> Laurence Videloup (Traducteur)

ISBN : 2350871215
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2009)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
De sa chambre, coincée entre les cabinets de ses parents médecins, avec les microbes et les bactéries pour compagnons de jeux, un petit garçon ausculte son entourage. Observateur discret, il capte l'imposture ambiante, perçoit la violence qui vérole le système. Ses oncl... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lounima, le 17 mai 2012

    Lounima
    Une fois passées les premières pages, on ne peut lâcher ce roman...
    L'enfant a 8 huit, ses parents sont médecins et appartiennent à la classe moyenne indienne mais cela ne signifie pas qu'ils vivent à l'aise, au contraire, l'enfant et ses parents vivent chichement dans un trois pièces dont deux sont réservés au dispensaire où travaillent ses parents. Ils s'entassent donc dans la seule pièce restante ! L'enfant est souvent malade, il passe donc beaucoup de temps seul dans l'unique pièce à vivre, sans faire de bruit : spectateur silencieux, il écoute à travers la fine cloison les conversations des adultes qui viennent consulter : maladies, rumeurs, disparition des enfants du bidonville voisin, aucun sujet ne lui échappe...
    Mais c'est surtout sa famille qu'il aime ausculter : Grand-père, radin, que tout le monde espère voir mourir bientôt car il a la chance d'avoir une maison dont tous espèrent hériter, Cousin, un ado un peu loubard, son oncle Six-Doigts, fonctionnaire, qui passe de temps en temps à son travail pour toucher les pots de vin qui lui reviennent et qui, avec sa femme, complotent pour s'octroyer la totalité de l'héritage, sa tante "Paria" flic qui a fait un mariage d'amour au grand désappointement de la famille, sa tante "Parfaite" qui a épousé l'homme choisi par sa famille et qui, sans jamais se plaindre, en subit les conséquences chaque jour et encore bien d'autres membres de cette nombreuse famille constituant un bel échantillon de personnages que l'enfant observe, écoute et ausculte comme pour diagnostiquer la maladie dont ils souffrent et, à travers eux, les maux dont souffre l'Inde...
    Et, en fait de maux, ce grand pays n'en manque pas : pauvreté, violence, disparitions d'enfants et trafic d'organes, corruption, addiction à la drogue des jeunes, prix exorbitant de l'immobilier, mépris des femmes, rivalités familiales,... autant de maladies que l'enfant observe et analyse avec ses yeux encore bien candides... En résumé, c'est un portrait assez complet de l'Inde moderne que nous propose Abha Dawesar avec ce roman et, autant que je puisse en juger, je trouve qu'il est très réussi...
    La suite sur le blog...

    Lien : http://loumanolit.canalblog.com/archives/2010/08/23/18623930.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Pchabannes, le 25 janvier 2010

    Pchabannes
    Images de la vie quotidienne de la classe moyenne de la plus grande démocratie du monde. Remercions Laurence Videloup pour sa très agréable traduction servant l'écriture simple et facile d'Abha Dawesar. Ce brûlot est une charge contre la corruption de la société à commencer par les castes dirigeantes jusqu'au moindre fonctionnaire. Ce pamphlet s'adresse d'abord aux indigènes et le succès témoigne d'une vérité inconnue de l'européen qui malheureusement ne peut hiérarchiser et relativiser ces données qui s'ancrent probablement dans une culture et une histoire.
    C'est par le petit bout de la lorgnette, le regard d'un enfant, que Abha Dawesar observe la vie quotidienne d'une famille de jeunes médecins. Les sujets défilent au gré des évènements quotidiens, les femmes et le mariage, l'hygiène, les autorités et le Parti. L'honnêteté de ton est troublante. Il faudra chercher l'espoir distillé de-ci, delà comme cette fonctionnaire honnête, ce mariage d'amour, la presse et tout de même la démocratie.
    Nos pratiques politiques et économiques doivent nous éviter de porter un jugement sur l'Inde.
    Ce pamphlet a connu un grand succès de librairie en Inde, il vaut de la part d'un Européen, un regard, une lecture, une attention.


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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  • Par petitepom, le 11 décembre 2011

    petitepom
    Partagé les secrets d'un famille en inde est très intéressante mais la narration trop descriptive et ennuyeuses.
    Nous apprenons tout les secrets de la maison familiale à travers la bouche d'un garçon qui est souvent alité et malade ; ses parents sont médecins, leurs niveau de vie plutôt aisé, est du en partie par les revenues du grand père, il leurs est difficile d'améliorer leurs conditions, les querelles et les dettes les emprisonnent.
    La découverte des secrets et la vie de cette famille, est plaisante à lire, toutefois, j'ai lu des passages en biais, j'ai même souvent sauté des paragraphes pour en savoir plus sans m'encombrer de détails qui me semblait inutile.
    Je suis donc assez mitigée sur ce roman, l'idée est bonne mais mal exploité, pas dans mes goûts en ce qui concerne la narration.
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Citations et extraits

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  • Par Lounima, le 17 mai 2012

    "Entouré par la maladie et la mort, l’enfant cherche dans le dictionnaire chacun des termes qu’il entend, termes chargés d’affections : règles, hystérectomie, paroi utérine, trompes de Fallope, vagin. Mots inintéressants qui n’ouvrent la porte d’aucun secret. Les voix qui viennent consulter au sujet de ces problèmes, voix féminines ne faisant qu’un avec leurs troubles, ne sont pas sexy. Elles sont hystériques, effrayées, éplorées, tristes et malades. Voix de ceux et celles qui, surpris à l’instant où ils envisagent leur propre mort, leur propre putréfaction, considèrent leurs organes et leur corps comme autant de fruits pourris.
    Il grandit avec la maladie. La malaria et les maladies infantiles, comme la varicelle, qui le touchent lui, mais aussi celles des autres : calculs rénaux, arythmie, leucémie, méningite, dépression, saignements utérins et eczéma. Il baigne dans l’odeur forte des muqueuses et la musique des laryngites. Le son des femmes qui, heure après heure, viennent se plaindre de leurs règles, leurs menstrues, comme elles les nomment. Son aigu de truies. Des heures, enfant, passées à songer à la couleur de la pisse du monde. La pisse de l’un, les crachats verts et sales d’un autre, l’érythème d’un autre encore et les selles jaunes du fils du suivant, le vomi pâle de la fille du dernier. Il y a des religieuses, vêtues d’amples habits blancs, qui s’occupent de cela par bonté d’âme. Des docteurs aussi, par exemple les parents de l’enfant. Il n’a pas encore songé à devenir missionnaire ou docteur." (Editions Héloïse d'Ormesson - p.7)
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