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Par ptitfee, le 15/01/2010
Les autres de
Alice Ferney
On n'imagine jamais assez loin à quel point on est seul à vivre sa vie.
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Par Malaura, le 09/08/2012
Le ventre de la fée de
Alice Ferney
Il comprit que le plaisir était capable d'étouffer jusqu'aux regrets. Car c'était un plaisir immense, une jubilation du corps qui s'allégeait un instant de toute forme de conscience.
Dans le combat contre le corps de l'autre, lorsqu'il était entré dans le corps de l'autre, lorsqu'il avait refermé ses mains sur la chair de l'autre, et que ses ongles avaient crevé la peau en même temps qu'il crevait de plaisir, il avait oublié.
Oublié ce qu'il y a de plus horrible dans la vie, son déroulement de ruban insensible.
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Par latina, le 12/08/2012
L'Elégance des veuves de
Alice Ferney
Le septième enfant ne vécut qu'une journée, le temps de sourire aux anges et de partir les rejoindre.
Valentine pleura l'attente vaine, les longs mois de lrêve, cette idée que l'on a de l'enfant caché. Elle pleura d'épuisement, des larmes d'eau qui noyaient son visage, des larmes de lait comme remontées de ses seins lourds et vains. Il lui semblait avoir un creux dans les bras, un poids qui manquait, un trou de chaleur absente. (...)
Lorsqu'ils restaient seuls après le coucher des petits, Jules prenait Valentine sur ses genoux. (...) Elle ne parlait pas. Elle n'avait pas besoin des mots pour sentir qu'il l'aimait mais qu'en cet instant il ne la comprenait pas. qu'il n'était pas comme elle une chair capable de s'emplir et de créer, une chair volée de son fruit, ravagée de sang perdu.
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Par sylvie, le 10/05/2008
Grâce et dénuement de
Alice Ferney
Esther prenait son livre. Ils ne bougeaient plus et hormis quelques reniflements, le silence était total. Elle ignorait qui, de la chaleur ou de l'histoire, les apaisait d'un seul coup, sans qu'ils ne demandent rien. Ils ne sont pas difficiles, se disait-elle. Jamais ils ne réclamaient jamais ils n'avaient soif ou faim comme d'autres enfants qui ont sans arrêt besoin de quelque chose. Elle lisait dans ce calme. On entendait juste le ronflement d'air chaud. Les enfants avaient posé les mains sur leurs cuisses.\"
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Par Eric75019, le 15/06/2011
Dans la guerre de
Alice Ferney
Alors les femmes restèrent seules. Sur le versant silencieux de la guerre : non pas sous l'orage d'acier mais dans le ruissellement des pleurs, loin du pétillement de la bataille mais dans l'attente anxieuse de ses effets, là où se froisse un visage quand arrive un papier timbré, où une larme se fraye son chemin dans une chevelure jusqu'à l'oreiller.
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Par Neigeline, le 04/09/2009
L'Elégance des veuves de
Alice Ferney
Je ne supporterai pas de la perdre, pensa t-elle le soir de ce même jour, sur son lit couchée dans l'ombre, les yeux ouverts, sans parvenir à dormir. Et elle savait que c'était faux, on finissait par tout supporter. Le dire semblait terrible, mais c'était la vérité.
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Par Mia, le 15/05/2013
Cherchez la femme de
Alice Ferney
C'était le fameux choc : l'homme attrapé par les yeux et la femme par les oreilles.
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Par Spilett, le 11/02/2011
Grâce et dénuement de
Alice Ferney
... la vieillesse peut servir à cela, donner sa bienveillance, parce qu'on a le temps qu'il faut, parce qu'on n'attend plus avec impatience et colère des choses, qui, ne venant pas, nous rendent hargneux envers ceux qui les ont.
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Par Magnolia, le 29/01/2011
Paradis Conjugal de
Alice Ferney
On peut emmeler sa vie a des oeuvres.Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde,ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions reelles.
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Par litolff, le 30/11/2010
Grâce et dénuement de
Alice Ferney
Parce qu’on a beau vouloir croire le contraire, un homme, un mari, ça ne comprend pas tout. Ca ne comprend rien ! disait Angéline, qui pensait à ses nuits de désir muet que l’époux n’avait pas soupçonnées, lui qui avait pu dormir à côté d’elle sans la toucher. Oh mais oui ! Il avait refusé de voir cette nature flamboyante qui avait fait cinq fils sans se coucher. Elle le répétait : les hommes et les femmes, c’est rien de commun, et ça tient toujours à cause des femmes. Parce qu’elles en finissent assez vite de s’aveugler et de vouloir. Elles voient, après la chair, l’amour et les caresses, qu’ils s’arrêtent jamais de prendre, et qu’il y a rien d’autre à faire que donner. Et ce qu’elle-même avait donné, non décidément elle ne l’avait plus, pensait Angéline., son ventre, sa douceur de nid, son élan pour diriger la vie sur un bon chemin et la gaieté d’avoir à le faire. Toute cette grâce pour vivre s’était diluée dans une grande fatigue. L’épuisement était entré en elle imperceptiblement, un jour derrière l’autre à se dire qu’elle se sentirait mieux le lendemain, un mois glacé après un autre, une année mauvaise suivant une qui n’avait pas été facile (on passe son temps à attendre au lieu d’être). L’épuisement avait d’abord emporté la fraîcheur de son visage – sans que personne n’y vît rien car elle continuait de sourire et elle était encore jolie. Puis la force incroyable de son corps, la vitalité inaltérable qui le portait vers une tâche, cela s’était perdu ensuite. Son visage alors était devenu ridé et gris (lui qui avait été rond et fruité) et ses yeux étaient entrés dans deux petites cavernes bleues dont ils ne sortiraient plus jamais, et elle avait grossi à force de moins se remuer. Pour finir il n’était rien resté de ce qui avait fait la femme et la mère. Quand l’immense appétit (de plaisir et d’enfant, de vin, de fêtes, de bon sommeil et de vie) s’était usé contre le mari endormi, affalé, mort enfin, elle était restée seule avec une étrangère : elle-même veuve et vieillie. Elle était lasse maintenant, et lui, ce mari qui l’avait prise et gardée, tout de même n’en était pas venu à bout : il était mort avant elle.
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