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Jean-Pierre Pugi (Traducteur)
EAN : 9782290324912
573 pages
Éditeur : J'ai Lu (03/02/2003)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 298 notes)
Résumé :
Plusieurs fois lauréate du prix Locus et du prix Hugo, Connie Willis a reçu en 1999 les deux récompenses pour ce roman. Elle reprend le thème du voyage dans le temps, qui avait déjà fait son succès dans " Le Grand Livre " et "Aux confins de l'étrange ".

Nous sommes au XXIe siècle, Ned Henry, un historien voyageur temporel, fait partie de l'équipe chargée de reconstituer la cathédrale de Coventry sur son modèle du XIXe. Déjà pressé par son tyrannique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  10 novembre 2016
Si vous cherchez un livre d'action il faut passer son chemin avec ce roman, par contre si vous aimez l'humour et les jeux de mots ce livre est fait pour vous.
A travers des voyages dans les temps les historiens étudient l'histoire.. mais qui aurait pensé qu'un simple chat puisse être la cause de distorsions temporelles ? le paradoxe temporel bien évidemment refait l'histoire. Les choses, les objets , les gens changent.
J'ai pris un réel plaisir a lire ce roman grâce aux jeux de mots et aux quiproquo... les personnages sont simples et sympas. de plus de nombreux évenements historiques sont cités, ainsi que des personnages ou des auteurs.. et cela a été pour mon plus grand plaisir.
Bref une touche d'humour dans notre mon de brutes ça fait du bien
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Cricri124
  09 mars 2020
Un petit voyage dans le temps à l'époque Victorienne pour vous relaxer un peu, apprécier le temps qui passe, la nature luxuriante, canoter sur la Tamise, et pourquoi pas croiser Jerome K. Jerome, ça vous tente ?
C'est en tout cas en 1888 que le professeur Dunworthy va expédier Ned pour qu'il puisse se remettre de sa crise aigüe de « déphasage » temporel, en le chargeant pourtant d'une mission à laquelle, vu son état, il ne pipe bien sûr pas un mot. Eh oui, le « déphasage », sorte de dérèglement biologique, est le risque encouru quand on accumule trop de sauts dans le temps à la suite ! Mais Ned est prêt à tout pour échapper à Lady Schrapnell qui le tyrannise au mépris de toutes les règles déontologiques du voyage temporel pour qu'il retrouve la potiche de l'évêque, élément indispensable à l'inauguration de la nouvelle cathédrale de Coventry d'après cette charmante Lady.
Je vous préviens, le début est un peu « déphasant ». J'ai eu l'impression d'être balancée dans une conversion avec un tas d'intervenants et d'essayer d'en comprendre la teneur en grapillant des mots de-ci et de-là.
Le rythme de la première moitié du livre est assez lent mais ce n'est pas dérangeant. On profite avec Ned-le-déphasé de la découverte des moeurs du XIXème siècle le long de la tamise puis dans une famille bourgeoise. On profite aussi de ses impairs ! Canotage, pêche, kermesse, criquet sont entre autres au programme des festivités. Sans parler du chien… ni du chat ! Evidemment, au programme il y a aussi ces incongruités temporelles qui pourraient bien modifier l'avenir si elles ne sont pas vite identifiées et enrayées, comme des couples qui ne se seraient pas rencontrés comme prévus par exemple ou… et puis, vous verrez bien. Vous ne pensiez tout de même pas que c'était un long fleuve tranquille ?
Plus dérangeants ont été pour moi les sempiternels questionnements et tergiversations de nos deux protagonistes du futur et accessoirement enquêteurs Ned et Verity (eh oui, ils sont deux dans la place, je vous laisse le découvrir). Ils ressassent beaucoup et certains raisonnements n'apportent pas grand-chose. de plus, ce concept de prédestination qui se dessine en arrière-plan m'a paru bien léger.
Mais bon, cela reste une histoire distrayante, amusante également, et parfois même théâtrale (je pense à cette séance de spiritisme absolument ubuesque au chapitre XI). Les dialogues sont truffés de clins d'oeil à divers auteurs comme P.G. Wodehouse, Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, Alfred Tennyson, Lewis Carroll… etc. Et bien sûr Jerome K. Jerome et son impayable Trois hommes dans un bateau, mais là ce n'est plus un clin d'oeil, c'est pour ainsi dire un hommage. Dans la série clins d'oeil, j'en adresse aussi un ch'tit à Nadou38, ma co-lectrice dans cette aventure ;)
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Kittiwake
  03 octobre 2016
C'est bien, mais c'est long! Est-ce aussi bien que long?
Clairement c'est de la SF type voyage temporel, qui s'est parée d'attributs littéraires afin de se dénoter.
D'abord en ce qui concerne le fameux paradoxe dont Barjavel s'était fait le chantre avec Le voyageur imprudent : on connaît l'histoire, l'homme qui par maladresse tue son grand-père avant que celui ci ait une descendance , donc ne peut exister, donc ne peut pas tuer son grand-père….Ici le point d'achoppement de tous ces récits est habilement contourné, et constitue le pivot central du roman. En effet nous sommes en 2078, la technique pour se déplacer dans le temps est à peu près maitrisée, et surtout on est bien conscient des risques écologico-historiques si l'on bouleverse l'ordre des choses. Pas question de ramener des objets, de semer le doute dans l'esprit des populations visitées (encore que dans ce cas le recours aux fantômes et autres esprits errants peut faire l''affaire), la plus grande prudence s'impose. Et des spécialistes se penchent en continu sur la question, à la recherche d'incongruités, même infimes qui risquent de modifier la face du monde.
C'est ainsi qu'un chat et une potiche font l'objet d'une traque sans relâche…
Quant au style, il s'inspire ouvertement et librement de Trois hommes dans un bateau. Dès le titre des chapitres, qui fait 10 lignes et résume en phrases sibyllines le contenu des pages à venir. Les allusions au roman culte de Jerome K. Jérome abondent , et la période la plus fréquentée par nos « chrononautes » se situe peu ou prou fin 19è (le narrateur se demande s'il peut le citer dans la conversation, ne sachant pas exactement si le livre a été publié….). Même le titre du roman est une allusion puisqu'il s'agit du sous-titre de Trois hommes dans un bateau
Les péripéties ne manquent pas, tant l'univers chaotique qui est le nôtre est sensible aux infimes variations : on assiste à d'innombrables démonstrations de l'influence de faits anodins qui se déroulant différemment vont modifier considérablement la face du monde.
Et en toile de fond la question de la prédestination : y a t-il une auto-régulation qui en fin de compte corrige spontanément les incongruités pour ce que qui doit arriver arrive inéluctablement?
Beaucoup d'humour tout au long de ces pages : lié aux personnages, aux situations de décalage, au déphasage temporel (une sorte d'ivresse), aux dialogues et aux quiproquos.
C'est cependant un peu trop long. On finit par s'y perdre, et la potiche de l'évêque est à deux doigts de nous monter au nez. C'est dommage, la lecture aurait pu être un pur bonheur.
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Nadou38
  09 mars 2020
Un bon moment de lecture même si j'ai été plus d'une fois perdue.
De Connie Willis, j'avais déjà lu « Le Grand Livre » que j'avais beaucoup apprécié, surtout la partie se déroulant au Moyen-âge. Il me tardait de découvrir un autre ouvrage de l'auteure, et en particulier « Sans Parler du Chien » qui a reçu le Prix Hugo pour le meilleur roman et le Prix Locus en 1999.
Comme le Grand Livre, il traite de l'Histoire également, mais avec de l'humour en plus. Et en effet, si vous aimez les romans qui font sourire, qui traitent des voyages dans le temps et donc de l'Histoire, ce livre est fait pour vous !
Ned Henry est un historien voyageur temporel du XXIème siècle. Il fait partie d'une équipe qui est chargée de reconstituer la cathédrale de Coventry qui fut détruite en 1940 lors d'un raid aérien allemand. L'une de ses missions consiste à retrouver la trace d'une vieille potiche qui aurait disparu depuis l'incendie de la fameuse cathédrale. Mais suite à un important paradoxe naturel causé accidentellement par l'une de ses collègues, il est envoyé au XIXème siècle près de Coventry pour rétablir la situation. Sauf que lorsque le passé est affecté, il n'est pas si simple de tout corriger…
Cette fois-ci, Connie Willis nous immerge dans une ambiance toute « british » avec ses promenades en canot sur la Tamise, ses kermesses, déjeuners et jeux de croquet, typiques du XIXème. Mais aussi par de nombreuses références littéraires d'auteurs britanniques célèbres avec entre autre Lewis Carroll, Arthur Conan Doyle, P.G. Wodehouse (avec son fameux Jeeves), Shakespeare, Agatha Christies… ainsi que Jerome K. Jerome avec son « Trois hommes dans un bateau » qui ressort régulièrement dans ce roman. La littérature est omniprésente dans cet ouvrage par de nombreuses citations en introduction de chaque chapitre mais aussi par l'intermédiaire des personnages. Et ça j'ai beaucoup aimé !
Ce qui fut un peu difficile pour moi à certains moments, c'est de parvenir à suivre les réflexions des personnages sur les incongruités et autres paradoxes temporels provoqués par la succession des évènements car ça part un peu dans tous les sens. Un vrai casse-tête ! C'est que Ned et sa camarade Verity gambergent beaucoup pour comprendre et corriger tout ce chaos. On est baladé à tour de rôle de 1888 au XXIème siècle, en passant par 1940 pour dénouer tous ces imbroglio. Mais malgré tout, on se prête facilement au jeu nous-même.
Mention spéciale pour le chien Cyril que j'ai trouvé épatant, un personnage à part entière. Et oui, y'a bien un chien dans l'histoire !
Encore un grand merci à Cricri124 pour le partage autour de cette lecture, c'est toujours un plaisir d'échanger avec elle.
Challenge Multi-auteures SFFF 2020
Challenge Livre Historique 2020
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boudicca
  17 mai 2015
Après avoir été bluffée par « Le grand livre » et le diptyque « Blackout »/« All clear », c'est pleine d'entrain que je me suis plongée dans un autre des romans de Connie Willis mettant en scène des historiens envoyés dans le passé grâce au voyage temporel. Et une fois encore je ressors de cette lecture à la fois ravie mais aussi et surtout frustrée de ne plus rien avoir de l'auteur à me mettre sous la dent. Car avec « Sans parler du chien » Connie Willis témoigne à nouveau de toute l'étendue de son talent et nous offre un roman captivant de bout en bout, bourré d'humour et de références littéraires, historiques et culturelles. Certains reprocheront à l'auteur la trop grande lenteur de son récit, ou bien sa tendance à faire tourner le lecteur en bourrique pour ce qui peut s'apparenter à des détails, mais au final tout cela ne fait que peu le poids face au brio avec lequel elle parvient à totalement nous déconnecter de notre monde pour nous faire entrer dans le sien. Manquer louper son arrêt de bus ou découvrir qu'on a passer la majeure partie de la nuit à lire plutôt qu'à dormir sont des choses auxquelles il faut savoir s'habituer quand on lit du Connie Willis ! Après le Moyen Age et la ville de Londres à l'heure du blitz, c'est dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle que vont cette fois devoir se rendre une poignée d'historiens afin de réparer une incongruité temporelle causée par l'acte d'une collègue qui pourrait bien changer le cours de l'histoire : le sauvetage imprévu d'un chat...
On le devine à la lecture du pitch, ce roman ci sera moins dramatique et moins intense émotionnellement que ne pouvait l'être « Le grand livre », et l'on découvre sans surprise que l'auteur est aussi à l'aise avec la comédie que la tragédie. On suit donc le sourire aux lèvres les efforts colossaux et sans cesse contrecarrés fournis par Ned et Verity, deux historiens chargés de « remettre l'histoire en ordre », afin de ramener un chat à son époque d'origine et de faire épouser le bon mari à une parfaite caricature des petites écervelées capricieuses et superficielles du XIXe, tout en tentant de résoudre le mystère de la disparition de l'un des « trésors » de la cathédrale de Coventry, bombardée lors d'un raid allemand en 1940. Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, tout est lié. « Parce qu'il manquait un clou, un fer fut perdu. Parce qu'il manquait un fer, un cheval fut perdu. Parce qu'il manquait un cheval, une bataille fut perdue. Parce qu'il manquait une bataille, un Royaume fut perdu ». Connie Willis construit son récit à la façon d'un de ces romans policer des années 1930 dont elle vante tant les mérites et, si on finit par se douter du tournant que vont prendre les événements, on en tourne par moins les pages avec la même avidité que celle dont on ferait preuve avec un roman d'Agatha Christie tant on est pressé d'enfin découvrir la réponse à toutes les énigmes posées.
Connie Willis signe avec « Sans parler du chien » un roman passionnant tant par le soin apporté à la construction narrative que par l'intérêt que l'on porte aux protagonistes ou encore par la qualité de la reconstitution historique de cette Angleterre du XIXe siècle dans laquelle on se serait bien attardé un peu plus longtemps. A mettre entre toutes les mains.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Cricri124Cricri124   09 mars 2020
Je m’étais toujours senti un peu floué de ne pas avoir fréquenté Oxford à l’époque des Jowett et R.W. Roper. Spooner était le plus célèbre, naturellement, à cause de son talent pour massacrer l’anglais.
Mais mon préféré était Claude Jenkins, qui vivait dans une maison où régnait un tel désordre qu’il lui arrivait de ne pouvoir ouvrir la porte d’entrée. Un jour, il avait justifié son retard à une réunion en disant : « Ma femme de ménage vient de mourir, mais j’ai réussi à la caler sur une chaise de la cuisine et elle devrait y rester jusqu’à mon retour. »

(Chapitre cinq)
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TeaSpoonTeaSpoon   08 décembre 2012
Parce qu'autour d'un point sensible un acte en soi insignifiant peut avoir d'impensables conséquences. Il se produit un effet de boule de neige et n'importe quoi - un coup de téléphone raté, une allumette grattée pendant un black-out, un bout de papier jeté sur le sol - entraîne la chute d'un Empire.

Le cocher de l'archiduc François-Ferdinand ne tourne pas au bon endroit le long du quai Appel et ça déclenche le premier conflit planétaire. Le garde du corps d'Abraham Lincoln sort griller une cigarette et la réconciliation entre le Sud et le Nord s'envoie en fumée. Hitler a la migraine et donne l'ordre de ne pas le déranger, et c'est dix-huit heures trop tard qu'il apprend que les Alliés ont débarqué en Normandie. Un lieutenant omet d'indiquer qu'un télégramme est important et l'amiral Kimmel n'est pas averti de l'attaque imminente des japonais.
"A cause d'un clou, le fer a été perdu. A cause d'un fer, le cheval a été perdu. A cause d'un cheval, le cavalier a été perdu."
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lyokolyoko   07 novembre 2016
- Lady Schrapnell estime que ce vase, si l'incendie l'a épargné, a pu être remisé dans le nouvel édifice. Elle m'a envoyé voir les épouses des évêques parce que, je la cite, " les hommes ne savent jamais où sont rangées les affaires".
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SioSio   27 septembre 2012
- N'y a-t-il pas de train direct pour Coventry?
- Si, madame. A 10:17. Le convoi va partir, madame. Ce sera tout?
- Non, je veux mon guide et une carpette pour poser mes pieds. L'entretien de ces voitures est lamentable.
Mme Mering n'avait jamais dû prendre le métro. Quelle que fût l'époque, les gens appréciaient rarement leurs moyens de transports. Au XXe siècle, ils se plaignaient des vols annulés et du prix des carburants; au XVIIIe, des routes boueuses et des bandits de grand chemin ; et dans l'antiquité les Grecs du professeur Peddick avaient dû fulminer contre les chevaux récalcitrants et les roues de leurs chars qui se déboitaient constamment.
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lyokolyoko   08 novembre 2016
Ce n'était pas la première erreur d'interprétation. Combien de fois un message mal compris ou tombé en de mauvaises mains avait-il changé l'issue d'un combat ? Lee qui laissait choir les plans de la bataille d'Antietam, le télégramme de Zimmerman et les ordres illisibles de Napoléon à Ney à Waterloo.
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Oxford, futur proche. L'université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement. Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d'enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n'importe où, n'importe quand, pour Polly... Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que L Histoire elle-même est en train de dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Vous pouvez commander Blitz : l?intégrale sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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