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L'Avorton de Dieu : Une vie de saint Paul de
Alain Decaux
Dans les premiers temps, les prêches de Paul n'ont guère troublé les païens. A mesure que s'accroît le nombre des conversions, des bruits commencent à circuler : de simples commérages d'abord, bientôt des rumeurs. En leur temple, les prêtres d'Artémis s'alarment et plus encore les orfèvres qui vendent, aux portes de l'Artémision, les 'souvenirs' que l'on sait. Cela rapporte gros. L'un d'eux, un certain Démétrius, sera le premier à s'émouvoir : le nouveau dieu, entré en concurrence avec la déesse, ne va-t-il pas ôter à ces estimables commerçants le meilleur de leur gain ? Ce Démétrius ameute ses collègues. Nous connaissons par les Actes le discours qu'il leur adresse :
- Vous le savez, mes amis, notre aisance vient de cette activité. Or, vous le constatez ou vous l'entendez dire : non seulement à Ephèse mais dans presque toute l'Asie, ce Paul remue une foule considérable en la persuadant, comme il dit, que les dieux qui sortent de nos mains ne sont pas des dieux.
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Par gill, le 29/06/2012
Alain Decaux raconte de
Alain Decaux
Décidément, les historiens devraient être modestes.
Leurs livres, leurs articles, l'amas des documents publiés, tout cela n'avait pas sauvé de l'oubli Sacco et Vanzetti.
Et puis, tout à coup, un film est sorti sur les écrans.
Dans ce film a jailli une chanson, rythmée par l'admirable voix de Joan Baez.
Cela a suffi pour que les vieux se souviennent. Pour que les jeunes questionnent : Sacco et Vanzetti, qu'est-ce que c'est ?
Des millions d'hommes et de femmes dans le monde ont crié : "Sauvez de la mort des Innocents !"
On manifesté à Boston, à New-York, à Londres, à Paris, à Berlin, à Tokyo, à Buenos Aires, à Sydney, à Rio de Janeiro.
Pour que ne meurent pas Sacco et Vanzetti, d'autres hommes sont morts.....
(extrait de "L'histoire vraie de Sacco et Vanzetti" de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1978)
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Par Woland, le 11/02/2009
L'Enigme Anastasia de
Alain Decaux
[...] ... Si vous saviez comme cela m'a été pénible lorsque plusieurs Russes sont entrés tout à coup, et parmi eux une dame [la baronne] qui avait été autrefois chez nous à la Cour. Ils voulaient me voir ! J'avais honte devant eux de ma déchéance. Je me couvris la tête de ma couverture et refusai de leur parler ... Je n'oublierai jamais comment on me tira alors de force de mon lit et comment on m'obligea à me tenir debout. Je n'y compris rien tout d'abord. J'ai su plus tard qu'ils voulaient voir si j'étais grande ou petite et, comme je suis petite, qu'ils reconnurent que je ne pouvais être ma soeur Tatiana. ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
L'Enigme Anastasia de
Alain Decaux
[...] ... [L'Inconnue] était couchée dans un lit près du mur, la tête tournée contre la fenêtre, en pleine lumière. Quand elle nous entendit entrer dans la salle [la baronne était venue en compagnie de la comtesse Zenaïde Tolstoï qui, pour sa part, trouvait un air de ressemblance entre l'Inconnue et la grande-duchesse Tatiana], elle se cacha sous la couverture pour se dérober à nos regards, et nous ne pûmes obtenir d'elle qu'elle nous montrât son visage. L'infirmière et Mme Tolstoï me dirent qu'elle agissait toujours ainsi quand quelqu'un voulait la voir ... [...]
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Par gill, le 29/06/2012
C'était le XXe siècle, tome 3. La guerre absolue de
Alain Decaux
Je rappellerai ici l'avertissement que j'inscrivais en tête du premier volume de cette série : depuis mon adolescence, je n'ai cessé d'être fasciné par ce siècle.
Que ce soit pour l'édition, la presse, la radio ou la télévision, je lui suis revenu sans cesse.
Sans autre raison que ma curiosité, je me suis arrêté à certains épisodes ou à certains personnages. Il m'a fallu les juxtaposer pour leur découvrir une cohésion.
Le premier volume couvrait les années de 1905 à 1932, le second voulait ressusciter celles de cet entre-deux-guerres qui marqua la course à l'abîme.
L'ouvrage que je propose aujourd'hui évoque la période de 1940 à 1945.
Elle m'a parue absolue car, dans tous les domaines, cette guerre est allée au-delà des conflits qui l'ont précédée.
Il ne s'agit pas d'une histoire de notre siècle - trop de chapitres feraient défaut - mais du simple regard d'un écrivain porté, selon les cas, vers ce qui l'a émerveillé, déconcerté, accablé.
A.D.
(Introduction à l'édition parue chez "Pocket" en 1996)
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Par gill, le 20/06/2012
La belle histoire de Versailles de
Alain Decaux
Le titre de ce livre souligne son propos.
D'autres ont retracé l'histoire de la construction du château de Versailles. Les épures des architectes et les devis des entrepreneurs n'ont plus pour eux de secrets. Il m'a semblé stérile de recommencer les études définitives d'un Pierre de Nolhac ou d'un Charles Maurichau-Beaupré.
Retracer les événements politiques auxquels Versailles servit de cadre ? Cela signifierait écrire l'Histoire de la France.
J'ai voulu à Versailles, évoquer des ombres.
Je suis allé à leur rencontre. Je les ai interrogées. J'ai cru entendre leurs voix, leurs rires, leurs sanglots, dans les salles sonores où retentirent jadis leurs pas.
Ces héros, romanesques sans être de roman, je les ai observés, travaillant à la grandeur de l'état, dans l'extraordinaire décor d'une monarchie qui se voulut absolue......
(extrait de l'avant-propos inséré en début de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1962)
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Par gill, le 13/06/2012
Alain Decaux raconte - tome 1 de
Alain Decaux
Les millions de téléspectateurs qui ont vu et entendu Alain Decaux raconter - seul devant la caméra - "La nuit des longs couteaux" ou "la fin de Rommel" n'ont pas oublié ces moments exceptionnels de télévision.
En direct, "ce qui est un extraordinaire stimulant", avoue l'auteur.
Et tous attendaient, avec impatience, de retrouver ces émissions sous la forme d'un livre. Pour notre plaisir, les voici restituées (et complétées par les témoignages qu'Alain Decaux a reçus après chacune d'elles).
Dès les premières lignes, le miracle se reproduit : c'est la même voix, la même intelligence, la même clarté, la même chaleur.
Comme devant notre téléviseur, nous sommes fascinés, angoissés, amusés, charmés. Au coeur de l'Histoire.
Vous avez écouté, vous vous êtes laissé emporter. Prenez maintenant le temps de lire.
(quatrième de couverture de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1980)
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L'Avorton de Dieu : Une vie de saint Paul de
Alain Decaux
Dans les rues de Jérusalem, des gens fuient, d'autres les poursuivent, les capturent. Se mêlent imprécations, injures, menaces, cris de terreur ou de douleur. Cette chasse à l'homme est une chasse aux chrétiens. C'est vers les prisons que l'on rabat le gibier. Aucun quartier n'est épargné. Ce pogrom de juifs par des juifs a duré longtemps, de jour comme de nuit. Tous ces détails se déduisent des propres écrits du meneur. Par toute la ville, on le voit courir. Sa fureur épouvante. Il stimule, entraîne, paie de sa personne. A ceux qui veulent savoir qui est ce jeune inconnu - on lui donne vingt-cinq ans -, la réponse ne se fait pas attendre : c'est un Tarsiote, son nom est Saul.
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Par gill, le 27/11/2012
Victor Hugo de
Alain Decaux
Ce livre, fruit d'une longue intimité avec l'auteur des Misérables, est à la mesure de son modèle.
A partir de nombreuses sources inédites, Alain Decaux "substitue Hugo à l'image d' Hugo, sans indulgence inutile, avec une constante et lucide volonté de compréhension", et avec une passion qui donne toute son intensité à ces pages.
Au respect des faits, au goût de l'analyse, Alain Decaux joint ce don de vie, cette intelligence des êtres et des événements qui ont conquis tant de lecteurs et de téléspectateurs.
(quatrième de couverture du volume paru aux éditions "Perrin" en 1984)
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Histoire pour tous album semestriel n°6 de novembre à avril de
Alain Decaux
Le 16 septembre (1944), en Haute-Saône, le général Sudre, de la 1ère division blindée, voit arriver un étrange cortège : ce sont quatre soldats français poussant une voiture d'enfant dans laquelle se trouve un colonel allemand. Cet officier supérieur, est le colonel von Alweyden, chef d'état-major du général SS von Brodowski, lequel n'est autre qu'un des responsables du massacre d'Oradour. (...)
C'est ainsi que le général Sudre apprend que von Brodowski est caché dans la région. Trois jours plus tard, le 19, une patrouille du 2e régiment de reconnaissance de spahis découvre deux allemands dans une grange près de Corre, à quinze kilomètres de Jussey. L'un d'eux surpris en plein sommeil, est précisément von Brodowski.
(...) malgré ses protestations on le fouille et on trouve sur lui un journal de marche prouvant sa responsabilité dans le drame d'Oradour, prouvant aussi qu’il sait aussi travestir les circonstances du massacre. (..)
Ce meurtrier, qui se double d’un faussaire, est incarcéré à la citadelle de Besançon. Quelques jours plus tard, il cherche à s’évader et est abattu par une sentinelle F.F.I.
La tragédie d’Oradour, par Robert Aron p. 27
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