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Venenum de
Charlotte Bousquet
« Quelle est, dites-moi, la différence entre cette malheureuse et un chien habitué à obéir ? Entre un être humain si maltraité qu’il en devient une machine, et ce même chien ? » « Vous ne comparez une femme, encore moins un homme, et une simple bête », rétorqua René, d’autant plus irrité qu’il venait d’ouvrir sa garde. Je ne lui laissai pas le temps de la refermer. « Encore moins un homme ? Mon esprit serait-il, en dépit de tous vos soins, à jamais inférieur à celui de Georges de la Souche ? A quoi bon, alors, ces années durant lesquelles j’appris le latin, le français, le grec, la philosophie et tout ce que vous jugeâtes utile de m’enseigner ? » Il se défendit fort mal, peut-être parce qu’il ne parvenait pas à s’emporter contre moi, peut-être parce qu’il savait, au fond, que j’avais raison. Ce qui différenciait un homme d’une femme n’était point la raison mais le corps. Une mécanique sans importance. Quant à l’âme animale, il suffisait d’utiliser la méthode pour concevoir son existence : ce que je lui démontrai.
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Par cyrillius, le 28/06/2009
Arachnae de
Charlotte Bousquet
...Ô, splendide hétaïre aux courbes insolentes!
Merveilleuses odalisque à la pose indolente!
Sais-tu ce que cachent tes formes généreuses,
Et tes chairs, pétales d'une fleur vénéneuses?
Des abats répugnants, des entrailles fumantes,
Les morceaux avariés d'une viande sanglante,
les effluves fétides de tes excrétions...
Arachnae était semblable en tout point à cette courtisane....
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Par bouksyfan, le 05/11/2011
La peau des rêves, tome 1 : Nuit tatouée de
Charlotte Bousquet
Elle aurait voulu se recroqueviller, se rouler en boule les mains sur la tête, pour ne plus rien entendre et fermer les yeux jusqu'à ce que ça s'arrête - mais c'était imposible. Le monstre était proche, juste devant elle.
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Avancer en regardant droit devant soi. Ignorer la pluie sale sur les joues et le front, les muscles ensoloris, la douleur lancinante à la cuisse. Essayer de ne pas sentir la grosse boule à la naissance du cou, mélange de bile et de larmes mort-nées. Cadence régulière, compter une-deux une-deux pour ne pas perdre le rythme quasi hypnotique de la marche, pour se laisser bercer par le gris, gris-noir, gris-blanc, gris-sale, de l'interminable voie où se dessinait, envahis par les ronces et les herbes bleues, des cercasses ternes, des pylônes tordus.
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Par Sio, le 24/03/2012
Arachnae de
Charlotte Bousquet
Car nul ne peut échapper à la Destinée: tout est filé, tissé sur la Grande Tapisserie du monde. Et la Lune, déesse au triple visage, veille à ce que nul accroc ne vienne en altérer la trame.
Ainsi se terminent les contes, dans l'Archipel des Numinées.
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Par cyrillius, le 28/06/2009
Arachnae de
Charlotte Bousquet
Viendras-tu ma soeur, mon aimée
Me rejoindre la nuit tombée,
Près des jardins enténébrés
où nous nous sommes embrassées
je t'y attends impatiemment
En espérant, ma belle enfant,
que de mes caresses, mes baisers
tu ne t'es pas encor' lassée !
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Par boudicca, le 18/02/2012
Arachnae de
Charlotte Bousquet
Ne pleurez point ces hommes, ni n'ayez pitié!
N'ont-ils pas récoltés tout ce qu'ils ont semé?
La Destinée, en vérité, les a jugés.
Moi, je n'y suis pour rien. Ne suis-je pas restée
Fidèle à moi-même? Ai-je seulement changé?
Non! Jamais ma nature je n'ai renié.
Jamais la passion ni la concupiscence,
N'ont provoqué en moi autant d'incohérence,
De haine, de violence. Je m'en vais, à présent
Pur miroir de vos désir comme de vos peurs,
Sombre beauté jouant des âmes et des cœurs.
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Par boudicca, le 12/02/2012
Matricia de
Charlotte Bousquet
Aurore boréale et australe
Elle tiendra dans ses mains
Les trois fils du Destin
La plus brillante des Etoiles
Scintillant dans le soir
Des Tengelli le fléau ou l'espoir.
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Cytheriae de
Charlotte Bousquet
« Regards sur le monde regards sur la mort semblables en tout point semblables si l’on y réfléchit ces regards tendres tristes troublés par les passions car au bout du chemin car à la toute fin à la fin de la haine à la fin de l’amour il ne reste rien pas même la poussière. » - Nola de Métida, Poèmes au-dessus de l'abîme
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Par boudicca, le 05/11/2011
Arachnae de
Charlotte Bousquet
Celui qui croit pouvoir démêler l'écheveau du Destin est un insensé, car les Moires qui en ont la garde se jouent des désirs des mortels et les poussent inexorablement dans les chemins secrets qu'elles ont tissés pour eux. Ainsi commencent les contes, dans l'Archipel des Numinées
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Par cyrillius, le 28/06/2009
Arachnae de
Charlotte Bousquet
- Dans un duel, dit Fausta, la victoire se devine avant même que les armes aient été sorties tout le reste n'est qu'un jeu.
- Et comment fait-on pour savoir ?
- Celui qui doute.C'est lui, le perdant. Le vainqueur est celui qui a su rester calme, froid, détaché