raciaux restent en place, comme si les populations noires et blanches vivaient dans des mondes parallèles, situation à laquelle s'ajoute aussi d'énormes différences sociales. Les riches blancs vivent dans de luxueuses propriétés protégées par des clôtures électrifiées, les noirs dans le township, les plus pauvres, issus de l'immigration sont parqués dans des camps de fortune, les blancs désargentés s'entassent dans des campings plus ou moins surveillés. Racisme, préjugés et craintes empêchent tous ces mondes de se rencontrer. C'est dans ce contexte qu'évoluent Persy et Marge, deux femmes fortes et obstinées qui cachent pourtant bien des fêlures que l'histoire va dévoiler peu à peu...
Une enquête prenante qui évoque des aspects méconnus de l'Afrique du Sud, des personnages que l'on quitte avec regret pour un polar très réussi d'une auteure qui réussit le tour de force de nous faire aimer son pays malgré le climat de violence. On attend avec impatience la suite des enquêtes de Perséphone Jonas.
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Bazart
  30 mars 2016
Nouvelle voix du polar sud-africain, Michèle Rowe s'inscrit d'emblée au sommet d'un genre dont Deon Meyer dont je viens juste de vous parler est aujourd'hui la figure la plus emblématique.

Et dès son premier roman, la romancière connue en Afrique du Sud comme documentariste, eu les honneurs du festival Quai du Polar, qui selon les organisateurs du salon, "ajoute une touche féminine à ses livres et une sensibilité différente".

Son roman « Les Enfants du Cap » est en effet une belle découverte a reçu le prestigieux prix anglais Debut Dagger Award. Situé dans dans le village de Noordhoek, au sud du Cap, l'auteur y sonde les conséquences des mensonges et des rumeurs, et comment ceux-ci peuvent parfois inciter à la violence.

A la lecture de ces enfants du cap, on voit que les tensions raciales, et les stigmates de l'apartheid sont toujours latents. …

Prenant comme toile de fond la spéculation immobilière, Michéle Rowe , qui sait planter un décor et dessiner de beaux personnages, dresse un sombre portrait de la société sud-africaine où règnent violence et corruption.

A l'instar de Meyer, mais avec une sensibilité différente Rowe autopsie la réalité sociale d'une Afrique du Sud post-apartheid qui n'a pas renoncé à ses vieux démons.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Jeanmarc30
  31 octobre 2018
"Les enfants du cap", un roman psychologique "cap"tivant

Avec "Les enfants du Cap", Michelle ROWE nous plonge dans une Afrique du Sud post-apartheid, pleine de contradictions : ainsi, les beaux quartiers se confrontent au monde de la misère et de la pauvreté ; les paysages idylliques et reposants se confrontent à la violence. Ceci vaut aussi pour les
deux personnages centraux du roman que tout oppose (âge, origine ethnique, milieu social et tempérament notamment), mais qui devront conjuguer leurs efforts, malgré leurs préjugés réciproques pour résoudre une affaire criminelle, car malgré elles, leurs destins sont étroitement
liés.
L'auteur nous livre un panorama édifiant de l'Afrique du Sud contemporaine et offre une dimension psychologique des faits conduisant au crime, dans un univers où la pauvreté, le trafic de drogue, la
corruption et la violence sont le quotidien de nombreuses personnes.

Tout dans ce roman très habilement construit repose sur le "choc" permanent qu'offrent les paysages, les quartiers et les personnages, qui nous retient jusqu'à son dénouement nous donnant une vision de ce qu'est devenue l'Afrique du Sud après Mandela et nous éclairer sur l'omniprésence
de la violence en s'interrogeant sur les mécanismes y contribuant. En définitive, "Les enfants du Cap" est un roman qui se démarque agréablement.
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Cormorobin
  07 mai 2017
Histoire complexe. Persy Jonas, jeune fliquette sud-africaine, se retrouve à enquêter sur une mort suspecte, un cadavre échoué sur une plage. Ce qui va la conduire au plus profond d'elle-même !

Beaucoup de personnages, dont les relations s'affinent au cours du temps, pour finir par constituer le puzzle complet et la résolution de l'énigme ou des énigmes.

Beaucoup de suspense, des surprises, des personnages qui prennent du corps au fil du récit. Plongée dans l'Afrique du Sud, un autre regard que celui de Deon Meyer, mais complémentaire, pas contradictoire. Je me demande s'il y aura d'autres livres de cet auteur, quelques personnages à peine esquissés pourraient prendre une certaine place. Mais ce n'est pas évident avec ce récit, d'enchainer sur une suite de la même veine.

Enfin, je reste inquiet sur le sort de la chatte de la caravane. Si d'autres lecteurs ont compris ce qu'il lui était arrivé, merci de me rassurer.
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litolff
  18 septembre 2016
Une plage paradisiaque au sud de Capetown, des agents immobiliers véreux, un meurtre et une inspectrice de police aux prises avec son passé : voilà de bons éléments pour concocter un bon petit polar aux confins du monde. Si en plus on y découvre la tension raciale qui règne encore en Afrique du Sud et la corruption qui gangrène la socité, ça fait un super pageturner qui m'a agréablement rappelé mes récentes vacances en Afrique du Sud, du coté de Capetown : heureusement, c'était moins mouvementé. Ne vous fiez pas aux romanciers qui ne veulent garder pour eux leur beau pays et allez-y, c'est magnifique !
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traversay
  11 décembre 2016
Connue en Afrique du Sud pour ses talents de documentariste, Michèle Rowe frappe très fort avec son premier roman Les enfants de Cap. La comparaison avec Deon Meyer est inévitable mais il y a lieu de penser que l'impétrante dépasse le maître dès ses débuts en territoire polar. Au-delà de la maîtrise de son intrigue, très éclatée d'ailleurs au point de faire craindre la dispersion, le livre est surtout remarquable pour sa photographie réaliste et sans indulgence de l'Afrique du Sud post-apartheid rongée par la corruption, les inégalités, les tensions raciales et une violence endémique. En choisissant une enquêtrice d'origine métisse, Michèle Rowe la confronte à un double racisme et complexifie avec bonheur l'aspect psychologique du roman. Les enfants du Cap est d'une richesse infinie, ancrée dans la réalité parfois confuse d'un des plus beaux et des plus durs pays du monde. Michèle Rowe est une nouvelle plume qui va compter, pas besoin d'être devin pour s'en persuader.






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Amnezik666
  23 juin 2016
Je ne sais pas si l'Afrique du Sud vous fait rêver mais pour ma part c'est un des rares pays du continent africain qu'il me plairait de visiter. Quoique, après avoir lu le roman de Michèle Rowe, mes élans touristiques ont été quelque peu douchés. On y découvre un pays qui peine à panser les cicatrices laissées par des années d'apartheid, un pays où la fracture sociale (et ethnique) semble impossible à réduire. Résultat des courses la délinquance y trouve un terrain propice à son expansion, violences en tout genre, trafics de drogues… Mais aussi corruption à tous les niveaux, expansionnisme immobilier au détriment de l'environnement. Bref pas vraiment un décor de carte postale.

Mais le récit et l'intrigue sont surtout portés par le duo Persy / Marge. Persy, jeune inspectrice qui doit encore faire ses preuves, métisse issue des township, elle galère pour joindre les deux bouts. Marge, psychologue (et criminologue) reconnue, la cinquantaine, une femme blanche qui vit dans les quartiers chics du Cap. le jour et la nuit. Et pourtant toutes les deux ont bien plus en commun qu'il n'y paraît, à commencer par leur solitude et leur asociabilité chronique, mais aussi et surtout un passé douloureux refoulé (Marge) ou oublié (Persy). On comprend bien avant qu'elles ne le découvrent que ce passé est justement ce qui va les réunir.

Le bouquin nous plonge aussi au coeur d'un commissariat de quartier. Une cahute dans la quelle un effectif réduit s'efforce de faire leur boulot au mieux malgré les moyens de misère mis à leur disposition. Pas étonnant que certains se laissent tenter par l'appât de la corruption et son argent facile (ce qui ne rend pas pour autant le personnage plus sympathique, ça demeure une pourriture finie). Pas étonnant non plus que face à un tel manque de moyens, la racaille s'en donne à coeur joie.

Pour un premier roman, Michèle Rowe tire bien son épingle du jeu avec une intrigue rondement menée et rapidement addictive (et quelques surprises à la clé) et une belle galerie de personnages bien travaillés. En refermant ce bouquin je n'ai pu m'empêcher de penser que j'aimerai bien retrouver le duo Marge/Persy dans de nouvelles enquêtes ; vérification faite sur le site de l'auteure, un second roman est d'ores et déjà disponible en VO, reste à espérer que Albin Michel se penchera sérieusement sur la question.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Goupilpm
  27 février 2018
Alors qu'elle promène son chien sur la plages de Noordhoek, une banlieue chic du Cap, une femme découvre le cadavre d'un homme qu'elle identifie immédiatement. En effet alors qu'elle officiait comme psychologue criminelle Andy Sherwood était impliqué dans une affaire de disparition d'enfant et de pédophilie. Une affaire qui avait eu une conclusion dramatique.
Persé&phone Jonas, une jeune inspectrice métisse, qui a soif de faire ses preuves dans une police soit incompétente soit corrompue, voudrait bien récupérer cette affaire criminelle. Alors que tout sépare les deux femmes, elles vont devoir coopérer, dans un climat lourd d'une société sud-africaine rongée par le racisme, la pauvreté, la drogue, la violence et les cicatrices d'un passé pas complètement refermées.

Si la trame policière reste classique, l'auteure nous fait découvrir des décors merveilleusement dépeints, un état des lieux du contexte économique et social inégalitaire, et un développement immobilier qui ne tient nullement compte de la préservation de l'environnement.

Dans ce roman, les considérations immobilières ne manquent pas de sens car elles font ressortir les clivages sociaux qui perdurent, et un fossé social entre les différentes communautés qui ne fait que se creuser, mais elles prennent trop le pas sur l'enquête elle-même qui s'en trouve presque reléguée au second plan.

Le rythme du roman s'avère plutôt lent mais les nombreux rebondissement maintiennent parfaitement l'intérêt du lecteur avec des faits parallèles à l'enquête principale. L'utilisation de termes spécifiques propres au pays donnent plus de crédit et de cachet à l'histoire mais il aurait été certes plus judicieux qu'ils soient placés en bas de pages et non dans un lexique en fin de livre. Une carte, chose assez rare dans les romans policiers, permet de situer les différents événements et les déplacements des personnages.

Concernant les personnages de premier plan, bien dépeints psychologiquement, on s'attendaient à la lecture de la quatrième de couverture à plus d'échanges verbaux entre les deux femmes plus virulents, ce qui aurait apporter un piment supplémentaire au récit, mais leurs échanges sont limités car elles ne font que se croiser en enquêtant chacune à sa façon. Comme il est maintenant très classique dans les policiers on n'échappe pas au cliché d'un flic corrompu avec l'un des collègues de la jeune policière. Les autres personnages à l'instar de deux personnages principaux ont plus ou moins un passé douloureux. L'affrontement permanent entre la jeune policière et l'un des ses ex-ami d'enfance devenu voleur, dealer apporte certes beaucoup de violence au récit mais apporte égalent du relief et du rythme à l'histoire.

Au final un premier bon roman dans son ensemble qui permet de découvrir un pays que l'on connaît peu, de prendre contact avec une jeune policière attachante et qui croit en la justice mais malheureusement entourée de trop de personnages peu sympathiques et trop présents. On espère que le deuxième roman de l'auteure s'attachera plus à l'enquête principale.



Lien : http://imaginaire-chronique...
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