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ISBN : 2070362108
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 146 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... A cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulai dans le retrait du mur.
Je ne pus voir qui sortait du jardin; mais j'enten... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 octobre 2011

    brigittelascombe
    Délicieusement désuet!
    Que de contraintes morales et puritaines! Que d'entraves au bonheur!
    Ces thèmes chers à André Gide(écrivain français 1869-1951 et prix Nobel en 1947) se retrouvent dans la porte étroite, cette porte, que vont essayer d'emprunter Jérome et Alissa(cousins qui s'aiment depuis l'enfance),se refermera par excés de vertu.
    Un roman d'amour qui évoque un plausible bonheur repoussé.
    Est-ce le départ de sa mère,Lucile Bucolin belle et sensuelle créole, avec un jeune officier, l'abandon de sa famille au fi des conventions qui incite Alissa à se sacrifier, à ne pas oser vivre une vraie vie de femme épanouie? Est-ce l'excés de dévotion religieuse et le désir d'atteindre un état de sainteté qui lui font repousser son amoureux transi?
    Et Jérome? Est-ce une trop grande timidité, suite à la perte de son père à douze ans et à l'hyperprotection de sa mère et de son amie, qui l'enferme dans ce non désir des femmes, dans son attachement pour une seule, et l'empêche de voir le véritable amour que lui porte Juliette la soeur d'Alissa?
    Que d'imbroglios! Que de différences entre les moeurs,la culture,les idées,les croyances,la morale d'un siècle à l'autre!
    Une belle écriture et une bonne peinture de société mais un thème (à mon avis) un peu dépassé!
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 17 janvier 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Les premières pages n'étaient pas difficiles à lire mais elles n'étaient pas non plus entraînantes. J'avais du mal à me situer face aux dires de Jérôme. Tout est inventé ou ce livre comporte-il des bribes de vérité ? Pour ensuite me rendre compte que cela n'avait aucune importance.
    L'histoire est simple. Jérôme est amoureux de sa cousine Alissa et cette dernière semble éprouver également des sentiments à son égard. Leur famille les voit déjà fiancés et ne cessent de leur en parler. Cependant, les choses vont se dérouler plus difficilement que prévu.
    Tout d'abord, la petite sœur d'Alissa tombe amoureuse de Jérôme. Et Alissa décide alors de s'effacer devant sa petite sœur, prônant son bonheur avant le sien. Mais celle-ci ne laisse pas les choses se faire et se marie avec un homme qu'elle n'aime pas mais qu'elle pense bon.
    On pense alors que tout va s'arranger et que Jérôme et Alissa vont enfin pouvoir vivre leur amour. Mais Alissa est difficile et surtout est adepte du « Tu me suis, je te fuis ». Quand Jérôme est là, un malaise s'installe entre eux, une tension dont on connaît mal la cause. Pourtant, lorsqu'il est absent, elle passe son temps à lui écrire des lettres d'amour, en lui disant à quel point il lui manque. Mais en lui demandant cependant de ne pas venir la voir.
    S'en suit le jeu du chat et de la souris. Ils se cherchent, se trouvent sans vraiment se trouver et ainsi de suite. J'ai pensé qu'Alissa n'était qu'une petite idiote égoïste de le faire souffrir autant mais je me suis rendue compte qu'il n'était pas plus à l'aise qu'elle lorsqu'ils étaient ensemble. C'est comme s'ils étaient faits pour s'aimer mais à distance.
    Concernant la forme, je ne connaissais pas l'écriture d'André Gide et je l'ai trouvé agréable à lire. le livre est également intéressant car il regroupe différentes types de récits : souvenirs, lettres, journaux intimes. Ces derniers nous permettent d'approfondir le personnage d'Alissa et de comprendre plus de choses par rapport à son comportement. Il m'a permis de la trouver beaucoup moins égoïste qu'au début du livre et même d'éprouver de la tendresse pour ce personnage.
    En bref, une agréable découverte et un auteur que j'ai bien envie de lire une seconde fois.
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    • Livres 4.00/5
    Par Jemlyre, le 03 mars 2011

    Jemlyre
    Gide est un auteur que j'ai toujours voulu lire mais l'occasion ne s'en était jamais présentée jusqu'à cette .
    J'ai été ravie par cette découverte.
    Il ne s'agit pas d'un roman à rebondissement ni d'une histoire palpitante. Il faut donc passer son chemin si c'est cela que l'on recherche.
    Il faudrait à mon avis d'abord lire la biographie de l'auteur pour bien comprendre sa position par rapport à la croyance religieuse.
    En effet, dans ce livre, il s'agit de l'influence de la religion (ou plus exactement une des façons d'y croire et de la pratiquer) sur les relations amoureuses.
    La Porte étroite. le titre est très parlant car en plus d'être tiré de la bible, il illustre très bien le comportement des deux protagonistes.
    Tout est si compliqué pour ces deux êtres qui ne cessent de se lancer des défis et de se fixer des objectifs de plus en plus hauts.
    Lui, soucieux de séduire, idéalisant la femme qu'il aime. Celle-ci, indécise, ne sachant visiblement pas trouver un équilibre entre sa foi et son coeur ou aimant beaucoup plus l'idée d'être aimée que l'amour lui-même ?
    Le style est parfait. Je me suis délectée de ces échanges épistolaires qui rappellent très bien ce que disait je ne sais plus qui: "Les mots nous ont été donnés pour déguiser notre pensée".,
    Sous certains aspects, le livre peut sembler long malgré le nombre de pages plutôt négligeable. Il pourrait même agacer certains lecteurs.Mais n'est ce pas là le but recherché ? Une façon silencieuse de "critiquer", de montrer comment certains peuvent se compliquer gratuitement la vie avec certaines croyances religieuses ou pas et ce sans que l'auteur ne s'implique directement.
    Ceci dit, la relation entre les deux concernés aurait-elle duré si elle avait été "consommée". Certains ayant tendance à courir après un idéal beaucoup plus qu'une personne.
    Cependant, je pense avoir très mal compris la fin du roman. Qu'est-il donc arrivé à Alissa ?
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    • Livres 1.00/5
    Par mimipinson, le 09 février 2011

    mimipinson
    Je ne garderai pas de cette lecture un souvenir impérissable, bien au contraire. Elle s'est faite dans un climat de révolte quasi permanent. En outre je l'ai trouvée terriblement ennuyeuse, austère, et en tout cas plus efficace que n'importe quel somnifère.
    Je n'ai pas aimé le style qui m'est paru immédiatement ampoulé, austère, tarabiscoté. Tout cela est désuet, vieillot, démodé. Il m'a fallu lutter pour lire les 30 pages que je m'assignais à chaque fois que j'ouvrais ce livre pour ne pas dormir.
    Que dire de l'histoire ?
    Jérôme aime Alissa, sa cousine, qui l'aime également. Pour l'instant tout va bien, il suffirait qu'ils se marient, qu'ils eurent beaucoup d'enfants, comme le prescrit la religion Chrétienne, et l'affaire serait entendu en on en reparlerait plus….. Er bien non, la sœur d'Alissa, Juliette, aime aussi Jérôme (quel succès !!), et Alissa s'en rend compte. Et c'est là que l'affaire tourne au vinaigre. Alissa se laisse aller, aspire à la sainteté, et, sublime un amour jusqu'au renoncement, au sacrifice.
    D'emblée l'austérité protestante est palpable, et le moindre bout de chair visible, ou couleur inappropriée provoquent scandale et offuscation.
    « Et vous appelez aussi de deuil ce châle rouge qu'elle a mis sur ses épaules ? Flora, vous me révoltez ! S'écriait ma mère »
    Au sein de cette famille, personne ne sait ce qu'il veut ; On hésite, se pose des questions, se tourmente, se déchire……
    « Tout, en elle, n'était que question et qu'attente…Je vous dirais comment cette interrogation s'empara de moi, fit ma vie »
    Alissa est versatile : quand elle est seule, elle écrit des lettres enflammées (dans la limite de la morale, tout de même !!!) à Jérôme, et quand ce dernier est dans les parages, elle ne veut pas le voir, et veut souffrir vertueusement……Elle aurait mérité d'être secouée un bon coup.
    La clé de ce livre, se situe dans les Evangiles « Efforcez vous d'entrer par La porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent » C'est cette voix du sacrifice, de la recherche de la difficulté suprême qui guident les personnages dans la conduite de leur vie…..
    Cette vie de rigueur leur plait ; ils la recherchent. Alors Alissa souffre, c'est un fait, mais je reste impassible devant tout cela. C'est son choix, qu'elle assume. Qu'ils assument, car Jérôme est tout autant illuminé, endoctriné. Ils prennent tout pour vérité absolu ; il n'y a aucune lace pour le libre arbitre, et le sens critique…..

    J'ai été, malgré moi, imprégnée de religion, et d'histoires de ce genre, et je me suis battue pour imposer mon propre chemin ; alors j'ai du mal à comprendre cette résignation, ce manque de combativité.
    Toute idée de sacrifice, de vie excluant tout plaisir, le refus du bonheur, de culpabilité permanente m'est insupportable. Ce sont des notions très Chrétiennes auxquelles ne n'adhère pas du tout.
    C'est pourquoi, je suis persuadée qu'il faut être infiniment croyant pour apprécier ce livre. Un chef d'œuvre pour certain, une histoire sans intérêt pour moi. Je n'ai pas aimé du tout. Je l'ai lu, presque en intégralité, puisque j'ai survolé de très haut je journal d'Alissa, parce qu'il était court. Sinon, il aurait connu le même sort que ses camarades plus copieux : retour au placard.




    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/02/la-porte-etroite.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 15 janvier 2009

    Sarah_DD
    C'est l'histoire d'amours malheureux. C'est un peu pathétique et sans rebondissement au niveau de l'intrigue. Mais c'est fabuleux au niveau de la formulation. Les formes sont variées: journal, lettres, récits post-posés... Je ne ferais peut-être pas lire celui-ci en classe car il est un peu lent. le titre est accrocheur, énigmatique et poétique.
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Citations et extraits

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  • Par zazimuth, le 18 septembre 2010

    Il me semblait, tandis qu’appréciations, discussions, critiques ne m’étaient qu’un moyen d’exprimer ma pensée, qu’au contraire elle s’aidât de tout cela pour me cacher la sienne. (p64)

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  • Par brigittelascombe, le 08 octobre 2011

    Efforcez vous d'entrer par la porte étroite car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et nombreux sont ceux qui y passent mais étroite est la porte et resserrée la voie qui conduisent à la Vie,et il en est peu qui les trouvent.

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  • Par nicolopoulos, le 01 juin 2011

    ... je ne souhaitais plus rien au-delà de son sourire, et que de marcher avec elle, ainsi, dans un tiède chemin bordée de fleurs, en lui donnant la main...

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  • Par zazimuth, le 18 septembre 2010

    Mais moi qui l’écoutais à peine et qui laissais tomber à terre ses paroles comme de pauvres oiseaux blessés... (p45)

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  • Par nicolopoulos, le 01 juin 2011

    ...Partir la nuit...se réveiller dans l'éblouissement de l'aurore...se sentir tous deux seuls sur l'incertitude des flots....

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Vidéo de André Gide

La Symphonie Pastorale 6/6, film français de Jean Delannoy, sorti en 1946 et adapté du roman d'André Gide. Il remporta la Palme d'or au festival de Cannes en 1946 et Michèle Morgan obtint le prix d'interprétation féminine pour le rôle de Gertrude








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