A vrai dire, c’était très important pour moi pour une raison prosaïque. J’avais l’impression que tous les mecs autour de moi baisaient comme des lapins et que j’étais l’intello de service qui gagnait les tournois d’échecs. Je pensais être le seul à avoir des problèmes avec ma virilité. Il fallait que je prouve que j’étais un grand combattant, un vrai héros
La nuit où Boaz m’appela fut la pire de l’hiver. C’était en janvier 2006. Rien en trente années d’amitié ne m’avait préparé à l’histoire qu’il s’apprêtait à me raconter