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Par joedi, le 18/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
La soif, c'est une envie de mourir pour un verre d'eau. C'est aussi la promesse de ne plus jamais passer devant un robinet sans le saluer avec respect.
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Par joedi, le 11/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
La mousson raccourcit les montagnes pendant que les forces tectoniques s'acharnent à les soulever.
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Par joedi, le 12/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
Quand il marche, le pied sherpa vit, il ne se pose pas bêtement comme le nôtre dans un "ploc" poussiéreux, il s'épanouit, adhère, épouse. Légèrement rentré en dedans, il pousse de tous ses orteils que l'on voit griffer le terrain. En fin de pas, il se recroqueville comme les pattes d'une mygale prête à bondir ; en l'air, il pointe vers le ciel pour ne pas se meurtrir sur les pierres affleurantes et se repose après le gracieux déroulé de la plante sur le sol.
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Par piwijs, le 15/06/2008
Africa Trek : Tome 1, 14 000 kilomètres dans les pas de l'Hommes Du Cap au Kilimandjaro de
Alexandre Poussin
Page 36 : « Quand tu arrives au sommet, continue à monter ».
Page 40 : « Marcher, c'est attendre et cultiver sa patience ».
Page 91 : « Chacun de nos actes a des conséquences éternelles. Prendre à droite ou à gauche ? Frapper à cette porte ou à celle-ci ? Et savoir que le sort de notre voyage est en jeu. C'est aller au-devant de la vie. Collectionner les coïncidences. Jouer avec les anges. Nous marchons aussi pour cette excitation ».
Page 101 : « Nous rentrons au crépuscule, recrus de fatigue et songeant à l'importance de l'art dans la vie. L'art ou la signature d'un peuple, l'art ou le pied de nez infligé au temps ».
Page 127 : « Le Sesotho (langue du Lesotho) a cent dix mots concernant l'état du lait ! »
Page 135 : « Il y en a qui font que les choses arrivent, d'autres qui regardent les choses arriver, d'autres qui se demandent si les choses sont arrivées ».
Page 142 : « Le travail sépare ceux qui s'aiment ».
Page 168 : « Reproduire c'est mourir, évoluer c'est avancer ».
Page 179 : « Teilhard de Chardin : « On est toujours au centre du paysage qu'on traverse ! On croit le voir ? On ne fait qu'en déplacer le centre, et le paysage ne cesse de changer... » : la synthèse est impossible. L'humain échappe sans cesse aux tentatives normatives. Reste l'expérience... par définition subjective... »
Page 234 : « Plus nous allons de l'avant dans notre voyage, plus nous nous rendons compte qu'il faut marcher pour mériter les rencontres. Si on ne marche pas, il ne se passe rien. Comme s'il y avait un rapport direct entre le litre de sueur et la récompense à l'arrivée, une sorte de loi imminente, irrationnelle, secrète. Chacun de nos pas nous ouvre une porte fabuleuse, nous apporte un enseignement, une leçon peu pathétique. Notre n'a jamais été aussi riche que nous sommes de pauvres marcheurs. Marcher, c'est provoquer. C'est aller au-denvant des choses, moissonner en liberté le long d'un sillon romanesque, vivre dans un émerveillement perpétuellement r
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Par joedi, le 13/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
Les hauts sommets que nous laissons derrière nous semblent livrer une messe bénédictine. Rien ne manque : les nervures de neige pour le pli des aubes, les volutes de brumes pour les fumées d'encens, le vent sur les rocailles pour les chants grégoriens.
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Par joedi, le 19/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
Telle une invitation à repartir, un cordonnier flottant nous rapporte en barque, un matin, les chaussures que nous lui avions confiées éventrées il y a quelques jours. Il les a remises à neuf. Les réparations effectuées depuis le Népal se superposent : il y a les pièces de cuir tibétaines, les coutures chinoises, les ligatures en fil de nylon, les patchs ladkhis et, à présent, les sutures cachemiris. Ce ne sont plus des chaussures, ce sont des cartes de géographie imprimées en palimpseste.
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Par joedi, le 19/08/2012
La marche dans le ciel : 5 000 Kilomètres à pied à travers l'Himalaya de
Alexandre Poussin
... je repense à ce mot de Lao-tseu : "Le vrai voyageur n'a pas de plan bien défini et, surtout, n'a pas de désir d'arriver ni de rentrer chez soi." Le viel Illiouchine de l'Aeroflot amorce sa finale. Je vois les arbres défiler sur le bord de la piste. Les trains d'atterrissage vont toucher le sol. Je ne suis pas totalement d'accord avec Lao-tseu ...
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Par domi69, le 31/05/2012
Africa Trek : Tome 2, 14 000 kilomètres dans les pas de l'Homme du Kilimandjaro au lac de Tibériade de
Alexandre Poussin
dès que nous marchons , nous reprenons nos réflexions. A bâtons rompus, en faisant feu de tout bois.L'adrénaline et les endorphines doivent y être pour quelque chose. C'est comme une mécanique, la marche a besoin d'un carburant, d'une réflexion, d'un grain à moudre. Et la réflexion a besoin de la marche pour être activée. Peut être faut-il marcher pour se rendre compte que la pauvreté se multiplie plus vite que la richesse. Et qu'il est plus difficile de s'en rendre compte depuis un bureau de l'unesco ou de la banque mondiale, où l'on attend patiemment la relance, le décollage, la croissance, comme on attend Godot.
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On a roulé sur la terre de
Alexandre Poussin
Premier dimanche en terre d'islam. Portée par le vent nous parvient, par bribes chevrotantes, la prière du matin entamée par le muezzin voisin. Ambiance. Un thé au lait concentré sucré, du pain, du très bon pain, et nous repartons.
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Par littleone, le 27/04/2013
Marche avant de
Alexandre Poussin
Pour quelles raisons un programme mondial de fours solaires n'a-t-il toujours pas été mis en place dans les pays du tiers monde où la cuisson des aliments est un fléau pour les femmes et pour la nature ? Elles marchent des kilomètres, s'épuisent à ramasser le bois, à le couper, cuisent pendant des heures des aliments coriaces tels que les lentilles ou les haricots, étouffent dans des huttes sans cheminée, irritent les yeux de leurs enfants quand, pour cinq dollars par an, elles pourraient cuire leurs repas en une demi-heure dans des petits fours solaires pliants en carton aluminisé.
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