-
Par erellwen, le 13/02/2010
Dernier été à Paris de
Abha Dawesar
" Je veux qu'elle vienne à moi quand elle sera prête. Qu'elle ressente cela avec force, comme je veux le ressentir, moi aussi. Et non parce qu'elle est belle et jeune mais grâce à quelque chose de plus. Beauté, jeunesse, ce sont des obstacles qui, tout comme la célébrité, empêchent de connaître l'intérieur de l'être."
-
Par orchidee, le 15/05/2009
Babyji de
Abha Dawesar
Delhi est une ville où tout se passe dans la clandestinité. Une ville où l'horizon disparait derrière les émissions de microparticules et où les journées sont brûlantes. Une ville sans amour mais avec des tonnes de passion. Comment la passion sans amour peut-elle exister ?
-
Par line70, le 19/03/2011
Babyji de
Abha Dawesar
Je serai toujours une personne distincte mais le mariage consiste à trouver une base commune, un lieu qu'on puisse appeler son chez-soi. Un lieu où revenir lorsqu'on est fatigué de mener ses combats au dehors, dans le monde.
-
Par erellwen, le 19/02/2010
Dernier été à Paris de
Abha Dawesar
"Aimer, c'est saigner, mais saigner, c'est vivre. Même si j'ai soixante quinze ans, ça me console, d'une certaine façon, de saigner."
-
Par erellwen, le 19/02/2010
Dernier été à Paris de
Abha Dawesar
"Tu es encore victime de ton imagination. Et tant que tu travailleras avec elle, tu resteras son prisonnier. Notre oeuvre d'écrivain est toujours plus vaste que nous. C'est un trou immense, dans lequel on croit s'être fait une place mais, en fait, on s'y perd. C'est comme ça!"
-
Babyji de
Abha Dawesar
Je voulais qu’elle voie en moi un homme mûr, sérieux, solide. Un héros de film hindi mais avec davantage d’intelligence, de sagesse et de bon sens, ce dont manquait tous ces machos.
-
Par Lounima, le 17/05/2012
L'Inde en Héritage de
Abha Dawesar
"Entouré par la maladie et la mort, l’enfant cherche dans le dictionnaire chacun des termes qu’il entend, termes chargés d’affections : règles, hystérectomie, paroi utérine, trompes de Fallope, vagin. Mots inintéressants qui n’ouvrent la porte d’aucun secret. Les voix qui viennent consulter au sujet de ces problèmes, voix féminines ne faisant qu’un avec leurs troubles, ne sont pas sexy. Elles sont hystériques, effrayées, éplorées, tristes et malades. Voix de ceux et celles qui, surpris à l’instant où ils envisagent leur propre mort, leur propre putréfaction, considèrent leurs organes et leur corps comme autant de fruits pourris.
Il grandit avec la maladie. La malaria et les maladies infantiles, comme la varicelle, qui le touchent lui, mais aussi celles des autres : calculs rénaux, arythmie, leucémie, méningite, dépression, saignements utérins et eczéma. Il baigne dans l’odeur forte des muqueuses et la musique des laryngites. Le son des femmes qui, heure après heure, viennent se plaindre de leurs règles, leurs menstrues, comme elles les nomment. Son aigu de truies. Des heures, enfant, passées à songer à la couleur de la pisse du monde. La pisse de l’un, les crachats verts et sales d’un autre, l’érythème d’un autre encore et les selles jaunes du fils du suivant, le vomi pâle de la fille du dernier. Il y a des religieuses, vêtues d’amples habits blancs, qui s’occupent de cela par bonté d’âme. Des docteurs aussi, par exemple les parents de l’enfant. Il n’a pas encore songé à devenir missionnaire ou docteur." (Editions Héloïse d'Ormesson - p.7)