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Le travail de Lazare est de combler les manques sociaux des gens dans une ville où l'apparence est importante. Il est acteur pour des particuliers. Son patron, cupide et sans coeur, vient de lui signifier sa mise à pied. Lazare a dépassé les limites de son rôle en ayant une aventure avec une cliente. Il joue aussi le fils de Gloria, chanteuse hippie vieillissante, souffrant de la maladie d'alzheimer,et le père de Swan, adolescent un peu perturbé. La particularité de ses deux rôles est que les principaux concernés ne sont pas au courant.

Lazare part en vacances puisqu'il ne peut plus travailler. Il est dans sa voiture, traversant New York et parlant à son frère imaginaire sur des questions philosophiques importantes à ses yeux quand une jeune femme rentre dans sa voiture pensant que c'est l'uber qu'elle a réservé. Elle doit se rendre à l'hôpital où son père agonise, rejoignant son compagnon, un brin possessif.

Quelques quiproquos plus tard, Lazare a récupéré Gloria qui décide d'aller à Woodstock pour chanter et son fils qui a des ennuis. Jade va récupérer son père mourant et les voilà partis à Woodstock.

Je pense que le problème de Lazare est l'empathie. Mais, à force de combler le vide de la vie des gens, il ne s'est pas occupé de sa propre solitude. Alors ce périple est une bouffée d'air frais pour lui.

Ce roman est tout en rebondissements et questionnements sur la solitude, les rapports humains, la liberté. C'est drôle, vif et à lire en écoutant de la musique de l'époque de Gloria. Un roman léger sur un thème plus profond et d'actualité.


Merci à Babelio pour sa masse critique privilégiée et aux éditions Daphnis et Chloé.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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* VRAIE BONNE SURPRISE *

Ahhh je n'aurais pas parié un kopeck sur ce roman qui m'a été offert lors d'une masse critique. Mais vu que ça parlait de Woodstock, je m'étais laissé tenter.
Hier départ pour Walibi avec les ados, je me dis, tiens, du léger pour attendre en bas des rollercoaster... et dommage que les files n'étaient pas plus longues !
Merci a Babelio et aux éditions Daphnis et Chloé de m'avoir fait découvrir cette pépite.

Nous sommes ici en présence d'un roman d'humour avec un grand plus, un joli fond social qui n'est pas pour me déplaire.

Lazare est un acteur de la vie quotidienne. Pour gagner sa vie, il accepte des contrats pour se faire passer pour quelqu'un qu'il n'est pas.
Un jour, à un feu rouge, une jolie dame monte dans sa voiture et disant "Uber". Lui répond "non".... Puis se demande ce qu'aurait été sa vie s'il avait dit "oui". le roman repart 5 minutes en arrière, et le "oui" est prononcé. Et là s'enchainent les situations improbables.

Jade pense être dans son Uber, elle va voir son père mourant à l'hôpital. Coup de fil sur le téléphone de Lazare, c'est Gloria. Sa "fausse" maman, atteinte d'Alzheimer qui chante dehors sous la pluie. C'est une gloire de Woodstock, la chanteuse des Sweetwater qui a joué au mythique festival devant 100.000 personnes. Hippie convaincue, elle s'est battue toute sa vie pour les causes qui lui étaient chères. (Petit aparté historique, les sweetwater ont existé et ont bien joué à Woodstock. Leur chanteuse s'appelait Nancy Nevins. Ecoutez sa magnifique voix ici : https://www.youtube.com/watch?v=26b5CMMzdcw ) Hop Mamy dans le van avec force quiproquo.
Nouveau coup de fil, et voici le "faux" fils de Lazare dans le pétrin. Zou embarqué dans le van ! Il rencontre sa fausse grand-mère, la fausse fiancée de son faux père... On passe prendre le père mourant... qui a vu Gloria jouer à Woodstock. Et vlan, papi dans le van !
Tout ce beau monde partira en roadtrip jusqu'à Woodstock 50 et la communauté d'ithaka pour permettre à Gloria, retournée dans la jeunesse et ses 20 ans, de revivre sa gloire passée.

Vous en savez déjà un bout, mais vous ne savez pas tout ! Ah ahhhhh
Non, pour en savoir plus, il va falloir le lire !

C'est marrant, c'est émouvant. Cela nous interroge sur les rapports humains, sur l'utilité de l'homme dans la société société, sur le concept de famille. C'est franchement un bon bouquin qui ne se prend pas au sérieux et qui vaut pourtant bien mieux que certains livres que j'ai pu lire sur cette rentrée littéraire.




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Au début je me suis dit, mais c'est quoi cette histoire, où l'auteur veut-il m'embarquer ? La portière était ouverte...

"Il y a la liberté qui vous attend, sur les brises du ciel.
Et vous demandez : Et si je tombe ?
Oh, mais ma chérie, et si tu voles ?", Erwin Hanson.

... Et donc, me voilà assise sur la banquette arrière d'une voiture de location où deux chemins s'offrent à la narration, comme un air de liberté qui souffle en même temps que les airs de Woodstock à la radio.

"I've got two worlds
But I don't belong
I've got two ways
Neither's very strong...", Nansi Nevins.

Eh oui, aujourd'hui on fête les 50 ans de ce festival mythique, où la boue, les fleurs et la paix chantaient un meilleur avenir. Utopie quand tu me tiens. "Les hippies sont une manifestation de la liberté individuelle. Nous avons le droit d'être ce que nous voulons être.", Ringo Starr. "Imagine aucune possession, je me demande si tu peux. Aucun besoin d'avidité ou de faim. Une fraternité d'homme", John Lennon.
Je me suis assez vite enthousiasmée pour ce road trip.

"Let the Sun shine
Let the Sun shine in..."

À un moment donné j'ai dû partager la banquette arrière avec une mamie hippie, ancienne chanteuse des Sweetwater, souffrant d'Alzheimer et un ado qui vit dans une illusion numérique, le virtuel étant son horizon.
C'était bizarre et saugrenu, c'était loufoque et utopique, c'était Woodstock, 1969 et la liberté, la fleur coincée derrière l'oreille. C'était un voyage intérieur et tout autour la vie.

"Et ceux qui dansaient étaient pris pour des fous par ceux qui ne pouvaient entendre la musique.", Frederick Nietzsche.

J'ai laissé filer le paysage ouvrant grand mes mirettes. le ton était parfois étrangement professoral, comme si la voix d'un philosophe venait se mêler aux paroles de Jo Cocker, aux délires de la mamie qui planait, au sens propre comme au sens figuré, aux embrouilles d'un ado visionnaire, à la perte d'équilibre d'une jeune femme sans ceinture de sécurité, assise à côté d'un chauffeur perdu sous une couche de déguisements. Mais qui est-il vraiment. Où va-t-il ?
J'ai oublié un personnage : le chien fixé sur une ventouse qui oscillait de la tête à chaque rebondissement, porte- bonheur de cette épopée rock'ambolesque.

Chacun est entouré de solitude "Does it worry you to be alone"... Ensemble ils forment une famille."Try a little help with my friends." (john Lennon/ Paul McCartney).
"Le bonheur ressemble à l'île d'Ithaque, qui fuyait toujours devant Ulysse.", Voltaire.
"Oh happy days..."

Ils rejoignent la ville d'Ithaca dans un bus mythique. Arriveront-ils tous ensemble à bon port ?
Ou, la réalité de la vie les heurtera-t-elle de plein fouet, comme elle l'a fait avec le mouvement des Hippies ?

"I'm in a rainbow
And I'm feeling mighty good
Color vibrations passin' me by
Some slow and some fast
And some teaching me how to fly", Alex del Zoppo.

Je remercie Babelio et la maison d'édition Daphnis et Chloé pour ce Road Trip plein de surprises, jusqu'au bout du voyage. J'ai aimé chaque cahot, chaque note d'humour, chaque délire sympathique, chaque pensée philosophique. Ce roman le donne envie de découvrir un peu plus l'univers de Mathieu Tazo.

"La route est longue, il y a des montagnes sur notre chemin
Mais nous montons une marche chaque jour", Joe Cocker

Oui, la route est longue, et on est mal barré. Si seulement les airs de Woodstock venaient dérider les cerveaux des autocrates, des siphonneurs de planète et des vendeurs d'illusions. En attendant cette utopie, lisons.

"Si je suis libre, cest parce que je ne m'arrête jamais de courir", Jimi Hendrix.



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“Try with a little help with my friends”, chantée par Joe Cocker me trotte dans la tête depuis que j'ai commencé la lecture de ce road- trip à la fois touchant et original. Les personnages, ces âmes en peine, sont terriblement attendrissants, chacun engoncé dans les complexités de sa propre solitude.

« Les gens crèvent de leur solitude en silence, chacun dans son coin. Un tiers des 8,5 millions de New- Yorkais vit seul. La masse humaine raréfie les échanges individuels. On court tous dans des directions différentes. On ne fait plus un bout de chemin ensemble. On est seul dans son appartement, seul dans sa voiture, et même dans le métro au milieu de centaines de personnes. » La solitude, c'est ce qui m'a le plus interpellée dans ce roman pourtant foisonnant de personnages ; celle du narrateur, acteur raté qui gagne sa vie en jouant le rôle ici d'un fils, là d'un partenaire, ou encore là d'un père. Un solitaire qui comble le vide d'autres familles, obligé lui- même de s'inventer un frère pour avoir quelqu'un avec qui converser dans le vide.

« En traversant un pont, on s'extasie de cette sensation de beauté que la distance permet d'apprécier. En vérité, on est juste heureux de pouvoir respirer et repousser les frontières de la vue. » Juste avant ce pont, la voiture de Lazare va se remplir : Jade, qui pense être entrée dans la voiture de son Uber, personne ne pouvant l'emmener au chevet de son père. Et puis Gloria, souffrant d'Alzheimer et qui voit en Lazare son fils défunt, et enfin Swann, pour qui notre acteur joue le rôle de père…

Au final, un road- trip fantaisiste qui entraîne le lecteur dans un combi en direction du cinquantième anniversaire du festival de Woodstock, en compagnie de personnages qui montent et descendent durant le voyage. Certains garderont une place plus longtemps que d'autres et seront l'occasion de réfléchir à l'évolution de notre société, entre hippies de 69 et contemporains ; certains avides de liberté et d'autres, d'argent et de pouvoir. Un roman plaisant, loufoque souvent, intelligent indéniablement, et dont la forme, en récits enchâssés, fait fortement penser aux contes des « Mille et une nuits » ! Dépaysant !

Merci à Babelio pour la Masse critique et à la maison d'édition pour l'envoi du livre.
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Livre remporté lors d'une Masse Critique. Je remercie Babelio et les éditions Daphnés et Chloé.
Le résumé me convenait. J'avais envie de changer de genre après un thriller psychologique. Je voulais de la légèreté, de la joie de vivre, des rires, de l'émotion, de la bienveillance et cette couverture, en plus, collait au week-end que j'aillais passer.
En effet, je me rendais à une concentration de 🐞 et autres véhicules de la même marque. Un signe ?

Je me plonge donc dans l'histoire de Lazare, qui est acteur dans une agence où les gens s'inscrivent pour louer ses services en tant que : fiancé, père, fils...
Les personnes qui ont visionné "Alibi.com" auront vite fait le rapprochement.
Mais à la suite de quiproquo, Lazare est mis à pied.
Alors qu'il est dans sa voiture, Jade monte à l'arrière en le prenant pour son chauffeur Uber.
Elle ne sera pas la seule à y grimper.

Malheureusement pour moi, je n'ai pas réussi à embarquer avec eux.
Peut-être que tout comme le véhicule, l'auteur change trop de fois de directions.
J'ai trouvé le tout trop plat et pas assez approfondi.
Pour faire court et ne rien dévoiler, ils se rendent sur la route de Woodstock et une fois qu'ils y sont, on passe beaucoup trop vite sur ce qu'il s'y passe !
J'ai attendu tout le roman pour me sentir frustrée.

Passons sur l'histoire pour parler des thèmes :
Woodstock avec les nombreuses chansons citées, l'ambiance et la cause de ce rassemblement. Ce qui devait être et ce que c'est devenu.
Mais aussi, les choix de vie. Une réponse qui change tout comme pour Lazare.
La bienveillance et la générosité.
La remise en question, la résilience, le pardon...

Bref, de quoi faire et peut-être de quoi vous satisfaire si vous arrivez à rentrer dans l'histoire.

En voiture !
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Livre lu dans la masse critique de Babelio.
Ce livre complètement loufoque et déjanté nous embarque dans un road trip des plus surprenant .

On embarque au volant d'une voiture que conduit le personnage principal Lazare . Il est énervé et il parle à son frère , il vide son sac . Parler le détend à Lazare, alors s'inventer un frère qu'il n'a pas lui fait du bien . Et oui ça commence bien :)

C'est qu'il est original et empathique Lazare . Il a un boulot très particulier qui lui ressemble . Il est acteur de vie privée .
Il doit simuler être une personne au sein d'une famille ou d'une entreprise selon les demandes . Quelque fois ce sont des rôles qui ne durent pas, mais quelquefois ce sont des rôles permanents .
C'est comme ça qu' il est devenu le père imaginaire de Swann un adolescent en pleine fleur de l'âge et le fils imaginaire de Gloria qui est atteinte de la maladie d'Alzheimer .
Il joue à la perfection son rôle depuis des années maintenant et son fils et sa mère l'adorent .
Aucuns des deux ne se connaissent et aucuns des deux ne doutent de la véracité de leur lien mais ce road trip va en décider autrement .

Ce jour là , Lazare est énervé et il a décidé de faire une pause . Il est usé de toujours jouer des rôles et il a envie de prendre quelques jours pour se ressourcer et pour se retrouver .

Mais voilà qu'une passagère surprise s'invite dans sa voiture en le prenant pour un Uber qu'elle attendait .
Lazare complètement sous le charme de la jeune femme va encore malgré lui se laisser embarquer dans ce nouveau rôle et l'amener à sa destination mais pas par le chemin le plus court :))

Un livre qui nous raconte les années 70, un livre qui nous parle des familles recomposées où les enfants ont le manque d'un parent , de la maladie qui nous rend si vulnérable , de la solitude avec un grand S , tout en légèreté et avec une pointe d'humours c'est une histoire qui peut que vous redonner le sourire .
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D'abord il y a Lazare, un jeune acteur qui ne pratique son art que dans la vie privée, puisqu'il accompagne des client lui demandant d'assumer des rôles précis, être un fils, un père, un compagnon.
Un des ses derniers rôles justement vient de faire un flop, et son boss le met au vert quelques jours. Interdiction de parler à ses clients, de s'en approcher, c'est le moment idéal pour partir quelques jours dans le nord de l'état de New-York pour faire ce break.

Mais c'est sans compter sur Jade, qui le prend pour un Uber et monte dans sa voiture pour aller rejoindre d'urgence son père mourant à l'hôpital de Withe Plains.
Sans compter non plus sur Gloria, sa mère par contrat, cette hippie danse sous la pluie en attendant l'âme charitable qui voudra bien l'accompagner au concert de Woodstok où elle doit chanter. Ce qu'elle a oublié avec son Alzheimer, c'est que Wookstock c'était 50 ans auparavant, mais qu'importe, on doit fêter ça dignement alors qui sait, peut-être pourra-t-elle y chanter vraiment ?
Enfin, c'est sans compter sans Swann, son fils par contrat, un ado qui vit dans son monde de jeux et de rencontres totalement virtuels, et qui veut fuir le foyer familial car bien sûr il vient de faire une grosse bêtise.

Voilà donc cette famille fictive et déjantée embarquée pour un road trip improbable sur les routes de l'état de New_York, vers l'hôpital qui permettra peut être à une fille et son père de se retrouver, vers le village de Woodstock qui permettra à une hippie de renouer avec les bonheurs de sa jeunesse, vers cette fuite en avant qui permettra à un jeune homme solitaire et malheureux de se trouver enfin.

Alors si tout cela est un brin déjanté, il en ressort pourtant une véritable introspection sur la vie, la maladie, la famille, le besoin d'aimer et de ne pas être seul, le mensonge et le silence, les relations humaines réelles ou fictives, de celles qui nous dirigent sans que parfois on le décide vraiment, et plus encore.
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Que feriez-vous si, arrêté à un feu rouge, une jolie jeune femme s'installait à l'arrière de votre voiture, persuadée que vous êtes son chauffeur Uber ?
Lazare, interrompu dans la conversation solitaire qu'il entretient en esprit avec son frère, hésite bien un peu, mais le feu repasse au vert. Au gré des arrêts montent alors dans sa voiture celle qui le prend pour son fils, celui qui le croit son père, et sa charmante passagère ne sait plus si elle arrivera bien au chevet de son père pour un dernier adieu ou si elle va devoir aussi se faire une place dans cette famille.
Car Lazare, à défaut d'être chauffeur Uber, est un comédien dont le travail consiste à endosser différents rôles dans la vraie vie, notamment fils d'une vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer qui est attendue pour chanter à Woodstock, et père d'un ado dont il aurait quitté la mère à peine enceinte. La condition essentielle de ce métier étant bien sûr que ces différentes personnes ne se rencontrent jamais. Alors quand ils se retrouvent tous dans la même voiture, on les pousse un peu, et on se fait une place entre le chien en plastique ventousé au pare-brise et la boîte à gants, histoire de voir où tout cela va nous mener. On embarque ainsi dans une sorte de feel good road trip, mélange des genres et des générations, aux côtés de cette famille de bric et de broc. Et c'est parti pour un festival d'amour, de musique et de paix, mais aussi d'humour, de nostalgie et d'émotions avec une belle bande son dans l'auto radio et des citations bien trouvées en exergue de chaque chapitre.
Ce savoureux roman à l'écriture tantôt loufoque et tantôt poétique nous donne envie de chanter, de danser et de tresser des couronnes de fleurs pour savoir si nos rêves valent la peine d'être vécus.
J'ai pu lire ce livre grâce à une opération masse critique et ce fut une très bonne surprise.
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Livre lu dans le cadre de la Masse Critique de septembre 2023.
Avant de commencer, je souhaite dire un grand merci à Babelio et les Editions Daphnis et Chloé pour ce formidable moment de lecture.
Lazare Bowden est un acteur de seconde zone. En effet, il joue habituellement au sein de famille afin de remplacer, un compagnon, un frère, une fils....
Mais un jour, il décide de tout plaquer et de partir à bord d'une voiture de location afin de vivre "sa vie". A un feu rouge, une fille rentre dans sa voiture en le prenant pour le chauffeur d'Uber qu'elle à commander. Lazare ne va rien dire et va répondre à sa demande. Elle souhaite se rendre au chevet de son père qui est est mourant.
Mais en chemin, il va croiser aussi Gloria, femme chez laquelle il est embauché pour jouer le rôle de son fils mort deux ans plutôt. Gloria est atteinte de la maladie d'Alzheimer et est persuadée qu'elle doit se rendre au festival de Woodstock pour jouer avec son groupe, les Sweetwater. Elle va donc embarqué dans sa voiture et lui demander de le conduire au festival. Lazare va également recevoir un appel de "son fils", Swann, qui lui demande de venir le chercher de tout urgence. Lazare pense que c'est très important car ce n'est pas dans ses habitudes. Lazare va donc faire un détour afin de le récupérer.
A travers son roman, Mathieu Tazo nous embarque dans un road trip où il est question de musique, d'humanité, d'environnement et d'humour sarcastique qui oppose notre société contemporaine aux idées exprimés par la communauté hippies des années 60-70.
Ce roman est pour ma part, un pur moment de bonheur. Sous l'humour et des personnages bon enfant participant à une aventure qui pourrait ressembler un road-movies, l'auteur nous interroge sur notre société et confronter les illusions passées à la situation désastreuse d'aujourd'hui.
Un grand merci à vous, Monsieur Mathieu Tazo et j'ai hâte de lire vos autres romans.


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Je remercie Babelio et les éditions Daphnis et Chloé pour ce livre reçu dans le cadre d'une masse critique particulière.
Si vous avez aimé des films comme Little Miss Sunshine, Wayne's World II, des livres comme les Wilt (de Sharpe), vous trouverez dans cette Dernière chanson... l'un ou l'autre éléments et résonances qui vous feront sourire et donneront un peu de plaisir. Pour ma part, c'est principalement pour cela que je peux apprécier ce livre.

Ceci étant dit, je trouve qu'il y a un peu trop de ficelles : un frère imaginaire, une longue partie de rêve-imaginaire, une profession très/trop originale, la démence d'un des personnages, l'emprunt de parties de chansons, que sais-je encore, qui en font beaucoup. Trop. Trop d'artifices qui desservent le propos. Car, en plus, l'auteur veut faire réfléchir son lecteur sur la notion d'identité, faire réfléchir sur le monde capitaliste, faire réfléchir sur les parcours de vie et le pardon. Tout ça de façon joyeuse et cocasse (le principe est très louable !). Il n'évite pas certains clichés (prêt-à-penser ou banalités) qui m'ont failli faire jeter le livre dans la première boite à livres venue (pour éviter la poubelle purement et simplement).

Revenons au constructif : Mathieu Tazo parvient à créer et conserver une forme de poésie et de tendresse à la frontière de la mièvrerie. Ca passe.
Il ne manque pas de certains talents que je préfère encourager. Parce que, oui, ce livre peut donner envie de lire plus - de s'instruire littérairement avec - des oeuvres plus puissantes, riches, blablabla.

So ? Not so bad, man.
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