AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253092436
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/2017)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Il y a un monde entre le township d'Ocean View et la plage de Noordhoek, écrin de beauté préservée dans la banlieue du Cap, sur laquelle le cadavre d'un homme est retrouvé un matin. De la même façon, tout sépare Marge Labuschagne, l'ancienne psychologue criminelle qui a découvert le corps, de l'inspectrice farouchement indépendante Persy Jonas : couleur de la peau, âge, milieu social.
Et pourtant leurs destins sont liés. Comme celui de Persy et du dangereux c... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
iris29
12 juin 2016
Il est des livres que l'on prend comme on prendrait un billet d'avion ...
Ce roman est le premier roman Sud-Africain que je lis , et ce voyage m'a beaucoup plu ,( même si j'ai traversé quelques zones de turbulences...) .
Car on ne peut pas dire que l'écrivain , Michéle Rowe ,fasse beaucoup pour le tourisme de son pays ! Elle y décrit une Afrique du Sud qui n'a fait la paix avec le passé , que sur le papier . Un passé qui risque à tout moment d'exploser dans le présent, tant les injustices et le racisme ordinaire perdurent . Un lent pourrissement des relations Blancs/Noirs, auquel il faut rajouter les métis, les Indiens et les noirs émigrés que même les Noirs locaux détestent car ils leur volent leurs boulots ....
Un "pastis" raciste , si ancré ,que les locaux ne voient plus , tellement ,il fait partie de leur ADN. Personne n'aime personne , tout le monde se méfie de tout le monde . La richesse appartient toujours aux Blancs , les autres sont relégués dans les parties moches de la ville , là où domine les marécages, le vent ,et l'hostilité de la nature .
Michéle Rowe décrit un pays où l'océan est glacial, où les gens peuvent mourir des suites d'attaques de grands requins blancs. Un endroit du monde où les marécages sont infestés de serpents, où les paysages sont hypnotiques, où la spéculation immobilière menace d'empiéter sur la nature .
Michéle Rowe décrit une police grignotée par la corruption et les petits arrangements avec soi même , où une policière black est forcément passée inspectrice pour favoriser les quotas .
C'est exactement ce que pense Marge , psychologue criminelle (venant de découvrir un cadavre sur la plage ) lorsqu'elle rencontre Persy Jonas , jeune inspectrice noire issue des Townships . Mais Marge revigorée , à l'idée de travailler à nouveau pour la Criminelle , va passer outre et s'imposer face à notre jeune fliquette , elle aussi , victime de préjugés . Mais ces deux là , ont bien plus en commun que ce qu'elles ne croient . Car le monde est petit au Cap , et tous (blacks , métis et blancs ) sont reliés entre eux , par des gens ou par les lieux , qu'ils le veuillent ou non !
Cette enquête annonce une série . Elle est bien plus qu'un énième roman policier . Elle nous parle d'un pays qui peine à faire sa mue . Un pays que je connais très mal , et qui ne me donne pas du tout envie d'y mettre les pieds...( pour des raisons personnelles et parce que j'ai beaucoup de mal avec le racisme...)
Une auteur qui fait un scanner au vitriol de son pays .
Une auteur à suivre au bout du monde ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
sandrine57
15 mars 2016
Sur la plage de Noordhoek, un quartier chic du Cap, Marge Labuschagne, psychologue criminelle retournée aux consultations privées, découvre le corps d'Andrew Sherwood, un de ses anciens patients. C'est l'inspectrice Perséphone ''Persy'' Jonas qui, de haute lutte, décroche sa première affaire de meurtre. Cette métisse, jeune et indépendante, a soif de faire ses preuves dans une police, au mieux incompétente, au pire corrompue. Les deux femmes se doivent de collaborer mais leurs caractères s'accordent mal. Persy ne voit en la criminologue qu'une vieille blanche, privilégiée et raciste, pendant que Marge croit la jeune policière issue des quotas obligatoires. Aussi l'inspectrice s'attache surtout à incriminer Sean Dollery, un ami d'enfance avec lequel elle a partagé bien des secrets mais dont elle s'est irrémédiablement éloignée en intégrant la police tandis que lui devenait un caïd du township. Marge, de son coté, creuse d'autres pistes, revigorée à l'idée de retravailler avec les forces de l'ordre, elle qui s'ennuie dans sa villa abandonnée des siens, après son divorce et le départ de ses fils. Antagonistes, Persy et Marge ont pourtant, sans le savoir, un passé commun...
Sur fond de spéculation immobilière, Michéle Rowe dresse un sombre portrait de la société sud-africaine où règnent violence et corruption. L'apartheid n'est plus mais les clivages raciaux restent en place, comme si les populations noires et blanches vivaient dans des mondes parallèles, situation à laquelle s'ajoute aussi d'énormes différences sociales. Les riches blancs vivent dans de luxueuses propriétés protégées par des clôtures électrifiées, les noirs dans le township, les plus pauvres, issus de l'immigration sont parqués dans des camps de fortune, les blancs désargentés s'entassent dans des campings plus ou moins surveillés. Racisme, préjugés et craintes empêchent tous ces mondes de se rencontrer. C'est dans ce contexte qu'évoluent Persy et Marge, deux femmes fortes et obstinées qui cachent pourtant bien des fêlures que l'histoire va dévoiler peu à peu...
Une enquête prenante qui évoque des aspects méconnus de l'Afrique du Sud, des personnages que l'on quitte avec regret pour un polar très réussi d'une auteure qui réussit le tour de force de nous faire aimer son pays malgré le climat de violence. On attend avec impatience la suite des enquêtes de Perséphone Jonas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          373
Bazart
30 mars 2016
Nouvelle voix du polar sud-africain, Michèle Rowe s'inscrit d'emblée au sommet d'un genre dont Deon Meyer dont je viens juste de vous parler est aujourd'hui la figure la plus emblématique.
Et dès son premier roman, la romancière connue en Afrique du Sud comme documentariste, eu les honneurs du festival Quai du Polar, qui selon les organisateurs du salon, "ajoute une touche féminine à ses livres et une sensibilité différente".
Son roman « Les Enfants du Cap » est en effet une belle découverte a reçu le prestigieux prix anglais Debut Dagger Award. Situé dans dans le village de Noordhoek, au sud du Cap, l'auteur y sonde les conséquences des mensonges et des rumeurs, et comment ceux-ci peuvent parfois inciter à la violence.
A la lecture de ces enfants du cap, on voit que les tensions raciales, et les stigmates de l'apartheid sont toujours latents. …
Prenant comme toile de fond la spéculation immobilière, Michéle Rowe , qui sait planter un décor et dessiner de beaux personnages, dresse un sombre portrait de la société sud-africaine où règnent violence et corruption.
A l'instar de Meyer, mais avec une sensibilité différente Rowe autopsie la réalité sociale d'une Afrique du Sud post-apartheid qui n'a pas renoncé à ses vieux démons.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
Didier_Tr
07 mai 2017
Histoire complexe. Persy Jonas, jeune fliquette sud-africaine, se retrouve à enquêter sur une mort suspecte, un cadavre échoué sur une plage. Ce qui va la conduire au plus profond d'elle-même !
Beaucoup de personnages, dont les relations s'affinent au cours du temps, pour finir par constituer le puzzle complet et la résolution de l'énigme ou des énigmes.
Beaucoup de suspense, des surprises, des personnages qui prennent du corps au fil du récit. Plongée dans l'Afrique du Sud, un autre regard que celui de Deon Meyer, mais complémentaire, pas contradictoire. Je me demande s'il y aura d'autres livres de cet auteur, quelques personnages à peine esquissés pourraient prendre une certaine place. Mais ce n'est pas évident avec ce récit, d'enchainer sur une suite de la même veine.
Enfin, je reste inquiet sur le sort de la chatte de la caravane. Si d'autres lecteurs ont compris ce qu'il lui était arrivé, merci de me rassurer.
Commenter  J’apprécie          150
noireFramboiZe
05 mai 2016
Perséphone, curieux prénom pour un flic !
Persy Jonas, jeune métisse, a décidé de raccourcir son prénom sorti du chapeau de son grand-père Poppa le jour de sa naissance, en hommage à une divinité grecque. Elle a été élevée par Poppa, dans une petite ville de la péninsule du Cap, au milieu des fynbos, avec son meilleur ami Sean. Élevé à coups de trique par son père, lui n'a pas eu autant de chance. Dans cette société sud-africaine post-apartheid, Poppa s'est battu pour que sa petite-fille entre dans une école réputée du Cap plutôt fréquentée par des Blanches et des métis de bonnes familles. Alors quand elle est entrée à l'école de police, le vieux monsieur a été surpris par ce choix.
Persy vit aujourd'hui dans la banlieue du Cap comme de nombreux travailleurs noirs et les laisser-pour-compte blancs, noirs et métisses. Dans ces townships, les cabanes miséreuses sont plantées dans un paysage côtier éblouissant, à quelques kilomètres des villas coloniales et prétentieuses des Blancs.
La péninsule du Cap est le théâtre majestueux d'une lutte acharnée entre défenseurs de la protection de la flore et de la préservation des paysages et farouches partisans du développement immobilier de la région. Des convoitises foncières seraient à l'origine du meurtre de Andy Sherwood, retrouvé sans vie sur la plage de Noordhoek par Marge Labuschagne. Autrefois psychologue criminelle, elle s'est rangée et est engagée pour la protection du littoral. L'affaire a été confiée à Persy. Les deux femmes s'obstinent à faire toute la lumière sur ce meurtre étroitement lié à des affaires plus anciennes, enfouies au plus profond de leurs âmes.
Marge et Persy, deux vies opposées. L'une est Blanche et a vécu sous le régime de l'apartheid, a participé aux commissions Vérité et réconciliation. L'autre est une métisse "freeborn" (les enfants nés après 1990, à la fin des lois apartheid). Leur rencontre fait des étincelles. Elle met en lumière les vieux démons toujours présents en Afrique du Sud : expropriation des plus pauvres, dominance et mépris des Blancs, townships et zones de non-droits et crise sociale. le polar nous plonge au coeur de la nouvelle société arc-en-ciel qui se retrouve à présent confrontée à des obstacles de taille. Avec un taux de criminalité et la violence sans précédent, la corruption policière, l'immigration galopante et les spéculations économiques effrénées, le pays a déchanté. L'euphorie et les espoirs nés aux lendemains des premières élections démocratiques se sont éloignés.
Tout juste publié en France, le premier roman de Michèle Rowe retrace l'histoire touchante de ces deux enfants et de cette femme larguée. Bon point, l'intrigue du polar est nerveuse et bien menée. Il est comparé à ceux écrits par le talentueux représentant sud-africain Deon Meyer. Pourquoi pas, mais on attend de lire la suite des enquêtes de Perséphone. En espérant qu'elles nous conduisent encore une fois dans le décor de la péninsule du Cap.
Lien : http://noireframboise.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris2910 juin 2016
De plus près, elle vit que la cheville appartenait à une jambe, et la jambe à une marionnette humaine horriblement gonflée qui flottait sur le dos , les membres écartés comme les branches d'une étoile de mer . Elle reposait dans une attitude d'abandon ridiculement paisible , comme si elle savourait d'être à jamais libérée des vicissitudes de la vie .
Commenter  J’apprécie          210
iris29iris2912 juin 2016
Avec le Group Areas Act , l'apartheid avait trouvé un procédé ingénieux pour faire en sorte que les coins les plus attractifs restent blancs comme neige , en reléguant les Noirs, les métis et les Indiens dans les zones jonchées de sable ou les marécages , les terres poussiéreuses et battues par les vents . Dans des cités-dortoirs peuplées de travailleurs qui se rendaient le jour dans des zones blanches puis rentraient dans leurs trous à rats le soir . Les choses n'avaient pas beaucoup changé, même si la loi avait été abolie plus de vingt ans auparavant .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
iris29iris2911 juin 2016
Même si la criminalité rendait les Blancs complètement paranos, ils se donnaient rarement la peine de se procurer le nom et les références des Noirs qu'ils employaient , ou de se renseigner sur leur adresse . Tout ce qui les intéressait, c'était de trouver quelqu'un qui travaille pour une misère , point barre .
Ça lui faisait mal de penser ça, mais il y avait vraiment des Blancs qui cherchaient les ennuis .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
iris29iris2911 juin 2016
" Les pédophiles prédateurs sont maîtres dans l'art de détourner l'attention de leur déviance , de la travestir ou de la dissimuler . Ils sont parmi les déviants les plus malins . Vous savez pourquoi? Parce qu'ils ne sont pas convaincus que ce qu'ils font est mal . "
Commenter  J’apprécie          190
iris29iris2912 juin 2016
"J'espère que vous n'allez pas m'interroger en afrikaans, déclara t-elle. Je ne parle pas un mot ."
Autrement dit : "Je veux un flic blanc , aussi éduqué que moi, qui comprendra ce que je raconte ."
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Michéle Rowe (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michéle Rowe
Michèle Rowe : "Grandir en Afrique du Sud était quelque chose de très..."
autres livres classés : littérature sud-africaineVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Michéle Rowe (1)Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
970 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
. .