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L'Avorton de Dieu : Une vie de saint Paul de
Alain Decaux
Dans les premiers temps, les prêches de Paul n'ont guère troublé les païens. A mesure que s'accroît le nombre des conversions, des bruits commencent à circuler : de simples commérages d'abord, bientôt des rumeurs. En leur temple, les prêtres d'Artémis s'alarment et plus encore les orfèvres qui vendent, aux portes de l'Artémision, les 'souvenirs' que l'on sait. Cela rapporte gros. L'un d'eux, un certain Démétrius, sera le premier à s'émouvoir : le nouveau dieu, entré en concurrence avec la déesse, ne va-t-il pas ôter à ces estimables commerçants le meilleur de leur gain ? Ce Démétrius ameute ses collègues. Nous connaissons par les Actes le discours qu'il leur adresse :
- Vous le savez, mes amis, notre aisance vient de cette activité. Or, vous le constatez ou vous l'entendez dire : non seulement à Ephèse mais dans presque toute l'Asie, ce Paul remue une foule considérable en la persuadant, comme il dit, que les dieux qui sortent de nos mains ne sont pas des dieux.
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L'Avorton de Dieu : Une vie de saint Paul de
Alain Decaux
Dans les rues de Jérusalem, des gens fuient, d'autres les poursuivent, les capturent. Se mêlent imprécations, injures, menaces, cris de terreur ou de douleur. Cette chasse à l'homme est une chasse aux chrétiens. C'est vers les prisons que l'on rabat le gibier. Aucun quartier n'est épargné. Ce pogrom de juifs par des juifs a duré longtemps, de jour comme de nuit. Tous ces détails se déduisent des propres écrits du meneur. Par toute la ville, on le voit courir. Sa fureur épouvante. Il stimule, entraîne, paie de sa personne. A ceux qui veulent savoir qui est ce jeune inconnu - on lui donne vingt-cinq ans -, la réponse ne se fait pas attendre : c'est un Tarsiote, son nom est Saul.
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Par Woland, le 11/02/2009
L'énigme anastasia de
Alain Decaux
[...] ... Si vous saviez comme cela m'a été pénible lorsque plusieurs Russes sont entrés tout à coup, et parmi eux une dame [la baronne] qui avait été autrefois chez nous à la Cour. Ils voulaient me voir ! J'avais honte devant eux de ma déchéance. Je me couvris la tête de ma couverture et refusai de leur parler ... Je n'oublierai jamais comment on me tira alors de force de mon lit et comment on m'obligea à me tenir debout. Je n'y compris rien tout d'abord. J'ai su plus tard qu'ils voulaient voir si j'étais grande ou petite et, comme je suis petite, qu'ils reconnurent que je ne pouvais être ma soeur Tatiana. ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
L'énigme anastasia de
Alain Decaux
[...] ... [L'Inconnue] était couchée dans un lit près du mur, la tête tournée contre la fenêtre, en pleine lumière. Quand elle nous entendit entrer dans la salle [la baronne était venue en compagnie de la comtesse Zenaïde Tolstoï qui, pour sa part, trouvait un air de ressemblance entre l'Inconnue et la grande-duchesse Tatiana], elle se cacha sous la couverture pour se dérober à nos regards, et nous ne pûmes obtenir d'elle qu'elle nous montrât son visage. L'infirmière et Mme Tolstoï me dirent qu'elle agissait toujours ainsi quand quelqu'un voulait la voir ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
L'énigme anastasia de
Alain Decaux
[...] ... - et cette découverte apparaîtra d'une extrême importance : des débris de corsets détruits par le feu. Ces débris consistaient en :
1°) Six paires de montures de devant ;
2°) Baleines de corset ;
3°) Boucles ;
4°) Agrafes et crochets ;
5°) Oeillets.
Les experts en ont logiquement conclu que le nombre des montures de devant prouve que six corsets ont été détruits par le feu. ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
L'énigme anastasia de
Alain Decaux
[...] ... Une constatation importante : jusqu'ici, l'Inconnue n'a pas dit un mot de ses éventuelles prétentions. L'affaire n'a pris son essor qu'en-dehors d'elle, on pourrait dire : malgré elle. ... [...]