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Par Moan, le 19/09/2012
La symphonie pastorale de
André Gide
Dès l'enfance, combien de fois sommes-nous empêchés de faire ceci ou cela que nous voudrions faire, simplement parce que nous entendons répéter autour de nous: il ne pourra pas le faire...
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Par araucaria, le 04/05/2013
La symphonie pastorale de
André Gide
-bMais, Gertrude, pour avoir des enfants il faut être mariée.
- Ne me dites pas cela, pasteur. Je sais que cela n'est pas vrai.
- Je t'ai dit ce qu'il était décent de te dire, protestai-je. Mais en effet les lois de la nature permettent ce qu'interdisent les lois des hommes et de Dieu.
- Vous m'avez dit souvent que les lois de Dieu étaient celles mêmes de l'amour
- L'amour qui parle ici n'est plus celui qu'on appelle aussi : charité.
- Est-ce par charité que vous m'aimez?
- Tu sais bien que non, ma Gertrude.
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Par diborde, le 14/02/2011
Les faux-monnayeurs de
André Gide
Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.
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Par diborde, le 07/03/2011
Les faux-monnayeurs de
André Gide
Un jour vient où l'être vrai reparaît, que le temps lentement déshabille de tous ses vêtements d'emprunt; et, si c'est de ces ornements que l'autre est épris, il ne presse plus contre son coeur qu'une parure déshabitée, qu'un souvenir... que du deuil et du désespoir.
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Par petitours, le 26/07/2009
L'immoraliste de
André Gide
Rien de plus tragique, pour qui crut mourir, qu'une lente convalescence. Après que l'aile de la mort a touché, ce qui paraissait important ne l'est plus ; d'autres choses le sont, qui ne paraissaient pas importantes, ou qu'on ne savait même pas exister. L'amas sur notre esprits de toutes connaissances acquises s'écaille comme un fard et, par places, laisse voir à nu la chair même, l'être authentique qui se cachait.
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Par LydiaB, le 03/12/2010
La symphonie pastorale de
André Gide
Et il m’apparut aussitôt combien ma comparaison était précaire. – Le blanc, essayai-je pourtant de lui dire, est la limite aiguë où tous les tons se confondent, comme le noir en est la limite sombre. – Mais ceci ne me satisfit pas plus qu’elle, qui me fit aussitôt remarquer que les bois, les cuivres et les violons restent distincts les uns des autres dans le plus grave aussi bien que dans le plus aigu. Que de fois, comme alors, je dus demeurer d’abord silencieux, perplexe et cherchant à quelle comparaison je pourrais faire appel.
– Eh bien ! lui dis-je enfin, représente-toi le blanc comme quelque chose de tout pur, quelque chose où il n’y a plus aucune couleur, mais seulement de la lumière ; le noir, au contraire, comme chargé de couleur, jusqu’à en être tout obscurci...
Je ne rappelle ici ce débris de dialogue que comme un exemple des difficultés où je me heurtais trop souvent. Gertrude avait ceci de bien qu’elle ne faisait jamais semblant de comprendre, comme font si souvent les gens, qui meublent ainsi leur esprit de données imprécises ou fausses, par quoi tous leurs raisonnements ensuite se trouvent viciés. Tant qu’elle ne s’en était point fait une idée nette, chaque notion demeurait pour elle une cause d’inquiétude et de gêne.
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Par Ellen-R, le 23/01/2013
Les faux-monnayeurs de
André Gide
Dans la vie, rien ne se résout, tout continue. On demeure dans l'incertitude, et on restera jusqu'à la fin sans savoir à quoi s'en tenir.
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La symphonie pastorale de
André Gide
"Celui qui est fidèle dans les petites choses le sera aussi dans les grandes"
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Par diborde, le 24/04/2011
Les faux-monnayeurs de
André Gide
Bien des choses échappent à la raison, et celui qui, pour comprendre la vie, y applique seulement la raison, est semblable à quelqu'un qui prétendrait saisir une flamme avec des pincettes. Il n'a plus devant lui qu'un morceau de bois charbonneux, qui cesse aussitôt de flamber.
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Par zazimuth, le 06/03/2011
André Gide
Choisir, c'est se priver du reste.