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Critique de Masa


Masa
  03 septembre 2016
Je fais une pause dans mes lectures Fantastiques et Horrifiques pour me tourner vers la Science-Fiction. Je laisse le monde viril de ces chers messieurs pour la sensibilité d'une auteure prolixe et talentueuse. Quand je pense à Connie Willis, j'ai envie de faire des bonds sur place. C'est impressionnant le nombre de distinctions qu'elle a obtenues. À chaque ouvrage, c'est lune pluie de récompenses. À elle seule, elle totalise 11 prix Hugo, 13 prix Locus, 7 prix Nebula, 5 prix Asimov's, 4 prix Science-Fiction Chronicle, 1 prix analog, 1 prix Bob Morane et 1 prix Ozone. C'est un monstre littéraire. Certainement la plus capée.
« Sans parler du chien » est un de ses romans primés. Quatre titres obtenus pour ce millésime (Hugo/Locus/Ozone/Bob Morane).

Après la claque – et quelle claque – reçue avec « Le grand livre » (qui porte bien son nom), je voulais impérativement poursuivre mes lectures avec Connie Willis. Mon dévolu s'est donc jeté sur « Sans parler du chien ». Ce gros pavé entre mes mains, j'en frissonnais d'avance sur les heures à passer dessus.

Je lance un petit résumé vite fait : L'action se situe durant la Seconde Guerre mondiale. Des historiens fouillent une ruine dans l'espoir de retrouver une relique afin de contenter une milliardaire rombière. Ces archéologues ne sont autres que des voyageurs temporels qui viennent du futur.

Le roman s'étale principalement sur trois parties de l'histoire : la Seconde Guerre mondiale (Coventry, 1940), l'époque victorienne (1888) et le futur (2057).
Il y a tant à dire sur ce livre, que j'avoue avoir du mal à savoir où commencer. « Sans parler du chien » est en quelque sorte un hommage littéraire affiché par Connie Willis à ses paires, notamment « Trois hommes dans un bateau » de Jerome Klapka Jerome – qui fera même une courte apparition dans le livre –. Ainsi notre personnage principal se retrouve donc mêlé à deux autres hommes à bord d'une barque sur la Tamise en compagnie d'un bouledogue. N'ayant pas lu le livre de référence, je n'ai pu comprendre les nombreux clins d'oeil de Connie Willis. D'autres auteurs, dont Agatha Christie (et son célèbre Hercule Poirot), sont mentionnés ainsi que des oeuvres littéraires.
Connie Willis se passionne pour l'histoire. Durant tout le roman elle nous fait part de nombreuses anecdotes (Napoléon, Henri III d'Angleterre…). Parfois intéressant, mais souvent agaçante quand la moindre insignifiance (météo, par exemple) provoque une remarque du narrateur sur un fait historique.

En début de chaque chapitre, on y retrouve les faits qui s'y dérouleront sous forme laconique.

À l'instar de « Le grand livre », l'auteure a effectué de nombreuses recherches en y apportant des coutumes, moeurs, tenues vestimentaires, le tout très pointu. Les personnages sont bien développés, mais il manque ce quelque chose pour qu'on s'y prenne de compassion comme dans le roman suscité.

Toutefois, plus j'avance dans l'histoire et plus je trouve que l'auteure se contrarie ou bien qu'il y ait des paradoxes.


J'aurais pu mettre 4 étoiles tant le livre mérite amplement, mais les petits détails que j'ai mentionnés juste au-dessus ainsi que certains passages longs (le chapitre vingt-trois est à la limite de l'indigeste, la scène du malaise de la vieille dame qui dure 4 pages et cette fin qui n'en finit plus), m'aient déçu. Pourtant ce roman révèle de bonnes choses comme l'humour bien présent – bien que je n'aie pas été aussi sensible à l'humour so british –. Les événements autour de Cyril – le bouledog – m'ont bien fait rire. Une histoire plutôt plaisante malgré quelques lourdeurs, lenteurs, qui se lit très facilement grâce au talent de conteuse de Connie Willis. J'ai eu peur un moment que la Science-Fiction soit insignifiante pour une histoire pompeuse dans le style victorien, mais au final j'ai bien aimé suivre les péripéties de nos personnages centraux.
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